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5 gestes écolo VRAIMENT simples – round 1

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Etre écolo, ça ne signifie pas forcément se laver à l’eau de pluie et se maquiller avec du charbon de bois. Chacun peut y contribuer à son niveau et à son rythme : l’important c’est de participer !

 

Une fois mis bout à bout, des gestes simples et anodins – comme fermer le robinet pendant qu’on se brosse les dents ou ne pas jeter son mégot de Malbac sur la plage – finissent par avoir des effets positifs considérables sur l’environnement.

Ce qui compte, c’est la somme de tous nos gestes. Comme dirait ce bon vieux Michael : “we are the world” ou, comme dirait tante Ginette : “ce sont les petites rivières qui font de grands fleuves”.

 

Voici donc 5 gestes qui représentent un petit effort pour l’Homme et un grand pas pour l’environnement.

Trier

  • La version easy >>> rien de plus facile, il suffit de prévoir 3 poubelles ou une poubelle à compartiments : d’un côté un bac pour les emballages propres en carton en plastique, les boîtes de conserve, le papier, les emballages en aluminium et les aérosols, de l’autre côté un bac pour le verre, et enfin un bac pour tout le reste
    • Bon à savoir : les poubelles communes varient selon les villes, il faut donc consulter le site Ecoemballages pour connaître le détail selon votre localisation  
    • Où s’équiper : voici une poubelle à compartiments très pratique pour votre cuisine
  • La version pointue >>> se lancer dans le compost pour recycler toutes les matières organiques : épluchures et restes de fruits et légumes, plantes, pain, coquilles d’oeuf…
    • Bon à savoir : tous les do’s & don’t sont sur le site Compost’action, j’ai appris qu’on pouvait même composter le sopalin et les boîtes d’oeuf en carton !
    • Où s’équiper : quand on habite un appartement et qu’on veut éviter les odeurs de rat d’égoût, le mieux est d’opter pour le lombricomposteur (oui, c’est un peu comme avoir des vers de terre grouillants en animaux de compagnie, sauf qu’ils ne miaulent pas à votre porte le matin pour une louche de Whiskas)

Remplacer

  • La version easy >>> une femme utilise environ 6 cotons jetables par jour, soit plus ou moins 100 000 dans une vie… multiplié par toutes les belettes coquettes du monde, ça représente son pesant de cacahuètes pour l’environnement. Il existe une solution ultra facile et accessible, les cotons lavables : avec 20 carrés, vous êtes tranquille pour plusieurs jours, puis vous les passez à la machine dans un petit filet avec le reste du linge et hop, rebelote !
    • Bon à savoir : en plus du bénéfice environnemental, le coton lavable est aussi moins agressif pour la peau et pour votre bourse (un kit représente jusqu’à 250€ d’économie)
    • Où s’équiper : Lamazuna a créé une version en microfibre à utiliser simplement avec de l’eau, le site Les Tendances d’Emma propose des kits complets dans des matières naturelles (bambou, eucalyptus, molleton de coton…)
  • La version pointue >>> passer au tout-lavable : lingettes pour le ménage, serviettes hygiéniques, mouchoirs, langes de bébé…
    • Bon à savoir : pour achever de vous convaincre, une étude a révélé que 85% des produits sanitaires en coton contiennent du glyphosate (aka le vilain herbicide Roundup), classé “cancérigène probable” par l’OMS
    • Où s’équiper : Les Tendances d’Emma propose de super kits pour le ménage, la toilette et le change de bébé, la boutique Etsy God Save the Tea Time a confectionné des mouchoirs en tissu vraiment stylés

Refuser

  • La version easy >>> un geste simple comme bonjour consiste à dire “non” à chaque fois qu’on vous propose un sac plastique (un peu comme si on vous proposait du crack… c’est pour l’image, hein !) : au supermarché, à la pharmacie, chez H&M, à la librairie… Cela implique d’avoir systématiquement 1 ou 2 sacs en tissus pliable sur vous
    • Bon à savoir : il faut une seconde pour fabriquer un sac plastique, il servira 20 minutes et mettra 100 à 400 à se dégarder (hashtag connerie intersidérale)
    • Où s’équiper : les fameux petit sacs Monoprix ne coûtent qu’1€ (ça vaut le coup d’en acheter plusieurs et de les répandre dans tous les sacs que vous avez l’habitude d’utiliser), la boutique Au Pays des Bulles propose un tote bag pliable très chouette, il existe aussi des sacs à dos compacts que vous trouverez chez Décathlon pour une bouchée de pain
  • La version pointue >>> utiliser des petits sacs à vrac pour les fruits & légumes, le pain et les viennoiseries
    • Bon à savoir : si l’endroit où vous faites vos courses ne déduit pas le poids du sac lors de la pesée, mieux vaut choisir un modèle léger pour ne pas payer les grammes supplémentaires
    • Où s’équiper : le site Sans Bpa vous permettra de trouver des modèles pour toutes les provisions (sac à pain, sac à légume, sac filet), le Royaume de Physallis propose des imprimés vraiment jolis, les plus manuelles pourront les fabriquer elles-mêmes grâce à ce tuto

Se-laver

(paye ton titre racoleur !)

