Style

All black

Je vous mets direct Johnny dans la tête ou j’attends encore un peu ?

Et non, pas parce que mon pays c’est l’amour (…)(prend-on le temps de commenter ce titre d’album ?.. Non ? Ok.) mais parce que ce look signe officiellement mon retour dans la catégorie noir c’est noir mais t’inquiète y a encore de l’espoir.

Alors j’aurais adoré vous présenter un petit #cocoethicootd mais avec cette robe Bershka… bon… comment vous dire ?

Néanmoins cette robe c’est mon petit bonheur ! Prise en taille M (histoire d’être sûre et certaine que mon bide passe laaaarge) et super stretch (omg le bonheur… Je ne pensais pas dire ça un jour mais : VIVE LE STRETCH), c’est ma petite robe de quand j’ai le courage de quitter mon legging troué et mes gros pulls et que j’ai envie de faire croire au monde entier que non, je ne suis pas une femme enceinte depuis 233 jours (237 au moment où vous lisez ces lignes) totalement au bout de sa vie qui passe la moitié de ses journées à regarder les feuilles d’automne tomber en attendant que le temps passe le tout entrecoupé par quelques recettes de cake aux pommes et aux amandes qu’elle engloutit en moins de temps qu’il n’en faut pour dire je suis enceinte depuis 233 jours.

Bref, la robe que je ne regrette pas d’avoir achetée.

Mais du côté éthique de la force il faut quand même que je vous parle de mes collants.

(Je sais. Toujours plus loin dans les sujets passionnants)

Puisque quand tu es enceinte, les collants, au delà du simple fait que les enfiler s’apparente à tenter un parcours de Ninja Warriors avec les bras attachés dans le dos et un oeil crevé, c’est un peu la plaie.

En porter des normaux, clairement, au bout d’un moment tu ne peux plus (ou alors tu meurs étouffée). Ne pas en porter, à moins de vivre en Californie tu risques aussi d’y laisser la vie. Et alors pour avoir testé les H&M Mama, grand dieu… En plus d’être objectivement moches (comment on peut faire des collants moches, sérieux ?) ils sont effroyablement inconfortables en plus d’avoir une qualité qui laisse franchement à désirer (aka si tu as les cuticules un peu sèches, laisse tomber tu les files avant même de les avoir sortis de la boîte).

BREF.

VIENS EN AUX FAITS, COLINE.

Ceux que je porte sont géniaux et je vous les recommande vivement ! Ce sont des Swedish Stockings qui en plus d’être hyyyyper confortables, de ne pas du tout t’écrabouiller le bide sont faits à partir de nylon recyclé ! En bonus leurs usines travaillent à l’énergie solaire, ils purifient l’eau de leurs teintures avant de la remettre dans les circuits, leurs usines sont zéro déchets et ils ont un recycling club pour les collants usagés (!) en gros vous envoyez au moins 3 paires (et pas forcément des Swedish Stockings) de collants usagés et ils vous offrent un bon de réduction. Si c’est pas cool.

Viennent ensuite mes si merveilleuses docs toutes de paillettes vêtues que la marque a eu le bon sens de fabriquer sans cuir, ce qui en fait presque officiellement les chaussures les plus cool du monde !

Et enfin mes bijoux Aglaïa, que vous commencez à bien connaître maintenant et que j’aime toujours tellement ! Dans le game du bijoux éthique la marque reste constamment sur mon podium ! Des bijoux fabriqués en France, un prix juste, un pourcentage de chaque commande versé à une association, sans oublier la qualité et la durabilité… Si Aglaïa passait son bac ce serait cet élève qui ressort avec une moyenne de 20,5/20 !

D’ailleurs, pour rappel, le code EPPC vous offre toujours 10% de réduction sur l’intégralité de la boutique !


Sur ces bonnes paroles… Comment vous dire que je me suis réveillée à 3h du matin et que je vais maintenant rejoindre mon chien sur le canapé pour terminer ma nuit !

❤️

#lespositionstrèsnatourelles

 Robe Bershka 

Collants « mama » Swedish Stockings 

Molly Glitter Dr. Martens

BO Elegance en grenat Aglaïa *

BO Corne en onyx Aglaïa *

Bague Saint Gervais en onyx Aglaïa *

Bague Liberty en onyx Aglaïa *

Bague Imagine en quartz gris Aglaïa *

* 10% sur tout le site avec le code EPPC – placement de produit

#COCOETHICOOTD – N.3 – the pregnancy edit

Il y a quelques temps on a parlé du cas des fringues de grossesse, de ce qui nous semblait indispensable (ou pas) et le moins que l’on puisse dire c’est que même si dans la globalité on était plutôt raccord, il reste indéniable que nous avons toutes une liste de must-have de grossesse qui nous est propre.

