Voyages

Lombok, les pieds dans l’eau

[L’Indonésie au fil de l’eau – semaine 2]

On se retrouve pour le deuxième épisode de mon voyage en Indonésie ! Je vous avais quitté aux pieds de l’océan, au port de Serangan

Ce jour là nous quittons notre accompagnateur d’un jour, Cédric, et notre chauffeur bien aimé, Poutou pour faire la connaissance de Delphine (notre guide pour la semaine). On jette nos valises dans une petite annexe et direction le Cahaya Mandiri, un magnifique bateau traditionnel en bois.

Une fois sur le bateau Delphine nous fait une petite visite rapide, nous montre les cabines, le lit géant à l’étage où elle nous conseille sérieusement de dormir, nous explique comment fonctionnent les petites douches, nous montre le petit frigo et nous présente tout l’équipage.

LE PIED MARIN…DEMAIN

A ce moment bien précis du voyage je ne vais pas vous la jouer grande aventurière : en montant sur le bateau je me liquéfie totalement. Je pense que ce n’est pas vraiment ce qui transparaît de moi lorsqu’on ne me connaît pas très très (très très) bien mais je suis très (très très très) angoissée. A peine arrivée sur le bateau je commence à m’imaginer tout et n’importe quoi, ma fille qui passe par dessus bord, le bateau qui coule, mon mec qui passe par dessus bord, la bateau qui se prend un iceberg, moi qui passe par dessus bord, un krakken géant qui nous attaque en plein milieu de la nuit et nous entraîne dans les entrailles de l’océan indien, ma mère qui passe par dessus bord… Bref. Pas super flex la nana. Et ça ne s’arrange pas vraiment quand Delphine commence à nous expliquer un peu le programme de la soirée : dîner oklm puis peu de temps après on prend la mer et on navigue toute la nuit. Sur une carte elle nous explique que jusque là ça va être plutôt calme parce qu’on sera protégé par les terres mais qu’entre ici et là ça risque d’être un peu hardcore à cause du courant et du vent.

Wo.Kay.

De base je suis déjà un peu en bad mais 1h plus tard quand la bateau démarre et commence à quitter le port je me retrouve avec le mal de mer de l’enfer. Je fixe l’horizon. Rien à faire. J’avale 200 Cocculine (non en vrai j’en prends 1). Rien à faire. Je prend un R Calm. 15 minutes plus tard je le vomis dans un seau, accompagné de tout ce que contenait mon estomac *insérer petite musique de la victoire*

Je me couche le plus vite possible, je respire le plus profondément possible, j’essaie de suivre les conseils de Delphine et de communier avec l’océan et les mouvements totalement anarchiques du bateau, mon sac de couchage me gratte, j’ai mi-chaud, mi-froid, j’ai la gerbe. Je passe clairement une nuit de merde.

PREMIER SNORKELING ET RAIES MANTA

Mais le lendemain matin, je me réveille en même temps que le soleil, face à Nusa Penida, et ce que je vois est si beau que j’oublie quasi instantanément que j’ai cru mourir 10h d’affilées. On avale un café et on saute dans l’annexe pour notre premier snorkeling.

Alors là encore, je ne vais pas vous la jouer Bear Grylls : ce matin là la mer est agitée et je nage comme un parpaing. J’enfile donc un merveilleux gilet de sauvetage (obligatoire pour les enfants, soit dit en passant)(mais pas pour les adultes…)(entre ma dignité et la mort, j’ai fait mon choix, sorry not sorry), mon masque de l’espace Decathlon et je saute dans l’eau. Genre j’y crois à fond, je donne tout ce que j’ai.

Dans mes vagues souvenirs de ce moment je manque de faire une crise de panique ou de m’étouffer dans mon masque. Mais je m’accroche. Je mets la tête sous l’eau, je ne vois pas grand chose et, au final, si certains dans le groupe finiront par voir des raies manta, moi je ne verrais sensiblement…rien. Trop peu à l’aise, pas assez rassurée, je remonte sur l’annexe. C’est ce qu’on appelle un bon gros #fail.

— INTERLUDE MASQUE TUBEA —

Nous étions tous partis notre petit masque Tubea sous le bras, bien trop heureux de notre découverte et persuadés que ça allait être le pied 8000. Si vous ne savez pas ce qu’est un masque Tubea : c’est ça. Une sorte de masque avec tuba intégré que tu colles sur ton visage et qui te permet de faire du snorkeling tout en respirant tout à fait normalement. Alors personnellement je n’ai pas du tout accroché avec ce masque. Ni ma mère, ni ma fille – mon mec, après un test avec un masque et un tuba classique finira par y revenir, convaincu – qui sont elles aussi revenues au bon vieux combo masque et tuba classiques.

Personnellement j’ai trouvé l’étanchéité un peu mauvaise et surtout, si on relève la tête hors de l’eau sans faire attention, le tuba se bouche. Et on étouffe littéralement.

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Plus tard on repart faire un petit snorkeling, bien plus calme cette fois-ci. On descend de l’annexe près d’une petite falaise et on se laisse porter par le courant. Il y a plein de  jolis poissons, c’est super chouette !

Ensuite nous partons à la rencontre de l’association Coral Guardian. On rencontre Martin Cologni, un des fondateurs de l’association qui nous parle de leur travail et du corail. On enfile ensuite nos masques, tubas et nos chaussures spéciales « ne t’éventre pas les pieds sur les coraux » (oui je sais, les pieds n’ont pas de ventre…) et on part à la recherche de morceaux de coraux cassés…mais pas morts !