  • La version easy >>> se laver mieux, c’est à dire éviter les gels douche et shampoings de la grande distribution qui contiennent une flopée d’ingrédients chimique comme le sulfate (un détergent couramment utilisé pour le nettoyage des sols et moteurs… d’où l’expression “belle comme un camion” ?!) : à la place, vous pouvez utiliser du savon naturel à base d’huiles végétales vierges saponifiées à froid. Dans ce type de savon, les huiles ne sont pas chauffées et préservent donc les acides gras, vitamines et anti-oxydants : cela permet généralement d’éliminer la crème hydratante de votre salle de bain, soit encore un déchet de moins !
    • Bon à savoir : un savon à froid à l’huile de nigelle est plus traitant pour la peau grasse, alors qu’un savon à froid au beurre de karité est plus adapté aux peaux sèches. Il peuvent même être utilisés pour les cheveux.
    • Où s’équiper : Gaiia propose des pains surgras, des savons d’Alep et ayurvédiques 100% saponifiés à froid, la boutique Louise Emoi permet de choisir des savons en fonction de son type de peau
  • La version pointue >>> se laver moins ! Non, il ne s’agit pas de sentir le féneck sous les bras et de laisser ses cheveux en queues de rats. A l’inverse, se faire un shampoing tous les jours n’est absolument pas nécessaire : le no-poo est une technique réellement efficace pour espacer les lavages en se brossant les cheveux pour répartir le sébum et en utilisant des poudres végétales (voire juste… de l’eau !). Pour aller encore plus loin, un mouvement appelé les “unwashed” préconsie de ne pas prendre plus de 3 douches par semaine : l’essentiel est de faire une toilette sommaire sur les parties qui “craignent” (aisselles, entre les jambes, pieds) une fois par jour
    • Bon à savoir : je vous recommande l’excellent (et très complet) article de Natasha des Echos Verts qui passe en revue toutes les techniques et astuces du no-poo
    • Où s’équiper : vous pourrez composer votre shampoing poudre naturel sur Aroma-Zone ou grâce à la recette maison de Green me Up, le shampoing sec Lulu Oranics est également une très bon produit pour espacer les lavages

Repenser

  • La version easy >>> si vous n’êtes pas adeptes des magasins 100% bio (“trop chers”, “trop loins”, “trop chiants” – diront certains), une première étape à la portée de tous est d’aiguiser son flair dans les rayons des supermarchés : lire les étiquettes (à fuir comme la peste : les conservateurs, arômes, huiles hydrogénées, le sirop de glucose…), éviter les produits transformés, les conserves, les plats préparés, les produits sur-empaquetés (non mais sérieux, c’est quoi ces quartiers de clémentine prédécoupés, on nous prend vraiment pour des bananes !), privilégier les produits de saison
  • La version pointue >>> opter pour de nouveaux modes de consommation : circuits courts, livraison de paniers bio, marchés de proximité

Cosmétique vegan & cool

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Spontanément, on aurait tendance à penser que seul Guy George ou son collègue Francis Heaulme seraient capables d’inciser à vif un adorable lapin blanc puis de lui verser un produit irritant dans les yeux jusqu’à le rendre aveugle.

Sauf que NON. Aujourd’hui, en l’an 2016 après J-C, de grandes marques de cosmétique utilisent encore l’expérimentation animale pour vérifier l’inocuité d’un blush ou d’un eye-liner.

Fort heureusement, sous la pression des consommatrices (oui, toi, moi, NOUS !), la legislation évolue petit à petit : en 2013, l’Union européenne a interdit tous les tests sur animaux pour l’industrie cosmétique. Mais la loi comporte encore quelques failles, notamment en ométant tous les ingrédients ingrédients dits « multi-usages » (conservateurs, parfums, solvants, polymères, filtres solaires…) également utilisés pour les produits d’entretien (oui, oui) et qui peuvent représenter jusqu’à 90% de la composition des produits.

