Un repas de Noël 100% bio qui ne vous mettra pas sur la paille

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En 2018, on a bien tenu notre pacte imaginaire avec Monsieur Hulot : glisser dans nos gosiers uniquement des produits bio (ok… si on exclut les repas dominicaux chez Mamie et la cantoche du boulot).

Mais nous voilà début décembre : un truc commence à nous filer des sueurs froides, et ce ne sont pas les 5°C affichés au thermomètre. NOËL. Le mot qui suinte la dinde bon marché, les blinis sous blister et les feuilletés surgelés.
Autant le reste de l’année, c’est assez facile de se tenir à carreaux sur le bio : on a commandé toutes les semaines notre petit panier de légumes estampillé AB, collé notre signature sur la pétition contre le glyphosate… On a “fait notre part”, comme dit le petit oiseau.

Sauf que dans quelques jours, il va falloir cuisiner un repas pour 15 personnes… Intégralement issu d’une production responsable, histoire de tenir les engagements pris avec notre propre conscience.
Du bio de l’apéro à la bûche : autant dire, on est marron. Pour renflouer nos bourses, on peut tout de suite commencer à manger des patates, leurs épluchures et la terre qui va avec jusqu’au 24.

Allez, cessons de grelotter, j’ai dans mon traîneau quelques bons tuyaux pour un repas 100% labellisé à moindre frais !

Bah oui, désolée d’en remettre une louche (ou plutôt de vous en resservir une tranche), mais c’est #labase. Sans même parler de la souffrance animale – c’est Noël, pas le moment de vous foutre les boules – écarter le budget dinde est la garantie de ne pas se faire plumer. Comptez environ 150€ en moins sur l’addition.
Et je ne parle même pas du foie gras qui plombe sérieusement la note… et la conscience. “Ce n’est qu’une fois dans l’année”, rétorque votre beau-frère avec sa serviette coincée dans le col de la chemise : oui, c’est vrai, in fine ça ne fait que 37 millions de canards abattus tous les ans pour finir tartinés sur du pain de mie. Anecdotique.
Oups, pardon… j’avais dit que je ne voulais pas vous mettre le moral dans les chaussettes-flocons. Bon, passons vite à la suite pour raviver la bonne humeur de Noël ^^.

Non pas pour se venger de tonton Bernard qui nous a fait le coup du “cri de la carotte” dès l’apéro, mais pour se mettre aux fourneaux.
Je sais, ça fait du boulot, pourtant c’est la meilleure façon de faire fondre la facture comme neige au soleil. Alors évidemment, ça implique de cuisiner des choses simples : on évitera la pièce montée sur 5 étages sous peine de finir en PLS sous le sapin le soir du réveillon.

Préférons, par exemple :

Et pour vous épargner la cohue des supermarchés, notez que Naturaliainspirés par les méthodes d’un entrepreneur barbu vêtu de rouge – livre vos ingrédients dans toute la France.

Pour rappel, c’est quand même Noël : il va falloir faire pétiller les becs des invités. Et ce n’est pas avec une salade d’endives à l’huile ou des patates vapeur qu’on va leur faire atteindre l’extase digne des grands soirs.

Donc il va falloir miser sur des ingrédients à fort potentiel, nobles ou qui s’anoblissent lors de la préparation, qui apportent un goût puissant et sont capables de pimper avec classe les plats les plus fadasses.

  • Les champignons

On laissera de côté la truffe qui coûte plus cher au kilo que des vacances all inclusive à Djerba pour une famille de 5 personnes, et à la place on pourra choisir de bons champignons de Paris (qui viennent de France, n’est-ce pas ?! Au risque de défriser la barbe du Père-Noël, je tiens à rappeler que 70% d’entre eux sont chinois).
Quelques cèpes et bolets séchés, en petites touches, seront parfait pour réhausser le goût de certains plats.

  • Les graines

N’importe quelle nourriture d’oiseau qui vous tombe sous la main : pignons, sésame, tournesol, lin, sarrasin… Non seulement ces graines sont bourrées de nutriments, mais en plus, elles rendent les plats plus croquants et savoureux (par pitié, épargnons-nous le “croquant-gourmand” de Lignac, ça me donne envie de me rouler en boule en geignant sous la table de la cuisine). Mon astuce, c’est de les faire torréfier quelques minutes à la poêle, sans matière grasse, pour intensifier les arômes et apporter des notes fumées et musquées qui rappellent celles de la viande (ça fera le bonheur des carnassiers de la tablée ^^).

  • Les herbes & épices

Sur une base de recette simple, elles font des miracles : les herbes fraîches (bon d’accord, congelées de cet été, mais elles feront le job) et les épices traditionnelles de Noël comme la cannelle (même dans un plat salé !), la badiane, le cumin, la cardamome, la muscade, le gingembre frais… Pour un réveillon pimenté et une facture moins salée, il est fort recommandé d’en saupoudrer allègrement sur toutes les plâtrées !

