Manger sain

Tout d’abord, un immense merci pour toutes vos réactions suite à mon post All about b.i.o! C’est un sujet qui me passionne et je suis vraiment ultra heureuse qu’il trouve écho chez certaines d’entre vous! <3

Et comme vous vous avez eu l’air emballé par l’idée d’un post sur l’alimentation…le voici!

Encore une fois et même si je le répète tout au long de cet article, c’est ma vision des choses. J’ai mis plus de temps à écrire ce post car c’est un sujet qui me tient beaucoup à coeur et sur lequel je suis relativement « révoltée »… Mais pour autant j’ai essayé de ne pas tomber dans le cliché de la meuf super vénère contre le système et qui crache à la gueule de tout ce qui n’est pas bio ou « bien » d’après son point de vue.
C’est un sujet très délicat et complexe à aborder. J’ai fait de mon mieux mais si jamais vous vous sentiez « froissé » par une phrase, un mot ou que sais-je, ne le prenez pas personnellement, s’il vous plaît, je ne suis pas là pour juger, ne l’oubliez pas! :)

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Alors qu’à la base tout était extrêmement simpleJe plante ma nourriture quand il le faut, je la récolte quand il le faut et je la mange, je tue un sanglier quand j’ai terminé le précédent et je laisse mes carottes dans la terre pour l’hiver – aujourd’hui l’alimentation est devenue un domaine extrêmement controversé et complexe.

Entre les scandales sanitaires, les révélations qui piquent (comment ça on a nourrit mon steak avec du steak et du coup il est devenu complètement cinglé??? WHAT DE FOCK?!), les industriels qui bourrent de plus en plus leurs produits d’additifs, d’ingrédients pour rendre « plus bon, plus rose, plus vert, plus compact, plus liquide… », qui vont même jusqu’à décomposer des produits pour les recomposer ensuite, qui nous vendent des tomates qui ne pourrissent jamais et qui ont poussées hors sol en plein hiver, du fromage où on ne trouve aucun trace de…fromage (??), des bâtonnets de crabe sans crabe… Se nourrir correctement et sainement est devenu un véritable casse-tête.

Les gens (consommateurs et « producteurs ») veulent que tout soit moins cher, plus rapide à préparer, avec une durée de vie inhumaine, avec plus de goût, au point d’en oublier les bases même de ce système.

Dans ce domaine tout le monde est « coupable ». Les industriels, les agriculteurs, les organismes de santé public, mais aussi évidemment, nous, les consommateurs.

 

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Aussi objective que je puisse l’être, je me considère comme une personne à l’alimentation très saine.

Je mange énormément de fruits et de légumes, des céréales semi-complètes ou complètes la plupart du temps, peu de viande et de poissons, de moins en moins de laitages, très rarement de plats préparés, d’aliments raffinés et très bio. Et je bois de l’eau, aussi (ah ouais??).

Après, soyons bien d’accord, je ne suis pas du tout une petite chose parfaite. Quand je vais au ciné je mange du pop-corn au caramel et des Dragibus, l’été j’adore  faire des énormes barbecues avec mes potes ou commander des pizzas le dimanche soir arrosées de coca et tous les matins je bois un capuccino (voir deux, surtout les lundis…) avec un petit sucre carré. J’ai aussi une grosse tendance au grignotage (et plus c’est sucré, plus c’est parfait!) et ce depuis presque toujours. Il y a aussi des périodes où je mange « moins bien », parce que je suis seule chez moi et pas la motivation pour cuisiner, parce que je manque de temps ou simplement parce que un jour x ou y, j’ai envie de manger des cochonneries et rien d’autre.

Bref, on n’est pas à l’armé, je ne me roule pas par terre d’effroi quand je constate que je n’ai pas mangé l’ombre d’un légume lundi dernier. Pour moi l’équilibre d’une alimentation ne se joue pas sur une journée mais plutôt sur une semaine. Si j’ai mangé très sainement tous les jours de la semaine sauf le mardi où j’ai préféré manger des glaces vanille/fraise du matin au soir, il n’y a pas mort d’homme. Ca fait partie de ma liberté ou tout du moins de la liberté que je m’autorise à avoir.

Pour mes courses, je les fait dans mon supermarché et j’essaie d’acheter mes fruits et légumes principalement chez mon épicier bio car 90% du temps ils sont français et toujours de saison!

Je ne me suis encore jamais tournée vers les AMAP car je n’ai pas envie de ne pas pouvoir contrôler le contenu de mes courses chaque semaine (ce n’est peut-être pas le cas pour toutes les AMAP mais celle près de chez moi fonctionne de cette manière).

J’utilise par contre, depuis quelques temps, un système très bien foutu qui s’appelle La Ruche qui dit Oui! Le concept est simple, vous trouvez une « ruche » près de chez vous et chaque semaine, les agriculteurs et producteurs divers de votre région vous proposent leurs produits. Vous commandez ce que vous voulez/ce dont vous avez besoin et une fois par semaine, vous allez chercher votre petite commande.

 

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J’ai eu la chance de grandir dans une famille où on m’a inculqué de bonnes bases en ce qui concerne l’alimentation. Mis à part à quelques périodes de ma vie j’ai donc toujours mangé plus ou moins sainement, des fruits, des légumes etc. Il y a assez peu de choses que je n’aime pas mis à part le poisson et la viande pour lesquels je n’ai vraiment pas une passion dévorante.

Et quand je suis tombée enceinte, les choses ont pris un tournant un peu plus sérieux. J’ai commencé à me renseigner sur l’alimentation, à lire des bouquins passionnants, à échanger avec des tas de personnes sur le sujet. Pendant ma grossesse j’ai pensé à ma fille, dont la santé ne dépendait que de moi et de ce que j’avalais quotidiennement. Je me suis rendue compte que ce serait une injustice totale pour elle que de me nourrir n’importe comment durant 9 mois et le vrai déclic est arrivé.

J’ai commencé à manger de plus en plus bio, de plus en plus sainement et depuis…c’est resté. Aujourd’hui ce mode d’alimentation est totalement intégré à ma vie de tous les jours et est juste devenu « normal ».

