J’aime !

Des teen movies pour l’hiver

Mes activités principales du moment se résument sensiblement à :

  • faire rien *
  • dormir **
  • regarder Netflix ***
  • dormir en regardant Netflix ***

*cet article a été rédigé avant mon accouchement. Obviously.

** comme je regrette cette époque bénie où je pouvais dormir

*** par contre je regarde toujours Netflix

**** et il m’arrive même de dormir, avec mon petit lardon, devant Netflix

Et il y a quelques temps je me suis découvert une passion pour les teen-movies, aussi appelés « comédies romantiques ». Vous savez ces films ricains 98% du temps avec des ados ou de jeunes adultes qui vivent des histoires incroyables et romantiques, où tout finit toujours bien et où le scénario est sensiblement toujours calqué sur le même modèle ? Ben voilà, passion 8000.

SIERRA BURGESS IS A LOSER – ⭐️⭐️⭐️

Sierra Burgess is a loser c’est l’histoire de Sierra, une ado un peu sur le carreau, douée et créative, qui ne colle pas vraiment aux critères de beautés du milieu. Sierra se retrouve un jour à textoter avec Jamey, un BG d’un autre lycée mais, oh wait ! Le Jamey en question pense échanger avec la BG du lycée de Sierra, Veronica ! Veronica la mean girl du lycée, celle qui est pom pom girl et qu’on voit toujours avec 2 autres nanas constamment collées à ses basques.

Au fil des échanges virtuels entre Sierra et Jamey, Veronica et Sierra vont finir par s’allier pour que cette dernière puisse vivre sa romance un peu bizarre…

J’ai passé un bon moment devant ce film, même si mon avis est un peu à double tranchant… D’un côté on a des personnages hyper attachants, typiquement la nana un peu mal dans ses baskets mais qui tient tête au monde, typiquement celle qui a l’air super bien dans ses baskets mais qui ne l’est pas tant que ça, tout l’univers high school que j’apprécie toujours, des réflexions sur l’importance de l’apparence physique, sur les clichés, sur l’univers impitoyable de l’adolescence, l’amour etc. Bref autant d’éléments absolument classiques du teen movie / comédie romantique et qui font mouche.

Et de l’autre côté un penchant un poilou plus malaisant avec des questions qui peuvent légitimement se poser telles que l’honnêteté, la gentillesse, le consentement, la manipulation…

Bon. Sierra Burgess aurait pu être un peu plus…fin ? Mais néanmoins c’est un film dont je suis ressortie toute guillerette et joyeuse et émue et c’est finalement tout ce que j’attendais !

TO ALL THE BOYS I’VE LOVED BEFORE – ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Lara Jean est une ado romantique, toujours un peu perdue dans ses bouquins à l’eau de rose et qui vit un peu par procuration. Quand elle aime un garçon, elle lui écrit une lettre d’amour enflammée. Et ne la poste jamais. Mais un jour Lara Jean découvre que toutes ses lettres d’amour ont été postées et que « tous les garçons qu’elle a aimé » les ont reçues…
elle se retrouve alors à éviter Josh, son ancien meilleur ami pour qui elle a eu un major crush mais qui date sa grande soeur et à simuler une relation avec Peter, once again le BG du lycée qui joue au football. L’une cherchant à assurer son crush (Josh) qu’elle n’en a plus rien à carrer de lui et l’autre cherchant à rendre son ex copine jalouse dans le but de la récupérer…

S’en suit alors ce qui est sans aucun doute le film le plus cuuuuuuute de l’année !  On se retrouve ici aussi avec des personnages hyper attachants (et plutôt carrément plus sains que ceux de Sierra Burgess…), un univers joli, coloré, des rires, des larmes, de l’émotion… Bref, un véritable petit bonbon !

 

NO STRINGS ATTACHED – ⭐️⭐️⭐️⭐️

Celui-ci date un peu mais sur les conseils de ma soeur qui me l’a vendu comme la best comédie romantique du monde, je me suis lancée.

Adam et Emma (Ashton Kutcher et Natalie Portman… #goal) se sont rencontrés rapido plusieurs fois au cours de leur vie et finissent, un jour, par se retrouver et par devenir sex friends. Ils couchent donc ensemble quand ils en ont envie mais décident très officiellement de ne pas construire de relation ensemble, pas de date, pas de sentiments. Jusqu’au jour où…

Alors ici on a clairement pas besoin de voir le film pour deviner la suite (et même la fin) mais moooooooh, ces deux là sont vraiment à mourir de mignonitude !

