Les sapes

Les petits du mardi #6

📷 Julian Benini

Hé mais ça faisait vachement longtemps qu’il n’y avait pas eu de « petits du » ici, non ?

Petit 1 > Je dois avouer que cette année j’ai attendu les vacances scolaires comme la neige en décembre. J’ai beau ne, concrètement, pas du tout être en vacances, quand tu travailles chez toi et que tu as un enfant, les vacances scolaires ont cette indéniable saveur de liberté… et de sommeil en plus. Et ça les gars ! J’ai l’impression d’avoir passé mon année à ne plus savoir comment je m’appelais dès que mon réveil sonnait. J’ai totalement abandonné mes bonnes résolutions de septembre, le yoga le matin, le « miracle morning » et compagnie au profit de « gaaaargl, laissez-moi dormir encore 8 minutes – la durée de mon snooze – pitiiiiééé ! », poussant le truc jusqu’à « encore 17 secondes et je me lève, promis » pour finir par dégouliner hors de mon lit, me laisser rouler dans les escaliers et ramper jusqu’à ma cafetière. Vive les vacances scolaires !

Petit 2 > Master of None ! On a commencé un peu au pif, en rade de séries après avoir terminé la saison 5 de Prison Break et…quelle merveilleuse série ! On suit les aventures totalement ordinaires de Dev, un trentenaire new yorkais, petit acteur dans des projets un peu « seconde zone », entouré de ses amis, à qui il n’arrive sensiblement rien et tout à la fois. Dans Master of None il n’y a pas vraiment d’intrigues, pas tellement de liens ou de continuité entre les épisodes mais c’est brillant. La série traite, en environ 30 minutes, de sujets actuels et, au final, de la Vie. Avé le V majuscule, oui. Amour, sexisme, racisme, relations en tous genre, parents et j’en passe. C’est totalement ordinaire mais ancré dans la réalité, très drôle, ça met de bonne humeur, les acteurs sont géniaux et ça fait souvent un peu réfléchir, en toile de fond. Bref, foncez !

Petit 3 >  Ma robe de sirène ou clairement ma robe favorite en ce moment. Coupe parfaite, tissu magnifique, confort absolu, imaginée par une de mes créatrices préférée par dessus le marché. Encore une fois je dis vive l’été et sa facilité pour s’habiller !

Petit 4 > Vous l’avez peut-être aperçu sur ma story instagram hier, j’ai commandé une culotte Thinx ! (et ouais, sans transition, je vous parle de culotte) J’avais repéré ça il y a déjà pas mal de temps, des sous-vêtements périodiques, censés remplacer tout ce que l’on connait déjà – cup, tampons, serviettes, flux instinctif et compagnie… – c’est moi ou c’est de plus en plus compliqué ? –. Vous l’aurez sûrement remarqué, notamment si vous me suivez sur Facebook, les règles sont un sujet qui me tient beaucoup à coeur en ce moment. Sûrement pas le plus glamour du monde mais tellement réel et surtout si…mensuel ! Entre le reportage « Tampon, notre ennemi intime », la mytho-pseudo polémique sur la cup la semaine dernière, le manque d’information, la DÉsinformation et un sentiment un peu colère vis à vis de mes menstruations aka bord*l de m*rde mais qu’est-ce que c’est RE-LOU, j’ai eu envie de tester quelque chose d’autre. En toute franchise je pourrais écrire un post entier sur le sujet, vous savez, du genre interminable, 32 847 mots les uns derrière les autres, mais on ne va pas s’attarder plus que de raison sur le sujet aujourd’hui. La culotte Thinx, que je n’ai pas encore pu tester pour de vrai, m’intrigue et me semble une option plutôt carrément chouette mais néanmoins totalement WTF. Je l’ai enfilée rapidement hier, ne serait-ce que pour vérifier que je n’étais pas, au choix, toute saucissonnée ou en train de nager dans mon nouveau slip révolutionnaire et, indéniablement, le truc est d’un confort extrême. Je m’attendais à quelque chose d’un peu épais, pas hyper glamour en mode j’ai 17 mois à nouveau et je porte des Pampers. Il n’en est rien. C’est genre ta culotte de règles (oh ça va, hein, on a toutes des culottes de règles) mais en mode super confort. Bref, laissez-moi 1 mois et je vous en reparle mais en attendant vous pouvez aller faire un tour sur le site qui est super bien foutu !