 

commentbienmanger

Bien manger, ce doit être une habitude. Une vraie, habitude. Comme celle de se brosser les dents le matin pour éviter d’avoir une haleine de poney et de perdre toutes ses dents dans les 10 ans à venir. Une habitude comme celle de tirer la chasse d’eau quand on va aux toilettes. Une habitude comme celle de respirer, jour et nuit, du lundi au dimanche ou celle de cligner des yeux.

Pour bien manger il est important de comprendre le fonctionnement de son corps, ses besoins, ce qui le fait carburer et être en bonne santé.

Un corps a besoin de tout (ou presque) ce que la nature nous offre. Que ce soit les fruits et légumes, les céréales, les viandes, l’eau, l’huile, et une alimentation équilibrée se joue avant tout sur la variété et la diversité des aliments que l’on avale. Il faut essayer de manger de tout MAIS en quantités raisonnables. Se nourrir uniquement de fruits, ça ne fonctionne pas. Ne jamais manger de céréales, ça ne marche pas non plus. Le corps a besoin de glucides, de lipides, de protéines, de fibres, de vitamines, d’oligo-éléments, de sels minéraux, d’eau et j’en passe, bref, de tout un joyeux bordel!

Mais il n’y a pas vraiment de règle absolue car je pense que l’autre point (très) important c’est qu’il faut apprendre à écouter son corps et à le connaître.

Moi par exemple, je mange très très peu de viande et de poisson mais je suis très très fruits et légumes, céréales en tous genre. Je peux passer 1 mois entier sans avaler la moindre miette de viande et me sentir pleine d’énergie MAIS PAR CONTRE laissez-moi deux jours sans fruits ou sans légumes et je tombe comme une mouche.

Il faut donc apprendre à se connaître, tout simplement, et être constamment à l’écoute de son organisme. Une fois qu’on sait comment on fonctionne tout devient très facile et intuitif!

 

langoisse

Comme pour les cosmétiques, nous vivons dans la désinformation la plus totale et le seul moyen de s’y retrouver et de retourner à un mode d’alimentation plus sain est d’accepter de sortir des sentiers battus, d’essayer de comprendre les choses par soi-même, de ne pas croire tout ce qu’on peut nous raconter et de s’informer coûte que coûte.

Ca passe évidemment par la connaissance du fonctionnement du corps humain mais aussi par les recherches approfondies sur le sujet de l’alimentation puisque, dieu soit loué, on trouve de plus en plus d’ouvrages qui dénoncent les manipulations dont nous sommes victimes au quotidien (retrouvez la liste des mes bouquins favoris à la fin de l’article).

Il ne s’agit pas de manger à 300% bio ou de rejeter l’industrie agro-alimentaire en bloc. Il s’agit simplement d’être suffisamment renseigné sur le sujet pour pouvoir, une fois de plus, être un consommateur libre.

 

danslapratique

Dans la pratique, voilà ce que je pourrais vous conseiller:

(Encore une fois, chacun fait comme il veut, évidemment! Je base ces conseils sur mon propre mode de fonctionnement mais rien ne vous empêche de l’adapter ou d’en trouver un différent si vous y arrivez :))

produitstransformes

–>les sauces tomates, les pizzas toutes faites, les cassoulets en boîte (??)(QUI mange ça??), les plats préparés en tous genre. Si vraiment on y tient, on évite ceux contenant plus de trois additifs dans la liste des ingrédients. Apprendre à faire les choses par soi-même. Une pizza sera 1000 fois plus cool et meilleure si vous la faites vous-même et vous serez sûrs de ce qu’elle contient.

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–> Les aliments les plus « pourris » qu’on puisse trouver. Les animaux sont traités n’importe comment, « élevés » souvent hors sol, entassés dans des cages, des hangars insalubres, les veaux retirés de leur mère dès la naissance pour être nourris au lait synthétique, engraissés et parfois abattus de façon inhumaine.

–> Les poissons quant à eux, ce n’est plus un secret, vivent dans un environnement complètement moisi ou alors grandissent en élevages.

–> Il faut essayer, si on le peut, de privilégier les viandes bio ou tout du moins venant d’un bon boucher ou, mieux encore, d’un éleveur local! Et on évite toujours de manger le gras car certains polluants ont tendance à s’y accumuler de façon dangereuse.

–> Et on se rappelle aussi que NON, biologiquement parlant, on n’a pas besoin de manger de la viande tous les jours! Même quand on est un homme!

–> Pour les apports en protéines, pas de panique, il reste les oeufs (là aussi, bio de préférence ou achetés directement dans une ferme « clean »…), le soja et les associations céréales-légumineuses.

fruitslegumesbio

–> Ils sont beaucoup moins chargés en pesticides & co (je ne dis pas qu’ils en sont exempts car ne rêvons pas, le 100% bio existe aujourd’hui difficilement…), ont beaucoup plus de goût, de meilleures valeurs nutritives et une plus grande concentration en anti-oxydants. Si on ne peut ou ne veut pas de fruits et légumes bio, on les épluche toujours. Les saloperies ont tendance à se concentrer dans la peau.

produitslaitiers

–> Oui on nous bassine depuis toujours avec le lait, le calcium, la vitamine D, l’ostéoporoooose et compagnie. Sauf que ce sont des grosses conneries et que le lait est trèèèèèès loin d’être aussi bon pour la santé que ce que l’on voudrait nous faire croire. On trouve du calcium dans quantité d’autres aliments comme les choux verts, les figues sèches, les amandes, les brocolis, le chocolat… Vous êtes « intolérant au lactose »? Pas vraiment étonnant puisque le corps humain n’est juste biologiquement pas conçu pour consommer de si grandes quantités de lait animal! D’autant plus si on a des problèmes de peau car les hormones contenues dans le lait animal ont une sérieuse tendance à aggraver la situation. A lire sur le sujet: Lait, Mensonges et Propagande de Thierry Souccar.

céréalescomplètes

–> Ce type de céréales est beaucoup plus rassasiant (car assimilés plus lentement par l’organisme) et bénéfique d’un point de vue « santé » car tous les éléments intéressant se concentrent dans le germe et l’enveloppe (germe et enveloppe supprimés lorsqu’ils sont raffinés)

sucrerapides

Coca, sodas en tous genre, bonbons, gâteaux industriels contenant du glucose-fructose ET les édulcorants

–> Les premiers sont parfaitement inutiles au corps humain. Dangereux: risques d’obésité, de diabète, décalcification, cancers… Et addictifs: les sucres rapides sont directement envoyés dans le sang, ce qui engendre une hyperglycémie puis une sécrétion d’insuline pour finir par une hypoglycémie rapide. Résultat? Le corps réclame à nouveau du sucre.