REALITY HIGH – ⭐️⭐️⭐️

Dani est au lycée, brillante, engagée mais (évidemment) un peu ringarde, mal fagotée, sur le carreau et pas vraiment populaire (et encore une fois c’est la meuf qui a UN ami… Pourquoi elles n’ont toujours que UN ami ??). Jusqu’au jour où elle attire l’attention, je vous le donne en mille… du BG DU LYCÉE ! Ils tombent amoureux, c’est merveilleux mais, rah, pas de bol, son ex est une star des réseaux sociaux (et une connasse) et les choses ne vont pas se passer comme Dani l’espérait…

Bon, quand j’ai lancé Reality High j’ai un peu eu l’impression d’atteindre le fond du seau… On est vraiment, mais VRAIMENT sur l’archétype du teen-movie américain à la super-prod’ qui part dans tous les sens, où les jeunes vivent dans des baraques à  800 millions de dollars avec piscine géante dans laquelle ils font des teufs de fous avec DJ le mercredi après-midi de midi à 22h. Tout est too much, tout est trop beau, tout est cliché… mais j’ai bien aimé ! Parce que l’amour encore une fois, parce que le scénario sans surprise mais bien ficelé, parce que les personnages attachants, parce que léger et pas prise de tête.

 

3 ouvrages féministes à lire de toute urgence

Ça fait un moment qu’on n’a pas parlé bouquin par ici ! Cet été mi-déménagement de l’enfer mi-glandage ultime a été l’occasion pour moi de me plonger (ou re-plonger) dans quelques très bons ouvrages. Si bons qu’il me semblait indispensable de vous en parler !

 

LES SENTIMENTS DU PRINCE CHARLES

Dans cette bd ultra graphique Liv Strömquist raconte les sentiments amoureux, notamment au travers de multiples amours célèbres comme Diana x Charles, Nancy x Donald Reagan, Whitney x Bobby et de personnages de la pop culture comme les nanas de Sex And The City, s’interroge sur les relations hommes/femmes et sur les représentations – pourries bien souvent – dont on nous abreuve depuis toujours.

C’est très drôle mais très cash et surtout très juste. Tout au long de la bd on retrouve des études, des statistiques, des faits politiques, des faits historiques, des histoires vraies, c’est hyper instructif et ça apporte vraiment un regard très intéressant sur la vie de couple, l’amour tel qu’on nous le vend, l’importance démesurée qu’il a dans la société et dans nos vies et tous ces comportements que l’on a intégrés inconsciemment dès lors qu’il s’agit de relations de couple.

COMMANDO CULOTTE

« Les dessous du genre et de la pop culture ». Comment est traité le genre dans GOT ? Si on parlait d’American Pie ? Comment les filles sont éduquées à être jolies et les garçons drôles ? Qu’es-ce que la culture du viol ? Les hommes peuvent-ils être féministes ? (je spoile, pardon, la réponse est : oui) et plus encore…

En bref le sexisme ordinaire, les stéréotypes de genre, les clichés aussi bien sur les femmes que sur les hommes et de quoi se poser de vraies questions sur les enjeux – et l’importance – d’une éducation et d’une pop-culture plus féministe.

Facile à lire, drôle mais incisif, bref : génial.

KING KONG THÉORIE

Ici encore – c’est un peu le thème si vous ne l’aviez pas compris – les rapports hommes-femmes sont disséquées par Virginie Despentes dans un bouquin rapide et facile à lire mais assez brut de décoffrage – à priori c’est ce qu’on aime (ou pas) chez cette auteure – .

Mi-étude sociologique mi-autobiographie Virginie Despentes raconte son viol lorsqu’elle était ado, ses années de prostitution… Je ne suis pas certaine d’adhérer à toutes les idées qui sont défendues dans ce livre – notamment en ce qui concerne la prostitution – mais l’analyse de la domination masculine et de ses mécanismes est des plus justes et ce qui en ressort, au final, c’est surtout un livre qui réclame la liberté de chacun de disposer de son corps comme bon lui semble et de voir ses choix individuels respectés.

Un must read !


Voilà de quoi occuper les soirées d’automne qui s’annoncent (ou celles de l’été indien, au choix) ! N’hésitez pas à partager vos coups de coeur et vos recommandations dans les commentaires !

😘

Download festival – mon avis et mes découvertes musicales

Hey heeeeey, i’m back après 2 semaines de vadrouille et un super chouette moment passé au Download festival !

Comme promis sur Instagram voici un petit compte rendu, ou tout du moins mon impression après cette première édition et surtout les super découvertes musicales que j’ai faites là-bas !

