Indonésie

Bali en mouvement

Comme promis, voici la vidéo de ma première semaine à Bali ! J’espère qu’elle vous plaira 💙 Et si vous avez loupé mon post et le détail, jour par jour, rendez-vous juste ici ! 🙌

✘ MUSIQUE ✘

• Lazy Summer for Two Pianos / Luke Richards

• Sun Will Rise / Chris Bussey

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 ▸ édité sur Final Cut Pro

▸ tourné avec un Canon G7x Mark II

Bali, les pieds sur terre

Bali… Un voyage épique de plus à ajouter à la liste.

Rentrée depuis seulement 2 jours je m’attèle déjà à la rédaction de cet article parce que, je sais, je.le.sais. je vais au moins mettre 374h à réussir à vous raconter ces 2 semaines magiques. Et comme tout a été trop génial, on va la faire à la old school : chronologiquement et en deux épisodes (voire plus…). Yay ! 🎉

Cette année nous avons donc décidé de partir découvrir une partie de l’Indonésie. Bali et Lombok. Et waw, les gars. Waw. Waw. Wawawawaw.

Nous avons opté pour un voyage entièrement organisé via Terres d’Aventures, joliment intitulé « L’Indonésie au fil de l’eau » *. Au programme, une semaine à terre…et une semaine en mer ! Aka l’aventure à 16h d’avion de la France.

*Pour information j’ai été invitée par Terres d’Aventure (d’où les mentions systématiques sur Insta, vous l’aurez peut-être noté 😉) #mercimillefoisTerdav. Le reste de ma famille a payé son voyage, je ne suis pas rémunérée pour parler de ce voyage et, as usual, mon avis reste le mien…et honnête 😊 !

FIRST THING FIRST, nous avons voyagé avec Qatar Airways, au départ de Francfort (bien que le voyage soit entièrement organisé sachez que vous pouvez demander à partir de la ville de votre choix). 16h d’avion, donc, ou plus exactement 6h10 et 9h50 avec une escale à Doha. Et alors croyez-moi ou non, je n’ai jamais autant apprécié passer 16h dans un avion ! Ça peut sembler anecdotique mais Qatar Airways, les gars, c’est de la balle. Je n’ai jamais voyagé dans des avions aussi confortables, avec un équipage aussi gentil, souriant, aimable, serviable, des sièges qui s’inclinent pour.de.vrai où tu peux à peu près dormir de façon correcte, où la nourriture est franchement cool (avec option VG)(merci la vie !), où les films sont disponibles dans toutes les langues…Bref. J’ai été tellement emballée que j’aurais largement pu écrire un post entier sur le sujet (elle est toujours un peu expansive, la dame…).

16H D’AVION PLUS TARD, donc, nous voilà à Denpasar. Il est tard. Ou il est tôt, on ne sait pas vraiment. Il fait nuit, l’air est chaud et humide. Après avoir récupéré nos bagages (aka la pire angoisse du monde, spécialement quand les bagages arrivent au compte goutte aka ils sont pas pressés en Indonésie, tenez-vous le pour dit), le voyage commence à l’instant même où nous retrouvons notre guide pour la semaine à venir : Yudhan.

Yudhan, bien plus que Qatar Airways, je pourrais en écrire un roman. Un petit indonésien avec de grands yeux rieurs et un sourire de 3000 watts.  À peine arrivés, à peine quelques mots échangés et je sais que ce voyage va être inoubliable. Avec un guide pareil, il n’y a pas d’autre issue possible.

Direction notre hôtel, à Tanah Lot (qui ressemble bien plus à une petite maison d’hôte, écrin de verdure, jolie piscine, calme olympien), où nous rencontrons la famille avec qui nous allons passer les 2 prochaines semaines. Dîner – délicieux – Douche. Lit. Dormir.

