LE MEILLEUR DÉO POUR L’ÉTÉ ET RETOUR EN PRISON

C’est l’heure des favoris ! On parle beauté, de mon nouveau déo trop génial, de série, de podcast (encore… #passionpodcast), de lumière et de jolies choses 💙

JE PORTE

• Blouse Vila

DANS CETTE VIDÉO

• Déodorant « Eau de Sauge » Day Dry

• Siren Serum / Leah Lani

• Parfum « Rose Olivier » / Bastide

– Dispo aussi en miniature :

• Enlumineur « Away We Glow » #Eclat Cristallin / NYX

• Prison Break – Saison 5

Génération XX – Mathilde Lacombe

La vidéo de Natacha

Tests sur les animaux : Cruelty Free International nous dit tout !

Si vous avez un peu suivi l’actualité depuis le début du mois de juin vous savez sans doute que The Body Shop a récemment lancé une immense campagne, dans le but de mettre définitivement fin aux tests sur les animaux dans le milieu cosmétique, et ce dans le monde entier, d’ici à 2020.

D’ailleurs nous avons déjà dépassé les 600 000 signatures !#YAY Si jamais vous n’avez pas encore signé la pétition je vous invite vraiment à le faire juste ici (ça prend 23 secondes et c’est vraiment pour la bonne cause). #GOGOGO

De mon côté, si vous avez vu passer cette vidéo, vous savez que je suis l’ambassadrice de cette campagne en France et je compte bien vous tenir régulièrement au courant de l’avancée des choses, à commencer par une (deuxième) très bonne nouvelle : au mois de septembre The Body Shop organisera une grande marche dans Paris, pour les animaux et surtout contre les tests ! Bien évidemment j’y participerai et j’espère que vous serez nombreuses/nombreux à vous joindre à nous !

Mais en attendant de pouvoir vous en dire plus à propos de cette marche je tenais à réparer un petit oubli de ma part…

Il y a quelques semaines, toujours dans cette vidéo, je vous annonçais que je vous retranscrirai entièrement l’interview que j’ai réalisée de la directrice de Cruelty Free International et…et ben j’ai oublié. Hin. Hin. Hin.

#boulet

Du coup je tenais à réparer ça et surtout à ce que vous ayez toutes les infos à propos des tests sur les animaux dans le milieu cosmétique sous la main, facilement et rapidement !


Comment sont sélectionnées les marques que CF décide de labelliser / quel est le cahier des charges ? Lorsqu’une marque est labellisée, effectuez-vous des contrôles ?


Afin d’être labellisées par Cruelty Free International les marques doivent passer un certain nombre de tests. Pour ce faire elles doivent répondre aux exigences suivantes :

•  Aucun produit, ni ingrédient qui le compose, ne doit avoir été testé sur les animaux.

•  La marque doit pouvoir fournir une attestation de ses fournisseurs confirmant qu’ils ne pratiquent pas l’expérimentation animale.

• La marque doit accepter de pouvoir être contrôlée à tout moment par un organisme indépendant.

• Après avoir rejoint le programme, les marques sont soumises, tous les 3 ans, à un audit leur permettant de conserver leur label.


Fin 2016, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Europe pour combattre les tests sur les animaux. Pourquoi certaines marques ne réalisent pas la démarche de devenir Cruelty Free ?


Si aujourd’hui certaines marques ne prennent pas l’initiative de devenir cruelty free, c’est principalement parce qu’elles ne souhaitent pas se fermer les portes de certains marchés. Marchés qui exigent des tests sur les animaux, comme la Chine par exemple.

C’est pour cela que les marques qui décident de devenir cruelty free et postulent pour être labellisées « Leaping Bunny » disent : “Non, nous ne ferons pas de tests sur les animaux, quel que soit le marché sur lequel nous vendons nos produits”. Elles préfèrent ne pas vendre leurs produits plutôt que de devoir tester sur les animaux pour être conformes aux lois qui sont en vigueur dans certains pays.

Tant qu’il n’y aura pas le loi à l’échelle internationale, certaines marques continueront de tester leurs produits sur les animaux pour ne pas se fermer les portes de certains marchés.


Qu’est-ce que REACH, pouvez-vous me l’expliquer et simplifier le sujet ?


REACH est un plan qui contrôle l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques, et qui oblige à tester les ingrédients cosmétiques utilisés en Europe.

Le plan REACH oblige donc les marques à prouver que les éléments chimiques qu’elles utilisent ne sont pas toxiques pour la santé humaine.

Il induit le fait qu’une marque est ainsi obligée de tester ces éléments chimiques sur des animaux si elle n’est pas en mesure de prouver que ces éléments ne sont pas nocifs pour la santé humaine via des tests alternatifs.

Cruelty Free International se bat pour que REACH ne demande plus de tests sur les animaux lorsque ce n’est pas nécessaire et reconnaisse la sureté des tests alternatifs.

