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Un repas de Noël 100% bio qui ne vous mettra pas sur la paille

Article réalisé en partenariat avec les magasins bio Naturalia ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

En 2018, on a bien tenu notre pacte imaginaire avec Monsieur Hulot : glisser dans nos gosiers uniquement des produits bio (ok… si on exclut les repas dominicaux chez Mamie et la cantoche du boulot).

Mais nous voilà début décembre : un truc commence à nous filer des sueurs froides, et ce ne sont pas les 5°C affichés au thermomètre. NOËL. Le mot qui suinte la dinde bon marché, les blinis sous blister et les feuilletés surgelés.
Autant le reste de l’année, c’est assez facile de se tenir à carreaux sur le bio : on a commandé toutes les semaines notre petit panier de légumes estampillé AB, collé notre signature sur la pétition contre le glyphosate… On a “fait notre part”, comme dit le petit oiseau.

Sauf que dans quelques jours, il va falloir cuisiner un repas pour 15 personnes… Intégralement issu d’une production responsable, histoire de tenir les engagements pris avec notre propre conscience.
Du bio de l’apéro à la bûche : autant dire, on est marron. Pour renflouer nos bourses, on peut tout de suite commencer à manger des patates, leurs épluchures et la terre qui va avec jusqu’au 24.

Allez, cessons de grelotter, j’ai dans mon traîneau quelques bons tuyaux pour un repas 100% labellisé à moindre frais !

Bah oui, désolée d’en remettre une louche (ou plutôt de vous en resservir une tranche), mais c’est #labase. Sans même parler de la souffrance animale – c’est Noël, pas le moment de vous foutre les boules – écarter le budget dinde est la garantie de ne pas se faire plumer. Comptez environ 150€ en moins sur l’addition.
Et je ne parle même pas du foie gras qui plombe sérieusement la note… et la conscience. “Ce n’est qu’une fois dans l’année”, rétorque votre beau-frère avec sa serviette coincée dans le col de la chemise : oui, c’est vrai, in fine ça ne fait que 37 millions de canards abattus tous les ans pour finir tartinés sur du pain de mie. Anecdotique.
Oups, pardon… j’avais dit que je ne voulais pas vous mettre le moral dans les chaussettes-flocons. Bon, passons vite à la suite pour raviver la bonne humeur de Noël ^^.

Non pas pour se venger de tonton Bernard qui nous a fait le coup du “cri de la carotte” dès l’apéro, mais pour se mettre aux fourneaux.
Je sais, ça fait du boulot, pourtant c’est la meilleure façon de faire fondre la facture comme neige au soleil. Alors évidemment, ça implique de cuisiner des choses simples : on évitera la pièce montée sur 5 étages sous peine de finir en PLS sous le sapin le soir du réveillon.

Préférons, par exemple :

Et pour vous épargner la cohue des supermarchés, notez que Naturaliainspirés par les méthodes d’un entrepreneur barbu vêtu de rouge – livre vos ingrédients dans toute la France.

Pour rappel, c’est quand même Noël : il va falloir faire pétiller les becs des invités. Et ce n’est pas avec une salade d’endives à l’huile ou des patates vapeur qu’on va leur faire atteindre l’extase digne des grands soirs.

Donc il va falloir miser sur des ingrédients à fort potentiel, nobles ou qui s’anoblissent lors de la préparation, qui apportent un goût puissant et sont capables de pimper avec classe les plats les plus fadasses.

  • Les champignons

On laissera de côté la truffe qui coûte plus cher au kilo que des vacances all inclusive à Djerba pour une famille de 5 personnes, et à la place on pourra choisir de bons champignons de Paris (qui viennent de France, n’est-ce pas ?! Au risque de défriser la barbe du Père-Noël, je tiens à rappeler que 70% d’entre eux sont chinois).
Quelques cèpes et bolets séchés, en petites touches, seront parfait pour réhausser le goût de certains plats.