Alors évidemment j’ai beau y mettre toute la bonne volonté du monde je n’en trouve que des crevés et je suis hyper frustrée. Heureusement ils sont maxi sympas chez Coral Guardian et ils nous balancent discretos des morceaux de coraux encore en vie. #SOSsauverlaface

Une fois nos petits morceaux de coraux réunis dans un panier il est temps de les replanter ! Et techniquement un corail ça se replante soit sur une corde, soit sur une structure métallique. Ça peut sembler assez étrange mais pourtant ça fonctionne ! Nous n’avons fait que des « plantations » sur structure métallique et, en gros, il suffit de prendre un morceau de corail et de l’attacher à la structure avec un petit morceau de truc dont je ne connais pas le nom mais qu’on peut bien resserrer autour du corail et de la barre en métal (parce que le corail n’aime pas être balloté par les vagues… Il faut donc bien le serrer – mais sans le casser, évidemment, sinon ça sert à rien). Et ensuite le corail est content et il commence à repousser !

Je n’ai pas filmé ou pris de photo pendant cette activité mais je vous invite chaleureusement à découvrir le travail de cette super association (et à voir des images qui illustreront mes propos) sur leur site ! Et tant qu’on y est sachez que vous pouvez adopter des coraux ! Vous pouvez en adopter 1 ou en adopter 10, comme vous voulez ! Et c’est vraiment une jolie façon de soutenir cette association parce que le corail, c’est vraiment quelque chose d’indispensable à la bonne santé de l’océan et, on le sait tous plus ou moins, il est vraiment mal en point dans le monde entier… Savoir qu’on peut en replanter est donc une super nouvelle !

Le soir nous repartons en navigation, direction l’île de Gili Nangu. Je dors un peu mieux, je ne vomis pas dans un seau et la traversée est calme. Yaaaass !

GILI NANGU, PETIT COIN DE PARADIS

Le lendemain matin nous passons la matinée sur Gili Nangu. Si mes souvenirs sont bons, cette île a été achetée il y a des années par un Chinois pour la somme astronomique de… 3500$ (#laruine). Quelques années plus tard on lui a proposé 9 millions mais le mec a préféré refuser, oklm.

Au programme, snorkeling et châteaux de sable, l’eau est turquoise, le sable blanc et comme nous sommes arrivés tôt nous avons quasi évité le flot de touristes.

 

A midi déjeuner sur le bateau et, 45 minutes de navigation plus tard, nous descendons à terre rencontrer des chercheurs d’or. Alors ce n’est pas vraiment ce que j’ai le plus apprécié… Si mes souvenirs sont bons la « ruée vers l’or » dans la région est assez récente et certains ont tout quitté pour tenter de trouver de l’or, en espérant s’enrichir. Malheureusement, déjà, l’or est d’assez mauvaise qualité (entre 12 et 15 carats ) et surtout, les chercheurs d’or mènent une vie de labeur assez miséreuse et dangereuse. Ils creusent comme ils peuvent dans la montagne, fabriquant des galeries, des poulies de fortune et ils triment toute la journée pour des résultats assez peu probants. Ceux que nous avons rencontrés étaient adorables et très accueillants (comme toutes les personnes que nous avons rencontrées, de toute façon), ils nous ont montré comment ils procédaient, comment il broyaient les cailloux remontés des galeries et nous avons pu voir de très jolies paillettes d’or mais… C’est peut-être un truc d’occidentale, je n’en sais rien, mais j’ai été assez mal à l’aise et je n’ai pas vraiment vu l’intérêt.

On retourne ensuite vers la plage pour repartir sur notre merveilleux navire mais la marée est trop basse. Du coup on va se choper des chips et des Bintang au coin de la rue et on prend l’apéro devant le soleil qui commence à se coucher.

Lorsque la marée remonte notre annexe vient nous chercher mais à mi-parcours…elle tombe en panne – enfin techniquement il me semble qu’elle cale et que notre pilote d’annexe casse le fil qui permet de faire démarrer le moteur – et aussi étrange que ça puisse paraître c’est un moment absolument génial ! Nous sommes là, posés sur l’océan, le soleil couchant, le Mont Batung (ou Rinjani, je ne sais plus…) qui se détache à l’horizon, c’est beau c’est calme. Delphine nous explique que si on n’arrive pas à joindre le capitaine elle ira jusqu’au bateau à la nage. Bon. Le bateau n’est pas hyyyper loin mais je m’imagine déjà à sa place, avec la capitale mission de sauver tout le monde… Ben ne comptez pas sur moi les gars, si j’avais été votre guide on serait sans aucun doute tous morts sur cette barque. 😬

Heureusement on finit par réussir à joindre le bateau et il vient tout simplement nous chercher. Je pense que cet instant fait partie de mon top 3 des plus belles choses que j’ai vu de ma vie, ce grand bateau (bon, en vrai il n’est pas si grand mais je vous rappelle qu’on est sur une BARQUE au milieu de L’OCÉAN… Forcément on romance un peu…) qui s’approche doucement de nous, qui baisse son échelle dans le soleil couchant pour littéralement nous SAUVER LA VIE (je vous ai dit que c’était romancé, hein…).

Retour sur le bateau en un seul morceau, petite douche…

 

— INTERLUDE DOUCHE —

J’ai déjà vécu dans des endroits où il y avait peu de pression dans la douche… Mais sur le Cahaya Mandiri on a officiellement passé le dernier level du game. Les douches se trouvent dans de toutes petites cabines, évidemment il n’y a pas d’eau chaude (oui, bon, tu pleures un peu au début mais au bout de 2/3 jours tu t’habitues, crois-moi) et le filet qui s’écoule du pommeau est si mince qu’au départ je m’imaginais déjà ne jamais pouvoir me laver les cheveux sur ce bateau.