–> Attention aux bonbons! Les bonbons sont de vrais petites bombes chimiques, blindés de colorants et d’additifs. Il a été prouvé que certains colorants, au pif le E120 (Cochenille/Acide Carminique) pouvaient provoquer l’hyperactivité chez les enfants (et il est interdit aux Etats-Unis), et le constat n’est pas forcément plus glorieux quand on se penche sur les autres colorants ou additifs qui composent notre paquet de dragibus…

–> Quant aux édulcorants, alléluïa, on commence enfin à reconnaître que ce n’est rien d’autre qu’un énième poison créé par les industriels. Sur le sujet je vous conseille cette vidéo, très intéressante et qui traite notamment de la Stevia…

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–> Là encore ce n’est un secret pour personne, notre corps est principalement composé d’eau. L’eau est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme et indispensable à nos cellules. Ca vous permettra aussi d’hydrater votre peau de l’intérieur! On ajoutera à ça que de nombreuses eaux minérales contiennent du calcium… Je dis ça… Je dis rien…

–> Si vous avez du mal avec l’eau (ce qui est un peu mon cas en dehors des repas), ajoutez une pointe de sirop (bio, if possibeul ou tout du moins sans colorant ni additif).

–> Evitez autant que possible toutes les boissons très sucrées du genre jus de fruits à base de concentré (moi je dis que le 100% pur jus passe encore…), coca et sodas en tous genre.

–> Et surtout évitez absolument de les boire light! Si vous faites attention à votre ligne alors buvez de l’eau, avec un peu de sirop si vous aimez le sucre ou alors autorisez 1 ou 2 verres de VRAI soda, le week-end. Bref, ne tombez pas dans le panneau des industriels qui vous vendent un produit ‘miracle-qui-fait-pas-grossir’ mais qui vous pourrira la santé.

 

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Alors là pour moi, dans l’idéal, c’est un immense OUI!

Manger bio c’est respecter son corps mais aussi la planète et la nature, les animaux et j’en passe. Même si le 100% bio est difficilement réalisable de nos jours (on peut retrouver des pesticides, des antibios etc. jusque dans l’eau courante, donc bon…) il y a malgré tout un état d’esprit mille fois plus respectueux qui se cache derrière et je pense qu’il ne s’agit pas uniquement de vouloir du 100% safe mais plutôt d’essayer d’adhérer à quelque chose de différent.

Mais encore une fois ceci est un idéal. Comme pour les cosmétiques il ne s’agit pas de devenir un illuminé du bio et de refuser catégoriquement de manger quelque chose de non certifié. Comme on l’a vu juste au dessus, il s’agit surtout de faire les bons choix plutôt que de se tourner vers du tout bio.

 


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Définitivement, oui, oui et re-oui! Même si le risque zéro n’existe pas, privilégier dans certains domaines des aliments bio est indéniablement un atout santé et ceux qui disent le contraire sont soit des industriels de l’agro-alimentaire conventionnelle, soit des personnes mal renseignées.

Certains pesticides, par exemple, sont accusés, de manière certaine ou suspectée, de créer des troubles neurologiques, des troubles de la reproduction, de provoquer des leucémies, des cancers de la prostate, du cerveau, de la peau, d’être des perturbateurs endocriniens ou de provoquer de l’asthme.

Déjà, là, je te vend du rêve, hein?

Les pesticides sont (quasi)(cf « labels ») interdits en agriculture bio. Evidemment ça ne signifie pas qu’une pomme bio ne pourra jamais contenir de trace de pesticides mais entre une pomme qui en a été aspergée pendant plusieurs semaines et une pomme qui, pas de bol, s’est pris une bourrasque de vent accompagnée de 3 gouttes de pesticide du champ du voisin… (ici c’est une image un peu bateau car une exploitation bio ne sera jamais labellisée si elle se trouve à proximité d’une exploitation conventionnelle!)

Du côté des additifs moins d’un cinquantaine sont autorisés pour les aliments bio contre plus de 300 pour les aliment conventionnels et ils sont évidemment soumis à une utilisation très stricte et réglementée.

Arômes synthétiques, édulcorants et exhausteurs de goûts (cf « Glutamate Monosodique » juste en dessous…) sont strictement interdits, de même que les acides gras trans.

De l’autre côté les aliments bio conservent excessivement plus de minéraux, de vitamines, nutriments que les aliments non bio.

Manger bio c’est aussi avaler moins de sel, de sucre et de « mauvais » gras.

 

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Oui, manger bio coûte encore (malheureusement) un peu plus cher que le non-bio.

Mais pour autant il faut sortir du cliché! On peut aujourd’hui trouver des aliments bio à des prix très abordables, voire parfois moins cher que leurs confrères non-bio. Et surtout le tout est de ne pas oublier qu’il ne s’agit pas de manger à 100% bio mais de faire les bons choix.

La plupart des supermarchés ont aujourd’hui développé leur gamme bio-marque distributeur. On peut très bien manger bio sans pour autant aller se ruiner en biocoop ou chez le petit épicier bio du coin qui vend une pomme à 12€.

Sans oublier les AMAP et beaucoup de petits producteurs qui proposent aujourd’hui de la vente directe aux consommateurs. Moins d’intermédiaires=moins cher.

 

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Je vous avoue que j’ai effacé et ré-écrit ce paragraphe plusieurs fois, le cas du « manger moins » étant un peu délicat. Donc que ce soit bien clair, il ne s’agit pas ici d’inciter à un quelconque régime amincissant ou à se laisser crever de faim en ne mangeant que du céleri bio mais plutôt de lever le voile sur quelques « combines » des industriels et de comprendre aussi que parfois, il faut peut-être réapprendre à manger.

glutamate

Mon élève favori! Est-ce que vous avez déjà entendu parler du Glutamate Monosodique? C’est un additif alimentaire, plus exactement un exhausteur de goût qui a pour effet d’exciter vos papilles et de développer votre envie de manger les aliments en contenant. Exemple: qui n’a jamais, après avoir avalé 1 ou 2 chips, fini par descendre le paquet en 1/2h? C’est ça, le glutamate monosodique. Une excitotoxine (qui porte bien son nom, dites donc…) qui vous pousse à manger plus et bien souvent plus d’aliments pas vraiment bénéfiques pour votre santé. Si on ajoute à ça  son pouvoir destructeur de système nerveux et cancérigène, on est bien!