  • Les graines

N’importe quelle nourriture d’oiseau qui vous tombe sous la main : pignons, sésame, tournesol, lin, sarrasin… Non seulement ces graines sont bourrées de nutriments, mais en plus, elles rendent les plats plus croquants et savoureux (par pitié, épargnons-nous le “croquant-gourmand” de Lignac, ça me donne envie de me rouler en boule en geignant sous la table de la cuisine). Mon astuce, c’est de les faire torréfier quelques minutes à la poêle, sans matière grasse, pour intensifier les arômes et apporter des notes fumées et musquées qui rappellent celles de la viande (ça fera le bonheur des carnassiers de la tablée ^^).

  • Les herbes & épices

Sur une base de recette simple, elles font des miracles : les herbes fraîches (bon d’accord, congelées de cet été, mais elles feront le job) et les épices traditionnelles de Noël comme la cannelle (même dans un plat salé !), la badiane, le cumin, la cardamome, la muscade, le gingembre frais… Pour un réveillon pimenté et une facture moins salée, il est fort recommandé d’en saupoudrer allègrement sur toutes les plâtrées !

  • Les fruits

Mais pas n’importe lesquels ! Mes favoris pour impressionner la galerie : les zestes d’orange, les tomates séchées, la noix de coco râpée, et bien sûr, les incontournables châtaignes & marrons qui mettront tout le monde au diapason.

  • Les sauces et condiments

Miso, sauce soja, huile de sésame, algues : on peut faire confiance aux Japonais pour transcender le palais. En parsemer avec légèreté relèvera subtilement les plats sans altérer les saveurs traditionnelles de Noël.
Quelques gouttes de vinaigre balsamique, d’huile de noix, de sirop d’érable ou de miel font aussi des miracles.

C’est le moment de mettre en application les savoirs culinaires ingurgités par nos cerveaux en veille devant Top Chef cet hiver.

  • Les confits

Pour la cuisson, on enferme le cuit-vapeur à double tour dans le placard : une assiette de légumes à l’eau ne fera jamais rappliquer le Père-Noël. A la place, on utilise un grand plat que l’on tapisse d’huile d’olive et d’herbes fraîches, sur lequel on dispose les légumes avec quelques gousses d’ail et encore un généreux filet d’huile (nota bene : la maison ne fournit pas les cures minceur post-réveillon) : on recouvre de papier alu et on enfourne tout ça pendant environ 1h jusqu’à ce les légumes aient un peu bruni et donc… confit.

  • Les mousses

Point de purée pour réveillonner : on préfèrera s’émoustiller sur les mousses, nettement plus légères et gastronomie-friendly.
L’astuce : cuire puis mixer des légumes – par exemple des champignons – avec de l’oignon, de l’ail, de la crème de soja et du tofu nature, placer au frais pour que le mélange épaississe puis utiliser une poche à douille pour dresser sur des blinis. Effet “réception de l’ambassadeur” garanti.

  • Les terrines

Bien plus chic que le pâté, plus distingué que les rillettes : les terrines. Ca fonctionne avec n’importe quel légume mixé, pourvu qu’on y ajoute de l’agar agar qui va gélifier la préparation. Cette recette sur le blog de Naturalia est un très bon exemple.

C’est aussi le moment de mettre le paquet sur la présentation avec, par exemple, des étoiles de badiane, des branches de romarin séchées, des tranches d’oranges confites disposés avec parcimonie sur les assiettes pour un effet visuel flamboyant.

 

Vous voilà avec tous les ingrédients pour un Noël super bio, alléchant et étincelant… Qui ne vous laissera pas sur la paille (rapport à la crèche, pour ceux qui ne l’avaient pas ^^).

#GOGREEN : pourquoi c’est important que de grands groupes s’y mettent ?

Article réalisé en partenariat avec Les Galeries Lafayette ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Si vous traînez vos sabots sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement vu passer la nouvelle : les Galeries Lafayette lancent le mouvement Go for Good pour une mode plus responsable.
Je vois d’ici votre sourcil droit se soulever. Galeries Lafayette ? Mode responsable ? Mais bien sûr, et ma grand-mère a inventé un aspirateur à CO2 pour sauver le monde.

La méfiance est de mise… Et pour cause. Les scandales ont souvent entaché les grands groupes et ça ne part pas avec un peu de Mir Laine (même celui avec le bouchon vert à l’Aloe Vera).  