Quant à rincer le sable collé sur l’intégralité du corps de ma fille qui adore se rouler sur la plage et qui arrive à se mettre du sable dans les endroits les plus improbables qui soient… Les premières fois on s’est clairement arraché les cheveux (ben ouais, comme ça pas besoin de les laver #astuce) mais j’ai fini par trouver une technique et je me dois de la partager avec vous :

Dans les cabines de douches, il y a aussi les toilettes (et un petit lavabo avec un robinet). En Indonésie on trouve des toilettes classiques, avec chasse d’eau, mais surtout beaucoup de toilettes SANS chasse d’eau (attendez, vous allez comprendre où je veux en venir avec mes histoires de chiottes…). Du coup on trouve toujours un grand bac rempli d’eau, à côté des toilettes, et une sorte de petit récipient qu’on utilise pour transvaser l’eau du bac vers les toilettes. La chasse d’eau un peu old school, en somme.

Sur le Cahaya Mandiri le système était le même et il y avait donc…ce fameux petit récipient ! Alors évidemment, le bac pour les toilettes était rempli d’eau de mer donc, ne soyons pas cons, n’essayons pas de nous rincer de l’eau de mer qui poisse avec le bac d’eau de mer des toilettes (ça va, vous suivez ?). PAR CONTRE ! L’eau qui sort du robinet du petit lavabo (et qui a lui une pression assez acceptable) provient de la citerne et c’est donc de l’eau douce (!!!).

Donc moi, pas toujours maline mais pas totalement idiote non plus, je remplissais le récipient au robinet et je rinçais ma fille avec.

AH AH !

Voilà.

Vous venez sûrement de perdre 3 minutes de votre vie mais si un jour vous vous retrouvez sur un bateau sans pression avec un robinet et un lavabo et un récipient et que vous avez du sable partout…

*fin de l’interlude douche*

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Le soir nous débarquons sur une île minuscule pour le dîner, l’équipage nous a préparé un barbecue de fou et un grand feu de bois.

LES CASCADES SENDANG GILE ET TIU KELEP

Réveil avec le soleil, comme d’habitude, petit déjeuner, hop dans l’annexe, une fois sur terre on saute dans notre super petit bus et direction Rinjani ! En chemin on s’arrête sur un marché, pas l’expérience la plus agréable pour moi puisque Lombok étant une île majoritairement musulmane, les épaules dénudées sont un peu mal vues…Et évidemment, qui dit visite imprévue dit une Coline qui n’a rien prévu ! Je vis donc un moment (heureusement assez court) de #lemalais intense. 😂  Au sujet des tenues appropriées (ou non) en Indonésie, je vous renvoie à mon premier post ! La matinée est dédiée à une petite marche fort sympathique et à la découverte de 2 cascades. La seconde est assez énorme et on peut s’y baigner mais l’eau est à 17° et je n’aime pas avoir froid alors je regarde mes compagnons de voyage aller se geler les miches et glisser sur les cailloux en mangeant des gâteaux.

Pour le déjeuner on s’arrête au bord de la route et on mange chez une dame fort gentille, face à l’océan. Le sable est noir (forcément j’adore #darkcoco), il crame les pieds, évidemment les enfants se roulent dedans et se jettent dans l’eau parce que hé, oh, c’est les vacances ou c’est pas les vacances ?

Puis retour sur le bateau ou on s’octroie une belle fin d’après-midi de glandouille (et ça fait du bien !).

GILI AIR

Le lendemain nous passons quasi toute la journée sur Gili Air, une petite île paradisiaque. Visite de l’île, mode *étoile de mer sur la plage ON*, détente, bonheur.

Cette île est VRAIMENT sublime. Si vous êtes créateur de cartes postales et que vous cherchez un spot pour faire des photos en mode « ouh la la mais la beauté coucou ! », Gili Air est pour vous !

Et notre voyage s’arrête sensiblement ici… Nous passons notre dernière soirée sur le bateau, on navigue de nuit pour retourner à Serangan (officiellement la pire nuit de toute, apparemment il y avait des creux de 2 mètres mais bon, comme pour tout on s’habitue).

Et c’est l’heure de se dire au revoir, d’essuyer une petite larme et le sable sur la plante de nos pieds.

CONCLUSION :

Vous l’aurez compris j’ai absolument adoré ce voyage ! Parmi les choses qui m’ont le plus marqué il y a évidemment la beauté de Bali et de Lombok (et sans aucun doute de toute l’Indonésie) mais indéniablement ce qui a rendu ce voyage si beau et si enrichissant se niche du côté des rencontres. Je l’ai beaucoup répété au fil de mes deux articles mais je n’ai jamais rencontré des personnes aussi gentilles, accueillantes, tellement heureuses de vous faire découvrir leur culture, leur pays, leur nourriture, leur traditions, qui vous ouvrent la porte de chez eux avec joie, qui s’occupent de vous comme si vous faisiez partie de leur famille. Comme bien souvent on se rend compte que ce sont ceux qui possèdent le moins qui offrent le plus.

Nous avons eu la chance de rencontrer des guides passionnés, et dont l’amour de leur métier et de ce merveilleux pays dégoulinait de partout. Et c’est là que réside, à mon sens, tout l’intérêt d’un voyage organisé.

Vous m’avez pas mal demandé mon avis à ce sujet et honnêtement je ne saurais dire si je préfère ce type de voyage à ceux que j’ai pu faire, par exemple, aux Etats-Unis, où nous étions seuls et où nous avions tout organisé nous-même.

Le voyage organisé apporte indéniablement une dimension humaine qui me plaît énormément. Alors évidemment on peut facilement faire des rencontres hors voyage organisé mais lors d’un road-trip elles seront souvent éphémères.