Petit 5 > Promis, je n’ai pas de dent contre L’Obs, la preuve avec cette interview de Lio que j’ai littéralement adorée ! Elle y parle de ses cheveux blancs, mais pas que, ce qui peut sembler un peu trivial dit comme ça mais pour moi la question des cheveux blancs chez les femme c’est un peu comme les poils : sur les hommes c’est génial, c’est « virrrrril », c’est normal ; sur les femmes c’est moche, ça fait négligé. Ok. Merci la vie. Bon, sans rentrer dans le débat, je voulais vraiment partager cette interview avec vous, tout simplement parce que je l’ai trouvée extrêmement inspirante, que Lio a des mots que je trouve très juste et une vision très vraie de la réalité.

Petit 6 >  Bify Clyro. Je ne suis jamais trop team « premières parties » quand je vais voir un concert. On ne va pas se mentir, si je vais voir le Guns N Roses en concert, ben j’ai envie de voir les Guns N Roses en concert. Mais là, je dois avouer que j’ai adoré les deux premières parties au Stade de France ! Biffy Clyro, déjà vu à Copenhague, chanteur un peu cintré, clairement possédé, ok, pourquoi pas, même si je suis plutôt adepte de la simplicité mais indéniablement super show, musicalement parfait, énergétiquement génial, grosse technique, des types à donf et ça c’est super cool. Je ne vous mets pas de vidéo de concert parce que 9 fois sur 10 le son est moisi et l’image toute shaky mais hop, jetez un oeil (et surtout une oreille) par ici.

Petit 7 > Passez une belle journée ! 💙

 


Robe Carrousel – Sandales Kookaï (ancienne co.) – Sac Stella McCartney – Collier Aglaïa – Boucles d’oreilles Aglaïa (vous avez toujours 10% sur votre commande avec le code COLINE10)- Lunettes Thierry Lasry – Bagues Corpus Christi et Line&Jo


Back from hell

📷 Julian Benini

Me voilà fraîchement (enfin fraîchement… si on veut…) rentrée du Hellfest.

Du coup je me suis dit que ce petit look all black était de circonstance, hin hin hin. Quant au Hellfest… J’ai beau ne pas être une grande amatrice de métal et de mecs hurlants, ce week-end à Clisson me laisse toute jouasse et pleine de bons souvenirs et d’amour et de rock n’roll (et de poussière). Ce festival est tout simplement dingue et je ne comprends même pas qu’on ai attendu si longtemps avant d’y aller. J’ai bien envie de vous faire un petit debrief dès que j’aurai le temps et pourquoi pas un petit « kit de survie spécial festival ». Je n’en ai pas fait énormément mais ayant survécue à un Hellfest sous plus de 30° je pense que je suis officiellement rodée ! 😅

Dans tous les cas, Hellfest, je reviendrai !

Passez une très belle journée 💙

 


Veste Levi’s – Top Numéro Sept – Jupe Zara – Sandales Kookaï (ancienne co.) – Sac Matt&Nat – BO Poupée Rousse x Numéro Sept – Collier Salomé Charly – Bague Blhaké


 

NUMÉRO SEPT

Par où commencer…

Raconter les histoires ça n’a jamais été mon fort. D’ailleurs mon surnom c’est Jean-Michel Raconte Mal. Je ne sais pas aller droit au but, je fais des détours, des allers, des retours.

Pour raconter une histoire je me dis toujours que commencer par le commencement est un bon début.

Le 8 avril 2016 je reçois un mail de Delphine. Vous ne connaissez pas Delphine mais, croyez-moi, vous allez l’adorer ! Objet : « I had a dream ».

Delphine est styliste et on a travaillé ensemble il y a presque 2 ans. Ce jour là Delphine m’envoie un mail, en me disant qu’elle a un rêve : créer une marque de vêtements avec moi. Ni une ni deux, on décide de se rencontrer pour de vrai pour discuter du projet et là, comment vous dire… Coup de coeur intersidéral.

Delphine c’est la gentillesse et la douceur incarnée avec une pointe d’épices bien placée qui la rend vive et drôle. Amour. Immédiat. Delphine je ferais ce que tu veux avec toi.