La première réaction, impulsive et répulsive, c’est de hurler au greenwashing. Forcément, se dit-on, une grande entreprise qui se lance dans le développement durable, ça sent le sapin (brûlé). Comment combiner deux notions aussi antagoniques que la génération de profit et la préservation de l’environnement ? Est-il possible de gagner de l’argent en faisant du bien à la planète ?

Une entreprise, rien qu’en existant, produit et donc pollue. C’est d’une logique implacable, aussi vrai que le feu qui brûle et l’eau qui mouille (et qui va finir la journée avec Charlie & Lulu en boucle dans le cerveau…? hinhinhin – rire diabolique).
Deuxième vérité, nous vivons dans une économie capitaliste qui implique une croissance continue de la production et, par conséquent, de la consommation. Et pour le moment, personne n’a trouvé le bouton OFF : on est obligés de baisser petit à petit le volume de cette musique tonitruante.

A partir de là, il y a plusieurs attitudes possibles pour les entreprises : elles ont le pouvoir de faire les choses dans le bon ou le mauvais sens.
Il y a celles qui ne font RIEN en se disant “je vais prendre tout ce que je peux tant que c’est possible”, comme le mec qui ramasse les Boyards jusqu’à la dernière seconde et manque de se faire écraser une jambe sous la grille de la Salle du Trésor.
Il y a celles qui font un tout petit peu et qui en parlent beaucoup (“Chéri-e regarde ! J’ai rangé mes chaussettes !”).  
Et puis il y a celles qui font de vrais efforts depuis plusieurs années, qui n’osaient pas en parler, par humilité et par peur qu’on leur dise que “c’est pas assez”.

C’est le cas des Galeries Lafayette. Après 10 ans de cheminement sur la responsabilité sociale de l’entreprise et presque 2 ans de travail en coulisses sur une mode plus engagée, ils sortent enfin du bois en lançant Go for Good dans tous les magasins Galerie Lafayette de France et sur leur boutique en ligne.

Le principe de Go For Good, c’est de proposer un large choix de produits plus justes et plus durables (et toujours beaux, tant qu’à faire) dans toutes les catégories : mode, cosmétiques, food, déco, kids…
L’événement qui entoure le lancement prend fin mi octobre, mais le mouvement, lui, va se pérenniser.

Forcément, des tas de questions se posent. Vous me connaissez, j’ai sauté sur mon destrier (mon vélo… laissez-moi romancer !) et je suis partie fouiner pour comprendre ce qu’il y a derrière.

 

C’est l’un des aspects qui font tourner en bourrique quand on cherche à s’habiller plus éthique : les marques sont éparpillées et on s’est tous pris-es à rêver d’un magasin qui pourrait les regrouper.

Ce qui est intéressant dans l’approche des Galeries Lafayette, c’est que ce ne sont pas 10, ni 20 marques qui proposent des produits responsables, mais… 500 !
Et l’éventail est large : en terme de prix, on compte aussi bien des marques accessibles, comme Vero Moda, que des marques de luxe type Chopard (à prononcer avec un caniche royal à ses pieds).

De même, on retrouve des petites marques “artisanales”, par exemple Le Baigneur qui fabrique des savons à la main dans son atelier parisien, et des marques plus connues du grand public comme Claudie Pierlot qui s’est embarquée dans l’aventure en lançant pour l’occasion sa première collection capsule eco-friendly.

J’ai quand même été surprise de retrouver certaines marques comme Nike qui ne me semble pas – comme ça, au doigt mouillé – être la firme engagée de référence. Toutes les explications sont à retrouver… Au chapitre suivant (vieille technique de JT “après la pub, l’incroyable histoire de la loutre qui a sauvé un chaton de la noyade”)

Et nous revoici avec notre paire de Cortez dans les pattes : tiens, tiens… vous ici ?!

L’explication est simple : Go for Good, qui ne prétend pas être un organisme d’audit de la responsabilité sociale des entreprises, se focalise avant tout sur les produits et non sur les marques. Certaines ont l’intégralité de leurs produits estampillés, d’autres seulement quelques-uns.
Les baskets Nike, qui ont été produites avec plus de 50% de matières recyclées, sont donc éligibles.