  • Les fruits

Mais pas n’importe lesquels ! Mes favoris pour impressionner la galerie : les zestes d’orange, les tomates séchées, la noix de coco râpée, et bien sûr, les incontournables châtaignes & marrons qui mettront tout le monde au diapason.

  • Les sauces et condiments

Miso, sauce soja, huile de sésame, algues : on peut faire confiance aux Japonais pour transcender le palais. En parsemer avec légèreté relèvera subtilement les plats sans altérer les saveurs traditionnelles de Noël.
Quelques gouttes de vinaigre balsamique, d’huile de noix, de sirop d’érable ou de miel font aussi des miracles.

C’est le moment de mettre en application les savoirs culinaires ingurgités par nos cerveaux en veille devant Top Chef cet hiver.

  • Les confits

Pour la cuisson, on enferme le cuit-vapeur à double tour dans le placard : une assiette de légumes à l’eau ne fera jamais rappliquer le Père-Noël. A la place, on utilise un grand plat que l’on tapisse d’huile d’olive et d’herbes fraîches, sur lequel on dispose les légumes avec quelques gousses d’ail et encore un généreux filet d’huile (nota bene : la maison ne fournit pas les cures minceur post-réveillon) : on recouvre de papier alu et on enfourne tout ça pendant environ 1h jusqu’à ce les légumes aient un peu bruni et donc… confit.

  • Les mousses

Point de purée pour réveillonner : on préfèrera s’émoustiller sur les mousses, nettement plus légères et gastronomie-friendly.
L’astuce : cuire puis mixer des légumes – par exemple des champignons – avec de l’oignon, de l’ail, de la crème de soja et du tofu nature, placer au frais pour que le mélange épaississe puis utiliser une poche à douille pour dresser sur des blinis. Effet “réception de l’ambassadeur” garanti.

  • Les terrines

Bien plus chic que le pâté, plus distingué que les rillettes : les terrines. Ca fonctionne avec n’importe quel légume mixé, pourvu qu’on y ajoute de l’agar agar qui va gélifier la préparation. Cette recette sur le blog de Naturalia est un très bon exemple.

C’est aussi le moment de mettre le paquet sur la présentation avec, par exemple, des étoiles de badiane, des branches de romarin séchées, des tranches d’oranges confites disposés avec parcimonie sur les assiettes pour un effet visuel flamboyant.

 

Vous voilà avec tous les ingrédients pour un Noël super bio, alléchant et étincelant… Qui ne vous laissera pas sur la paille (rapport à la crèche, pour ceux qui ne l’avaient pas ^^).

13 commentaires sur Un repas de Noël 100% bio qui ne vous mettra pas sur la paille

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  1. Coucou Coline et Camille,
    Pas de repas de Noël à organiser cette année de mon côté… Mais je vais le partager pour que ça donne quelques idées de simplicité ;) Et je vais très probablement tester à la maison la recette de crème brûlée orange/canelle ^^
    Belle journée à vous deux !!

  2. Salut Coline, très bonnes idées ;)
    Mais dis moi tu ne parles pas du faux foie-gras que tu avais tant aimé! Quels sont son nom et la marque stp?
    Passe de bonnes fêtes de fin d’année!

  3. Super menu, vraiment plus besoin de faire souffrir les animaux ! Heureusement, aujourd’hui il y a tellement de choix ;
    Merci pour cette partage, je trouve l’inspiration dans chaque de vos articles:)

  4. Salut Camille et Coline,

    Plein de bonne information dans cet article. Je garde cet article de côté pour notre prochain repas de fête. Je vais peut être réussir à rendre le reste de ma famille végétarienne ou au moins « flexivore ».

    Bonne journée

  5. Hello :)
    Commentaire un peu tardif sur ces chouette article.
    Je tilte sur le partenariat avec Naturalia (non pas parce que c’est un partenariat) mais pour Naturalia. Je trouve un peu dommage de mettre en avant une boîte qui appartient à Casino (monoprix et compagnie), Et qui, pour y avoir travaillé (en tant que co-responsable) est une vraie misère d’un point de vue humain. Je trouve important de se nourrir avec du bio, du local, sans cruauté animale, mais je trouve également important de se fournir dans des enseignes qui respectent l’humain (et qui ne leur envoient pas par exemple des mails injurieux, ou encore à tout hasard qui harcèlent leurs employés en arrêt maladie pour qu’ils reviennent plus vite). Mais je me doute qu’il est difficile de se faire un avis de « l’extérieur » sur ce genre de boîte. Enfin voilà, c’était ma petite expérience très désagréable (et je ne suis absolument pas la seule) que je tenais à partager. Depuis je boycotte Naturalia, et me suis tournée vers de petits magasins bio tenus par des personnes plus humaines.
    Bonne journée :)