Go Green!

Mes solaires clean & cool

L’autre jour je me suis rendue compte à quel point mon rapport au soleil avait changé. Je me souviens encore, mi-émue mi-horrifiée de mon enfance et adolescence où je rentrais de mes 2 semaines de camping à St Brévin les Pins tellement bronzée qu’on avait du mal à me reconnaître. Puis de ma vingtaine où, oui, je mettais un peu de crème solaire, mais surtout parce que je passais des heures à faire la crêpe sur un transat et que les coups de soleil ça fait mal.

Aujourd’hui, si tu fouilles un peu dans la commode de mon dressing tu trouveras un tee-shirt à manches longues anti-UV Décathlon.

Cette information vous pose un peu les bases de mon rapport actuel au soleil mais pour faire clair : j’aime le soleil parce que c’est chouette, ça fait mûrir les fruits et fleurir mon jardin et quand tu vis dans l’est de la France tu prends tous les types de vitamine D que tu peux croiser… MAIS ! Terminé la recherche du maxi bronzage, finito les heures affalée au soleil, bonjour la psychopathe de l’ombre, des chapeaux, des vêtements couvrants et salut la crème solaire !

Alors ce n’est plus un secret pour personne, la crème solaire et les millions de litres qu’on tartine sur nos millions de mètres carrés de peau sont une véritable plaie pour l’environnement et particulièrement pour les fonds marins (si vous avez 2 minutes, vous pouvez regarder la vidéo très courte mais très bien faite que Brut a posté à ce sujet) et si, dieu soit loué, les choses sont en train de bouger à ce niveau, la plupart des crèmes solaires restent encore pleine de merdes – aussi bien pour la santé que pour la planète, d’ailleurs –

Si pendant très longtemps j’ai utilisé des crèmes solaires traditionnelles je ne suis pas peu fière aujourd’hui de pouvoir vous proposer cette sélection de 4 crèmes solaires (dont une pour le corps ! yay !) totalement testées et approuvées par moi aka la plus haute distinction qui existe au monde toi-même tu sais mais surtout minérales, sans oxydenzone (c’est le truc qui dézingue les coraux), cruelty free et vegan pour la plupart !


Spray pour le corps SPF50 / Mimitika Crème solaire visage SPF 50 / Mimitika


Je commence avec ma plus chouette découverte et mon gros coup de coeur : les solaires Mimitika !

Les produits ne sont pas bio mais ils sont, de loin, les meilleurs que j’ai pu tester !

Ils sont tous formulés sans nano-particules, sans parabènes, sans PEG, sans phenoxyethanol, sans allergènes, et sans oxydenzone. Fabriqués en France (et ingrédient français aussi), cruelty free et vegan et les packaging sont trop chouettes !

La crème visage est définitivement devenu un must pour moi car si je peux assez facilement protéger mon corps en portant une robe longue ou une chemise, côté ganache si je veux totalement éviter le soleil c’est un peu plus compliqué, même avec un chapeau ou une casquette (et l’idée en été c’est quand même d’éviter la cagoule…).

La texture est fondante, côté odeur elle ne sent quasiment rien si ce n’est « une odeur de crème » (merci pour la richesse de cette information, Coline) elle hydrate bien sans pour autant laisser de film gras (pour rappel j’ai la peau normale à tendance déshydratée) et perso quand je l’utilise c’est tout ce que je mets sur mon visage. Autre point très positif, elle n’encrasse pas les pores et je n’ai pas l’impression de ramer comme pas permis pour m’en débarrasser le soir 🙌🏼 #teamacnédadultetavu

En bref elle est géniale.

Le spray pour le corps a les même qualités, il existe en version SF15, SPF30 et SPF50, le format est super pratique, elle ne laisse pas la moindre trace blanche, ne colle pas, n’est pas grasse pour un sou, elle a une délicieuse petite odeur de noix de coco fraîche et elle résiste à l’eau durant 80 minutes !

Enfin autre point super positif, la marque propose un coffret Summer Essentials qui contient le spray corps en SPF 30, la crème visage et un lait après-soleil version miniature !



Réflexe Protection Jour SPF 20 / Etat Pur


Dans la famille super solaire visage j’appelle un produit qui existe depuis pas mal de temps mais que j’avais totalement oublié, le Réflexe Protection Jour SPF 20 de Etat Pur.

