Go Green!

Comment nourrir un éco-marmot (quand on est sous l’eau ?)

* En partenariat avec Good Goût*

Depuis que j’ai posé mes baluchons (en toile de jute) dans la rubrique go green du blog de Coline, je vous ai beaucoup parlé de ménage au naturel, de cosmétique, de fringues éthiques, de déco écolo… Et même de jardinage.

Or, jusqu’à maintenant, je n’ai jamais abordé ce sujet anecdotique, secondaire, qui a assez peu d’implications sur le quotidien… LES ENFANTS.
En mars 2016, j’ai livré un joli colis : un petit garçon de 4kg (oui, oui, l’équivalent d’une grosse pastèque transgénique). Armée de mes bouquins bienveillants sur l’alimentation, l’éducation, les soins pour les enfants, j’étais bien déterminée à être une fantastique éco-maman.

J’ai utilisé des couches lavables, récupéré un maximum de vêtements de seconde-main, acheté une petite poignée de jouets en bois… Et j’ai entrepris de cuisiner TOUS les repas. Au début, c’était facile : j’épluchais mes courgettes en chantonnant, je les transvasais délicatement, je prenais ma plus belle plume pour marquer les saveurs sur le petit pot puis je sautillais jusqu’au congélo. J’étais tranquille pour la semaine.
Et puis la cadence s’est accélérée : le chaton gourmet s’est transformé en ourson affamé. Je cuisinais, hirsute, sur un plan de travail sans dessus-dessous, avec de la nourriture jusqu’au cou (“Simon, t’as un bout de pomme de terre sur la joue”).

Jusqu’à ce fameux jour où, après avoir fait mijoter une purée de panais pendant 1 heure, mon mini-convive m’a signifiée son dégoût en recrachant l’intégralité de la becquée sur mes genoux.

A cet instant, j’ai pris une décision de ninja : si le petit pot maison ne convient pas, prend un petit plat pour bébé bio.

 

 

 

 

Quelques jours plus tard, telle une bénédiction des dieux organiques, Good Goût me propose de tester ses recettes biologiques : et je dois bien avouer que j’ai sauté dans la compote à pieds joints.
Avec mon petit gourmet, on les a goûtées, validées, rachetées, trimballées en week-end, dégainées les soirs de flemme… C’est donc tout naturellement que nous avons noué le partenariat qui nous amène à cet article.

J’ai tout de suite trouvé leur démarche particulièrement positive. C’est quand même la seule marque qui clame haut et fort que “l’objectif, c’est que les parents cuisinent le plus possible” : ils sont simplement là pour prendre le relais quand on a un coup de bambou, quand on n’a pas le temps ou quand on est en vadrouille.

 


Pour moi qui ai tendance à voir les plats préparés comme l’incarnation alimentaire de Belzébuth, j’ai eu un petit moment de doute la première fois que j’ai ouvert un pot pour bébé.Dans mes pires cauchemars, je me voyais en Gabrielle Solis dans Desperate Housewife : avec un survêt en peau de pêche turquoise, du vomis sur l’épaule, la téloche allumée et des chips sur la table de la salle à manger… Mais j’ai vite chassé cette image dantesque de mon esprit. Tant qu’il y a de l’amour (et de la purée) dans la cuillerée : le bébé est le plus heureux du monde.

Les petits pots Good Goût sont comme du fait maison. Niveau compositions, la marque n’est pas du genre à couper la poire en deux : il n’y a ni additifs alimentaires, ni colorants farfelus, ni sucres ajoutés. Et des conservateurs ? Oui, un trait de jus de citron bio.
Les recettes sont élaborées à partir d’ingrédients qu’on a tous dans nos cuisines et un en particulier est mis à l’honneur à chaque fois (au moins 60% de l’ingrédient principal par recette, et même jusqu’à 99,9% pour certaines). Traduction : elles ne sont pas mélangées à tout bout de champ à de la patate ou à des pommes qui lissent les goûts.

Le but ? Développer les papilles gustatives des enfants.

Reprenons les polycopiés de SVT de Madame Moignon (“comment ça ton chat a fait pipi dessus ? eh bien tu suis avec ta voisine !”) : les papilles linguales responsables du goût apparaissent entre la 7ème et la 13ème semaine du foetus. Même chose pour l’odorat : les récepteurs des cavités nasales pourraient percevoir les odeurs vers la trentième semaine de grossesse. Du coup, plus on l’éveille tôt à des saveurs comme le basilic, le citron, la fleur d’oranger, moins il aura tendance à se tourner vers des aliments purement gras, sucrés ou artificiels.  