Ce filtre permet de valoriser toutes les enseignes qui font un effort et sont sur le chemin d’une production plus vertueuse, même si elles n’ont pas encore passé 100% de leurs produits du côté responsable de la force.
Un peu comme dans ces écoles bienveillantes qui abolissent les mauvaises notes : ici, la carotte, c’est le tampon Go for Good en rayon. C’est une façon de les inciter à faire leurs devoirs, même si elles commencent par s’attaquer à leçon d’art pla : elles seront prêtes pour bosser sur l’algèbre ensuite. Et le petit camarade en face, voyant cette belle récompense, aura lui aussi envie de l’obtenir. La métaphore de la cour de récré marche finalement assez bien pour le monde de l’entreprise ;-).

 

Pour décrocher le tampon, il faut cumuler un ou plusieurs de ces 38 critères (et ouais, on ne fait pas non plus un produit éthique comme on enfile un slip !). Les plus récurrents sont la fabrication en France, l’utilisation de matériaux recyclés, le coton bio, le délavage responsable. Chaque fois que c’est possible, ces critères reposent sur des labels externes, officiels et reconnus (GOTS, PETA-Approved Vegan…), sauf quand il n’en existe pas encore, comme c’est le cas sur le tannage végétal par exemple.

 

Je ne vais pas vous contredire : dans un pays où chaque personne jette en moyenne 12 kilos de vêtements par an, clairement, il vaudrait mieux user ses habits jusqu’à la corde. Puis manger ce qu’il en reste, tant qu’on y est, pour être totalement zéro déchet.

Plus sérieusement : si je suis totalement pour privilégier les achats d’occasion, le troc et la fabrication maison, il arrive qu’on ait un besoin particulier qui ne se déniche pas chez le biffin du coin. Une paire de collants non troués pour ne pas avoir l’air de Dame Ginette au prochain dîner de boulot, par exemple. Ou tout simplement – humains imparfaits et avides que nous sommes – avons peut-être envie, de temps en temps, d’un nouvel habit .

Dans ce cas, c’est toujours chouette de trouver chaussure neuve à son pied, mais pas n’importe laquelle : une bien fabriquée, qui traverse les années et qui ne va pas se démoder à peine les portes du magasin passées.

Le mot d’ordre, comme toujours : acheter moins mais mieux !

Car c’est bien ce que revendique la démarche Go for Good : consommer en moins grande quantité et choisir les articles que l’on achète en fonction de leur qualité, de leur impact social et environnemental.

Bien sûr, pour que les Galeries Lafayette existent, il faut que les magasins vendent. Cela vaut même pour les marques les plus vertueuses qui soient, comme Patagonia.
Mais la croissance n’est plus l’unique objectif : l’enseigne veut devenir une “référence mondiale d’un commerce à la française, éthique et responsable”.
Et pour aller dans ce sens, elle met des choses en place en plus des produits Go for Good dans ses rayons, par exemple :

  • Pour éviter la surconsommation, les magasins ont intégré de nouveaux services de location, de réparation et de recyclage : location de chaussures et de vêtements, ateliers d’entretien, collecte de vêtements usagés avec Le Relais
  • Aucun invendu n’est brûlé ni jeté à la poubelle : chaque magasin a une convention avec une association locale et donne les stocks restants, soit 90 000 pièces neuves revalorisées chaque année
  • La pédagogie autour d’une consommation différente est mise au premier plan : dans les rayons comme sur le site dédié, la transparence est de mise et on peut retrouver tout l’historique sur les engagements des marques/produits. En parallèle, des ateliers d’upcycling, des animations et des talks thématiques – comme celui sur l’incroyable navire Plastic Odyssey – sont organisés en magasin

 

Les aspects purement événementiels prennent fin mi octobre, mais le mouvement est pérenne. La plupart des produits qui étaient dans un corner dédié se retrouveront dans les rayons habituels du magasin et la signalétique sera conservée pour que les consommateurs puissent identifier facilement les produits responsables.

L’objectif est d’intégrer de plus en plus de produits responsables et d’inciter les marques qui n’ont pas sauté le pas à se mettre en marche : le cahier des charges défini pour Go for Good sera utilisé pour les achats des prochaines saisons.