RIZIÈRES ET TEMPLE

On commence la journée avec une petite randonnée (on pourrait aussi dire « balade » mais randonnée ça fait plus sportif, tavu…) au milieu des rizières. DAMN, c’est beau les rizières. On en a bouffé, de la rizière (et du riz) pendant cette semaine mais quasi impossible de me lasser. Ce jour là nous traversons donc de grandes rizières pour nous rendre au temple de Tanah Lot. Yudhan nous parle du riz, de sa culture, comment, pourquoi, quand… On croise des balinais dans leur rizière, travaillant tous à la main, les pieds dans l’eau toute la journée. Premier jour ici et ma vision du riz est toute chamboulée quand je réalise le travail de titan que représente sa culture… Je ne verrai plus jamais mes assiettes de riz de la même manière. On découvre aussi ce qui a énormément amusé les enfants durant le voyage, cette petite plante appelée « sensitive » ou « Reine Timide » par les indonésien (nom latin « mimosa pudica » FYI, ça fait toujours bien à placer au milieu d’un dîner), dont les feuilles se referment dès lors qu’on l’effleure (vous pourrez voir ça de vos propres yeux dans ma vidéo).

Des hectares de rizières, quelques vaches, une poignée de mecs en scooters plus tard, nous voilà au bord de l’océan Indien. Des vagues qui me semblent faire 12 mètres de haut qui s’écrasent sur des roches noires comme la nuit. Mon capital « OMFG c’est beau » a déjà explosé…et ça ne fait que commencer.

Nous arrivons ensuite rapidement au temple de Tanah Lot, un temple dédié aux divinités de la mer, posé là, oklm, sur une presqu’île surplombant l’océan. Il y a beaucoup de monde, plein de gens qui prennent des selfies mais peu importe, on les oublie, on regarde cet endroit incroyable et on se dit « Bienvenue à Bali ».

L’après-midi nous retrouvons un adorable balinais pour construire des cerf-volants. À Bali c’est un peu le sport national, en fin de journée tous les balinais se plantent dans leurs rizières et le ciel se pare de vingtaines de cerf-volants. Certains montent si haut que je crois qu’il n’est pas impossible que les Airbus qui passent dans le coin s’en prennent quelques uns dans le museau.

En soi la construction n’est pas un moment hyper exaltant – et ça s’avère être un bricolage fort technique… N’est pas cerf-volantier qui veut ! Comment ça ça n’existe pas cerf-volantier ? – Entre la fatigue et la chaleur je perds un peu ma fille en route qui s’endort à moitié sur la fraîcheur du carrelage… Mais une fois chacun armé de son cerf-volant home-made il est temps de passer à la partie amusante de l’après-midi : faire voler les cerfs volants.

Evidemment je galère comme une perdue, le mien se plante 3 fois dans une rizière, je lâche le fil, je m’emmêle dans le cerf-volant de mon voisin, si bien qu’un petit garçon (sûrement pris de pitié face à cette grande courgette pas foutue de faire voler un cerf-volant) finit par prendre les choses en main, attache la corde autour de ma taille et vole à mon secours dès que mon cerf-volant commence à partir en vrille. La gentillesse et la bienveillance des Indonésiens…un autre potentiel sujet de roman.

Nous passons tous un super moment, les enfants sont contents, les cerf-volants aussi, le ciel est bleu parsemé de gros nuages blancs, lez rizières magnifiques.

RIZIÈRES…EN PLATEAU ET NUIT CHEZ L’HABITANT!

Après cette après-midi régression power nous prenons la route pour Belimbing dans notre petit van, drivé comme un chef par notre chauffeur, Poutou (best chauffeur ever et best prénom ever). Nous passons la nuit dans un hôtel absolument magnifique, soirée cacahuètes et Bintang, on s’écroule sûrement entre 21h et 21h12 et j’ai sans aucun doute dû ronfler toute la nuit.

Le lendemain matin, it’s rizières-time again mais cette fois-ci…en plateau. Après avoir traversé le village, puis une sorte de forêt, accompagnés par deux chiens qui, de toute évidence, ont dû trouver qu’on avait l’air vachement sympas, nous arrivons au milieu des rizières à plateau. Bon. C’est beau. Juste beau. On ne peut pas dire grand chose de plus. Ou peut-être magnifique. Grandiose. Merveilleux. Sublime… Vous voyez l’esprit.