Clairement, quand je sers à mon bébé le Risotto de courgettes au chèvre, l’équivalent d’un plat de chef étoilé à côté de ma plâtrée de pâtes cuites à la va-vite, mon taux de culpabilité retombe illico à zéro.

 


Ces petits pots sont 100% bios, donc garantis sans substances chimiques. Comme mon enfant n’est ni un insecte, ni une mauvaise herbe, ni un champignon nuisible, j’évite autant que possible de lui donner des pesticides classés cancérogènes “probables” par l’Organisation Mondiale de la Santé.
En attendant que les dirigeants de ce monde se mettent d’accord sur une définition claire et transparente, j’applique le principe de précaution. Pour moi, c’est un peu comme si juste avant de monter dans un avion, le pilote annonçait “mesdames et messieurs bonjour, nous allons probablement nous écraser, je vous souhaite un bon vol” : je ne resterais pas sur mon siège en sirotant un petit jus de tomate… Je détalerais dans la seconde !

Ensuite, si j’ai adhéré aux recettes de Good Goût, c’est aussi parce qu’elles sont sans sucres ajoutés. Les pots salés, les compotes et les goûters ne contiennent rien d’autre que du fructose et les sucres lents naturellement contenus dans les céréales. Pour les petits en-cas, je trouve les mini-galettes de riz et les carrés à la banane particulièrement réussis : ils sont nettement moins sucrés que les boudoirs (et bien plus poilants aussi : ça croustille et ça fait marrer mon petit).

Pour les versions salées, personnellement, je ne prends que des recettes végétariennes. Comme je le suis depuis plusieurs années, on me demande souvent si mon bébé l’est aussi, non sans une pointe d’inquiétude (sous entendu : “vas-tu assassiner ton bébé avec du tofu ?”). J’ai même eu droit à une convocation spéciale de la crèche à ce sujet (alerte à la mère-cassos, version hippie). La réponse est : non, il n’est pas végétarien à l’extérieur, mais il ne mange pas de viande ni de poisson à la maison. Un bébé, pas plus qu’un adulte, n’a besoin de produits carnés à tous les repas, bien au contraire. Le sacro-saint steak haché peut être remplacé par d’autres aliments qui contiennent des protéines en grande quantité : les céréales, les légumineuses comme les pois ou le soja, les oléagineux comme les noisettes, les noix, les amandes… Et bien sûr les oeufs et les produits laitiers.

 


L’un des bémols du non fait-maison, ce sont les emballages. Forcément, un petit plat pour bébé tout prêt, ça pollue plus qu’une botte de carottes achetées au marché. Malgré tout, même si ça me chiffonne toujours de jeter des choses à la poubelle, je pense qu’il est important de s’accorder quelques dérogations sans s’auto-flageller (
et encore moins s’auto-flageolet en se couvrant de petits haricots blancs : ça, c’est du gaspillage alimentaire).

L’option gourde proposée par Good Goût n’est pas bête du tout comparée aux petits pots en verre. Même s’il est recyclable à l’infini, l’empreinte écologique du verre reste élevée car il nécessite une quantité importante d’énergie pour sa production, son transport et sa potentielle réutilisation. A titre d’exemple, il faut en moyenne 30 fois plus de camions pour transporter la même quantité d’emballages – vides ou pleins – en verre par rapport aux sachets souples.

Mais aussi astucieuse soit la gourde, elle reste un déchet… Et là, il existe une solution pour ne pas finir dans les geôles de Nicolas Hulot : le recyclage sur TerraCycle. Ce programme revalorise des détritus estampillés “non recyclables” : il suffit de s’inscrire sur le site puis de télécharger un bordereau pour renvoyer gratuitement les emballages. En fonction du poids, on récupère des points à reverser à l’association de son choix.
De son côté, TerraCycle se charge de récupérer la matière première pour en faire de nouveaux objets.

Et accessoirement, la gourde souple est quand même rudement pratique. Elle évite quelques situations assez désagréables : le petit pot brisé au fond du sac à langer, le petit pot qui se fracasse sur le tapis persan du salon, le petit pot balancé joyeusement sur l’arcade de maman…

 

Ca y est, la graal annuel est arrivé : les vacances. Les sessions transat avec un magazine, les longues siestes à l’ombre des glycines, les apéros au bord de la piscine… “Ah non, je peux pas, j’ai cuisine”.

Si pour une fois, vous n’avez pas envie de vous prendre le chou et voulez éviter de passer 2 heures par jour derrière les fourneaux, pensez à l’option petits plats bio.

Vous pourrez les trouver dans la plupart des grandes surfaces, magasins bio et sur goodgout.fr… Ou participer à ce concours pour gagner un panier avec les 5 best-of de la marque.
Pour tenter d’être tiré au sort et remporter l’un des 3 paniers mis en jeu, il vous suffit de vous abonner à la newsletter et de laisser un petit commentaire sous cet article (en pensant bien à renseigner votre email dans les champs demandés ^^).