Les Galeries Lafayettes veulent réellement être moteur dans la mode responsable et tirer le secteur vers le haut. Aussi, les critères sont voués à évoluer : par exemple, si toute les marques de mode se mettent à utiliser 50% de matériaux recyclés, le pourcentage d’exigence sera augmenté pour que personne ne se repose peinard sur son hamac avec un verre de Pulco citron à la main.

 

Conclusion ?

Après avoir fait moult aller-retours dans les rayons des Galeries, lu les panneaux, parcouru le site dédié, interviewé les équipes, assisté à des conférences… Je peux vous dire que, si la démarche n’est pas exactement parfaite, elle est réellement vertueuse.

Pour ma part, je suis convaincue qu’il est important que les grands groupes soient impliquées dans la préservation de la justice sociale et de l’environnement : nos petits gestes sont importants, mais ils sont encore anecdotiques face à des entreprises mastodontes. Chiffre édifiant que rappelait Coline dans l’un de ses derniers articles, 100 entreprises sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre.

Bien sûr, on peut appeler au boycott mais soyons conscients que ces actions radicales restent, quoiqu’on en dise, le fait d’une poignée de citoyens militants : la plupart des consommateurs continuent d’acheter sans se préoccuper outre mesure des conséquences éthiques et écologiques des produits (sinon Primark, Starbucks et Burger King ne seraient pas installés à tous les coins de rue).  

Du coup, offrir dans des rayons d’un magasin de mode ou d’alimentation la possibilité de consommer mieux, c’est rendre ces produits plus accessibles, c’est commencer à éveiller les consciences par l’acte d’achat. Si la démarche est en plus accompagnée de supports pédagogiques qui ont vocation à expliquer les engagements de façon simple et transparente, cela participe à sensibiliser de nouvelles personnes, à faire bouger les lignes à plus grande échelle.  

Ensuite, et c’est l’un des points essentiels, un grand magasin comme les Galeries Lafayette a un réel pouvoir incitatif vis à vis des autres marques : des enseignes comme American Vintage et Ba&sh ont par exemple créé des collections capsule en coton bio suite à l’appel Go for Good. Un petit pas, certes, mais un vrai pied dans la porte d’une fabrication plus responsable pour ces entreprises : si elles ont pu le mettre en place pour une partie de leur collection, elles sont capables de le faire pour l’ensemble.
Et ça commence déjà à titiller d’autres marques qui souhaitent intégrer des critères Go fo Good dans leurs futures productions.

Finalement, on est tous dans la même barque, alors autant ramer ensemble dans la bonne direction… Non ? 

 

Bio VS. local VS. vegan VS. équitable : LET’S FIGHT !

Article réalisé en partenariat avec les magasins bio Naturalia ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Ce matin, au réveil, la mèche encore collée sur le front, j’ai lu que “71,5 % des Français sont désormais concernés par la consommation responsable”. De quoi me mettre de bon poil : enfin, on avance dans le bon sens. Le tableau des fruits et légumes de saison trône sur tous les frigos, les steaks de boeuf n’ont plus la cote (hinhin), les pesticides ont une réputation si sulfureuse qu’ils semblent droit sortis d’un roman apocalyptique de Stephen King.

On est donc de plus en plus nombreux à vouloir manger mieux. Ah. Nous y sommes. Mieux, ça signifie quoi exactement ?

Je vous aurais bien sorti une définition du Petit Robert en 7 mots, on aurait bouclé tout ça vite fait – bien fait, et j’aurais pu finir mon épisode des Princes de l’Amour en sirotant mon smoothie.

Evidemment, c’est plus compliqué que ça. Il y a des dizaines de façons de manger responsable : bio, local, agriculture raisonnée, végétarien, vegan, circuits courts, équitable, solidaire, petits producteurs, non transformé, zéro déchet, freegan, potager, cueillette sauvage… Et je m’arrêter ici, car la liste est longue comme un jour sans pain (à base de blés anciens).

C’est super, me direz-vous, autant de façons de consommer mieux, comme ça chacun choisit ce qui lui convient comme au buffet à volonté du club de vacances !