Pour info on en trouve un peu partout dans les aliments conventionnels, que ce soit dans les légumes, les gâteaux, les apéritifs salés, les plats préparés…

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Le corps fonctionne de façon très simple: quand on a faim, le cerveau reçoit un message. A partir de là, tout être humain normalement constitué va…manger. Lorsque l’on arrive à satiété, l’estomac va mettre une vingtaine de minutes à envoyer un autre message au cerveau pour lui dire « c’est bon, mec, je suis blindé, merci! ».

Le problème c’est qu’aujourd’hui de nombreuses personnes mangent excessivement trop vite (moi la première!). Le temps que le message de satiété arrive au cerveau, ces personnes auront donc eu le temps d’avaler plus de nourriture qu’il ne leur en faut car ils n’auront tout simplement pas respecté le rythme naturel de leur corps. Rythme naturel qui demande une mastication lente et appliquée, un vrai temps calme pour le repas et surtout une réelle considération de ce qui est mangé.

En se comportant ainsi, le risque de « trop » manger est donc très important.

Est-ce que « trop manger » est dangereux pour la santé? Oui, à partir du moment ou ce « trop » engendre un surpoids important, voire une obésité. Ici il ne s’agit évidemment pas d’esthétique mais simplement de santé! Pour la petite info sachez qu’aux Etats Unis l’obésité tue plus de personnes que les accidents de la route…

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Lorsque les aliments quittent notre bouche pour atterrir dans l’estomac ils devraient normalement tous être…liquides! L’estomac n’est en effet par prévu pour digérer des morceaux. A partir de là les sucs gastriques ont plus de peine à digérer le contenu de l’estomac. Ca entraîne alors, quasi systématiquement, ce que j’appelle « le coup de barre post repas » et ce pour la simple et bonne raison que le corps doit monopoliser plus d’énergie pour assurer le bon fonctionnement de la digestion. De ce fait, tout le reste du corps est à la rame.

BREF!

Manger bio c’est se préserver, avant tout, des additifs qui poussent à la consommation. Manger bio c’est aussi mieux se nourrir, avec des aliments plus riches nutritivement parlant. Manger bio c’est aussi essayer de respecter ce qu’il y a dans son assiette, en évitant le gâchis. En clair, si on prend tous ces points en considération il se pourrait que le bio soit finalement moins onéreux que ce que l’on pense. Tout est une question de relativisation et je pense que lorsque l’on veut changer ses habitudes alimentaires il faut aussi savoir se remettre en question.

 

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ligne

La question est pas mal revenue, sur les réseaux sociaux et dans les mails que certaines m’ont envoyé. On m’a notamment demandé si ma « ligne » était liée à mon alimentation bio et il est vrai que la question « comment tu fais pour avoir cette ligne après avoir eu un enfant » est récurrente depuis les débuts de mon blog. Je vais donc enfin prendre le temps d’y répondre.

Donc, deux choses:

– Premièrement avoir un enfant ne signifie pas forcément qu’on va prendre 30 kilos et ne jamais les perdre par la suite!

Evidemment il y a toujours des cas particuliers, des soucis de santé durant la grossesse qui peuvent entraîner une prise de poids excessive et surtout n’oublions pas que, prendre du poids durant sa grossesse est juste NORMAL. C’est bon pour vous et c’est bon pour votre bébé. Mais prendre trop de poids, a contrario, peut devenir dangereux…

J’ai certes eu la chance de prendre très peu de poids durant ma grossesse (9 kilos, tout compris) mais je pense que c’est avant tout parce que j’ai fait très attention à mon alimentation durant ces 9 mois (attention! Je n’ai pas dit que je me privais. J’ai juste mangé sainement et écouté mon corps).

Ensuite, j’ai allaité durant près de 6 mois. Je ne dis pas que toutes les femmes doivent allaiter leur bébé, cela reste un choix que seule la maman peut et doit faire si elle en a envie, mais il est prouvé depuis fort longtemps qu’allaiter permet de retrouver son poids pré-grossesse plus rapidement.

Deuxièmement: mon métabolisme a radicalement changé suite à ma grossesse.

Avant j’étais comme une grande partie des femmes, si je mangeais mal ou trop, je prenais du poids. Depuis plusieurs années maintenant je n’arrive plus à prendre de poids et ai même tendance à en perdre à la moindre occasion (notamment ces derniers mois, sans aucun doute à cause de mes soucis hormonaux).

Certes je mange sainement et je n’ai donc pas de raisons apparentes de prendre du poids mais je me considère malgré tout comme un « cas particulier » car j’ai peu d’activité physique et je ne me prive pas.

N’oubliez jamais que le plus important ce n’est pas votre poids ou votre taille de pantalon mais le fait de vous aimer telle que vous êtes et de vous accepter!

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En un sens on pourrait presque dire oui…mais attention, bio n’est pas égal à diététique! Manger bio ce n’est pas un régime mais malgré tout, en un sens, on peut considérer que manger bio peut limiter les problèmes de poids.

Les produits bio sont dépourvus de grand nombre d’additifs (le glutamate, il connait pas, le bio…), contiennent moins de sels, de sucres et compagnie, ils ont en effet tendance à moins faire grossir que certains produits traditionnels comme les plats préparés, les sauces, la viande

Mais ce qui est le plus important là dedans c’est que la plupart des gens qui mangent bio font très attention à leur alimentation, sont à l’écoute de leur corps et savent (ou ont appris) à manger à leur faim. Ils prennent le temps de cuisiner tous les jours, pour pouvoir contrôler à 100% ou presque ce qu’ils avalent.

Une partie de ma famille, par exemple, mange très sainement et très bio et personne (ils sont 6, dont 4 enfants) n’est en surpoids, même la maman qui a eu 4 enfants et qui n’a plus 20 ans! Evidemment, ils sont un très bon exemple et ce n’est pas une vérité absolue mais j’ai toujours trouvé ça très « parlant ».