 

Pour éviter de cautionner ces pratiques, la solution pourrait être d’arrêter de se maquiller. Facile quand on a hérité du visage de Gisele Bündchen, un peu moins quand on est une personne lambda et qu’on se réveille certains matins avec la tête d’un crapaud en fin de vie (pour rester sur la thématique des animaux).  

 

L’alternative, vous me voyez venir à des kilomètres, c’est le maquillage vegan et/ou cruelty free.

Quelle différence ? Cruelty-free signifie qu’un produit et ses composants n’ont pas été testés sur les animaux, tandis qu’un produit vegan, en plus de cette règle de base, ne comporte aucun ingrédient d’origine animale (miel et cire d’abeille compris).

 

Quasi tous nos produits de beauté habituels sont déclinés dans une version animal-friendly, le plus souvent dans des packagings frais & funky.

Voici donc ma sélection de marques pour se farder de paillettes sans dézinguer nos amies les bêtes !

 

Lily Lolo (100% naturelle, cruelty-free et 95% vegan, made in UK)

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Une gamme de maquillage minéral vraiment complète  (fonds de teint, blush, ombres à paupières, rouges à lèvres…) avec à chaque fois un grand choix de teintes. Les produits sont composés d’oxyde de zinc, particulièrement adapté aux peaux sensibles et à tendance acnéique.

Les incontournables : la BB cream et le fond de teint minéral qui font un teint de bébé scandinave.

Disponible ici & sur Aya Nature.

 

Lamazuna (100% naturelle, cruelty-free et vegan, made in France)

Lamazuna

La marque vegan qui file la banane ! Dans des packagings super pop & colorés, Lamazuna propose des produits zéro-déchets : cosmétique solide, lingettes lavables, cups…

Les shampoings sont garantis sans sulfate (conservateurs qui irritent et déshydratent la peau, couramment utilisés pour le nettoyage industriel des sols et des moteurs… Heum !)

Disponible ici.

 

Lulu & boo (cruelty-free, majoritairement vegan, bio)

Lulu-&-boo

Un design rétro pour ces soins naturels à base d’huiles essentielles pour toute la famille, de baby à granny.

Les ingrédients sont assez inattendus : gel nettoyant anti-acné à l’ortie et au tea tree citronné, huile démaquillante bio au chocolat et à l’orange… On s’en ferait presque des tartines :-).

Ils ne contiennent aucun parabènes, sulfates, parfums ni colorants synthétiques.

Disponible ici & sur Mon Corner B.

 

Oolution (100% naturelle, cruelty-free & vegan, bio, made in France)

Oolution

Des soins pour la peau sur-mesure composés d’extraits végétaux aux multiples actifs (vitamines, anti-oxydants) et d’huiles essentielles. La marque se targue d’avoir une charte qualité qui dépasse tous les labels existants, notamment grâce à l’abolition de tous les perturbateurs endocriniens et au remplacement de l’huile de palme par un émulsionnant dérivé du blé & produit en France.

Disponible ici.

 

Alima Pure (100% naturelle, cruelty-free et en partie vegan, bio)

Alima-pure

Des fonds de teint, ombres à paupières, mascara et rouges à lèvres minéraux, légers et couvrants, particulièrement adaptés pour les peaux à tendance acnéique. Tous les produits sont certifiés sans parabens, sans sulfates, sans colorants synthétiques et sans phtalates.

Disponible ici & sur Bazar Bio.

 

Avril (cruelty-free et en partie vegan, bio)

Avril

L’une des marques cruelty-free et bio les plus accessibles (tout est à moins de 10€ !) et qui ne lésine pas pour autant sur la qualité et l’efficacité.

Labellisés Ecocert, les produits ne contiennent pas d’OGM, de parabens, de phénoxyéthanol, de nanoparticules, de silicone, de PEG, de parfums et de colorants de synthèse.

Disponible ici.

Mini-logis, maxi-happy

Cover

Que celles qui n’ont jamais pesté contre le manque de place dans leur appart me jettent la première brique.

A moins de vivre dans un corp de ferme au milieu de la brousse ou d’être l’héritière Lagardère, bon nombre d’entre nous habitent dans une petite surface. Les armoires qui agonisent sous le poids de nos affaires et les bibelots qui prennent la poussière peuvent parfois nous donner l’impression de vivre dans une roulotte avec les Gipsy King…


Mais rassurez-vous, les mini-logis, c’est LA VIE !  Ils permettent de concilier économies et écologie et de vivre MIEUX avec MOINS. 