Ici c’est un solaire dédié uniquement au visage, cruelty free, vegan, fabriqué en France, formulé sans filtres chimiques, sans alcool, sans ingrédients photo-sensibilisants, sans silicones, sans huiles minérales, sans phenoxyethanol, sans EDTA, sans PEG, sans conservateurs… bref, le tube est vide. Non je déconne.

Evidemment elle ne laisse pas la moindre trace blanche sur la visage et son fini est ultra poudré (si, par exemple, vous avez la peau grasse, elle sera parfaite pour vous !). Côté odeur c’est moins naturel que chez Mimitika avec une petite senteur un peu acidulée mais l’odeur ne reste pas sur la peau et n’est vraiment pas désagréable.

Le produit est très liquide mais le tube est hyper bien foutu, en le pressant une fois on obtient une goutte de produit, ce qui le rend super pratique !

Encore une fois ce produit n’est pas bio ou estampillé mais la liste des ingrédients est vraiment réduite ce qui est carrément cool.



Plant Steam Cell Sunscreen SPF30 / Madara


Je vous en ai parlé dans mes derniers favoris mais je ne pouvais pas ne pas placer ce solaire visage dans cet article !

Ici on est sur une crème visage certifiée bio, cruelty free – mais pas vegan car elle contient de la cire d’abeille – la compo est vraiment bonne, ici aussi il n’y a évidemment pas de filtres chimiques, pas de nano-particules, pas d’oxydenzone etc.

Contrairement aux deux autres c’est une crème légèrement teintée – sans aucun doute pour éviter les traces blanches – mais elle convient, à priori, à toutes les carnations car la pigmentation est quasi inexistante et je trouve qu’elle laisse un joli glow sur la peau.

La texture est monstrueusement agréable, assez épaisse au sortir du tube mais qui s’étale très facilement, pas de film gras, une petite odeur d’agrumes merveilleuse. En bonus elle contient des actifs plutôt sympas comme de l’acide hyaluronique, de l’huile de pépins de framboise et des anti-oxydants, ce qui en fait aussi un solaire que l’on peut totalement appliquer seul !


J’espère que cette petite revue vous aura plu ! J’espère surtout que si comme moi vous étiez en PLS de la crème solaire, à passer vos été à chercher l’ombre tel un vampire dans Twilight, vous trouverez votre bonheur parmi celles-ci !

Evidemment on ne rappellera jamais assez que le meilleur moyen de se protéger du soleil est de ne pas s’y exposer – surtout entre midi et 16h – que l’ombre est votre ami, de même que les chapeau, les sapes anti-UV, les parasols, les grottes et les caves mais qu’à côté de tout ça la crème solaire reste votre meilleur allié car le soleil endommage la peau, accélère le vieillissement cutané mais surtout peut causer de graves maladies.

Par quoi remplacer… Tous ces aliments déments qui manquent aux végés !

Article réalisé en partenariat avec les magasins bio Naturalia ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Comment se retrouve-t-on, un jour, avec une knacki veggie au bout de la fourchette ? Ca n’arrive pas comme ça, pendant la nuit : on se coucherait le soir repu d’un rôti de porc en cocotte et on se réveillerait le matin en manque de terrine tofu-carottes.

Devenir végétarien, puis végétalien, c’est un cheminement, plus ou moins long, parfois semé d’embûches (voire carrément de troncs d’arbre…). Un grand changement, généralement motivé par le bien-être animal, mais aussi par l’écologie, la santé, le budget… Certains s’y jettent corps et âme, radicalement, d’autres préfèrent y aller progressivement, steak by steak (vous m’entendez ricaner ?). Il y a aussi ceux qui ne veulent pas changer, qui ont leurs raisons propres et on n’est pas là pour les juger (paix, amour et cookies qui sortent du four pour tout le monde).

Ce qui est certain, c’est qu’il faut avoir une niaque de viandard pour naviguer à contre-courant, telle une frêle bicyclette dans une rue parisienne à sens unique. Avec 18 ans de végétarisme au compteur, j’en ai vu passer, des arguments fumeux contre le tofu fumé, des “cri du brocoli”, des regards inquiets ou compatissants face à mon burger de seitan.