Après évidemment si vous mangez bio mais que vous mangez trop ou trop riche, avalez 12 tartines de pain bio et de beurre bio tous les matins, mettez 8 sucres bio dans votre café bio, mangez 1 kilo de pâtes bio et de sauce tomate bio au boeuf bio tous les midi et une pizza bio tous les soirs… Il n’y a pas de miracles! Et bio ou pas, très souvent lorsque l’on mange mal on prend du poids (tous problèmes de santé pouvant faire grossir mis à part, évidemment!).

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Il existe plusieurs labels pour l’alimentation bio, en France:

– AB (Agriculture Biologique) est le plus courant en France, il existe depuis 1985 et impose que 95% des ingrédients d’un produit soient d’origine biologique. Les OGM sont strictement interdits, de même pour les pesticides et les engrais chimiques.

– Nature et Progrès, le label le plus exigeant, le cahier des charges et plus strict que celui du label AB, il labellise non pas uniquement des produits mais des exploitations entières, tous les traitement chimiques sont interdits et les traitements vétérinaires réduits.

– Le logo « Eurofeuille » représente le label qui assure que la réglementation européenne à propos de l’agriculture biologique est respectée MAIS il est moins strict que le label AB (=autorisation de la présence d’OGM jusqu’à 0;9%, autorisation des pesticides quand il n’y a pas d’équivalent)

En gros, tout ça se vaut plus ou moins. A partir du moment où un produit est labellisé –> il est bio. Il n’y a donc pas de bon bio ou de mauvais bio (même si oui, on l’a constaté, certains labels sont plus exigeants). Et vous pouvez donc sans souci vous tourner vers les marques distributeurs des supermarchés!

Après, évidemment, il y a toujours des dérives, des producteurs peu scrupuleux qui font de la merde, des produits labellisés qui ne devraient pas l’être…

Le plus important d’après moi c’est d’accepter qu’on ne vivra jamais dans un monde parfait, avec des gens parfaits, une alimentation parfaite, des cosmétiques parfaits. L’erreur et la connerie existent, elles sont humaines et sans vouloir être pessimiste je pense que même si les choses peuvent s’améliorer, il en sera malgré tout toujours ainsi…

En attendant je ne pense pas que des cas isolés de « mauvais bio » doivent tout remettre en question, il ne faut pas généraliser et mettre tout le monde dans le même panier.

 

ecologielocavore

Ce n’est plus un secret, l’industrie agroalimentaire classique est un véritable fléau pour l’environnement.

Les terres sont complètement vidées, stérilisées à force de non-respect, alors on les bourre d’engrais, engrais qui détruit encore plus la terre et les milliers de micro-organismes qu’elle contient, alors on remet une couche d’engrais supplémentaire, et puis on n’aime pas les insectes et les champignons alors on les tue avec des insecticides et des fongicides. Et oui je peux faire pousser des tomates au mois de janvier, keskya, je les fait pousser dans des serres, sans terre, ça marche très bien, tu vois et elles sont dégueulasses oui tout à fait. Et au final tout le monde, de la terre à l’humain en passant par la vie présente entre les deux, en pâti.

Je vais être un peu extrême mais l’agriculture est devenue un putain de grand n’importe quoi! Avec d’un côté du gâchis, de la sur-production, des aliments de merde et de l’autre une énorme partie de la population mondiale qui crève de faim. Mais à part ça tout va bien…

(pardon)(je me calme)(promis)

A force d’en vouloir toujours plus, de vouloir de tout et n’importe quoi n’importe quand, de vouloir toujours moins cher, agriculteurs, industriels et consommateurs ont fait de ce système à la base si bien rôdé, un gros bordel.

(mince)(loupé)

Manger bio, local et sainement c’est essayer, tant bien que mal, de sauver ce qu’il reste à sauver et d’agir à son niveau, de revenir à un respect de la nature et de la terre et prendre ses responsabilités.

Quant au point « locavore » il s’agit bien évidemment d’un engagement écologique fort. Faire venir des mangues du fin fond de je ne sais quel pays en avion ou en cargo, même si elles sont bio, on a vu mieux, non? En essayant de privilégier les produits issus des terres françaises on fait déjà un très joli geste pour la planète. On n’hésite pas non plus à aller directement chez les producteurs. Plus c’est proche de chez vous et mieux c’est! Cela vous permet aussi de savoir d’où vient réellement ce que vous mangez et, point non négligeable, ça coûte beaucoup moins cher!

Sans pour autant, encore une fois, tomber dans l’excès. Vous avez envie d’une mangue (bio ou pas)? Achetez une mangue et mangez une mangue! Mais essayez de ne pas en faire une habitude.

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 Encore une fois, merci à tous ceux qui auront lu cet article du début à la fin. Comme je l’ai dit au tout début, ça a été un peu compliqué pour moi car autant j’ai définitivement un côté « relax » en ce qui concerne les cosmétiques, autant chez moi on ne rigole pas avec la nourriture et ce que l’on met à l’intérieur de son corps.

Pour essayer de conclure cette longue tartine j’ai envie de vous dire que, que vous soyez étudiant, que vous viviez chez vos parents, que vous soyez multi-millionnaire, que vous soyez au chômage, que vous viviez avec un mec qui n’en a rien à foutre de manger sainement (oh tiens, c’est moi! ;)), sachez qu’il y a toujours un moyen de faire changer les choses.

Quand on le désire vraiment manger sainement et manger bio peut devenir beaucoup plus accessible.

Pensez supermarchés, pensez AMAP, pensez petits producteurs près de chez vous, pensez potager si vous avez un petit espace vert (ou une terrasse ou un bord de fenêtre, les tomates poussent très bien en jardinières :)).

Pensez à manger des aliments de meilleur qualité qui, en quantité moindre, vous nourriront excessivement mieux que leurs confrères conventionnels. Pensez aussi cuisine car un plat préparé par vos soins sera toujours moins cher qu’un truc industriel pas très très bon et sûrement plein de vilainetés.

Pensez à vous informer pour savoir ce qu’il se passe réellement dans vos assiettes! Comme pour les cosmétiques le changement est beaucoup plus facile quand on connait la vérité. Qui accepte de se faire berner en toute connaissance de cause?

