Go Green!

RÉDUIRE LE PLASTIQUE DANS SA VIE DE TOUS LES JOURS

Une vidéo tournée quelques jours après le dernier Cash Investigation « Plastique, la grande intox » et dans laquelle on discute d’alternatives simples et durables !

(et non je ne suis pas redevenue blonde, la vidéo date un peu, c’est tout ! ^^)

♥ LOVE SUR VOUS ♥

✘ JE PORTE ✘

• Casquette de seconde main

• Boucles d’oreilles Poupée Rousse

• Collier Monsieur Paris

• Chemise La Redoute Collection

 

 

✘ DANS CETTE VIDÉO ✘

• « Plastique : la grande intox » de Cash Investigation

• Bee’s Wraps
iciici
ou un tuto pour les faire soi-même 

Pailles en inox

• Gourde en inox Qwetch

Lunchbox en métal

• Bocaux en verre

• Sacs à vrac

• Tote bag

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#GOGREEN : pourquoi c’est important que de grands groupes s’y mettent ?

Article réalisé en partenariat avec Les Galeries Lafayette ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Si vous traînez vos sabots sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement vu passer la nouvelle : les Galeries Lafayette lancent le mouvement Go for Good pour une mode plus responsable.
Je vois d’ici votre sourcil droit se soulever. Galeries Lafayette ? Mode responsable ? Mais bien sûr, et ma grand-mère a inventé un aspirateur à CO2 pour sauver le monde.

La méfiance est de mise… Et pour cause. Les scandales ont souvent entaché les grands groupes et ça ne part pas avec un peu de Mir Laine (même celui avec le bouchon vert à l’Aloe Vera).  

La première réaction, impulsive et répulsive, c’est de hurler au greenwashing. Forcément, se dit-on, une grande entreprise qui se lance dans le développement durable, ça sent le sapin (brûlé). Comment combiner deux notions aussi antagoniques que la génération de profit et la préservation de l’environnement ? Est-il possible de gagner de l’argent en faisant du bien à la planète ?

Une entreprise, rien qu’en existant, produit et donc pollue. C’est d’une logique implacable, aussi vrai que le feu qui brûle et l’eau qui mouille (et qui va finir la journée avec Charlie & Lulu en boucle dans le cerveau…? hinhinhin – rire diabolique).
Deuxième vérité, nous vivons dans une économie capitaliste qui implique une croissance continue de la production et, par conséquent, de la consommation. Et pour le moment, personne n’a trouvé le bouton OFF : on est obligés de baisser petit à petit le volume de cette musique tonitruante.

A partir de là, il y a plusieurs attitudes possibles pour les entreprises : elles ont le pouvoir de faire les choses dans le bon ou le mauvais sens.
Il y a celles qui ne font RIEN en se disant “je vais prendre tout ce que je peux tant que c’est possible”, comme le mec qui ramasse les Boyards jusqu’à la dernière seconde et manque de se faire écraser une jambe sous la grille de la Salle du Trésor.
Il y a celles qui font un tout petit peu et qui en parlent beaucoup (“Chéri-e regarde ! J’ai rangé mes chaussettes !”).  
Et puis il y a celles qui font de vrais efforts depuis plusieurs années, qui n’osaient pas en parler, par humilité et par peur qu’on leur dise que “c’est pas assez”.

C’est le cas des Galeries Lafayette. Après 10 ans de cheminement sur la responsabilité sociale de l’entreprise et presque 2 ans de travail en coulisses sur une mode plus engagée, ils sortent enfin du bois en lançant Go for Good dans tous les magasins Galerie Lafayette de France et sur leur boutique en ligne.

Le principe de Go For Good, c’est de proposer un large choix de produits plus justes et plus durables (et toujours beaux, tant qu’à faire) dans toutes les catégories : mode, cosmétiques, food, déco, kids…
L’événement qui entoure le lancement prend fin mi octobre, mais le mouvement, lui, va se pérenniser.

Forcément, des tas de questions se posent. Vous me connaissez, j’ai sauté sur mon destrier (mon vélo… laissez-moi romancer !) et je suis partie fouiner pour comprendre ce qu’il y a derrière.

 

C’est l’un des aspects qui font tourner en bourrique quand on cherche à s’habiller plus éthique : les marques sont éparpillées et on s’est tous pris-es à rêver d’un magasin qui pourrait les regrouper.