 

Durant cette matinée nous sommes accompagnés par un guide local absolument génial qui, au cours de la randonnée, nous fait découvrir toutes les merveilles que l’on trouve dans la nature de Bali : clous de girofles, noix de muscade, noix de coco, mangues vertes, pommes d’eau, citrons verts, cacaotiers… Tout ça sur un parcours de même pas 2h au milieu d’une forêt où tout ne semble que verdure somme toute assez classique, le mec grimpe aux arbres, se balade avec une sorte de machette grande comme mon avant-bras, nous cueille des noix de coco et les ouvre, le tout auréolé d’un sourire grand comme le monde. Il pleut un peu, on a l’air con avec nos kways, les chaussures pleines de boue mais malgré tout… le paradis ? C’est par ici 👀

On termine cette matinée de rando dans une petite cahute paumée au milieu des rizières où des locaux nous ont préparé ce qui a sûrement été un des meilleurs repas de ma vie.

On reprend ensuite la route en direction de Pinge pour passer la nuit chez une famille balinaise. Comme d’habitude on nous accueille à bras ouverts, le visage barré d’un sourire immense. On boit un café, on fabrique des offrandes avec la famille, avec des feuilles, des fleurs et des petits pics en bois, on mange trop bien, encore, et boit des Bintang. C’est une délicieuse soirée.

La nuit par contre est un peu moins délicieuse pour moi. On dort à 3 dans un lit 2 places, je me retrouve à côté de ma fille qui est sensiblement la pire personne au monde à côté de qui dormir – euh…s’cuse-moi mais tu as ton pied dans mon nez, là… S’cuse moi encore mais tu dors dans la position de l’étoile de mer alors qu’on a à peine la place de s’allonger en mode Dracula dans son cercueil… Non mais vraiment EXCUSE-MOI mais je vais finir par aller dormir dehors !

Bref, c’est assez roots comme on dit (tout du moins pour moi), je passe clairement une nuit de merde et par dessus le marché le village est en fête puisqu’on tombe pile au moment d’une cérémonie mortuaire qui a lieu tous les 10 ans dans le village (Ngaben si je ne m’abuse). Cérémonie durant laquelle où tous les morts des 10 dernières années ont été exhumés pour être incinérés (enfin techniquement ils n’en incinèrent qu’un seul mais ça vaut pour tous les autres), histoire que leurs âmes soient enfin libérées. Le village est donc en fête, les voix et la musique résonnent jusque tard…

LE CHEF DU VILLAGE ET L’ANNIVERSAIRE DU TEMPLE

Heureusement le lendemain matin tout ça est vite oublié (après 3 litres de café), d’autant que nous avons la chance de pouvoir découvrir un peu mieux cette fameuse cérémonie, et le chef du village nous invite à boire un café (et devient illico presto mon meilleur ami). Hashtag non mais la gentillesse de ces gens. C’est un moment assez irréel, tout du moins pour moi. Chez nous la mort est intrinsèquement liée à la tristesse alors que là-bas tout le village se mobilise, se pare de ses plus belles décorations, célèbre les défunts. Les gens sont heureux, enthousiastes, ils passent des jours, voire des semaines à tout mettre en place et ils sont clairement heureux de pouvoir partager ce moment avec nous, de partager une partie de leur culture et de ce qui importe à leurs yeux.

Après cette petite immersion dans la culture balinaise nous nous rendons près de Ubud pour une balade à vélo.

Bon. Officiellement pas la meilleure expérience du voyage pour nous. Au bout de 20 interminables minutes à écouter notre fille chouiner tout ce qu’elle peut parce qu’elle n’a pas envie de faire de vélo, elle finit par se vautrer dans une rizière. #fail. Elle et moi abandonnons nos vélos derrière nous et rentrons chez la famille balinaise chez qui nous allons déjeuner. À trois sur un scooter, le vent dans les cheveux. Trop bien.

Quant à cette balade à vélo il semblerait que Terdav compte la remplacer par autre chose. Ce qui, de mon point de vue, serait une excellente idée au vu du parcours pas hyper adapté aux enfants (pas mal de route donc salut le danger) et auquel, surtout, je n’ai pas trouvé un charme particulier.

Une fois de plus nous avons du bol, la famille balinaise chez qui nous déjeunons célèbre l’anniversaire de son temple. Et une fois de plus ils nous accueillent à bras ouverts et nous permettent d’assister à la cérémonie.