L’autre question qui s’est posée à moi après que j’ai répondu à « ai-je vraiment besoin de ces slips de maternité ? » (NON) était « merde, moi qui essaie d’éthiquiser ma penderie, comment je vais bien pouvoir m’en sortir avec ce corps qui n’est pas le même qu’hier, qui ne va pas revenir à la normale dans l’immédiat et qui sera peut-être même différent de ce qu’il était alors ensuite ? » (oui je me pose des questions longues et compliquées… Ne vous demandez pas pourquoi je suis épuisée !).

Alors cet été je me suis bien offert 2 jolies robes (l’une chez Eple&Melk et l’autre chez Mademoiselle D) mais je ne passe plus dans la première et la seconde est vraiment trop estivale pour que je continue à la porter, et dans la globalité j’ai décidé d’éviter autant que possible les investissements dans l’équation neuf x éthique.

C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers…le seconde main ! Aka les habits qu’ils ont déjà été portés avant mais qu’on en veut plus alors on les revend et ça fait le bonheur d’autrui.

Ma grossesse a vraiment révélé chez moi une passion pour le seconde main. Vous aviez bien compris que pour moi investir dans des vêtements estampillés « mama »  ce n’était pas l’idéal et passé l’achat de quelques pantalons, de débardeurs bien longs (ce matin il faisait 4° quand je suis sortie de chez moi… 4 PUTAIN DE DEGRÉS ! Je ne peux pas me permettre de sortir avec ne serait-ce qu’une millimètre de peau de ventre à l’air sous peine de mourir instantanément) j’ai décidé d’arrêter les frais.

Alors je ne vais pas vous la faire à l’envers, ma garde robe devient de plus en plus limitée et régulièrement je m’enjaille en mode « ah allez je vais mettre ça aujourd’hui, youpi » pour finalement me rendre compte très (très très) rapidement que ah non désolée madame ça va pas être possible, revenez dans quelques mois. Mais j’ai réussi à trouver quelques pièces d’occasion qui ont fait mon bonheur absolu… dont ce petit pull.

Du côté de l’ootd nous avons donc :

  • Ce petit pull Helmut Lang qui fait mon bonheur de par sa maille douce et élastique et bump friendly. Acheté d’occasion une petite miette, donc, j’ai juste eu la surprise de découvrir un pull blanc au déballage au lieu du pull beige auquel je m’attendais. La balance des blancs et les couleurs fidèles à la réalité ce n’est pas toujours évident sur les sites de seconde main…ahem…
  • Mon slim noir Jamie de Topshop spécial mama… J’en ai déjà parlé sur instagram il me semble, ce n’est pas forcément un modèle que je recommande. La taille basse c’est super quand on n’a pas encore un ventre trop imposant mais avec mon bide de 7 mois d’âge je passe sensiblement toute la journée à remonter mon fut’. Néanmoins la coupe est vraiment super, bien slim, pas trop longue pour les modèles réduits comme moi et il ne se détend pas d’un iota. J’aurais adoré vous dire « oui bon au moins je l’ai payé une misère sur vinted » mais c’est faux, je l’ai acheté neuf.
  • Les Samo argentées de Good Guys…l’amour intersidéral ! Je vous en ai parlé (encore une fois) dans ma dernière vidéo, Good Guys c’est MA marque de pompes véganes, éthiques et engagées favorite de la vie. Elles sont faciles à enfiler (pas négligeable du tout), rapides à lacer (même si c’est toujours un peu la galère et que j’ai l’impression d’être en bois) et siiii confortables ! Les même avec scratch ou laçage automatique par la pensée et vous obtenez THE perfect paire de pompes.
  • Et mes jolis bijoux fabriqués en France merveilleux je les aime tant. De La Forge et Hellès, pas de surprise.
  • En bonus je porte le best débardeur de maternité du monde en dessous de mon joli pull : ces petites choses Asos Maternity. On sort clairement du cadre de l’#éthicootd mais tant pis, ces trucs sont trop géniaux et j’en ai quasi toujours un sur moi, de jour comme de nuit. Je lutte d’ailleurs activement pour ne pas recommander un deuxième lot…

Je vous souhaite une très belle journée ! ❤️


Top Helmut Lang (seconde main) – Jean « Jamie » Topshop Mama – Baskets Good Guys Don’t Wear Leather – BO Helles – Bague De La Forge


5 conseils pour une armoire plus éthique

Ça commence à faire quelques années que je parle de mode éthique et que je m’y intéresse, et ce qui m’a toujours frappé c’est l’assimilation quasi directe de « mode éthique » avec « ce n’est pas accessible ».

C’est un peu comme quand tu dis que tu es vegan et que les gens pensent que tu es sous-alimenté parce que tu n’as le droit de manger que des cailloux et de l’herbe.