Ce qui est intéressant dans l’approche des Galeries Lafayette, c’est que ce ne sont pas 10, ni 20 marques qui proposent des produits responsables, mais… 500 !
Et l’éventail est large : en terme de prix, on compte aussi bien des marques accessibles, comme Vero Moda, que des marques de luxe type Chopard (à prononcer avec un caniche royal à ses pieds).

De même, on retrouve des petites marques “artisanales”, par exemple Le Baigneur qui fabrique des savons à la main dans son atelier parisien, et des marques plus connues du grand public comme Claudie Pierlot qui s’est embarquée dans l’aventure en lançant pour l’occasion sa première collection capsule eco-friendly.

J’ai quand même été surprise de retrouver certaines marques comme Nike qui ne me semble pas – comme ça, au doigt mouillé – être la firme engagée de référence. Toutes les explications sont à retrouver… Au chapitre suivant (vieille technique de JT “après la pub, l’incroyable histoire de la loutre qui a sauvé un chaton de la noyade”)

Et nous revoici avec notre paire de Cortez dans les pattes : tiens, tiens… vous ici ?!

L’explication est simple : Go for Good, qui ne prétend pas être un organisme d’audit de la responsabilité sociale des entreprises, se focalise avant tout sur les produits et non sur les marques. Certaines ont l’intégralité de leurs produits estampillés, d’autres seulement quelques-uns.
Les baskets Nike, qui ont été produites avec plus de 50% de matières recyclées, sont donc éligibles.

Ce filtre permet de valoriser toutes les enseignes qui font un effort et sont sur le chemin d’une production plus vertueuse, même si elles n’ont pas encore passé 100% de leurs produits du côté responsable de la force.
Un peu comme dans ces écoles bienveillantes qui abolissent les mauvaises notes : ici, la carotte, c’est le tampon Go for Good en rayon. C’est une façon de les inciter à faire leurs devoirs, même si elles commencent par s’attaquer à leçon d’art pla : elles seront prêtes pour bosser sur l’algèbre ensuite. Et le petit camarade en face, voyant cette belle récompense, aura lui aussi envie de l’obtenir. La métaphore de la cour de récré marche finalement assez bien pour le monde de l’entreprise ;-).

 

Pour décrocher le tampon, il faut cumuler un ou plusieurs de ces 38 critères (et ouais, on ne fait pas non plus un produit éthique comme on enfile un slip !). Les plus récurrents sont la fabrication en France, l’utilisation de matériaux recyclés, le coton bio, le délavage responsable. Chaque fois que c’est possible, ces critères reposent sur des labels externes, officiels et reconnus (GOTS, PETA-Approved Vegan…), sauf quand il n’en existe pas encore, comme c’est le cas sur le tannage végétal par exemple.

 

Je ne vais pas vous contredire : dans un pays où chaque personne jette en moyenne 12 kilos de vêtements par an, clairement, il vaudrait mieux user ses habits jusqu’à la corde. Puis manger ce qu’il en reste, tant qu’on y est, pour être totalement zéro déchet.

Plus sérieusement : si je suis totalement pour privilégier les achats d’occasion, le troc et la fabrication maison, il arrive qu’on ait un besoin particulier qui ne se déniche pas chez le biffin du coin. Une paire de collants non troués pour ne pas avoir l’air de Dame Ginette au prochain dîner de boulot, par exemple. Ou tout simplement – humains imparfaits et avides que nous sommes – avons peut-être envie, de temps en temps, d’un nouvel habit .

Dans ce cas, c’est toujours chouette de trouver chaussure neuve à son pied, mais pas n’importe laquelle : une bien fabriquée, qui traverse les années et qui ne va pas se démoder à peine les portes du magasin passées.

Le mot d’ordre, comme toujours : acheter moins mais mieux !

Car c’est bien ce que revendique la démarche Go for Good : consommer en moins grande quantité et choisir les articles que l’on achète en fonction de leur qualité, de leur impact social et environnemental.

Bien sûr, pour que les Galeries Lafayette existent, il faut que les magasins vendent. Cela vaut même pour les marques les plus vertueuses qui soient, comme Patagonia.
Mais la croissance n’est plus l’unique objectif : l’enseigne veut devenir une “référence mondiale d’un commerce à la française, éthique et responsable”.
Et pour aller dans ce sens, elle met des choses en place en plus des produits Go for Good dans ses rayons, par exemple :