Sauf que… (Bruit de disque rayé) (Ok plus personne n’écoute de disque. Donc silence dramatique de Spotify hors connexion) Il règne une grande confusion, accentuée par une grosse cuillerée d’injonctions qui se faufilent dans nos filets à provisions.

Et c’est vrai qu’il y a de quoi se coller une migraine digne d’une soirée arrosée de pinard non certifié.

Quand je fais mes courses, j’arrive d’un pas assuré dans le rayon, le menton bien droit, l’oeil fixe : je tiens fermement mon sac en toile de jute de la main gauche, bien décidée à y fourrer mes denrées pour la semaine.
Soudain, première suée : la margarine. Elle est bio et vegan, mais en scrutant les ingrédients, je me rends compte qu’elle contient de l’huile de palme… Et elle est fabriquée hors de France, certainement à la chaîne dans une grande usine… Et elle est vendue dans un emballage en plastique…  Mes jambes flageolent, j’entends les voix des collègues à la pause déj “ah c’est bien beau de manger végé mais tu achètes des produits qui polluent” puis mon cerveau fait défiler les commentaires des réseaux sociaux “et les petits producteurs alors ?”, “les animaux comptent plus que les Hommes pour toi ?”.

Pourtant pleine de bonne volonté, me voilà figée au rayon frais comme un lapin pris dans les phares d’une voiture.

Comme je n’ai pas envie de me cloîtrer chez moi avec pour seule nourriture mon plant de basilic flétri et mes restes de compost, j’ai décidé de mettre un mini coup de bambou aux idées reçues dans ces matchs (labellisés 100% bio & amicaux !) :

LOCAL VS. BIO

On entend souvent dire que “Le local, c’est mieux que le bio” ou sa variante “Le bio, c’est industriel, il vaut mieux acheter chez les petits producteurs” ou encore mon préféré en version conspirationniste “Le bio, ça n’existe pas”. Voilà. Et Pokemon Go est un outil développé par la CIA pour la surveillance de masse.

Bien sûr, consommer local, dans l’absolu, c’est plein de vertus : ça permet de soutenir les emplois de proximité, la pollution générée par le transport est – a priori – moins élevée. Mais il est important de ne pas se jeter corps et âme sur le premier paquet de petits beurres estampillé “de nos régions”.

Pour commencer, le local n’est pas un label : il n’y a donc pas de critères précis à respecter. Ca implique plusieurs choses, et la première, c’est que la distance n’est pas restrictive. On peut acheter un produit français qui est fabriqué à Marseille lorsqu’on habite à Lille : il aura donc parcouru 1000km pour arriver dans nos assiettes.

Ensuite, les termes “local” ou “fabriqué en France”, peuvent être confus : c’est parfois l’auberge espagnole dans la composition avec des ingrédients qui viennent de toute l’Europe et finalement, seule la dernière étape a été réalisée en France.

De la même façon, local n’est pas forcément synonyme de “petit producteur” : si j’habite à Buigny-Saint-Maclou, je suis à 3km de la Ferme des 1000 Vaches qui est tout sauf une petite exploitation familiale bucolique où chaque animal a un prénom. Ca paraît logique, mais comme dirait Tata Gisèle, “ça va mieux en le disant”.

Enfin, la production locale n’interdit pas l’utilisation de pesticides, contrairement au bio.

Bien sûr, le bio ne montre pas toujours patte verte non plus (cf. le dernier chapitre de cet article… #teasingdefolie)

Le graal étant bien sûr le mariage du bio, local et de saison, comme chez Naturalia qui favorise les produits biologiques made in France et locaux (moins de 150 km) : par exemple, les 2/3 des fruits et légumes proviennent de France et les producteurs régionaux fournissent le pain et les produits frais de chaque magasin.

ÉQUITABLE VS. LOCAL

Là encore, des puristes du local braquent les bonnes âmes avec leurs poireaux normands et dégainent leurs meilleurs arguments : “L’équitable, c’est pas du tout écolo, ça vient de l’autre bout du monde”.