Le phénomène prend de plus en plus d’ampleur aux Etats-Unis suite à la crise des subprimes qui a laissé des milliers de familles sur le trottoir. Dans la foulée, des studios d’architectes se sont engagés à construire des maisons minimalistes à 20 000 $ maximum pour que tout le monde puisse accéder au logement.

Et le résultat est vraiment inspirant :

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(Source : Tiny house swoon – Vina’s Tiny House)

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(Source : Tiny house swoon – Vina’s Tiny House)

View More: http://jashley.pass.us/serenbe2016

(Source : Rural Studio)

 

Epurées, lumineuses, design, ces minuscules maisons n’ont (presque) rien à envier aux lofts new-yorkais (j’ai bien dit presque).
Leur secret ? LE MINIMALISME. Autrement dit, la simplicité volontaire : se débarrasser du superflu pour se concentrer sur l’essentiel, sur ce qu’on aime vraiment.

View More: http://jashley.pass.us/serenbe2016

(Source : Rural Studio)

 

Les petites surfaces sont le terrain idéal pour s’initier à cet art de vivre : par la force des choses, elles nous poussent à limiter nos actes de consommation (pas de place pour stocker l’épluche-banane électrique repéré dans télé-achat). Elles nous offrent aussi plus de temps (1h de ménage en moins = 1h de plus pour chiller dans le canapé !), plus de liberté (moins on est encombrés, plus il est facile de tout plaquer pour faire un tour du monde en hoverboard), et sont plus écologiques et économiques (moins d’énergie nécecessaire pour la chauffer).

 

View More: http://jashley.pass.us/serenbe2016

(Source : Rural Studio)

 

Alors, comment l’appliquer chez soi ? Les spécialistes de la question, la Japonaise Marie Kondo et la Française Dominique Loreau, ont livré quelques astuces inspirées du Zen.

 

1 // Faire le tri :

  • Procéder pièce par pièce, de la catégorie d’objet qui compte le moins émotionnellement (ustensiles de cuisine, courier…) à celle qui compte le plus (cadeaux, souvenirs, lettres d’amis…)
  • Regrouper tous les objets au même endroit : cela permet de se rendre compte du volume qu’ils prennent et de repérer les éventuels doublons
  • Supprimer au maximum les objets en multiple exemplaires comme les couteaux de cuisine, les stylos, les brosses à cheveux…
  • Puis prendre chaque objet en main et se poser systématiquement la question : “cet objet me procure-t-il de la joie ?” ou “a-t-il une utilité réelle et non discutable” (courrier important, objet indispensable au quotidien comme une fourchette…)
  • Se débarrasser des livres une fois lus, n’en garder que 4 ou 5 qui procurent vraiment du plaisir
  • Pour les vêtements, appliquer la règle du “7” : on ne garde que sept éléments d’une même catégorie : 7 paires de chaussettes, 7 pantalons, 7 vestes…
  • Donner tout le reste à des oeuvres caritatives

2 // Réagencer :

  • Limiter les objets décoratifs et les affiches murales à quelques belles pièces mises en valeur
  • Choisir une place pour chaque objet et le replacer systématiquement au même endroit
  • Mettre à portée de main tous les objets utilisés au quotidien et ranger dans les espaces moins accessibles les objets à usage plus exceptionnel (valises, caisse à outils…)
  • Laisser un espace d’au moins un mètre entre chaque pièce de mobilier pour mieux circuler et les valoriser
  • Utiliser des boîtes et des pochettes pour regrouper les objets entre eux et les étiqueter


3 // Apprendre à acheter mieux :

  • Choisir des objets au design simple, épuré, qui ne se démoderont pas
  • Fuir les objets low cost : tant que possible, investir dans un objet de bonne qualité plutôt que dans plusieurs objets qui auront une durée de vie éphémère et encombreront la maison
  • Eviter les gadgets
  • Ne pas céder aux achats d’impulsion : noter son envie sur un calepin et attendre une semaine, puis se demander si on en a encore envie
  • Préférer les matières naturelles, plus résistantes : bois, lin, coton…
  • Acheter des produits “tout-en-un” qui permettent d’éviter l’accumulation de pots

 

A la clé de cette “home-detox”, un sentiment de liberté et de bien-être : un espace épuré invite à la détente et permet de désobstruer ses pensées. C’est aussi une façon de repartir sur un chapitre neuf et de se recentrer sur des plaisirs simples qui rendent HEUREUX (“E”, “R”, “E”).