  • Pour éviter la surconsommation, les magasins ont intégré de nouveaux services de location, de réparation et de recyclage : location de chaussures et de vêtements, ateliers d’entretien, collecte de vêtements usagés avec Le Relais
  • Aucun invendu n’est brûlé ni jeté à la poubelle : chaque magasin a une convention avec une association locale et donne les stocks restants, soit 90 000 pièces neuves revalorisées chaque année
  • La pédagogie autour d’une consommation différente est mise au premier plan : dans les rayons comme sur le site dédié, la transparence est de mise et on peut retrouver tout l’historique sur les engagements des marques/produits. En parallèle, des ateliers d’upcycling, des animations et des talks thématiques – comme celui sur l’incroyable navire Plastic Odyssey – sont organisés en magasin

 

Les aspects purement événementiels prennent fin mi octobre, mais le mouvement est pérenne. La plupart des produits qui étaient dans un corner dédié se retrouveront dans les rayons habituels du magasin et la signalétique sera conservée pour que les consommateurs puissent identifier facilement les produits responsables.

L’objectif est d’intégrer de plus en plus de produits responsables et d’inciter les marques qui n’ont pas sauté le pas à se mettre en marche : le cahier des charges défini pour Go for Good sera utilisé pour les achats des prochaines saisons.

Les Galeries Lafayettes veulent réellement être moteur dans la mode responsable et tirer le secteur vers le haut. Aussi, les critères sont voués à évoluer : par exemple, si toute les marques de mode se mettent à utiliser 50% de matériaux recyclés, le pourcentage d’exigence sera augmenté pour que personne ne se repose peinard sur son hamac avec un verre de Pulco citron à la main.

 

Conclusion ?

Après avoir fait moult aller-retours dans les rayons des Galeries, lu les panneaux, parcouru le site dédié, interviewé les équipes, assisté à des conférences… Je peux vous dire que, si la démarche n’est pas exactement parfaite, elle est réellement vertueuse.

Pour ma part, je suis convaincue qu’il est important que les grands groupes soient impliquées dans la préservation de la justice sociale et de l’environnement : nos petits gestes sont importants, mais ils sont encore anecdotiques face à des entreprises mastodontes. Chiffre édifiant que rappelait Coline dans l’un de ses derniers articles, 100 entreprises sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre.

Bien sûr, on peut appeler au boycott mais soyons conscients que ces actions radicales restent, quoiqu’on en dise, le fait d’une poignée de citoyens militants : la plupart des consommateurs continuent d’acheter sans se préoccuper outre mesure des conséquences éthiques et écologiques des produits (sinon Primark, Starbucks et Burger King ne seraient pas installés à tous les coins de rue).  

Du coup, offrir dans des rayons d’un magasin de mode ou d’alimentation la possibilité de consommer mieux, c’est rendre ces produits plus accessibles, c’est commencer à éveiller les consciences par l’acte d’achat. Si la démarche est en plus accompagnée de supports pédagogiques qui ont vocation à expliquer les engagements de façon simple et transparente, cela participe à sensibiliser de nouvelles personnes, à faire bouger les lignes à plus grande échelle.  

Ensuite, et c’est l’un des points essentiels, un grand magasin comme les Galeries Lafayette a un réel pouvoir incitatif vis à vis des autres marques : des enseignes comme American Vintage et Ba&sh ont par exemple créé des collections capsule en coton bio suite à l’appel Go for Good. Un petit pas, certes, mais un vrai pied dans la porte d’une fabrication plus responsable pour ces entreprises : si elles ont pu le mettre en place pour une partie de leur collection, elles sont capables de le faire pour l’ensemble.
Et ça commence déjà à titiller d’autres marques qui souhaitent intégrer des critères Go fo Good dans leurs futures productions.

Finalement, on est tous dans la même barque, alors autant ramer ensemble dans la bonne direction… Non ? 

 

5 conseils pour une armoire plus éthique

Ça commence à faire quelques années que je parle de mode éthique et que je m’y intéresse, et ce qui m’a toujours frappé c’est l’assimilation quasi directe de « mode éthique » avec « ce n’est pas accessible ».

C’est un peu comme quand tu dis que tu es vegan et que les gens pensent que tu es sous-alimenté parce que tu n’as le droit de manger que des cailloux et de l’herbe.

Ou quand tu dis essayer de cultiver ta conscience écolo et que les gens hallucinent que tu aies encore de l’électricité chez toi.

Un ramassis de bullshit et un gros condensé de clichés qui nous fait penser que s’habiller de façon éthique nécessite forcément de souffrir, de se prendre la tête et surtout d’avoir le salaire de Macron .

Aujourd’hui je vous propose donc de nous assoir sur les clichés et de découvrir 5 façons de rendre son armoire plus éthique, à la cool et quand on n’a pas un gros budget !