Dans un pays où on trouve plus de stands de poulet rôti que de librairies, décider de devenir végéta*ien c’est remettre en question des siècles de tradition culinaire, au grand dam de nos aïeux qui trouvent que “tout de même, c’est pas poli, tu pourrais goûter ma blanquette”.
C’est prendre conscience des origines de ce qui se trouve dans nos assiettes, c’est repenser sa façon de cuisiner : passer de plats où les légumes sont des fioritures, “pour mettre un peu de couleur”, à des compositions créatives inspirées des quatre coins du monde. Le végéta*isme demande une ouverture, une curiosité, une créativité. C’est une page blanche d’un livre de recettes : un nouveau chapitre dont les légumineuses, les fruits à coques, le tofu, les céréales oubliées sont les nouveaux protagonistes. Tout est à inventer et le conservatisme n’a pas sa place.

Malgré tout, sur le chemin végéta*ien, on a souvent besoin de retrouver quelques repères : avoir de bons substituts sous la patte aide à réussir sa conversion.
Or, il se trouve que Naturalia a ouvert les 4 premières enseignes 100% vegan ET bio de FRANCE, oui Mesdames-Messieurs ! Des magasins entièrement dédiés aux végé, où l’on ne trouve pas que des algues séchées. Sans oublier tous les magasins de la marque (les vrais et la boutique en ligne) où vous trouverez une super sélection de produits végéta*iens gourmands et pas du tout barbants.

Si vous hésitez à vous lancer à pieds joints dans ce mode de vie sans charcuterie, si vous avez peur de faire une crise de manque de frometon, recroquevillé en boule dans un coin de votre salon, ou même si vous avez sauté le pas et qu’il vous arrive de rêver avec nostalgie de canard confit… Cet article est fait pour vous !

Aaaaah le frometon. Si on ne devait n’en retenir qu’un dans la liste, ce serait celui-là. Symbole de notre art de vivre bien coulant, meilleur allié des apéros entre potos, c’est l’une des saveurs qui manque le plus aux végétaliens. Heureusement les crèmeries vegan, loin de s’encroûter, ont planché pour imaginer des alternatives qui imitent avec un certain brio le goût et la texture du fromage. Bon, clairement, on est loin des 1000 variétés de fromages du patrimoine français et les puristes du clacos jureront que ce n’est qu’une hérésie pour les papilles, mais ceux que j’ai dégotés chez Naturalia passent vraiment crème.

La marque Jay & Joy, première fromagerie vegan et bio de France, est de loin ma préférée. Leur toute dernière création, Josephine, ressemble à s’y méprendre à un camembert à croûte fleurie. Olfactivement, c’est un succès : il pue comme un vrai ! Le goût est aussi au rendez-vous : les subtiles saveurs de noix de cajou se marient aux ferments végétaux qui apportent de la puissance en bouche (oui, moi aussi je regarde Top Chef).
La Jeta est aussi assez bluffante par sa saveur et sa texture de chèvre frais.  

 

Que les tranches de pain de campagne esseulées ne se fassent plus de mouron : on leur a trouvé de nouveaux compagnons sans lapins, canards ni moutons.

Dans les rayons de Naturalia, j’ai déniché un super pâté pour épater la tablée : le Tartex à la truffe. Les champignons, et qui plus est la truffe, sont souvent une super option pour pimper des plats végés : leur réputation noble et leur goût raffiné ont le pouvoir de faire basculer les plus fervents carnassiers.

Pour les fêtes, les oies peuvent dormir sur leurs deux pattes : le joie-gras de Jay & Joy est un digne remplaçant de la version originale. On retrouve la texture onctueuse du foie-gras, le goût est fin et parfumé, légèrement épicé. Certes, ça a plus le goût d’une noix que d’une oie, la douce saveur des boyaux n’est pas fidèlement reproduite, mais ça se laisse très bien déguster quand on a décidé de manger sans cruauté.

Les oeufs se nichent absolument partout : dans les quiches, les gâteaux, les crêpes, les pâtes… C’est l’un des produits les plus difficiles à éliminer quand on devient vegan. Pas de panique : il existe des solutions pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau !

Pour les quiches et les omelettes, Naturalia propose un nouveau produit venu tout droit de chez nos amis Berlinois : le egg-free omelett mix de Terra Vegane. En terme de texture, j’ai trouvé ça plus proche d’un pancake que d’une omelette, mais le goût n’est pas mal du tout et c’est tellement vite fait qu’on aurait tort de s’en priver les jours de flemme !