Puis direction Ubud. Nous passons par la Monkey Forest, ce qui n’a vraiment pas été mon moment favori. L’endroit est splendide mais tous ces singes m’angoissent totalement. Enfin techniquement c’est surtout l’attitude des gens qui m’angoisse. Toujours le même problème « oh le petit singe trop beau qu’il est trop choupinou vas y monte sur mon épaule pour attraper une banane/un bout de pain/un snicker/osef et vas y que je te caresse la tête parce que t’es trop mougnon et que tu manques de m’arracher la main avec tes dents de 20cm ».

Bref. Si vous passez par Ubud je ne recommande pas particulièrement.

Le soir nous dînons dans un charmant restaurant (dont j’ai oublié le nom…mes confuses…).

DANSE TRADITIONNELLE ET TOMBAUX ROYAUX

Arrivés à Sebatu on déjeune chez l’habitant et on boit notre café devant un incroyable spectacle de danse traditionnelle balinaise. Si la musique peut être un peu difficile pour les oreilles occidentales la performance n’en reste pas moins magnifique. En rang face à face, les hommes jouent du bonang, du cengceng, du gangsa, du gong, parfaitement synchros, en regardant à peine ce qu’ils font. #boss Quant aux danseuses… #omg c’était dingo. Encore une fois très différent de ce à quoi on peut être habitué mais, hé, là est tout l’intérêt, non ?  Les costumes sont incroyables de richesse et de beauté, le maquillage parfait – toutes les beauty gurus de Youtube peuvent aller se rhabiller – c’est intense, fort et un peu doux à la fois, on ne comprend rien et en même temps c’est comme si on comprenait tout. Yudhan nous explique ensuite les histoires qui viennent de nous être contées, on discute avec le père de la famille, musicien, les enfants se prennent pour des indonésiens pendant 20 minutes et tripotent sensiblement tous les instruments de la pièce et dansent sur la scène. Il pleut des cordes – encore – mais ce n’est pas très grave.

Ensuite direction les tombaux royaux de Gunung Kawi, un temple creusés au XIème siècle directement dans la falaise. Impressionnant au possible et, comme d’habitude, je me lève et je te bouscule…ah non, pardon. Comme d’habitude c’est de la merveillance en barre.

Puis nous prenons la route, direction Kintamani, au pied du volcan Batur.

GRAVIR LE MONT BATUR

Il est fort possible que gravir le volcan Batur fasse partie de mes expériences de vie favorites. Et pourtant, à la base, c’est pas forcément le truc vers lequel je me tournerai naturellement.

Se lever à 3h du matin ? Gravir un volcan dans le noir et sous une pluie finasse ? Arriver en haut et ne pas voir à 3 mètres à cause du brouillard ? MAIS QUELLE BONNE IDÉE !

Plus sérieusement… Je ne suis vraiment pas une rando-girl. J’ai fait quelques randonnées par le passé mais toujours dans le cadre de voyages organisés (en Jordanie ou en montagne) aka de moi-même enfiler des pompes de rando et marcher pendant des heures…bif bof. Et pourtant, à chaque fois, j’ai adoré ça.. Va comprendre Cassandre.

Ici la difficulté c’était :

-Petit 1 : l’heure du départ. Pour éviter de se liquéfier durant l’ascension le départ était prévu à 3h. Du matin. Ben ouais, sinon c’est pas drôle. Donc dans le noir, à la frontale, après avoir avalé un café et un petit gâteau.

-Petit 2, : les kids. Prenez un duo d’enfants déjà bien claqués par le voyage et les jours précédents et les émotions et tout ce qui peut rendre HS un gamin. Levez-les à 3h du mat’ pour leur enfiler une polaire et des pompes de rando. Jetez les au pied d’un volcan, dans le noir, et dites-leur de grimper jusqu’à ce qu’ils voient de la lumière… Bon. Avec un enfant pas vraiment habitué à la rando (aka le mien) je m’attendais à vivre sensiblement la pire expérience de ma vie, m’imaginant déjà devoir la traîner sur 800 mètres de dénivelés (ou plus ou moins, je ne m’en souviens même plus mais c’était haut. Très.), hurlante et pleurante, me prenant des rochers sur le coin de la gueule, des crampes aux mollets.