Alors Delphine et moi on a décidé de créer une marque, de se donner la main pour aller sautiller dans les allées des salons de tissus et de boutons, de s’envoyer 250 mails par mois, d’imaginer une identité, de créer des modèles ensemble, de réfléchir, de dessiner, de boire des cafés, de rigoler. On a attendu les premiers échantillons de tissus, puis les premiers prototypes. On a commencé à vous en parler.

Numéro Sept était née.

Numéro Sept pour le chiffre préféré des deux amours de ma vie, Numéro Sept parce que le mois de naissance de Delphine, Numéro Sept parce que 7 pièces.

Numéro Sept c’est notre bébé et c’est sûrement mon plus beau projet. Pourtant j’en ai fait des choses depuis 10 ans, j’ai eu la chance d’imaginer des vêtements pour d’autres marques, des bijoux, des lunettes, des chaussures… Mais ici c’est tellement différent. Voir toutes les pièces s’assembler les unes après les autres, s’investir corps et âme, regarder le projet prendre forme, se dire « c’est moi qui l’ai fait ». C’est une sensation toute différente et clairement grisante.

Aujourd’hui sonne donc le lancement officiel de Numéro Sept. Sept pièces créées avec amour et passion et amour et passion encore (oui oui, tout ça !)

 

 

Sept pièces, donc, vous l’aurez compris (pour info il nous manquait un prototype lorsque j’ai shooté le lookbook, d’où le fait qu’on n’aperçoive que 6 pièces ici ;)). Alors à vous je ne vais pas la jouer « ouiii c’est un vestiaire féminin et fort, une transcendance autour du thème de… » Nan. Hun hun. Vous le savez, la mode et moi, celle avec le « M » majuscule ça n’a jamais été l’amour fou. J’ai toujours porté ce que j’avais envie de porter, je n’ai jamais vu un défilé de ma vie ou participé à une fashion week et j’ai toujours eu le sentiment que ces histoires de tendances, in fine, ne faisaient que nous éloigner du principal : les vêtements sont faits pour que l’on se sente bien à l’intérieur, pour que l’on se retrouve un peu, que l’on s’exprime ou alors simplement pour ne pas sortir à poil et attraper la grippe.

Cette collection on l’a voulu forte mais simple à porter, on l’a pensé comme un petit plus à apporter à sa garde robe, un petit « twist » comme on dit dans la fashun sphère. Des étoffes précieuses, des couleurs fortes et des couleurs basiques, des imprimés ou des petits détails discrets.

Si dans 5 ans Numéro Sept continue à exister je veux pouvoir dire que l’on fait des vêtements pour la vie de tous les jours, pour que les femmes se sentent bien à l’intérieur et à l’extérieur.

J’espère sincèrement que cette première collection vous plaira autant qu’à nous !

Pour la découvrir entièrement rendez-vous sur le site !

Combishort « Nightrain » – Veste « Boys Don’t Cry » – Top à bretelles « Black Bird« 

Top peplum « Forever Young » – Jupe « Still«  Top à bretelles « Black Bird » – Jupe « Still«  Sweat « Ragdoll« 

Combishort « Nightrain » – Top peplum « Forever Young » – Jupe « Still« – Sweat « Ragdoll« 


Si vous avez déjà fait un tour sur la boutique en ligne vous aurez remarqué que toute la collection est en pré-commande.

Il faut savoir qu’un lancement de marque ce n’est jamais évident, c’est plein d’équations à triples inconnues (comme un fournisseur de tissu avec des délais de fabrication un peu longs, par exemple…) et il faut aussi savoir que quand on a le nez dedans le temps passe 6 fois plus vite que d’habitude. Si si, j’ai lu une étude norvégienne à ce sujet, c’est véridique.

Bref, cette collection on avait envie de la lancer le plus rapidement possible mais tous les tenants et aboutissants n’étaient pas forcément accordés. Du coup il y a un petit délai et comme il est mentionné sur l’eshop les livraisons débuteront à partir de mi-juillet.

Mais comme on sait qu’être patient, parfois, c’est un peu difficile, on a une petite surprise…

Les 50 premières clientes recevront, en plus de leur commande, une mini-box Numéro Sept x Birchbox avec 3 miniatures de produits qui déboîtent !