Dans tous les cas il y a des avantages et des inconvénients des deux côtés mais je pense que c’est réellement une expérience à tenter !

LA PETITE FOIRE AUX QUESTIONS

J’ai réuni quelques questions récurrentes et/ou qui me semblaient intéressantes et je vais tenter d’y répondre au mieux.

  • Les voyages organisés c’est pas un truc de vieux en groupe de 50 ?

Effectivement, ça existe. Des voyages organisés pour les seniors en bande de 50. Personnellement j’ai fait 3 voyages organisés, le premier en Jordanie où nous étions un petit groupe de 10 ou 12 il me semble, le second dans le Juras où nous étions 6 et celui-ci où nous étions 7. C’est une des choses que j’apprécie avec les agences de voyage comme Terres d’Aventure : les groupes sont souvent très petits (pour ce voyage, par exemple, le maximum était de 12 personnes).

Et niveau moyenne d’âge lors de ces 3 voyages je n’ai jamais eu l’impression d’être en sortie avec une maison de retraite ;)

• L’Indonésie ou un voyage du genre avec un enfant, comment ça se passe ?

Encore un grand intérêt du voyage organisé, ici il s’agissait vraiment d’un voyage « famille », donc avec enfants, donc adapté aux enfants. Il n’y avait pas trop de marche, les activités étaient plus ou moins pensées pour plaire aux enfants (à mon sens un peu trop de temples pour les enfants…et en même temps quel dommage de ne pas en voir le plus possible quand on est sur place !).

Le seul bémol à mon sens est le rythme, la première semaine, qui était parfois un peu trop soutenu. Il fallait souvent se lever tôt et comme dès le départ on partait avec un bon capital fatigue…c’était parfois un peu compliqué, tout du moins pour notre fille. C’est peut-être un des désavantages, à mon sens, des voyages organisés : il faut suivre le groupe et on ne peut pas trop dire « allez, reste au lit jusqu’à 10h » ou « glande toute la matinée » si notre enfant est fatigué. Et d’un autre côté je trouve que ça pousse un peu à se dépasser… Clairement il y a plein de choses que l’on n’aurait pas fait avec notre fille si nous étions partis seuls ! Typiquement le levé à 3h du mat’ pour grimper sur un volcan. Et pourtant ça reste un de ses meilleurs souvenirs !

• Bali en solo, c’est possible ? C’est dangereux ?

Comme pour tout et comme partout on peut évidemment voyager à Bali en solo et sans guide. Après, évidemment, certaines choses sont difficilement accessibles sans guide comme par exemple visiter une école ou rentrer chez les gens sans rien demander à personne. Encore une fois bien que j’aime énormément voyager seule (= sans guide) je trouve qu’un bon guide peut vraiment apporter une dimension toute différente à un voyage à la vision qu’on a d’un pays, offrir des expériences et créer des souvenirs vraiment uniques.

Côté sécurité Yudhan nous expliquait qu’à Bali et Lombok il n’y avait que très peu de criminalité et que les deux îles étaient très sûres. Evidemment il est toujours bon de se renseigner avant de visiter un pays (seul ou pas d’ailleurs ^^) mais à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité.

• Des vaccins obligatoires ? Et les moustiques ?

Vous m’avez pas mal demandé si nous avions fait des vaccins particuliers avant de partir. La réponse est…non. Nous étions tous à jour dans nos vaccins et l’agence ne nous a recommandé aucun vaccin supplémentaire.

Côté moustique il y en avait pas mal quand nous étions sur terre, la première semaine et c’était donc répulsif de catégorie « tropical » pour tout le monde (je n’ai pas forcément de truc bio/naturel à vous donner, on a tous utiliser le même, un truc acheté en pharmacie) et ce n’était vraiment pas de trop ! Une nuit j’ai légèrement « oublié » une de mes jambes et le lendemain matin j’avais à peu près 253 piqures de moustique sur la jambe. #tropsympa

 

Bali, les pieds sur terre

Bali… Un voyage épique de plus à ajouter à la liste.

Rentrée depuis seulement 2 jours je m’attèle déjà à la rédaction de cet article parce que, je sais, je.le.sais. je vais au moins mettre 374h à réussir à vous raconter ces 2 semaines magiques. Et comme tout a été trop génial, on va la faire à la old school : chronologiquement et en deux épisodes (voire plus…). Yay ! 🎉

Cette année nous avons donc décidé de partir découvrir une partie de l’Indonésie. Bali et Lombok. Et waw, les gars. Waw. Waw. Wawawawaw.

Nous avons opté pour un voyage entièrement organisé via Terres d’Aventures, joliment intitulé « L’Indonésie au fil de l’eau » *. Au programme, une semaine à terre…et une semaine en mer ! Aka l’aventure à 16h d’avion de la France.

*Pour information j’ai été invitée par Terres d’Aventure (d’où les mentions systématiques sur Insta, vous l’aurez peut-être noté 😉) #mercimillefoisTerdav. Le reste de ma famille a payé son voyage, je ne suis pas rémunérée pour parler de ce voyage et, as usual, mon avis reste le mien…et honnête 😊 !

FIRST THING FIRST, nous avons voyagé avec Qatar Airways, au départ de Francfort (bien que le voyage soit entièrement organisé sachez que vous pouvez demander à partir de la ville de votre choix). 16h d’avion, donc, ou plus exactement 6h10 et 9h50 avec une escale à Doha. Et alors croyez-moi ou non, je n’ai jamais autant apprécié passer 16h dans un avion ! Ça peut sembler anecdotique mais Qatar Airways, les gars, c’est de la balle. Je n’ai jamais voyagé dans des avions aussi confortables, avec un équipage aussi gentil, souriant, aimable, serviable, des sièges qui s’inclinent pour.de.vrai où tu peux à peu près dormir de façon correcte, où la nourriture est franchement cool (avec option VG)(merci la vie !), où les films sont disponibles dans toutes les langues…Bref. J’ai été tellement emballée que j’aurais largement pu écrire un post entier sur le sujet (elle est toujours un peu expansive, la dame…).