-Petit 3 : je suis quand même aussi sportive qu’un hortensia au mois de décembre, ne l’oublions pas.

Et pourtant, magie de la vie, mystère de la nature, cette ascension s’est avérée tout simplement géniale. Je me suis réveillée à 3h quasi fraîche comme la rosée du matin, j’ai chaussé mes pompes de rando toute jouasse et j’ai gravi le Mont Batur presque les doigts dans le nez. Ma fille, de son côté, a suivi quasi le même chemin, pas un coup de mou, pas une plainte, pas un pied qui traîne. Arrivés au premier palier, 1700m d’altitude environ si mes souvenirs sont bons, un petit jus de fruit, un gâteau et ça repart. Magique, je vous dit.

Alors évidemment ça aurait été encore plus magique si le temps avait été de notre côté. J’avoue que sur le coup, arrivée en haut, un peu claquée malgré tout, je me suis dit « ouais…tout ça pour ça ? Une purée de pois ? » mais avec le recul, quelle superbe expérience ! Gravir ce volcan qui était encore en éruption il n’y a pas si longtemps (la dernière date de 2006…), se dépasser et se dire i did it ! (ouais quand je me félicite c’est toujours en anglais).

Après ça nous avons passé un petit moment dans une sorte de piscine géante à l’eau de source chauffée par le volcan. oklm.

|Batur, la tête dans les nuages| |Moi. Bien contente de ma performance sur-humaine|

LES ECOLIERS BALINAIS

Le lendemain matin nous quittons Yudhan, appelé par d’autres impératifs et nous rencontrons Cédric, qui va passer la journée avec nous. Direction Sidemen, notre guide local est adorable et nous emmène à la rencontre des écoliers du village avec qui nous passons la matinée à fabriquer des offrandes avec une sorte de pâte de riz colorée qui n’a rien à envier à notre bonne vieille pâte à modeler.

Puis retour dans les rizières où nous allons déjeuner à deux pas de Bali Countryside, une propriété tenue par une famille Balinaise et qui organise des activités autour de la culture balinaise. Notre déjeuner est délicieux, as usual, et au moment du café notre guide local sort une petite caisse en bois pleine de trésors, pour nous apprendre à écrire notre prénom en sanskrit, sur de fines lamelles de bois. Le mec n’est pas vache, il nous fait un modèle et on recopie – tant bien que mal – notre petit prénom. J’ai l’impression d’avoir 6 ans à nouveau, c’est trop chouette et je m’arrache pour faire quelque chose d’à peu près lisible et d’à peu près joli en me disant que si j’ai besoin d’un nom de code un jour – sait on jamais que je devienne agent secret…- j’utiliserai mon prénom en sanskrit.

Ensuite on retrouve une dernière fois notre super chauffeur, Poutou, qui nous emmène au port de Serangan. C’est l’heure de changer radicalement de décor et de quitter la terre ferme mais ça, je vous le raconterai dans un prochain épisode…

Bon, cet article est déjà très long mais je pars du principe que vous avez l’habitude ! 😅 Avant de vous laisser voici trois points que je voulais aborder dans ce premier article (évidemment si d’autres questions sont récurrentes j’y répondrai – au mieux – dans le post suivant 😊)

MANGER VÉGANE EN INDONÉSIE 

C’est une question qui revient dès que je suis en voyage : comment tu gères les repas ?

Alors quand je suis en voyage seule (= pas organisé), vous le savez, je m’adapte et je cherche surtout des endroits où je peux manger sans que ce soit trop compliqué.

Oui mais ici, tout était organisé et la quasi totalité des repas étaient compris dans le voyage…

Alors premièrement, j’avais prévenu mon agent de voyage de mon régime alimentaire, m’assurant que ça ne poserait pas de soucis et…effectivement, ça n’a pas posé le moindre souci. En arrivant à Bali j’ai aussi rapidement précisé à Yudhan que j’étais végétalienne et que, par exemple, s’ils prévoyaient des omelettes au petit déj’ ce n’était pas la peine de me compter dans le lot.