Pour remplacer les oeufs dans les gâteaux, mousses et autres pâtisseries, un ingénieur américain a inventé une technique de Mac Gyver : l’aquafaba. Le principe – pas très “palace-friendly”, j’en conviens : utiliser le jus de trempage d’une boîte de pois chiche pour le monter en neige. Petite précision : utilisez un fouet électrique si vous voulez conserver l’usage de votre main.
L’aquafaba a l’avantage d’être pauvre en calories et son goût est assez neutre : une fois mélangé aux ingrédients de la recette, il se fait totalement oublier.
Les dosages sont ultra simples : 2 cuillerées à soupe pour remplacer un blanc d’oeuf et 3 cuillerées à soupe pour remplacer l’oeuf au complet. Pour optimiser sa tenue, on peut y ajouter des gélifiants végétaux comme l’agar-agar.

Dans les préparations qui nécessitent un liant (mayonnaise, gratins, certains gâteaux…), il est possible d’utiliser ½ banane, ¼ de tasse d’avocat ou 50g de tofu soyeux.
Pour remplacer l’oeuf en tant qu’agent humidifiant, 50g de yaourt de soja ou ¼ de tasse de compote de pommes feront très bien le job.

Encore un ingrédient central et culte de la gastronomie française : en témoignent les regards vides et apeurés des badauds pendant la pénurie, en quête de la dernière motte au rayon crèmerie… Comme si la fin avait sonnée.  

 

Mais réservons nos boussoles, rangers et trousses de premiers secours pour d’autres scénarios apocalyptiques : on peut tout à fait (sur)vivre sans beurre.
Pour les tartines, la margarine et les purées d’oléagineux (amandes, cacahuètes, noisettes, noix de cajou, sésame…) seront vos meilleurs alliés. C’est pas pour rien que nos amis ricains sautillent de joie à l’idée du “peanut butter jelly time”.
Pour la cuisine, vous pouvez utiliser des huiles qui supportent la cuisson et qui présentent un goût plutôt neutre comme les huiles de pépins de raisins, d’arachide ou de tournesol.
Et enfin, pour les gâteaux et les desserts, l’huile de coco est une véritable tuerie qui ferait baisser les armes à n’importe quel survivaliste de supermarché.  

Fantasme ultime du dimanche soir : s’enfoncer dans le trou préformé du canapé avec sa meilleure série et un opulent plateau de sushis.  
Je vous rassure, vous n’aurez pas à tirer un trait sur ce doux plaisir en devenant veggie : les crevettes, le thon et le saumon n’ont pas l’apanage du bon goût.
On peut les remplacer par tout un tas d’ingrédients non ratissés au fond de l’océan : avocats, mangues, tomates séchées, asperges, patate douce rôtie… La seule limite est votre imagination, et votre degré de gloutonnerie !

Pour vous inspirer, vous pouvez suivre la recette de Clea Cuisine : elle réalise de délicieux sushis veggies avec du tofu mariné dans une sauce teriyaki, des champignons shiitake aux noix, des crudités (roquette, carottes, concombre, avocat), des légumes rôtis, du choux et du riz qu’elle entoure d’une feuille d’algue nori.  
L’intégralité de sa recette est à retrouver ici !

Pour ceux qui en doutaient encore, être végéta*ien ne signifie pas se nourrir exclusivement de feuilles de blette et de bouillie d’avoine. Ca va en décrocher la mâchoire à plus d’un, mais la plupart des végés sont gourmands, bons vivants, et refusent rarement une bonne petite friandise grasse et sucrée (essayez de leur donner à travers les grilles, vous verrez ils ne mordent même pas).

Le chocolat au lait, fidèle compagnon des pulsions sucrées au fond du canapé, se décline maintenant en version végane : Artisans du Monde a créé toute une gamme absolument dingue, notamment le chocolat au lait de coco qui est définitivement l’une des meilleures choses qui se soit glissées dans mon gosier cette année.
Le chocolat blanc a lui aussi trouvé son remplaçant dans cette tablette au lait de riz et nougat blanc. Et pour les gourmets pressés, je vous conseille de siroter cette douceur chocolatée de Rebel Kitchen.  