FYI j’ai genre zéro photo à vous montrer mais je vous conseille vraiment d’aller voir celles qui ont été postées sur la page Facebook du festival parce qu’elles sont 😱😍🙌🏼

©Download Festival

Le Festival

Le Download est initialement un festoch anglais (donc forcément génial parce que les anglais sont géniaux et tout ce qu’ils font aussi mis à part peut-être la bière un peu tiède et l’agneau à la menthe…) qui a été importé en France il y a 3 ans.

C’est un festival de rock, avec de la guitare en veux-tu en voilà, des gens avec plein de cheveux, certains qui crient un peu dans les micros mais ça va et une ambiance vraiment, mais vraiment à la cool.

Cette année le festival s’étalait sur 4 jours, du vendredi au lundi, avec en tête d’affiche Ozzy Osbourne, les Foo Fighters, ce bon vieux Marilyn Manson et les Guns N Roses le lundi soir.

• LES PLUS

Je n’ai pas fait énormément de festivals dans ma vie (en tout et pour tout j’ai testé le Mainsquare deux ans d’affilées, le Hellfest, Coachella – que j’ai tellement détesté – le Sonisphère – RIP – et le Werchter en Belgique ) mais je dois dire que le Download est un de ceux que j’ai trouvé le mieux organisé.

• L’accès vraiment facile -mis à part le premier jour où ça bouchonnait un peu – et surtout de la place de parking en veux-tu en voilà (chose qui manque cruellement au Hellfest par exemple où les gens finissent par se garer sur le côté de la voie rapide, ni plus ni moins…).

• Pareil pour entrer sur le festival, pas de file d’attente de 2h, c’était fluide et facile.

• Le système de bracelets cashless aka la vie aka tu n’as plus peur de perdre toute ta fortune au beau milieu d’un pogo wouhou !

• La quantité de toilettes était super raisonnables et j’ai rarement vu de files d’attentes interminables (pourtant dieu sait que j’utilise les toilettes !)(vous êtes ravis de la savoir…), toujours du papier, toujours relativement propre, du savon pour se laver les mains (cette précision semble con mais au Hellfest je n’ai jamais réussi à trouver une goutte de savon au sortir des WC et non désolée c’est pas parce que tu es un metaleux que tu dois être dégueulasse).

• Pleeeeeeein de stands de trucs à manger trop géniaux et pleeeein d’options végéta*iennes ! Et un temps d’attente souvent très raisonnable.

• Des fontaines à eau (MERCI !)

• Des bénévoles hyper sympas de ouf et hyper serviables toujours prêts à renseigner et à t’aider. Coeur sur vous les gars !

• De la place, de l’espace, pas de sensation de site sur-blindé en mode « bon on peut accueillir 50 000 personnes…on va en faire rentrer 80 000, ils y verront que du feu ».

• Et évidemment… LA PROGRAMMATION ! (!!!) Mais j’y reviens plus tard ^^

• LES MOINS

• Le site en soi était assez pourri, l’herbe haute, le terrain à moitié miné par des ornières de tracteur (mais apparemment l’année dernière c’était mieux… Bon. Espérons qu’ils aient fait assez de bénef’ cette année pour acheter une tondeuse ou 2-3 chèvres), bref pas super agréable.

• Ça manque un poilou d’âme à mon goût… L’année dernière j’ai eu un énorme coup de coeur pour le Hellfest et ce bien que je ne sois pas du tout une metaleuse dans l’âme , mais ce festoch est tellement habité, les gens tellement chouettes et passionnés, l’ambiance si cool que je crois qu’on ne peut pas ne pas aimer cet endroit. C’est évidemment un détail mais je trouve que travailler un peu plus l’identité du festival pourrait vraiment le rendre eeeeeeencore plus cool !

• Oh god, TELLEMENT PEU D’OMBRE ! On a eu la chance d’avoir 3 jours de très joli temps mais alors le plein soleil à 14h c’est juste l’horreur absolu. Evidemment le lieu veut que ce soit peu ombragé – base aérienne, avions, atterrissages, toussa… évidemment ils vont pas te foutre une forêt en plein milieu – mais il faudrait vraiment penser à des systèmes pour que ce genre de sites soient moins violents quand il fait full sunshine !

• Impossible de rentrer avec des chaises pliantes… OMG mais POURQUOI ? – qu’on ne vienne pas me parler de sécurité quand sur le site on trouve des caillasse de 1 kilo qui feraient un tout aussi bon projectile qu’une chaise Decathlon – et assez peu d’endroits où s’assoir confortablement.