Ou quand tu dis essayer de cultiver ta conscience écolo et que les gens hallucinent que tu aies encore de l’électricité chez toi.

Un ramassis de bullshit et un gros condensé de clichés qui nous fait penser que s’habiller de façon éthique nécessite forcément de souffrir, de se prendre la tête et surtout d’avoir le salaire de Macron .

Aujourd’hui je vous propose donc de nous assoir sur les clichés et de découvrir 5 façons de rendre son armoire plus éthique, à la cool et quand on n’a pas un gros budget !

1. AIMER/PORTER/SOIGNER

C’est, à mon sens, la base de tout. Aimer ses vêtements, les porter et en prendre soin. Et ce peu importe la marque ! À l’heure de la fast fashion et de la mode jetable on perd facilement de vue qu’un vêtement est censé durer des années et des années et que si la qualité de base n’est pas totalement miteuse (aka tu sais ces tee-shirts que tu laves une fois et qui ressortent en ayant l’air de s’être fait bouffés par une armé de mites enragées ?) beaucoup de vêtements, bien entretenus, peuvent nous suivre pendant très longtemps.

J’ai d’ailleurs pas mal de trucs de chez Zara ou H&M ou de marques pas forcément assimilées à du « super quali » qui se portent extrêmement bien après des années et des années de bon et loyaux services.

Et une fois qu’on aime et qu’on porte ses sapes, un bon entretien reste la clé d’une relation à la « ils vécurent heureux et eurent pléthore d’enfants » 

1. Laver le moins possible les vêtements ! Je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne chez les autres mais chez moi on ne lave un vêtement que s’il est taché ou s’il sent le rat crevé (bon, en vrai on attend pas d’atteindre ce stade mais c’était pour le style). S’il a simplement été porté et qu’il s’en sort bien à la fin de la journée, il est plié et rangé.

S’il sent un peu mauvais on tente de l’aérer un peu. S’il a juste une petite tache on essaie de l’enlever à la main plutôt que de mettre tout le package dans la machine.

2. Si un vêtement a besoin d’être lavé (parce oui, ça arrive…et en vrai personne ne vous en voudra si vous finissez par laver votre tee-shirt porté pendant 6 jours et qui sent fort le choux de Bruxelles), on jette un oeil à l’étiquette avant de le balancer dans le tambour !

3. Essayer de favoriser les détergents doux, si possible bio/éco-reponsables parce que c’est quand même plus sympa pour la planète (btw, vous pouvez retrouver une recette de lessive maison juste ici…. JDCJDR).

4. Laver à basse température. Une fois de plus c’est moins agressif pour les fibres et plus sympa pour la planète.

5. Trier son linge. Evidemment. Personnellement j’ai un panier pour le blanc, un pour le foncé/couleurs, un pour les draps/serviettes/etc. et un pour les pulls. Le premier permet d’éviter que le blanc ne grisonne en étant lavé avec des couleurs foncées (ou que vos slips immaculés ressortent rose bonbon, aussi.), le second c’est la lessive fourre-tout, les 3ème c’est le linge que je lave à température un peu plus haute et le dernier c’est le délicat, toujours lavé à froid

6. Faire sécher le mieux possible pour éviter les déformations : les pulls à plat et les vestes sur cintres par exemple. Laisser sécher à l’air plutôt qu’en sèche-linge

7. Et bien entendu bien ranger ses vêtements ! Certains vêtements se porteront mieux si on les plie (comme les pulls) et d’autres si on les suspend (comme les robes ou les blouses/chemises). On essaie d’éviter les armoires qui débordent et les piles de sapes supra-comprimées.

2. ACHETER MOINS ET MIEUX CHOISIR

Ok. Encore une fois à l’heure de la fast fashion c’est parfois la croix et la bannière mais…ce n’est pas impossible pour autant !

Pour acheter moins mon premier conseil est déjà de ne plus mettre les pieds dans les magasins hors besoin vital du genre vous venez de flinguer votre dernière paire de chaussures et vous marchez maintenant pieds nus dans la rue. Bon ok, c’est un peu l’extrême limite – j’espère que vous avez tous le générique dans la tête – mais vous voyez l’idée : éviter les magasins et, si c’est un habitude qu’on a, arrêter de faire des virées shopping dans le simple but d’acheter des trucs.

De même pour les boutiques en ligne, essayer d’éviter les sessions de navigation « juste pour jeter un oeil »…(lol).

Ensuite, mieux choisir ses vêtements c’est aussi bien se connaître. Savoir ce qui nous va ou non, connaître ses goûts réels (et pas ceux influencés par ce que l’on voit dans les magasines ou sur le net). Moi par exemple j’ai fini par accepter que la façon dont je me sentais le mieux et le plus moi-même c’était habillée le plus simplement possible : le combo jean-converse-sweat-shirt c’est mon dada.