Mais pour autant essayons de ne pas nous transformer en relou de compèt’ et évitons de nous faire vivre un enfer!

sedocumenter

– A lire:

Santé, Mensonges et Propagande: Le bouquin qui fait froid dans le dos.

Consommateurs, revoltons-nous!: Le bouquin qui fait froid dans le dos, bis.

Les aliments qui guérissent: le bon bouquin pour connaître tous les bienfaits de certains aliments lorsqu’ils sont de qualité

La Méthode France Guillain: un peu de mal avec l’auteur qui essaie toutes les deux pages de faire la promo de ses autres bouquins et « méthodes » mais définitivement c’est à lire, c’est plein de bon sens et de très bonnes infos!

Le livre antitoxique: Celui-ci n’est pas uniquement axé sur l’alimentation mais il contient une grande partie traitant du sujet où sont notamment abordés les sujets des pesticides, additifs etc.

Lait, Mensonges et Propagande: Uniquement axé sur les produits laitiers. Une vraie grande claque dans la face.

– A regarder:

Notre poison quotidien

Faux sucre, zéro calorie, mais à quel prix?

Doit-on encore manger des animaux?

Vers un crash alimentaire

Je voudrais aussi citer les articles d’Eleonore Bridge à propos de son rapport à la viande et celui de Victoria au sujet de son « slow diet » (ici et ) que j’avais trouvé passionnant!

 

Je vous laisse, enfin, avec trois annexes que j’ai écrites pour ce post:

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Manger mieux… Sans vendre ses yeux

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publié par camilleDans la queue de la cantine, chez le coiffeur, à la radio… Combien de fois par jour, entend-on : “on ne peut pas TOUS se permettre de manger mieux” ou encore “le bio, c’est pour les BOBOS” (mais oui, encore eux, il faut les anéantir ! ) ?

Ca commence (un peu) à me courir sur le haricot.

D’abord, si l’on considère la répartition des dépenses, on constate qu’en 50 ans, la part du budget alimentation est passée de 35% à… 20%. La consommation de nouvelles technologies, elle, a explosé : TV, téléphones, ordinateurs. C’est parfois une question d’arbitrage.  

Ensuite, effectivement, si l’on met en parallèle un chocolat bio et équitable à la fleur de sel et une tablette “crousti-choco” premier prix, l’écart ressemble à la faille de San Andreas.

Il faut donc commencer par comparer ce qui est comparable.

Et parlons du prix, justement. Des supermarchés dont je tairai le nom (oui, du genre Lidl), ont martelé dans nos cerveaux malléables qu’il était tout à fait normal et enthousiasmant de payer une barquette de jambon 0,99€. Ils ont même décrété que c’était “le vrai prix des bonnes choses”.

Ah bon.

Avec 99 pièces de 1 centime, on pourrait donc prendre soin de l’animal, rémunérer décemment l’éleveur, maintenir l’économie locale, respecter l’environnement et proposer au consommateur un produit de qualité qui ne bousille pas la santé. Et la marmotte, elle met les tranches dans la barquette en plastique ?

Il faudrait veiller à ne pas trop nous prendre pour des dindes, messieurs les chefs du marketing.

Or, le prix qu’on ne paye pas à la caisse, on nous le facture fatalement quelque part. Ce sont les coûts cachés (à prononcer avec la voix de Christophe Hondelatte). A savoir : les dépenses de santé liées à l’apparition de maladies en partie liées à notre alimentation, les coûts de réparation de catastrophes écologiques comme les inondations, la baisse des salaires, la perte des emplois…

Bon allez, remballez les cordes, séchez vos larmes : je vous propose ici des solutions pour consommer de façon intelligente et responsable tout en maîtrisant son budget ! Ouaaaaaiiiiiis (lancé de cotillons biodégradables) !

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Spinach salad with avocado in the wooden bowl. Superfood. Fitness food.

Certains magazines féminins nous l’assurent, pour manger sainement, il faut abso-lu-ment se nourrir de super-aliments : kale, baies de goji , graines de chia…

Même s’ils sont vertueux, ces aliments coûtent très cher : jusqu’à 450€ le kilo d’algues klamath (“Et avec ceci ?” – “Ce sera tout. Vous acceptez les bras ?”).

En plus, ils ne sont pas indispensables sur le plan nutritionnel : les baies de goji ne contiendraient pas plus de vitamines que l’orange ou la pomme. Et elles ne feront pas non plus revenir un ex-mari.

Economisons donc nos roupies et croquons une bonne pomme granny.

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Surpriiiiise !

Même si cela peut sembler évident, l’être humain n’est pas toujours rationnel à 12h25, l’estomac creux, devant le rayon boucherie. Plutôt que de se jeter sur la première entrecôte venue, faire cuire des légumineuses (pois chiches, lentilles, pois cassés, haricots rouges…) permet d’obtenir autant sinon plus de protéines que la viande. Côté porte-monnaie, évidemment, cela revient nettement moins chers à ration protéique égale.

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Fresh beet on wooden background

“Quoi ?!!! T’as préparé ta propre pâte à pizza ? Mais c’est un truc de malade, envoie tout de suite ta candidature à Top Chef !”

Ca paraît impressionnant comme ça, mais il suffit de mélanger dans un saladier de la farine, du sel, de la levure et de l’eau… Et de patienter.

Arrêter d’acheter des plats préparés, biscuits transformés, pâtes à tarte prêtes-à-étaler constitués d’ingrédients maléfiques (additifs, sucres, colorants… le repas de Satan) permettrait d’économiser jusqu’à 20% sur son budget alimentation.

Alors transformons-nous en Bree (Van de Kamp, pas le fromage) et fabriquons nos jus, yaourts, pains et bols de müesli…!

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Et manger local, par la même occasion.  

Pour s’y retrouver financièrement, il faut privilégier les circuits courts type Amap et Jardins de Cocagne, où le consommateur achète directement au producteur, sans que le distributeur ne se fasse du beurre (je suis aussi parolière pour des groupes de rap…)

Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, sur 100 euros dépensés dans l’alimentation en grande surface, 37,6 euros reviennent aux supermarchés, 13,20 euros à l’industrie agroalimentaire et 8,20 euros aux agriculteurs.