Certes, la majorité des produits équitables sont importés : la démarche, avant tout solidaire, est fondée sur le soutien des petits producteurs dans des pays où les droits humains sont souvent bafoués. Quand des multinationales s’engouffrent dans la brèche de la production à bas coût, non durable ni juste, le commerce équitable garantit aux travailleurs des revenus stables et des conditions de travail décentes. La base, en somme.

Ensuite, sur l’argument du bilan carbone, si on regarde de plus près, les produits équitables ne sont pas forcément plus polluants que les produits conventionnels, même s’ils parcourent parfois des milliers de kilomètres : le transport ne représente que 10 à 20% dans le bilan carbone d’un produit. Chez Naturalia, par exemple, les produits qui viennent de loin sont importés par bateau.
Ce qui compte surtout, c’est le mode de production. Or, les produits équitables sont fabriqués, pour la plupart, selon des méthodes respectueuses de l’environnement : culture très peu mécanisée, peu ou pas d’intrants chimiques, transport maritime groupé…

Et dans tous les cas, ces produits ne sont généralement pas cultivables localement (café, chocolat, thé…) : s’ils sont importés, autant que ce soit dans le cadre de partenariats équilibrés pour les producteurs.

Pour les autres produits, ceux qui sont disponibles ici, il est préférable d’opter pour des modes de distribution en circuit court, c’est à dire avec un minimum d’intermédiaires.
Naturalia travaille régulièrement en direct avec des producteurs français dans le cadre de partenariats durables et transparents. Certains produits locaux peuvent même être compatibles avec les critères du commerce équitable, comme ceux qui sont estampillés Bio Solidaires.

Ce sont donc deux démarches complémentaires : allez #peace, faites-vous un bisou.

VEGGIE / VEGAN VS. ÉQUITABLE & BIO

Ah, voilà un poncif usé jusqu’à la corde : “Etre végétarien ou végétalien, c’est se préoccuper davantage du bien-être animal que des Hommes et de l’environnement” ou “on ferait mieux de s’occuper des enfants qui crèvent de faim plutôt que des conditions de vie des poulets en batterie”.

Mmm… Bon. Je pourrais faire une dissertation de 10 pages sur le sujet mais je vous perdrais tous en cours de route (et j’ai un épisode des Princes de l’Amour à terminer), alors je vais tenter de développer une réponse succincte.

Premièrement, pourquoi est-ce qu’on devrait systématiquement opposer les victimes ? Ce n’est pas parce que certains choisissent une cause “prédominante”, ici le bien-être animal, qu’ils essuient leurs pieds crottés sur la pauvreté et l’environnement.

Au contraire, souvent, le végéta*isme résulte d’une prise de conscience globale de la chaîne alimentaire et s’accompagne d’une consommation plus raisonnée, respectueuse de la nature dans son ensemble, à savoir la terre et ceux qui vivent dessus.

D’ailleurs, sans vouloir enfoncer le clou (de girofle, je suis pour la non-violence), on sait que les 2/3 des terres agricoles dans le monde sont utilisées directement ou indirectement pour l’élevage, au lieu d’aller droit vers nos petits estomacs gargouillants. De même, l’élevage est responsable d’environ 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.

Alors oui, le-la végéta*ien-ne n’est pas toujours parfait-e : parfois, il lui arrive de prendre l’avion, de se tromper de poubelle de tri, de manger des avocats mexicains et du faux camembert avec des additifs. Mais soyons indulgents / tolérants / bienveillants (questionnaire à choix multiples), arrêtons de nous crêper le chignon comme des moyen-âgeux et faisons avancer les causes en parallèle : on a – à peu près – tous envie de manger des produit sans souffrance, qu’elle soit animale, humaine ou environnementale.

Dans les magasins Naturalia, on trouve tout un rayon pour consommer vegan sans se prendre le chou : des produits gourmands (faut pas déconner avec le goût) et TOUJOURS bio. Pour les parisiens & franciliens, il y a même 5 magasins 100% vegans : de vrais petits paradis cruelty-free.

BIO… VS. BIO

La phrase type “Mon bio est plus bio que ton bio” pourrait se traduire de la façon suivante : “Est-ce qu’il vaut mieux a) consommer du bio de grandes surfaces, b) du bio de magasin bio ou c) acheter bio au marché ?”
Vous avez 4 heures, les calculatrices sont interdites.