1. AIMER/PORTER/SOIGNER

C’est, à mon sens, la base de tout. Aimer ses vêtements, les porter et en prendre soin. Et ce peu importe la marque ! À l’heure de la fast fashion et de la mode jetable on perd facilement de vue qu’un vêtement est censé durer des années et des années et que si la qualité de base n’est pas totalement miteuse (aka tu sais ces tee-shirts que tu laves une fois et qui ressortent en ayant l’air de s’être fait bouffés par une armé de mites enragées ?) beaucoup de vêtements, bien entretenus, peuvent nous suivre pendant très longtemps.

J’ai d’ailleurs pas mal de trucs de chez Zara ou H&M ou de marques pas forcément assimilées à du « super quali » qui se portent extrêmement bien après des années et des années de bon et loyaux services.

Et une fois qu’on aime et qu’on porte ses sapes, un bon entretien reste la clé d’une relation à la « ils vécurent heureux et eurent pléthore d’enfants » 

1. Laver le moins possible les vêtements ! Je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne chez les autres mais chez moi on ne lave un vêtement que s’il est taché ou s’il sent le rat crevé (bon, en vrai on attend pas d’atteindre ce stade mais c’était pour le style). S’il a simplement été porté et qu’il s’en sort bien à la fin de la journée, il est plié et rangé.

S’il sent un peu mauvais on tente de l’aérer un peu. S’il a juste une petite tache on essaie de l’enlever à la main plutôt que de mettre tout le package dans la machine.

2. Si un vêtement a besoin d’être lavé (parce oui, ça arrive…et en vrai personne ne vous en voudra si vous finissez par laver votre tee-shirt porté pendant 6 jours et qui sent fort le choux de Bruxelles), on jette un oeil à l’étiquette avant de le balancer dans le tambour !

3. Essayer de favoriser les détergents doux, si possible bio/éco-reponsables parce que c’est quand même plus sympa pour la planète (btw, vous pouvez retrouver une recette de lessive maison juste ici…. JDCJDR).

4. Laver à basse température. Une fois de plus c’est moins agressif pour les fibres et plus sympa pour la planète.

5. Trier son linge. Evidemment. Personnellement j’ai un panier pour le blanc, un pour le foncé/couleurs, un pour les draps/serviettes/etc. et un pour les pulls. Le premier permet d’éviter que le blanc ne grisonne en étant lavé avec des couleurs foncées (ou que vos slips immaculés ressortent rose bonbon, aussi.), le second c’est la lessive fourre-tout, les 3ème c’est le linge que je lave à température un peu plus haute et le dernier c’est le délicat, toujours lavé à froid

6. Faire sécher le mieux possible pour éviter les déformations : les pulls à plat et les vestes sur cintres par exemple. Laisser sécher à l’air plutôt qu’en sèche-linge

7. Et bien entendu bien ranger ses vêtements ! Certains vêtements se porteront mieux si on les plie (comme les pulls) et d’autres si on les suspend (comme les robes ou les blouses/chemises). On essaie d’éviter les armoires qui débordent et les piles de sapes supra-comprimées.

2. ACHETER MOINS ET MIEUX CHOISIR

Ok. Encore une fois à l’heure de la fast fashion c’est parfois la croix et la bannière mais…ce n’est pas impossible pour autant !

Pour acheter moins mon premier conseil est déjà de ne plus mettre les pieds dans les magasins hors besoin vital du genre vous venez de flinguer votre dernière paire de chaussures et vous marchez maintenant pieds nus dans la rue. Bon ok, c’est un peu l’extrême limite – j’espère que vous avez tous le générique dans la tête – mais vous voyez l’idée : éviter les magasins et, si c’est un habitude qu’on a, arrêter de faire des virées shopping dans le simple but d’acheter des trucs.

De même pour les boutiques en ligne, essayer d’éviter les sessions de navigation « juste pour jeter un oeil »…(lol).

Ensuite, mieux choisir ses vêtements c’est aussi bien se connaître. Savoir ce qui nous va ou non, connaître ses goûts réels (et pas ceux influencés par ce que l’on voit dans les magasines ou sur le net). Moi par exemple j’ai fini par accepter que la façon dont je me sentais le mieux et le plus moi-même c’était habillée le plus simplement possible : le combo jean-converse-sweat-shirt c’est mon dada.