16H D’AVION PLUS TARD, donc, nous voilà à Denpasar. Il est tard. Ou il est tôt, on ne sait pas vraiment. Il fait nuit, l’air est chaud et humide. Après avoir récupéré nos bagages (aka la pire angoisse du monde, spécialement quand les bagages arrivent au compte goutte aka ils sont pas pressés en Indonésie, tenez-vous le pour dit), le voyage commence à l’instant même où nous retrouvons notre guide pour la semaine à venir : Yudhan.

Yudhan, bien plus que Qatar Airways, je pourrais en écrire un roman. Un petit indonésien avec de grands yeux rieurs et un sourire de 3000 watts.  À peine arrivés, à peine quelques mots échangés et je sais que ce voyage va être inoubliable. Avec un guide pareil, il n’y a pas d’autre issue possible.

Direction notre hôtel, à Tanah Lot (qui ressemble bien plus à une petite maison d’hôte, écrin de verdure, jolie piscine, calme olympien), où nous rencontrons la famille avec qui nous allons passer les 2 prochaines semaines. Dîner – délicieux – Douche. Lit. Dormir.

RIZIÈRES ET TEMPLE

On commence la journée avec une petite randonnée (on pourrait aussi dire « balade » mais randonnée ça fait plus sportif, tavu…) au milieu des rizières. DAMN, c’est beau les rizières. On en a bouffé, de la rizière (et du riz) pendant cette semaine mais quasi impossible de me lasser. Ce jour là nous traversons donc de grandes rizières pour nous rendre au temple de Tanah Lot. Yudhan nous parle du riz, de sa culture, comment, pourquoi, quand… On croise des balinais dans leur rizière, travaillant tous à la main, les pieds dans l’eau toute la journée. Premier jour ici et ma vision du riz est toute chamboulée quand je réalise le travail de titan que représente sa culture… Je ne verrai plus jamais mes assiettes de riz de la même manière. On découvre aussi ce qui a énormément amusé les enfants durant le voyage, cette petite plante appelée « sensitive » ou « Reine Timide » par les indonésien (nom latin « mimosa pudica » FYI, ça fait toujours bien à placer au milieu d’un dîner), dont les feuilles se referment dès lors qu’on l’effleure (vous pourrez voir ça de vos propres yeux dans ma vidéo).

Des hectares de rizières, quelques vaches, une poignée de mecs en scooters plus tard, nous voilà au bord de l’océan Indien. Des vagues qui me semblent faire 12 mètres de haut qui s’écrasent sur des roches noires comme la nuit. Mon capital « OMFG c’est beau » a déjà explosé…et ça ne fait que commencer.

Nous arrivons ensuite rapidement au temple de Tanah Lot, un temple dédié aux divinités de la mer, posé là, oklm, sur une presqu’île surplombant l’océan. Il y a beaucoup de monde, plein de gens qui prennent des selfies mais peu importe, on les oublie, on regarde cet endroit incroyable et on se dit « Bienvenue à Bali ».

L’après-midi nous retrouvons un adorable balinais pour construire des cerf-volants. À Bali c’est un peu le sport national, en fin de journée tous les balinais se plantent dans leurs rizières et le ciel se pare de vingtaines de cerf-volants. Certains montent si haut que je crois qu’il n’est pas impossible que les Airbus qui passent dans le coin s’en prennent quelques uns dans le museau.

En soi la construction n’est pas un moment hyper exaltant – et ça s’avère être un bricolage fort technique… N’est pas cerf-volantier qui veut ! Comment ça ça n’existe pas cerf-volantier ? – Entre la fatigue et la chaleur je perds un peu ma fille en route qui s’endort à moitié sur la fraîcheur du carrelage… Mais une fois chacun armé de son cerf-volant home-made il est temps de passer à la partie amusante de l’après-midi : faire voler les cerfs volants.

Evidemment je galère comme une perdue, le mien se plante 3 fois dans une rizière, je lâche le fil, je m’emmêle dans le cerf-volant de mon voisin, si bien qu’un petit garçon (sûrement pris de pitié face à cette grande courgette pas foutue de faire voler un cerf-volant) finit par prendre les choses en main, attache la corde autour de ma taille et vole à mon secours dès que mon cerf-volant commence à partir en vrille. La gentillesse et la bienveillance des Indonésiens…un autre potentiel sujet de roman.

Nous passons tous un super moment, les enfants sont contents, les cerf-volants aussi, le ciel est bleu parsemé de gros nuages blancs, lez rizières magnifiques.

RIZIÈRES…EN PLATEAU ET NUIT CHEZ L’HABITANT!

Après cette après-midi régression power nous prenons la route pour Belimbing dans notre petit van, drivé comme un chef par notre chauffeur, Poutou (best chauffeur ever et best prénom ever). Nous passons la nuit dans un hôtel absolument magnifique, soirée cacahuètes et Bintang, on s’écroule sûrement entre 21h et 21h12 et j’ai sans aucun doute dû ronfler toute la nuit.

Le lendemain matin, it’s rizières-time again mais cette fois-ci…en plateau. Après avoir traversé le village, puis une sorte de forêt, accompagnés par deux chiens qui, de toute évidence, ont dû trouver qu’on avait l’air vachement sympas, nous arrivons au milieu des rizières à plateau. Bon. C’est beau. Juste beau. On ne peut pas dire grand chose de plus. Ou peut-être magnifique. Grandiose. Merveilleux. Sublime… Vous voyez l’esprit.