Certaines marques qui sont déjà labellisées Leaping Bunny par Cruelty Free International travaillent très dur pour sortir des produits cosmétiques qui soient validés par le plan REACH. Ainsi, si des éléments chimiques doivent être testés sur des animaux, une marque cruelty free préfèrera retirer cet élément de sa composition pour en trouver un autre qui ne nécessitera pas de test sur les animaux.

Le challenge est donc de monter que des produits peuvent être considérés comme sains et sans danger pour la santé humaine, sans que des tests sur animaux soient nécessaires.


Est que Cruelty Free International cherche à savoir si des ingrédients provenants d’autres industries (pharmaceutique, agro-alimentaire, etc.) sont utilisés dans les compositions ?


Si une marque veut être approuvée par Cruelty Free International et être labellisée, elle doit s’assurer que tous les ingrédients qu’elle utilise pour développer un produit n’ont pas été auparavant testés sur des animaux. Une marque utilisant des ingrédients provenants d’autres industries et potentiellement testés sur les animaux ne pourra donc pas être labellisées Cruelty Free.


Où en est la législation en Chine ?


Concernant la Chine, de récents développements ont été mis en place. Initialement si une marque souhaite commercialiser ses produits sur le marché Chinois, elle doit s’enregistrer auprès de l’administration qui s’y réfère. Cette administration demande des tests sur les animaux dans le but de prouver l’innocuité des produits, avant de pouvoir les commercialiser sur le marché et le sol chinois.

Deux nouveaux éléments sont apparus ces dernières années :

  1. La Chine a commencé à approuver les tests alternatifs (peaux reconstituées etc – voir plus bas)
  2. Lorsqu’une marque décide de fabriquer ses cosmétiques sur le territoire chinois, en faisant approuver leurs produits auprès des administrations locales, elle n’a pas besoin de réaliser de tests sur animaux pour faire valider ses produits.

Ces deux éléments sont le signe d’un premier pas quand au retrait définitif des tests sur les animaux.


Quelles sont les alternatives aux tests sur les animaux ? Sont-elles fiables ?


Il existe plusieurs alternatives aux tests effectués sur les animaux pour les produits de cosmétiques.
Au lieu d’effectuer des tests sur des peaux d’animaux (cochons, rats, etc.) il est maintenant possible d’effectuer des tests sur des peaux reconstituées à partir de cellules humaines, mais aussi des cornées optiques synthétiques (au lieu de réaliser des tests directement dans les yeux des lapins), ce qui représente une grande avancée dans la lutte contre les tests sur les animaux.

Donc des alternatives existent et il faut savoir qu’elles sont bien moins onéreuses et surtout plus efficaces que les tests sur animaux !
Par exemple, un test sur une peau reconstituée peut coûter 500 dollars alors qu’un test sur animaux peut coûter jusqu’à 1 million de dollars !

Ces alternatives sont donc moins chères, plus efficaces et sont de plus en plus reconnues.


Avez-vous des informations au sujet du passage systémique, des réactions allergiques ou de la toxicité chronique lors des tests sur peaux reconstituées ?


Les modèles de peaux reconstituées, comme EpiSkin, évaluent et prennent en compte le profil toxicologique des ingrédients et des produits. Pour plus d’informations rendez-vous sur EpiSkin.com

J’espère que cette interview complète répondra à toutes vos questions et vous éclairera sur la réalité (et les avancées) au sujet des tests sur les animaux ! Je tiens encore une fois à remercier The Body Shop et Cruelty Free International pour avoir organisé cette interview et pris le temps de répondre à toutes ces questions, car même si je suis très bien renseignée sur le sujet, certains points (notamment le fameux point REACH) restaient encore un peu obscur. C’était vraiment génial d’avoir pu discuter avec des personnes vraiment calées sur le sujet et d’être sûre à 100% des infos que je recevais.
Et encore une fois, si ce n’est pas déjà fait, allez signer la pétition ! 🐰

 

Carrousel Clothing : la mode version artisan, fabriquée avec le palpitant

* En partenariat avec Carrousel Clothing *

La mode, c’est comme le pain. Il y a les toasts en sachet, fabriqués à la chaîne par des machines et des ouvriers qui s’échinent. Il est mou, il crée des remous intestinaux et a toujours le même goût de conservateurs.
Et puis il y a la boule paysanne, pétrie manuellement pendant plusieurs heures avec le coeur. Derrière ce pain, un artisan-boulanger a envie de partager sa passion : il utilise des blés anciens, des levains naturels et des outils traditionnels. La miche est bonne pour celui qui la fabrique et celui qui la mange : elle a la saveur du bonheur (insérer ici un visuel d’enfants sautillant pieds nus dans un champ de blé).