Côté santé, ces produits subissent moins de traitements : hors saison, un fruit ou un légume viendra soit d’une récolte sous serre, où il a été arrosé de pesticides pour compenser le manque de soleil et de nutriments dans le sol, soit d’un pays lointain où les produits phytosanitaires ne sont pas forcément aussi réglementés qu’en Europe.

Et pour ne rien gâcher, ils ont meilleur goût : plus les produits viennent de loin, plus ils sont cueillis tôt pour résister au long voyage. Alors qu’une bonne tomate gorgée de soleil et cueillie à maturité… C’est à se damner (oui bon, pas comme une tablette de chocolat fleur de sel, encore une fois : comparons ce qui est comparable) !

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C’est une idée partagée par un lecteur, Roberto, dans les commentaires d’un précédent article. Le genre d’initiatives que j’admire particulièrement ; plutôt que de subir le système écrasant de la grande distribution, il a décidé de s’en extirper et de créer son propre mode d’approvisionnement.  

Il s’est regroupé avec plusieurs familles et a passé un accord direct avec des producteurs locaux qui, en échange d’un engagement d’achat en amont (pour leur permettre de réaliser des investissements), leur fournit des produits bio à prix attractif.

Le modèle fonctionne sur le mode participatif : chacun s’engage à venir aider trois fois dans l’année et cela créé un lien social en prime.

Pour faciliter la gestion, il existe des solutions informatiques comme Panier Local.

Un système gagnant-gagnant : pour le consommateur et le paysan !

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Organic vegetables. Farmers hands with freshly harvested vegetables. Horse radish

Certes, cuisiner les déchets ne renflouera pas un découvert de -400 et vous ne pourrez pas rétorquer à votre banquier : “je vous rassure, j’ai prévu de cuisiner une tarte aux épluchures de carottes”.

Mais c’est une question d’état d’esprit. Rien ne se gâche, tout se mijote : peaux, écorces, trognons, pépins, noyaux, côtes, tiges, cosses, fanes, etc.

Et ça peut même être alléchant : dans son livre Les épluchures, dix façons de les préparer, Sonia Ezgulian propose des recettes gastronomiques comme le Velouté de queues de percil aux ravioles de romans ou la Tuile de caramel à la peau de pêche.
Une infographie animée de La Ruche qui dit Oui propose aussi des recettes anti-gaspi ultra faciles à réaliser.

Une seule règle : acheter les légumes bio, non traités, car les pesticides se concentrent sur la peau des aliments.  

Et en plus, en cas d’apocalypse, on sera préparées !

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Bon… on n’est pas sur radins.com, mais rendons nous à l’évidence : pour faire des économies, il est préférable de se pointer en fin de marché, moment où les fruits et légumes invendus sont bradés.

Pour les personnes dans le besoin, certains maraîchers vont même jusqu’à donner des cagettes entières de “fruits et légumes moches”, abîmés et invendables, pourtant comestibles. Une association, la Tente des glaneurs, les récupère et les distribue gratuitement sur un stand en bord de marché.

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Picking spinach in a home garden. Bio spanach.

Produire ses fruits et légumes est le moyen le plus économique et le plus gratifiant de se nourrir : une graine bio et quelques coups de binette plus tard, à nous les tomates fraîches et les potimarrons bien ronds. L’exemple de ce Californien montre qu’avec 10m2, il est largement possible de se nourrir voire de dépasser l’auto-suffisance !

C’est mignon, me direz-vous, mais pour faire un jardin potager, il faut… un jardin. Et on a pas tous la chance d’habiter à la campagne ! Oui, mais les urbaines en manque de terre pourront rejoindre un jardin partagé à proximité. A Paris, notamment, il en existe des dizaines, jusque sur les toits !  

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Si le 100% bio n’est pas toujours atteignable, il faut appliquer la bonne vieille méthode apprise en cours de Management de la Performance Internationale Niveau 3 : la PRIORISATION.

Le magazine Bio à la Une a fait une liste des 10 aliments à consommer bio absolument, car ils sont plus exposés aux pesticides et aux antibiotiques : salade, fraises, pommes, raisin, poivrons, pommes de terre, boeuf, lait, poulet et oeufs.

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Je dois bien avouer que j’ai la phobie du chiffre 9, surtout dans une liste : imaginez, « Les 9 commandements » : ça n’aurait jamais eu le même retentissement ! Je saute donc sur l’occasion pour vous proposer de partager ici vos dixièmes solutions pour manger mieux sans se ruiner :-). 

Grignotage, produits laitiers, sucre et compagnie

Voici une petite annexe à mon post « Manger sain » à propos du grignotage, de mon addiction aux produits laitiers et au sucre, histoire de partager un peu les solutions que j’ai trouvé pour éviter tout ça.

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Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été une grande malade de sucre! Quand j’étais gamine et même plus tard, quand j’étais ado et jeune adulte, je m’achetais des demi-kilos de bonbons que j’avalais en l’espace d’un après-midi. Au secours.

Je considère mon rapport au sucre comme réellement addictif et…il l’est. Le sucre raffiné, celui des bonbons notamment, n’est absolument pas quelque chose de « naturel », il a été inventé par l’homme et peut réellement créer de fortes dépendances.

J’ai mis du temps à m’en rendre compte mais pendant très longtemps j’avais BESOIN de manger du sucre, psychologiquement et physiquement.

Ce n’est que depuis peu de temps que j’arrive à me détacher de cette addiction.

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–> Ce n’est pas toujours évident mais quand je vais faire mes courses j’essaie toujours d’y aller avec le ventre plein (genre juste après le goûter) et je m’en sors plutôt pas mal.

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–> Les sucres rapides n’ont absolument aucun intérêt pour l’organisme. Ils sont directement envoyés dans le sang, créent une hyperglycémie, ce qui engendre une montée d’insuline et pouf, très rapidement, tout retombe, l’organisme se retrouve en hypoglycémie et on se colle alors dans le crâne qu’on a besoin de PLUS de sucre. Genre sinon on va mourir…

–> Dans mon cas, le sucre a aussi pour effet de complètement déglinguer ma peau. Il me suffit de faire le test, d’arrêter d’en manger pendant 10 jours et de m’envoyer un paquet de bonbon. Deux jours plus tard c’est le bourgeonnement!