 

Durant cette matinée nous sommes accompagnés par un guide local absolument génial qui, au cours de la randonnée, nous fait découvrir toutes les merveilles que l’on trouve dans la nature de Bali : clous de girofles, noix de muscade, noix de coco, mangues vertes, pommes d’eau, citrons verts, cacaotiers… Tout ça sur un parcours de même pas 2h au milieu d’une forêt où tout ne semble que verdure somme toute assez classique, le mec grimpe aux arbres, se balade avec une sorte de machette grande comme mon avant-bras, nous cueille des noix de coco et les ouvre, le tout auréolé d’un sourire grand comme le monde. Il pleut un peu, on a l’air con avec nos kways, les chaussures pleines de boue mais malgré tout… le paradis ? C’est par ici 👀

On termine cette matinée de rando dans une petite cahute paumée au milieu des rizières où des locaux nous ont préparé ce qui a sûrement été un des meilleurs repas de ma vie.

On reprend ensuite la route en direction de Pinge pour passer la nuit chez une famille balinaise. Comme d’habitude on nous accueille à bras ouverts, le visage barré d’un sourire immense. On boit un café, on fabrique des offrandes avec la famille, avec des feuilles, des fleurs et des petits pics en bois, on mange trop bien, encore, et boit des Bintang. C’est une délicieuse soirée.

La nuit par contre est un peu moins délicieuse pour moi. On dort à 3 dans un lit 2 places, je me retrouve à côté de ma fille qui est sensiblement la pire personne au monde à côté de qui dormir – euh…s’cuse-moi mais tu as ton pied dans mon nez, là… S’cuse moi encore mais tu dors dans la position de l’étoile de mer alors qu’on a à peine la place de s’allonger en mode Dracula dans son cercueil… Non mais vraiment EXCUSE-MOI mais je vais finir par aller dormir dehors !

Bref, c’est assez roots comme on dit (tout du moins pour moi), je passe clairement une nuit de merde et par dessus le marché le village est en fête puisqu’on tombe pile au moment d’une cérémonie mortuaire qui a lieu tous les 10 ans dans le village (Ngaben si je ne m’abuse). Cérémonie durant laquelle où tous les morts des 10 dernières années ont été exhumés pour être incinérés (enfin techniquement ils n’en incinèrent qu’un seul mais ça vaut pour tous les autres), histoire que leurs âmes soient enfin libérées. Le village est donc en fête, les voix et la musique résonnent jusque tard…

LE CHEF DU VILLAGE ET L’ANNIVERSAIRE DU TEMPLE

Heureusement le lendemain matin tout ça est vite oublié (après 3 litres de café), d’autant que nous avons la chance de pouvoir découvrir un peu mieux cette fameuse cérémonie, et le chef du village nous invite à boire un café (et devient illico presto mon meilleur ami). Hashtag non mais la gentillesse de ces gens. C’est un moment assez irréel, tout du moins pour moi. Chez nous la mort est intrinsèquement liée à la tristesse alors que là-bas tout le village se mobilise, se pare de ses plus belles décorations, célèbre les défunts. Les gens sont heureux, enthousiastes, ils passent des jours, voire des semaines à tout mettre en place et ils sont clairement heureux de pouvoir partager ce moment avec nous, de partager une partie de leur culture et de ce qui importe à leurs yeux.

Après cette petite immersion dans la culture balinaise nous nous rendons près de Ubud pour une balade à vélo.

Bon. Officiellement pas la meilleure expérience du voyage pour nous. Au bout de 20 interminables minutes à écouter notre fille chouiner tout ce qu’elle peut parce qu’elle n’a pas envie de faire de vélo, elle finit par se vautrer dans une rizière. #fail. Elle et moi abandonnons nos vélos derrière nous et rentrons chez la famille balinaise chez qui nous allons déjeuner. À trois sur un scooter, le vent dans les cheveux. Trop bien.

Quant à cette balade à vélo il semblerait que Terdav compte la remplacer par autre chose. Ce qui, de mon point de vue, serait une excellente idée au vu du parcours pas hyper adapté aux enfants (pas mal de route donc salut le danger) et auquel, surtout, je n’ai pas trouvé un charme particulier.

Une fois de plus nous avons du bol, la famille balinaise chez qui nous déjeunons célèbre l’anniversaire de son temple. Et une fois de plus ils nous accueillent à bras ouverts et nous permettent d’assister à la cérémonie.

Puis direction Ubud. Nous passons par la Monkey Forest, ce qui n’a vraiment pas été mon moment favori. L’endroit est splendide mais tous ces singes m’angoissent totalement. Enfin techniquement c’est surtout l’attitude des gens qui m’angoisse. Toujours le même problème « oh le petit singe trop beau qu’il est trop choupinou vas y monte sur mon épaule pour attraper une banane/un bout de pain/un snicker/osef et vas y que je te caresse la tête parce que t’es trop mougnon et que tu manques de m’arracher la main avec tes dents de 20cm ».

Bref. Si vous passez par Ubud je ne recommande pas particulièrement.

Le soir nous dînons dans un charmant restaurant (dont j’ai oublié le nom…mes confuses…).