L’été approche, le bal des barbec en espadrilles semi-chaussées va commencer.
Hors de question de rester en carafe avec sa salade et son quignon de pain au fond du jardin. Certes, il vous faudra un peu d’aplomb pour slalomer entre les merguez et faire griller vos saucisses de tofu sur le barbecue… Mais une fois agrémentées de la sauce mayo cocktail vegan, vous prendrez au moins autant votre pied que la brochette d’invités.
Autres option : la gamme bistrot vegan de Soy qui vient tout juste de faire son entrée chez Naturalia pour rehausser les assiettes végé !

CONCLUSION, voilà de quoi clouer le bec aux détracteurs : on peut être végéta*ien et vivre comme un coq en pâte !

N’achetez pas cette merde

L’autre jour je terminais mon repas de midi et, juste avant de débarrasser la table et d’aller me servir un bol de mousse au chocolat, j’ai versé de l’eau dans le verre qui était en face moi.

L’eau du robinet que je mets maintenant dans une cruche Flaska et que je bois en faisant surtout très attention à ne pas respirer en même temps pour ne pas sentir son goût de vieille flaque chlorée au fond d’un évier.

Cette cruche je l’ai achetée parce que je suis une grosse victime du marketing. Et en me servant ce verre d’eau, l’autre jour, et en le buvant, j’y pensais. Je me répétais en boucle : t’es vraiment une grosse victime Coline, c’est quand même pas possible… La moindre merde marketée tu te jettes dessus en pensant que ça va changer ta vie.

Et puis j’ai reposé mon verre d’eau dégueulasse et je me suis rendue compte que non, je n’étais pas une victime du marketing. Qu’en réalité j’étais une victime du « GREEN MARKETING » *insérer musique dramatique à base d’instruments à cordes frottées*. Ce qui est un peu différent même si au fond le résultat est le même. Les marketeux te pondent des trucs, des innovations, des nouveautés, des trucs inédits tout en te disant que ça va rendre ta vie 200 fois plus belle et surtout 4 fois plus longue, que tu vas péter le feu toute la journée tout en réduisant tes déchets tout en sauvant les ours polaires tout en offrant du travail à des personnes en cours de réinsertion sociale tout en permettant à tes enfants de devenir des adultes heureux et accomplis… et toi tu achètes.

Et par toi je veux dire moi.

Un des exemples les plus récents c’est ces espèces de granules à base de super-aliments que j’ai payé un rein. Ça s’appelle « Energie Mix – Acérola, Maca, Guarana – Superfood en biogranules – riches en vitamines C, Fibres – Vegan – Bio – Sans Gluten – Made in France ».

Le tout vendu 22 balles.

22 putain de balles.

Et en plus c’est dégueulasse.

Un autre exemple, c’est donc ma fameuse cruche Flaska. Un jour j’ai croisé cette cruche dans mon magasin bio, elle m’a intriguée, je me suis dit que ça ne pouvait qu’être une super cruche magique pour qu’elle soit vendue chez La Vie Claire, je suis allée sur Google parce que y avait quand même pas masse d’informations sur le carton et là…

J’ai découvert que cette cruche promettait de restructurer l’eau qui sort de ton robinet (et par ton robinet j’entends mon robinet). Inspirée par le travail du dr. Emuto (tu ne sais pas qui c’est ? moi non plus), elle dynamise l’eau toute pourrie et toute cassée du robinet pour lui rendre sa structure originelle, la dynamiser et la revitaliser.

En gros ce qu’ils te promettent c’est de mettre de l’eau pleine de merde avec un gout de chiottes dans ta cruche Flaska et que 5 minutes après ce soit de l’eau de source pure et fraîche comme la rosée du matin.

Et moi je l’ai achetée. La cruche Flaska. Parce que je suis con.

Alors mon eau est peut-être revitalisée et pure et dynamisée mais elle est surtout toujours aussi dégueulasse.

Pourtant ça avait l’air plein de promesses ! En vrai le boulot de Masaru Emoto je le connais, notamment pour son travail assez fascinant sur les réactions de l’eau, et les différents aspects qu’elle prend en étant gelée, en fonction de la musique à laquelle elle est confrontée. Vous trouverez assez facilement des images sur internet mais, en gros, quand tu congèles de l’eau en lui faisant écouter du Mozart les cristaux sont genre sublimissimes de grâce et de beauté et quand tu réitères l’expérience avec du grindcore les cristaux sont tout pétés et laids.

Il fait ensuite le lien avec le fait que nous, êtres humains, soyons composés à 70% d’eau et…et bref. C’est un peu barré mais super intéressant.