En bref on garde du super mega positif pour ce premier Download ! Et même si tous les points cités en amont peuvent sembler parfois un peu dérisoires, mis les uns derrière les autres je trouve que certaines choses changent vraiment la donne. Tout du moins pour moi qui, bien que je sois loin d’être très précieuse, tient toujours à son petit confort. Perso ce qui m’intéresse dans un festival c’est avant tout la musique… Baigner dans la boue, mourir de soif, me faire piétiner par la foule ou attendre 1h pour pouvoir pisser ça m’intéresse vachement moins.


Passons donc maintenant à la meilleure partie : LES GROUPES !

Du côté des tête d’affiches je tire mon chapeau aux Foo Fighters que j’aime depuis si longtemps et que j’ai eu tant de mal à voir en concert. C’était la première fois et, honnêtement, quand ils ont débarqué sur scène j’avais le coeur au bord des yeux (je voulais placer cette expression un peu niaise mais néanmoins si jolie). C’était de la balle, mais entre nous je ne m’attendais pas à grand chose de moins.

Du côté de Manson et des Guns, bon… Manson je l’aime bien mais le type est clairement sur le déclin. Quoi que si vous l’avez vu au Download cette année je vous assure qu’il était à peu près 600 fois plus en forme qu’à Toronto il y a 2 ans aka ivre mort qui se vautre sur scène toutes les 2 secondes hell yeah (……….)

Et pour les Guns, perso je les ai vu un paaaaaaquet de fois depuis 2 ans, je sature, je n’en peux plus, toujours la même setlist à 2 morceaux près, Axl qui a perdu toute sa voix (et encore pour l’avoir vu à Berlin 2 semaines avant, au Download c’était correct), pour moi un concert des GNR c’est comme un jour sans fin et ce concert était clairement le dernier de ma vie.

Passons maintenant du côté des découvertes, et elles ont été assez nombreuses pour moi !

NOTHING MORE

On est tombé dessus totalement par hasard sur la plus petite scène du festival et…salut la baffe laser ! On est sur du rock un peu métallique aux refrains mélodiques, le tout avec une note d’électro légèrement dubstep et si sur album ça s’avère moins impressionnant et passionnant… EN LIVE LES GARS C’EST UN TRUC DE OUF !

Les mecs sont trois sur scène tu as l’impression qu’ils sont douze, le chanteur excelle aussi bien en mélodie que lorsqu’il beugle un bon coup, visuellement ça bouge dans tous les sens, ils ont une espèce de machine de l’enfer génialissime, musicalement les types sont monstrueux…bref s’ils passent un jour dans le coin on retourne les voir c’est sûr et certain !

HOLLYWOOD UNDEAD

Gros mélange pour Hollywood Undead avec un mix de rock-pop-métal-hip hop. Les types viennent de Los Angeles et tu n’as clairement pas besoin qu’on te le dise pour le deviner. Sur scène ils sont, pour le coup, effectivement douze (non, cinq ou six… Enfin pas douze mais un paquet, quoi) et c’est la patate 8000 !

Sur album, pour moi tout du moins, ça passe plutôt bien malgré le fait que certains morceaux aient une forte résonance Linkin Park des années 2000 – ce qui a tendance à me faire me sentir un peu ring’ mais ça va je le vis bien – d’autant plus  qu’encore une fois c’est un gros mix de styles, et certains morceaux n’ont rien à voir les uns avec les autres. Du coup on s’ennuie pas du coup c’est chouette et les types ont, en plus, l’air super sympathique. #argumentationdequalitay.

GRAVEYARD

Super difficile à décrire mais si je fais un effort je dirais que Graveyard et leur blues-rock ont l’air de sortir tout droit des années 70, avé les cheveux longs et le grain des guitares très particulier, la voix qui gratte un peu et pourtant merveilleuse du chanteur. Ça tatane grave et ça s’écoute aussi bien en concert que dans son salon avec une tisane ou dans sa bagnole à 80km/h sur une voie sans séparations avec les fenêtres ouvertes.

ROYAL REPUBLIC

Je crois que j’avais déjà entendu parler de ce groupe mais jamais entendu leur son. Ben quelle belle connerie ! Royal Republic, déjà ils sont suedois – et on aime tout ce qui est suédois – ensuite ils ont la classe 8000 – au Download ils sont arrivés tout de costards blancs vêtus – et enfin leur son est un délice ! Rock ‘n’ roll définitivement, un peu pop, super happy-festif, j’ai trop aimé et me demande où je vivais toutes ces années pour les ignorer.

THE STRUTS

Encore des types qui semblent tout droit sortis des années 70 avec un leader hyper charismatique qui débarque sur scène dans une tenue orange à franges et tee-shirt à sequins dorés le tout auréolé d’un khol posé comme jaja.

En gros tu mélanges The Darkness et Queen (et les Stones et maybe Aerosmith un peu aussi) et te voilà avec The Struts.