Alors évidemment ça ne m’empêche pas d’avoir des pièces fortes dans ma garde-robe, de les adorer et, même si je les porte moins souvent, de les garder précieusement, mais j’essaie toujours d’y réfléchir à 2 fois avant d’acheter une pièce forte, très colorée ou imprimée parce que je sais que : petit 1, ce n’est pas ce que je porte le plus souvent et, petit 2, j’en possède déjà chez moi qui sont très bien.

3. ACHETER DE SECONDE-MAIN

Certains diront que déjà bien trop de vêtements ont été produits sur cette planète et qu’il faut simplement cesser d’en produire. J’aurais envie de répondre pas faux mon pote mais bon courage.

Néanmoins s’il y a une absolue vérité en matière de mode et de consommation éthique c’est bien qu’acheter de seconde main est un des gestes les plus engagés que l’on puisse faire. Et à mon sens encore plus que d’acheter neuf chez une marque estampillée comme éthique.

Je sais que beaucoup de personnes sont réticentes à l’idée d’acheter des vêtements ayant déjà été portés par d’autres mais dites-vous que quand vous achetez une petite robe en ligne ou en magasin, 90% du temps, il y a déjà eu une autre personne à l’intérieur + entre un vêtement déjà porté donc potentiellement un peu cracra et un vêtement qui sort d’usine blindé de pétro-chimie et qui file le cancer de la peau… Bon…😬

En vrai il suffit juste de laver les vêtements. (merci Coline)

Acheter de seconde main c’est vraiment chouette parce que ça évite le gaspillage en donnant une seconde vie à des vêtements qui auraient peut-être fini à la poubelle, ça permet de faire des économies… et je trouve que ça permet aussi de ne pas être dans un achat trop impulsif : fouiller dans une friperie, en vrai ou en ligne, ça demande du temps et, surtout en ligne, je trouve qu’on n’a pas vraiment tendance à y aller en mode « tiens voyons ce qu’il y a de nouveau ». En gros on va plutôt y aller si on cherche quelque chose de particulier et ça c’est plutôt une bonne chose !

— QUELQUES ADRESSES SUR LE NET

Vide Dressing – choix énorme et gamme de prix trèèès large

Vestiaire Collective – plutôt axé moyen à très haut de gamme

Vinted – plutôt axé petits prix

Tictail – On y trouve beaucoup de produits neufs mais aussi beaucoup de vide-dressings et dépôts-vente

Label Emmaüs – la boutique en ligne d’Emmaüs

Il existe évidemment des vingtaines d’autres friperies et dépôt-vente en ligne et si je préfère vous parler des sites que j’ai déjà pu tester (et approuver), de votre côté n’hésitez pas à fouiller sur le web et à partager vos découvertes ici !

4. ACHETER CHEZ DES MARQUES ÉTHIQUES

Et enfin, quand on a le budget qui suit on peut évidemment éthiquiser sa garde-robe en achetant chez des marques dites éthiques.

Alors le terme est vague, j’en ai déjà parlé de tas de fois, une marque dite éthique peut regrouper tout un tas de critères et c’est à chacun de définir ce qui est éthique à ses yeux. Exemple : pour certaines personnes acheter un pull en laine biologique provenant d’un petit élevage familial du Larzac sera un achat super éthique alors que pour moi ce ne le sera pas du tout.

Mais encore une fois, l’achat chez une marque éthique ne me semble pas une fin en soi et la règle du acheter moins mais mieux s’applique aussi aux marques éthiques. En gros rien ne sert d’acheter un truc qui ne vous transcende pas juste parce qu’il y a marqué « bio made in France éthique vas y on plante un arbre si tu achète ce pull » sur l’étiquette.

Pour info je suis sur un petit « annuaire » de la mode éthique depuis…euh depuis un moment ! J’essayerai de fignoler ça et de vous le mettre en ligne dans les semaines qui viennent !

5. NE PAS S’AUTO-FLAGELLER

Mon conseil préféré de la vie que je colle partout et à toutes les sauces toi-même tu sais.  Mais en réalité on vit tellement à l’ère de la sur-culpabilisation qu’il me semble toujours utile de rappeler des choses simples comme : personne n’est parfait, les gars.

Si vous êtes dans une démarche d’éthiquisation de votre armoire et de prise de conscience c’est déjà formidable et, sans l’ombre d’un doute, c’est un effort que ne fournissent pas la majeure partie des gens. Alors félicitez-vous ! Et surtout soyez indulgents si un jour de moral dans les chaussettes vous décidez de vous offrir un jean pas bio-éthique-made in France dont vous n’avez pas besoin.

Comme on dit dans le Kentucky « Done is better than perfect ».