Encore une fois Yudhan est un guide assez exceptionnel (et Delphine aussi, notre guide pour la 2ème semaine… Mais on en reparlera ^^) et il se renseignait toujours pour s’assurer que ce que je mangeais était bien végétalien, me précisant toujours « ça c’est bon, ça non, ça oui, ça non ». Et au delà de ça il s’est avéré que la cuisine Indonésienne est très riche en plats végétaliens : tempeh, tofu, riz, nouilles, pléthore de légumes… Je n’ai eu au-cun souci à m’alimenter (et plus que bien) durant 2 semaines.

Enfin le dernier point à ce sujet c’est que lorsque je suis en voyage, et bien : je m’adapte. Ça ne signifie pas que je me mets soudainement à m’empiffrer de bacon ou d’oeufs sur le plat mais, clairement, en fonction de l’endroit où je suis, je revois parfois mes exigences. J’entends par là que lorsqu’une famille m’accueille et me prépare un véritable festin, prend en compte au mieux mon régime alimentaire, je me vois difficilement leur demander de détailler tous les ingrédients utilisés pour m’assurer que, par malheur, il n’y aurait pas une lichette de beurre qui traîne dans le tofu…

Evidemment ça reste très personnel mais comme on me pose souvent la question…voici la réponse !

COMMENT S’HABILLER ?

L’Indonésie est un pays musulman, mais Bali est une île majoritairement hindouiste (si je ne dis pas de conneries…). Pour les femmes il nous a été conseillé d’éviter les tenues très courtes de type mini-short et d’opter plutôt, par exemple, pour des bermudas ou des robes longues.

Personnellement j’ai longtemps eu un problème avec le fait de changer mes tenues en fonction des pays que je visitais mais avec le temps j’ai appris à simplement m’adapter et à me dire que, bon, porter pendant 1 semaine ou 2 des tenues un peu différentes, ça n’allait clairement pas me tuer.

En Indonésie on ne vous jettera pas de cailloux si vous êtes une femme et que vous êtes habillées un peu court mais ça peut évidemment changer le regard que les locaux portent sur vous et éventuellement l’accueil qui va avec.

J’essayais donc d’être plutôt couverte en portant, par exemple, un bermuda, ou en ajoutant un long kimono par dessus mes tenues. Dans les temples il état impératif de porter un sarong, par respect, tout simplement. Et à Lombok (île majoritairement musulmane, par contre), en fonction des endroit il fallait aussi se couvrir les épaules. Pour avoir expérimenté la balade (imprévue) dans un petit marché de village en n’ayant qu’un sarong et rien pour me couvrir les épaules… Je peux vous dire que ça n’a clairement pas été le meilleur moment de ma vie.

Après, évidemment, chacun fait comme il veut mais à mon sens il me semble…judicieux, dirons-nous, de s’adapter et de respecter les us et coutumes de chacun. Ça ne coûte pas grand chose au final :)

QUAND ALLER EN INDONÉSIE ?

Les quelques fois où j’ai abordé le sujet de la météo sur Instagram certains m’ont signalé qu’il était normal qu’on se ramasse un temps de m*rde (vous l’aurez compris, cette première semaine a été riche en pluie…) et que ce n’était absolument pas la bonne période pour aller à Bali. J’avoue avoir été prise d’un gros doute et après quelques messages du genre j’ai fini par poser la question à Yudhan. Réponse d’un Indonésien pure souche :

Juillet/août est la meilleure période pour visiter Bali (et l’Indonésie en général si je ne m’abuse) puisque c’est un peu l’équivalent de l’hiver là-bas. Soit des températures moins élevées, un taux d’humidité plus bas, bref, une météo à priori bien plus sympa pour les personnes habituées à un climat tempéré. Seul bémol, c’est la saison des vents. Donc il y a pas mal de vent (#captainobvious).

Dans notre cas il semble qu’on ai juste manqué de bol puisque Yudhan nous racontait que la semaine précédent notre arrivée le temps était absolument merveilleux.


Et c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous aura plu, notamment le format « jour par jour » un peu différent de d’habitude. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser, je ferais au mieux pour y répondre et si vous avez des envies particulières pour le second volet, tout pareil, n’hé-si-tez-pas ! 😀

Quant à la vidéo je vous donne rendez-vous demain ou jeudi, ici et sur Youtube ! 😘