C’est vrai, tous les bio ne sont pas équivalents. A la base, les seules exigences du label AB sont la non-présence de pesticides et au minimum 95% d’ingrédients bio pour les produits transformés. Et c’est à peu près tout.
On peut donc trouver, notamment en grandes surfaces, des tomates bio avec un bilan écologique à faire rougir Monsieur Hulot : produites sous serre en Espagne avec une consommation d’énergie 10 à 110 fois plus importante que la culture à ciel ouvert, puis importées en camion frigorifié sur plusieurs centaines de kilomètres.

Autre point noir de la plupart des produits bio en supermarché : pour des raisons de non-contamination avec les fruits et légumes conventionnels, ils sont vendus dans des emballages. Tant d’efforts à cultiver un concombre sans intrants chimiques pour qu’il finisse sa vie dans une barquette en plastique qui mettra 1000 ans à se dégrader dans l’environnement… Ca gratte un peu la conscience verte.
Clairement, le principal point positif, c’est de rendre le bio plus accessible : généraliser l’agriculture sans pesticides et permettre à des budgets serrés d’accéder à des produits sans pesticides.

Dans les magasins bio, les prix sont généralement perçus comme plus élevés, mais il faut là encore considérer la démarche dans son intégralité.
A l’inverse du bio “low-cost”, chez Naturalia, aucun des fruits et légumes n’est issu de serres chauffées. On y trouve aussi de nombreux produits issus de labels alternatifs, comme Bio-cohérence, Demeter et Nature & Progrès, qui vont plus loin que la charte Agriculture Biologique en exigeant 0% d’OGM, 100% d’ingrédients bio dans les produits transformés et la juste rémunération des agriculteurs.

De même, par rapport à d’autres mode de distribution, les magasins bio comme Naturalia permettent à de petites marques solidaires et/ou à taille humaine, qui n’ont pas les moyens ou le souhait d’être distribués en grande surface, de trouver des débouchés et de pérenniser leur projet.

Cerise sur le gâteau (ou myrtille sur le granola), une part importante des investissements est consacrée à l’éco-conception des magasins : matériaux durables, éclairage basse consommation, végétalisation de l’espace.

Bien sûr, le bio issu du marché de producteur est aussi une excellente option, mais je ne vous apprends rien : on y trouve surtout des fruits et légumes, éventuellement quelques bières et de la confiture… Pas de quoi tenir un siège (Oui les expressions des années 50 c’est mon pêché mignon. Merde, j’ai remis ça).

 

On arrive donc au même constat pour toutes ces démarches : elles sont parallèles, se complètent, comme Laurel & Hardy, Bonnie & Clyde, Nabilla et Thomas (promis, après j’arrête la téléréalité).

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Alors arrêtons de se comparer la taille de la courgette sans OGM, de toiser les graines de chia du voisin.

Manger responsable, c’est avant tout manger consciemment :

  • Respecter ceux qui sont à l’origine de la nourriture qu’on se glisse dans le gosier : les agriculteurs, la terre, les êtres-vivants (oui, même ce vieux verre de terre qui se tortille au fond du jardin)
  • S’intéresser à ce qu’il y a dans nos assiettes : (se) poser des questions sur la provenance, les conditions de fabrication, les femmes et les hommes qui sèment
  • Encourager ceux qui ne se sont pas lancés et être solidaire avec ceux qui avancent pas à pas, comme nous (bannir les “gnagnagna moi je mange mes épluchures et pas toi”)
  • Consommer les justes quantités pour éviter de gaspiller cette nourriture qui a demandé tant d’efforts à produire (ne pas céder à la tentation du “Qui me finit ce gratin de patates ?” au déjeuner dominical, alors qu’on a déjà ouvert le premier bouton du pantalon)
  • Apprécier ce qu’on mange, cuisiner soi-même quand on peut, se faire plaisir…

 

La nourriture bonne & bien faite, c’est que de l’amour ♥ ! (variante musical de la conclusion : Heal the world de Mickaël Jackson)