DANSE TRADITIONNELLE ET TOMBAUX ROYAUX

Arrivés à Sebatu on déjeune chez l’habitant et on boit notre café devant un incroyable spectacle de danse traditionnelle balinaise. Si la musique peut être un peu difficile pour les oreilles occidentales la performance n’en reste pas moins magnifique. En rang face à face, les hommes jouent du bonang, du cengceng, du gangsa, du gong, parfaitement synchros, en regardant à peine ce qu’ils font. #boss Quant aux danseuses… #omg c’était dingo. Encore une fois très différent de ce à quoi on peut être habitué mais, hé, là est tout l’intérêt, non ?  Les costumes sont incroyables de richesse et de beauté, le maquillage parfait – toutes les beauty gurus de Youtube peuvent aller se rhabiller – c’est intense, fort et un peu doux à la fois, on ne comprend rien et en même temps c’est comme si on comprenait tout. Yudhan nous explique ensuite les histoires qui viennent de nous être contées, on discute avec le père de la famille, musicien, les enfants se prennent pour des indonésiens pendant 20 minutes et tripotent sensiblement tous les instruments de la pièce et dansent sur la scène. Il pleut des cordes – encore – mais ce n’est pas très grave.

Ensuite direction les tombaux royaux de Gunung Kawi, un temple creusés au XIème siècle directement dans la falaise. Impressionnant au possible et, comme d’habitude, je me lève et je te bouscule…ah non, pardon. Comme d’habitude c’est de la merveillance en barre.

Puis nous prenons la route, direction Kintamani, au pied du volcan Batur.

GRAVIR LE MONT BATUR

Il est fort possible que gravir le volcan Batur fasse partie de mes expériences de vie favorites. Et pourtant, à la base, c’est pas forcément le truc vers lequel je me tournerai naturellement.

Se lever à 3h du matin ? Gravir un volcan dans le noir et sous une pluie finasse ? Arriver en haut et ne pas voir à 3 mètres à cause du brouillard ? MAIS QUELLE BONNE IDÉE !

Plus sérieusement… Je ne suis vraiment pas une rando-girl. J’ai fait quelques randonnées par le passé mais toujours dans le cadre de voyages organisés (en Jordanie ou en montagne) aka de moi-même enfiler des pompes de rando et marcher pendant des heures…bif bof. Et pourtant, à chaque fois, j’ai adoré ça.. Va comprendre Cassandre.

Ici la difficulté c’était :

-Petit 1 : l’heure du départ. Pour éviter de se liquéfier durant l’ascension le départ était prévu à 3h. Du matin. Ben ouais, sinon c’est pas drôle. Donc dans le noir, à la frontale, après avoir avalé un café et un petit gâteau.

-Petit 2, : les kids. Prenez un duo d’enfants déjà bien claqués par le voyage et les jours précédents et les émotions et tout ce qui peut rendre HS un gamin. Levez-les à 3h du mat’ pour leur enfiler une polaire et des pompes de rando. Jetez les au pied d’un volcan, dans le noir, et dites-leur de grimper jusqu’à ce qu’ils voient de la lumière… Bon. Avec un enfant pas vraiment habitué à la rando (aka le mien) je m’attendais à vivre sensiblement la pire expérience de ma vie, m’imaginant déjà devoir la traîner sur 800 mètres de dénivelés (ou plus ou moins, je ne m’en souviens même plus mais c’était haut. Très.), hurlante et pleurante, me prenant des rochers sur le coin de la gueule, des crampes aux mollets.

-Petit 3 : je suis quand même aussi sportive qu’un hortensia au mois de décembre, ne l’oublions pas.

Et pourtant, magie de la vie, mystère de la nature, cette ascension s’est avérée tout simplement géniale. Je me suis réveillée à 3h quasi fraîche comme la rosée du matin, j’ai chaussé mes pompes de rando toute jouasse et j’ai gravi le Mont Batur presque les doigts dans le nez. Ma fille, de son côté, a suivi quasi le même chemin, pas un coup de mou, pas une plainte, pas un pied qui traîne. Arrivés au premier palier, 1700m d’altitude environ si mes souvenirs sont bons, un petit jus de fruit, un gâteau et ça repart. Magique, je vous dit.

Alors évidemment ça aurait été encore plus magique si le temps avait été de notre côté. J’avoue que sur le coup, arrivée en haut, un peu claquée malgré tout, je me suis dit « ouais…tout ça pour ça ? Une purée de pois ? » mais avec le recul, quelle superbe expérience ! Gravir ce volcan qui était encore en éruption il n’y a pas si longtemps (la dernière date de 2006…), se dépasser et se dire i did it ! (ouais quand je me félicite c’est toujours en anglais).

Après ça nous avons passé un petit moment dans une sorte de piscine géante à l’eau de source chauffée par le volcan. oklm.

|Batur, la tête dans les nuages| |Moi. Bien contente de ma performance sur-humaine|

LES ECOLIERS BALINAIS

Le lendemain matin nous quittons Yudhan, appelé par d’autres impératifs et nous rencontrons Cédric, qui va passer la journée avec nous. Direction Sidemen, notre guide local est adorable et nous emmène à la rencontre des écoliers du village avec qui nous passons la matinée à fabriquer des offrandes avec une sorte de pâte de riz colorée qui n’a rien à envier à notre bonne vieille pâte à modeler.

Puis retour dans les rizières où nous allons déjeuner à deux pas de Bali Countryside, une propriété tenue par une famille Balinaise et qui organise des activités autour de la culture balinaise. Notre déjeuner est délicieux, as usual, et au moment du café notre guide local sort une petite caisse en bois pleine de trésors, pour nous apprendre à écrire notre prénom en sanskrit, sur de fines lamelles de bois. Le mec n’est pas vache, il nous fait un modèle et on recopie – tant bien que mal – notre petit prénom. J’ai l’impression d’avoir 6 ans à nouveau, c’est trop chouette et je m’arrache pour faire quelque chose d’à peu près lisible et d’à peu près joli en me disant que si j’ai besoin d’un nom de code un jour – sait on jamais que je devienne agent secret…- j’utiliserai mon prénom en sanskrit.