Les vêtements, c’est exactement pareil. D’un côté, on retrouve les fringues découpées par centaines, à la va-vite, dans des ateliers lointains et surpeuplés. Ils sont parfois beaux sur leur cintre : ils ressemblent comme deux gouttes d’eau à des collections de créateurs. Mais à y regarder de plus près, ils sont taillés à coups de serpe (à l’arrache, quoi), ils tombent mal et finissent en lambeaux avant la fin de la saison. Normal, ils coûtent le prix d’un sandwich triangle (avec du pain de mie… encore lui, le vilain !). Comme le dit si bien Li Edelkoort, auteure du manifeste Anti-fashion : “comment un produit qui passe par tant de transformations : être semé, pousser, être récolté, peigné, tourné, tricoté, coupé et cousu, terminé, labellisé, enveloppé et transporté peut-il coûter à peine quelques euros ?”.
Avec ce type de nippes, une fois passée la frénésie de l’achat, un sentiment de culpabilité nous emboîte souvent le pas… Un peu comme quand on s’enfile une grosse tartine de Nutella.  

De l’autre côté, il y a les pièces confectionnées dans des ateliers à taille humaine, tout près, avec respect. Certes, le prix de ces vêtements peut faire bondir dans les chaumières : produire en petite série, choisir les bonnes matières, payer ses impôts, verser un salaire décent aux couturières, ça a un coût. Mais à l’échelle d’une société, tout le monde est gagnant : le travailleur qui gagne mieux sa vie va pouvoir bénéficier d’articles de meilleure qualité, qui polluent moins l’environnement et qui garantissent de meilleures conditions de travail à celui qui les produit… Et ainsi de suite (non, je n’ai pas bouffé un bisounours au petit déjeuner : je vous recommande chaudement le documentaire Nos vies discount).

Carrousel Clothing est la parfaite illustration de ce cercle vertueux. J’ai longuement papoté avec Elisa, la créatrice de la marque, et elle a forcé mon admiration : passionnée, simple, sincère, avec juste ce qu’il faut de culot pour porter un tel projet en solo. Après des études de stylisme et un début de carrière dans une grande enseigne sportive, elle a décidé en 2008 de devenir artisan.

 

Jupe mermaid / Sweat Artisan pastel bleu

Artisan.

Un mot qui détonne dans un monde où l’on produit les vêtements par tonnes. A l’heure où certaines marques imposent des cadences effrénées à des ouvriers sous-payés pour pouvoir tasser dans les rayons bondés deux nouvelles collections par semaine ; à l’heure où 80 milliards de vêtements sont fabriqués dans le monde chaque année ; à l’heure où les Français jettent 12kg d’articles de mode par an dont seul un tiers est recyclé… Ce mot prend tout son sens.
Pour Elisa, l’artisanat est une forme de résistance, une façon d’en découdre avec la société de (sur)consommation. C’est un symbole puissant : elle en a fait l’emblème de ses sweats.


Le lent carrousel s’oppose au grand-huit qui va trop vite (et donne franchement envie de dégobier, en plus). Ce manège s’intéresse à ce qui l’entoure : les hommes, la planète, la vie.

Une fois par saison, de fil en aiguille, Elisa prend le temps de dessiner les patrons, de choisir les matières et de confectionner une partie de la collection dans son atelier à Annecy. Le reste de la production est confié à d’anciennes couturières Lejaby qui se sont retrouvées sur le carreau après la délocalisation de leur usine : elles ont des doigts de fée et un savoir-faire qui vaut de l’or.
Après plusieurs heures de fabrication à la main, une trentaine de modèles sont disponibles en série limitée : entre inspiration ethnique, univers onirique et lignes basiques, ce sont à chaque fois des pièces au caractère marqué et unique (le genre de dégaine avec laquelle tu peux te permettre une petite démarche à l’américaine).

Bombers pastel prisme / Short cream

Les pièces sont pensées pour traverser les années. Les matières sont durables et proviennent toutes de France, d’Espagne,  d’Italie ou des Pays-Bas. Les coupes sont structurées tout en restant légères et confortables : c’est le genre de vêtement qu’on peut enfiler le matin pour aller au boulot, garder l’après-midi pour faire du vélo, et chalouper toute la nuit sur des rythmes latino (tu sens la meuf des années 90 ?).  

Et le prix, revenons-y. Elisa m’a expliqué de façon totalement transparente la répartition des coûts d’un sweat Artisan : 

  • Coût de la fabrication made in France : 18,24€ TTC pour 50 pièces par couleur
  • Prix du tissu au mètre provenant des Pays-bas : 6€ TTC
  • Prix de la sérigraphie artisanale : 2,5€

Le reste est destiné à la marge distributeur (en général un coefficient de 2,5), aux frais inhérents à chaque entreprise et… à la rémunération d’Elisa qui doit quand même manger autre chose que ses rebuts de tissus à la fin du mois.

Grâce à des cycles courts d’approvisionnement et de production, une fabrication artisanale et en petite série et des matériaux de qualité, l’empreinte carbone des produits est exceptionnellement faible.

Carrousel Clothing, c’est une marque qui tourne vraiment rond.

Jupe maille rose à poches / Tee-shirt blanc good luck coton bio