• Un vernis Nailmatic en teinte Cléo, un superbe bleu profond qui ira trop bien avec n’importe quelle pièce de la collection.

• Un mini déodorant Schmidt’s parfum Ylang Ylang parce que vous savez que ce produit c’est ma vie et que ce serait dommage que vos pièces Numéro Sept sentent la transpiration ;)

• Une crème  Supernature de Huygens à l’eau de rose qui booste l’éclat du teint, affine le grain de peau et traite les petites taches, les rougeurs etc.

Evidemment je tenais à envoyer une cargaison de merci en paillettes à Birchbox pour avoir accepté de travailler avec nous pour ce lancement !

 


Je vous connais bien maintenant et je sais que pour vous, comme pour moi, la façon dont sont fabriqués ces vêtements est importante.

Evidemment au départ on a immédiatement voulu faire du Made in France. Cocorico, quoi. Et force a été de constater qu’au vu de notre toute petite structure, des quantités très limitées que l’on comptait produire et de tout un tas d’autres paramètres, proposer du made in France allait avoir un coût très élevé, pour vous comme pour nous.

Je vous en avais parlé en long en large et en travers dans cet article, l’industrie textile est un milieu complexe où il faut souvent choisir entre éthique et tarif abordable et je vous invite chaleureusement à lire (ou à relire ^^) cet article au vu des circonstances.

Mais quoi qu’il en soit, nous n’avions pas envie de vous imposer un pays de fabrication et c’est pourquoi nous avons décidé de vous laisser le choix !

Depuis les tout débuts nous travaillons avec Patrick qui a une usine de confection en France et une seconde en Pologne et c’est pourquoi, si vous décidez de craquer chez Numéro Sept, vous pourrez tout simplement choisir le pays de fabrication de votre(vos) pièce(s) au moment de la commande.

Les tarifs sont évidemment différents mais je tiens à préciser que notre marge reste la même, que ce soit pour le Made in France ou le Made in Europe.


Evidemment il était important pour nous que la marque ai certaines valeurs. Nous avons essayé de penser Numéro Sept comme une marque juste. Dans ses prix, dans ses modes de fabrication mais aussi dans ses valeurs.

Je pense que ça n’étonnera personne que je vous annonce que chez Numéro Sept on ne trouvera pas de matières d’origine animale. Il n’était évidemment pas envisageable que je créé une marque à base de laine, de soie ou de cuir. Sans estampiller la marque comme « végane » pour autant, j’ai envie, au travers de ce projet, de montrer que la mode n’a pas besoin de matières d’origine animales pour être belle, désirable et de bonne qualité.

C’était aussi important pour nous de mettre un peu de cocorico dans nos articles. C’est pourquoi tous les tissus pour cette collection sont conçus en France, près de Lyon.

Tout comme de connaître nos interlocuteurs et les personnes avec qui nous allions travailler. On espère sincèrement tisser de belles relations, sur le long terme, avec toutes les personnes qui ont permis de faire de Numéro Sept une réalité, de la confection des tissus à la fabrication des pièces en passant par les étiquettes, le centre de logistique qui préparera les commandes et j’en passe.

On espère que par la suite les valeurs de la marque s’étendront encore plus en proposant, pourquoi pas, des matières biologiques ou plus écologiques, du fait-main et, finalement, tout ce qui nous tient à coeur.


Voilà. Je crois que je vous ai tout raconté.

Je ne vous cache pas que je suis un peu émotionnée … Si on m’avait dit il y a encore 2 ans que je lancerai un jour ma propre marque je pense que je n’y aurais pas cru. C’est vraiment une grosse étape dans ma petite carrière d’entrepreneuse et j’espère sincèrement que vous retrouverez mon univers chez Numéro Sept et dans cette collection parce, promis, j’ai donné tout ce que j’avais ! ^^

Evidemment je ne peux pas terminer cet article très particulier sans vous remercier. Je suis totalement consciente de la chance que j’ai de pouvoir sortir ce genre de projets de ma poche tout en sachant que vous serez là pour me soutenir. Tous vos mots, votre soutien, vos réactions, votre enthousiasme depuis quelques semaines… On ne peut pas rêver mieux.

Alors merci d’être là, que vous soyez parmi les premiers lecteurs du blog ou que vous ayez découvert mon univers il y a 2 jours. 💙 🙏