Ensuite on retrouve une dernière fois notre super chauffeur, Poutou, qui nous emmène au port de Serangan. C’est l’heure de changer radicalement de décor et de quitter la terre ferme mais ça, je vous le raconterai dans un prochain épisode…

Bon, cet article est déjà très long mais je pars du principe que vous avez l’habitude ! 😅 Avant de vous laisser voici trois points que je voulais aborder dans ce premier article (évidemment si d’autres questions sont récurrentes j’y répondrai – au mieux – dans le post suivant 😊)

MANGER VÉGANE EN INDONÉSIE 

C’est une question qui revient dès que je suis en voyage : comment tu gères les repas ?

Alors quand je suis en voyage seule (= pas organisé), vous le savez, je m’adapte et je cherche surtout des endroits où je peux manger sans que ce soit trop compliqué.

Oui mais ici, tout était organisé et la quasi totalité des repas étaient compris dans le voyage…

Alors premièrement, j’avais prévenu mon agent de voyage de mon régime alimentaire, m’assurant que ça ne poserait pas de soucis et…effectivement, ça n’a pas posé le moindre souci. En arrivant à Bali j’ai aussi rapidement précisé à Yudhan que j’étais végétalienne et que, par exemple, s’ils prévoyaient des omelettes au petit déj’ ce n’était pas la peine de me compter dans le lot.

Encore une fois Yudhan est un guide assez exceptionnel (et Delphine aussi, notre guide pour la 2ème semaine… Mais on en reparlera ^^) et il se renseignait toujours pour s’assurer que ce que je mangeais était bien végétalien, me précisant toujours « ça c’est bon, ça non, ça oui, ça non ». Et au delà de ça il s’est avéré que la cuisine Indonésienne est très riche en plats végétaliens : tempeh, tofu, riz, nouilles, pléthore de légumes… Je n’ai eu au-cun souci à m’alimenter (et plus que bien) durant 2 semaines.

Enfin le dernier point à ce sujet c’est que lorsque je suis en voyage, et bien : je m’adapte. Ça ne signifie pas que je me mets soudainement à m’empiffrer de bacon ou d’oeufs sur le plat mais, clairement, en fonction de l’endroit où je suis, je revois parfois mes exigences. J’entends par là que lorsqu’une famille m’accueille et me prépare un véritable festin, prend en compte au mieux mon régime alimentaire, je me vois difficilement leur demander de détailler tous les ingrédients utilisés pour m’assurer que, par malheur, il n’y aurait pas une lichette de beurre qui traîne dans le tofu…

Evidemment ça reste très personnel mais comme on me pose souvent la question…voici la réponse !

COMMENT S’HABILLER ?

L’Indonésie est un pays musulman, mais Bali est une île majoritairement hindouiste (si je ne dis pas de conneries…). Pour les femmes il nous a été conseillé d’éviter les tenues très courtes de type mini-short et d’opter plutôt, par exemple, pour des bermudas ou des robes longues.

Personnellement j’ai longtemps eu un problème avec le fait de changer mes tenues en fonction des pays que je visitais mais avec le temps j’ai appris à simplement m’adapter et à me dire que, bon, porter pendant 1 semaine ou 2 des tenues un peu différentes, ça n’allait clairement pas me tuer.

En Indonésie on ne vous jettera pas de cailloux si vous êtes une femme et que vous êtes habillées un peu court mais ça peut évidemment changer le regard que les locaux portent sur vous et éventuellement l’accueil qui va avec.

J’essayais donc d’être plutôt couverte en portant, par exemple, un bermuda, ou en ajoutant un long kimono par dessus mes tenues. Dans les temples il état impératif de porter un sarong, par respect, tout simplement. Et à Lombok (île majoritairement musulmane, par contre), en fonction des endroit il fallait aussi se couvrir les épaules. Pour avoir expérimenté la balade (imprévue) dans un petit marché de village en n’ayant qu’un sarong et rien pour me couvrir les épaules… Je peux vous dire que ça n’a clairement pas été le meilleur moment de ma vie.

Après, évidemment, chacun fait comme il veut mais à mon sens il me semble…judicieux, dirons-nous, de s’adapter et de respecter les us et coutumes de chacun. Ça ne coûte pas grand chose au final :)

QUAND ALLER EN INDONÉSIE ?

Les quelques fois où j’ai abordé le sujet de la météo sur Instagram certains m’ont signalé qu’il était normal qu’on se ramasse un temps de m*rde (vous l’aurez compris, cette première semaine a été riche en pluie…) et que ce n’était absolument pas la bonne période pour aller à Bali. J’avoue avoir été prise d’un gros doute et après quelques messages du genre j’ai fini par poser la question à Yudhan. Réponse d’un Indonésien pure souche :

Juillet/août est la meilleure période pour visiter Bali (et l’Indonésie en général si je ne m’abuse) puisque c’est un peu l’équivalent de l’hiver là-bas. Soit des températures moins élevées, un taux d’humidité plus bas, bref, une météo à priori bien plus sympa pour les personnes habituées à un climat tempéré. Seul bémol, c’est la saison des vents. Donc il y a pas mal de vent (#captainobvious).

Dans notre cas il semble qu’on ai juste manqué de bol puisque Yudhan nous racontait que la semaine précédent notre arrivée le temps était absolument merveilleux.


Et c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous aura plu, notamment le format « jour par jour » un peu différent de d’habitude. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser, je ferais au mieux pour y répondre et si vous avez des envies particulières pour le second volet, tout pareil, n’hé-si-tez-pas ! 😀

Quant à la vidéo je vous donne rendez-vous demain ou jeudi, ici et sur Youtube ! 😘