–> On peut aussi évidemment ajouter les prises de poids excessives qu’engendrent la sur-consommation de sucre. Je ne rencontre pas ce problème (cf le paragraphe « Manger bio fait moins grossir? » -> »Dis-nous tout sur ta ligne ») mais on ne peut plus nier que, de nos jours, c’est devenu un réel problème.

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–> Pour moi c’est vraiment la clé! J’essaie de suivre une règle très simple: quand je suis chez moi je n’ai pas le « droit » de manger de bonbons. Par contre quand je vais au ciné, chez des potes ou que sais-je, je m’autorise à manger ce que je veux.

Evidemment il m’arrive aussi de manger des merdes quand je suis chez moi! Autant vous dire qu’avec un petit enfant à la maison, même en n’achetant pas de bonbons, on peut difficilement les éviter… (au passage, arrêtez d’offrir des bonbons aux enfants, ce n’est franchement pas un cadeau…)

 

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Je suis une GRANDE grignoteuse. Mais vraiment. Je peux passer ma journée à grignoter tout et n’importe quoi, même en faisant des repas complets et rassasiants. Ca a longtemps été un vrai souci pour moi car c’était devenu une véritable habitude et je mangeais de façon quasi automatique tout au long de la journée, principalement pour calmer mon stress.

Et évidemment je ne mangeais pas vraiment du céleri en branche mais plutôt des paquets de bonbecs entiers! (voir « Sucre », ci-dessus)

Cette dernière année j’ai donc décidé de me reprendre en main et d’essayer, au maximum, d’arrêter de manger toute la journée.

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Principalement parce que manger toute la journée, c’est fatigant.

Le système digestif a besoin de se reposer, il ne peut pas travailler H24 et recevoir continuellement de nouvelles choses à digérer. Chez moi ça plombait vraiment mon énergie, d’autant plus que je grignotais beaucoup de merdes du genre gâteaux, bonbons, chips, etc. Autrement dit rien de très bénéfique pour mon organisme! Si on ajoute à ça que l’état de ma peau est directement lié à ce que j’avale, autant vous dire que ce n’était franchement pas le paradis niveau beauté intérieur ET extérieur.

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J’ai pris sur moi. (Oui, désolée, je sens des déceptions dans l’assemblée… ;))

J’essaie d’évacuer mon stress autrement. Quand ça ne va pas, je fais une pause, je tricote, je plie du linge, je regarde une vidéo sur Youtube, je sors faire un tour…

Et quand j’ai vraiment envie de manger un truc, pour une raison X ou Y, j’essaie de me tourner vers quelque chose de plus sain. La grande révélation pour moi ayant été les fruits secs: je fais des mélanges de tout et n’importe quoi, bananes, raisins, amandes, noix, noisette, noix de cajou, pomme…

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Ici encore, une de mes grandes addictions! Je pourrais passer ma vie à manger des raclettes, des fondues, des tartines de fromage avec du beurre, à boire des chocolats chauds et des capuccinos, manger des céréales noyées dans du lait froid…

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Je ne vais pas faire un long blabla là dessus, si le sujet vous intéresse je vous conseille très très vivement de lire Lait, Mensonges et Propagande de Thierry Souccar. C’est…édifiant.

Mais pour en parler rapidement malgré tout ce qu’il faut bien comprendre c’est que le seul lait réellement bénéfique à l’homme est celui…de sa mère! Nous ne sommes absolument pas faits pour ingurgiter de telles quantités de lait animal, ce n’est pas naturel et ça peut être extrêmement nocif pour l’organisme! (suffit de voir le nombre « d’intolérants au lactose » qui grandit d’année en année…)

Si on ajoute à ça que le lait animal est bourré d’hormones (les hormones de la maman animal, donc), hormones qui bien souvent entrent en conflit avec les nôtres (salut les problèmes de peau!), hormones qui, initialement sont faites pour permettre au bébé animal d’atteindre sa taille adulte en très peu de temps (quand l’homme a besoin de quasi 20 ans pour ça… ET arrête de boire le lait de sa mère entre l’âge de quelques mois à celui de quelques années… Si vous voyez ce que je veux dire…), sans oublier le traitement parfois minable des pauvres vaches laitières, sur-sollicitées, pouvant donner jusqu’à 10 000 litres (?!?!) de lait par an… le tableau est presque complet.

On pourra tout de même signaler au passage que le calcium du lait animal est très mal absorbé par l’organisme humain, et que, du calcium on en trouve aussi des tonnes dans des tas d’autres produits nettement plus sains.

Pour le reste et les trucs vraiment (VRAIMENT) flippants, je vous laisse vous plonger dans le bouquin de Thierry Souccar, si l’envie vous prend.

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Ben…je galère! (Super. Sympa. Merci.)

Je suis tellement habituée à manger des produits laitiers que j’en consomme quasiment sans m’en rendre compte. Quand je mange une pizza je prends systématiquement celle aux trois fromages, j’ajoute toujours du gruyère sur mes pâtes, du lait dans mes céréales et, vraiment, il me faut toujours de longues minutes avant de me dire « mais meeeeerde, je suis encore en train de manger du lait! ».

Donc ça me demande de gros gros efforts et aussi des sacrifices.

Il y a peu j’ai remplacé le lait de vache par des laits végétaux. J’aime particulièrement le lait d’épeautre (qui en soit n’est absolument pas un lait mais ça y ressemble et ça fait du bien psychologiquement… ;)) et celui de noix de coco.

J’ai arrêté d’acheter du fromage toutes les semaines pour essayer de descendre à 1 ou 2 par mois. Quand j’ai mon brie ou mon comté à la maison je peux en manger autant que je veux, je peux l’engloutir en une bouchée même, si ça me chante, mais quand y en a plus… Ben y en a plus. (oui, ma vie est un enfer, tout à fait…)

Mais encore une fois, j’essaie de ne pas virer psychopathe! Si je mange du fromage au restaurant, bon, ben… je mange du fromage au restaurant. Je ne vais pas mourir sur le champ pour autant. L’idée est vraiment de réduire ma consommation de laitages qui était, pendant longtemps, très excessive, et non pas de bannir tous les produits laitiers de ma vie et ce à tout jamais.