Alors évidemment ça ne m’empêche pas d’avoir des pièces fortes dans ma garde-robe, de les adorer et, même si je les porte moins souvent, de les garder précieusement, mais j’essaie toujours d’y réfléchir à 2 fois avant d’acheter une pièce forte, très colorée ou imprimée parce que je sais que : petit 1, ce n’est pas ce que je porte le plus souvent et, petit 2, j’en possède déjà chez moi qui sont très bien.

3. ACHETER DE SECONDE-MAIN

Certains diront que déjà bien trop de vêtements ont été produits sur cette planète et qu’il faut simplement cesser d’en produire. J’aurais envie de répondre pas faux mon pote mais bon courage.

Néanmoins s’il y a une absolue vérité en matière de mode et de consommation éthique c’est bien qu’acheter de seconde main est un des gestes les plus engagés que l’on puisse faire. Et à mon sens encore plus que d’acheter neuf chez une marque estampillée comme éthique.

Je sais que beaucoup de personnes sont réticentes à l’idée d’acheter des vêtements ayant déjà été portés par d’autres mais dites-vous que quand vous achetez une petite robe en ligne ou en magasin, 90% du temps, il y a déjà eu une autre personne à l’intérieur + entre un vêtement déjà porté donc potentiellement un peu cracra et un vêtement qui sort d’usine blindé de pétro-chimie et qui file le cancer de la peau… Bon…😬

En vrai il suffit juste de laver les vêtements. (merci Coline)

Acheter de seconde main c’est vraiment chouette parce que ça évite le gaspillage en donnant une seconde vie à des vêtements qui auraient peut-être fini à la poubelle, ça permet de faire des économies… et je trouve que ça permet aussi de ne pas être dans un achat trop impulsif : fouiller dans une friperie, en vrai ou en ligne, ça demande du temps et, surtout en ligne, je trouve qu’on n’a pas vraiment tendance à y aller en mode « tiens voyons ce qu’il y a de nouveau ». En gros on va plutôt y aller si on cherche quelque chose de particulier et ça c’est plutôt une bonne chose !

— QUELQUES ADRESSES SUR LE NET

Vide Dressing – choix énorme et gamme de prix trèèès large

Vestiaire Collective – plutôt axé moyen à très haut de gamme

Vinted – plutôt axé petits prix

Tictail – On y trouve beaucoup de produits neufs mais aussi beaucoup de vide-dressings et dépôts-vente

Label Emmaüs – la boutique en ligne d’Emmaüs

Il existe évidemment des vingtaines d’autres friperies et dépôt-vente en ligne et si je préfère vous parler des sites que j’ai déjà pu tester (et approuver), de votre côté n’hésitez pas à fouiller sur le web et à partager vos découvertes ici !

4. ACHETER CHEZ DES MARQUES ÉTHIQUES

Et enfin, quand on a le budget qui suit on peut évidemment éthiquiser sa garde-robe en achetant chez des marques dites éthiques.

Alors le terme est vague, j’en ai déjà parlé de tas de fois, une marque dite éthique peut regrouper tout un tas de critères et c’est à chacun de définir ce qui est éthique à ses yeux. Exemple : pour certaines personnes acheter un pull en laine biologique provenant d’un petit élevage familial du Larzac sera un achat super éthique alors que pour moi ce ne le sera pas du tout.

Mais encore une fois, l’achat chez une marque éthique ne me semble pas une fin en soi et la règle du acheter moins mais mieux s’applique aussi aux marques éthiques. En gros rien ne sert d’acheter un truc qui ne vous transcende pas juste parce qu’il y a marqué « bio made in France éthique vas y on plante un arbre si tu achète ce pull » sur l’étiquette.

Pour info je suis sur un petit « annuaire » de la mode éthique depuis…euh depuis un moment ! J’essayerai de fignoler ça et de vous le mettre en ligne dans les semaines qui viennent !

5. NE PAS S’AUTO-FLAGELLER

Mon conseil préféré de la vie que je colle partout et à toutes les sauces toi-même tu sais.  Mais en réalité on vit tellement à l’ère de la sur-culpabilisation qu’il me semble toujours utile de rappeler des choses simples comme : personne n’est parfait, les gars.

Si vous êtes dans une démarche d’éthiquisation de votre armoire et de prise de conscience c’est déjà formidable et, sans l’ombre d’un doute, c’est un effort que ne fournissent pas la majeure partie des gens. Alors félicitez-vous ! Et surtout soyez indulgents si un jour de moral dans les chaussettes vous décidez de vous offrir un jean pas bio-éthique-made in France dont vous n’avez pas besoin.

Comme on dit dans le Kentucky « Done is better than perfect ».