Pour en revenir à ma cruche de merde, je vous plante le contexte d’être humain ayant besoin de consommer de l’eau dans le but de survivre dans lequel ma famille et moi vivons :

  1. je refuse radicalement d’acheter des bouteilles d’eau
  2. j’ai été élevée à la Volvic, l’eau la plus douce qui soit
  3. donc forcément l’eau du robinet je trouve ça ignoble sauf chez ma tante qui vit en Alsace mais c’est quand même à 3h de chez moi c’est pas pratique
  4. fort heureusement j’ai un frigo qui dispense de l’eau ET la filtre
  5. mais ce con a un débit si lent que clairement ça nous gonfle de rester 10 minutes le front collé contre l’inox à attendre que la cruche se remplisse
  6. ça fait à peu près 6 ans (littéralement) qu’on se dit, avec mon mec, qu’on devrait installer un filtre pour toute l’eau de toute la maison pour régler ce petit tracas
  7. ça fait  à peu près 6 ans qu’on passe 8h par semaine à remplir la putain de cruche à notre putain de frigo lent comme la mort
  8. et je vous raconte même pas quand on a des invités, limite on s’engueule pour savoir qui va remplir la cruche pendant le repas

Le contexte étant concrètement posé je pense que vous comprenez maintenant POURQUOI j’ai acheté une cruche à 50 balles qui me promettait que juste en mettant l’eau pourrie dedans et en attendant 5 minutes (littéralement c’est ce qu’ils annoncent. 5 minutes) l’eau allait devenir super cool.

En vrai tout le truc de restructuration de l’eau, moi je m’en foutais un peu. Je voulais juste boire de l’eau avec un BON GOÛT parce que j’en bois quand même facile 2 litres par jour et que ça me semblait un bien maigre investissement pour pouvoir jouir en toute quiétude d’une eau agréable en bouche 5 minutes seulement après sa sortie des canalisations.

J’utilise quand même cette cruche, parce que sérieux, 50 balles la cruche autant vous dire que je vais sûrement pas m’en servir comme vase, mais après moult et moult tests et comparaisons, définitivement, NON mon eau du robinet ne se transforme pas en eau de source en passant 5 minutes ou 5h dans cette cruche magique mon cul.

Voilà. Vous savez tout. Je suis une victime du green marketing. Ce marketing qui te fait croire que tu fais du bien à la planète et à toi-même, qui se place au dessus du marketing de base en mode 2 acheté le 3ème offert.

Et c’est marrant parce que lorsqu’il s’agit de trucs bio/écolo/vegan/je ne sais quoi qui touche à cette mouvance, je vois souvent les gens dire « ouais mais tout ça c’est pour faire vendre ! ».

Comme si le « green » n’avait pour unique but que de faire du bien aux gens et à la planète, était totalement désintéressé, et surtout pas là pour faire vivre une entreprise et des gens et pour faire du profit (aka comme toutes les entreprises du monde en fait…).

Mais pourtant je pense que j’ai mis du temps à réaliser que dans mon magasin bio, tout était aussi pensé pour me faire consommer, me donner envie de tester cette nouveauté qui, super cool, va me filer de l’énergie à revendre et en plus planter un arbre si j’achète un lot de 2, et que si mon gentil vendeur m’offrait souvent un petit quelque chose genre allez, les choux de Bruxelles c’est cadeau c’était bien entendu pour être sympa mais surtout pour que je me dise « ben quand même je vais sûrement pas aller faire mes courses ailleurs moi j’aime bien qu’on m’offre des choux de Bruxelles ».

Après mes récents fiasco (les super granules restants le truc qui me traumatise le plus parce que, vraiment, je ne SAIS PAS quoi en faire) j’ai décidé qu’il était grand temps que ça cesse. Depuis plusieurs semaines maintenant je vais faire mes courses la tête haute, ma volonté en bandoulière, bien décidée à ne plus être une victime et à ne plus tomber dans tous les panneaux que je croise.

Et à l’heure où j’écris ces lignes je pense pouvoir dire que je m’en sors comme une cheffe.

Enfin sauf si on compte les espèces des tranches de faux-mage que j’ai achetées hier en me disant wah super cool du fromage végane goût cheddar ça doit être si bon et ça ne coûte que 4€ le paquet de 6 tranches ça va c’est pas cher du tout  je vais en prendre 2 quelle bonne idée……………….