Good luck ;-)

Tests sur les animaux : Cruelty Free International nous dit tout !

Si vous avez un peu suivi l’actualité depuis le début du mois de juin vous savez sans doute que The Body Shop a récemment lancé une immense campagne, dans le but de mettre définitivement fin aux tests sur les animaux dans le milieu cosmétique, et ce dans le monde entier, d’ici à 2020.

D’ailleurs nous avons déjà dépassé les 600 000 signatures !#YAY Si jamais vous n’avez pas encore signé la pétition je vous invite vraiment à le faire juste ici (ça prend 23 secondes et c’est vraiment pour la bonne cause). #GOGOGO

De mon côté, si vous avez vu passer cette vidéo, vous savez que je suis l’ambassadrice de cette campagne en France et je compte bien vous tenir régulièrement au courant de l’avancée des choses, à commencer par une (deuxième) très bonne nouvelle : au mois de septembre The Body Shop organisera une grande marche dans Paris, pour les animaux et surtout contre les tests ! Bien évidemment j’y participerai et j’espère que vous serez nombreuses/nombreux à vous joindre à nous !

Mais en attendant de pouvoir vous en dire plus à propos de cette marche je tenais à réparer un petit oubli de ma part…

Il y a quelques semaines, toujours dans cette vidéo, je vous annonçais que je vous retranscrirai entièrement l’interview que j’ai réalisée de la directrice de Cruelty Free International et…et ben j’ai oublié. Hin. Hin. Hin.

#boulet

Du coup je tenais à réparer ça et surtout à ce que vous ayez toutes les infos à propos des tests sur les animaux dans le milieu cosmétique sous la main, facilement et rapidement !


Comment sont sélectionnées les marques que CF décide de labelliser / quel est le cahier des charges ? Lorsqu’une marque est labellisée, effectuez-vous des contrôles ?


Afin d’être labellisées par Cruelty Free International les marques doivent passer un certain nombre de tests. Pour ce faire elles doivent répondre aux exigences suivantes :

•  Aucun produit, ni ingrédient qui le compose, ne doit avoir été testé sur les animaux.

•  La marque doit pouvoir fournir une attestation de ses fournisseurs confirmant qu’ils ne pratiquent pas l’expérimentation animale.

• La marque doit accepter de pouvoir être contrôlée à tout moment par un organisme indépendant.

• Après avoir rejoint le programme, les marques sont soumises, tous les 3 ans, à un audit leur permettant de conserver leur label.


Fin 2016, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Europe pour combattre les tests sur les animaux. Pourquoi certaines marques ne réalisent pas la démarche de devenir Cruelty Free ?


Si aujourd’hui certaines marques ne prennent pas l’initiative de devenir cruelty free, c’est principalement parce qu’elles ne souhaitent pas se fermer les portes de certains marchés. Marchés qui exigent des tests sur les animaux, comme la Chine par exemple.

C’est pour cela que les marques qui décident de devenir cruelty free et postulent pour être labellisées « Leaping Bunny » disent : “Non, nous ne ferons pas de tests sur les animaux, quel que soit le marché sur lequel nous vendons nos produits”. Elles préfèrent ne pas vendre leurs produits plutôt que de devoir tester sur les animaux pour être conformes aux lois qui sont en vigueur dans certains pays.

Tant qu’il n’y aura pas le loi à l’échelle internationale, certaines marques continueront de tester leurs produits sur les animaux pour ne pas se fermer les portes de certains marchés.


Qu’est-ce que REACH, pouvez-vous me l’expliquer et simplifier le sujet ?


REACH est un plan qui contrôle l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques, et qui oblige à tester les ingrédients cosmétiques utilisés en Europe.

Le plan REACH oblige donc les marques à prouver que les éléments chimiques qu’elles utilisent ne sont pas toxiques pour la santé humaine.

Il induit le fait qu’une marque est ainsi obligée de tester ces éléments chimiques sur des animaux si elle n’est pas en mesure de prouver que ces éléments ne sont pas nocifs pour la santé humaine via des tests alternatifs.

Cruelty Free International se bat pour que REACH ne demande plus de tests sur les animaux lorsque ce n’est pas nécessaire et reconnaisse la sureté des tests alternatifs.

Certaines marques qui sont déjà labellisées Leaping Bunny par Cruelty Free International travaillent très dur pour sortir des produits cosmétiques qui soient validés par le plan REACH. Ainsi, si des éléments chimiques doivent être testés sur des animaux, une marque cruelty free préfèrera retirer cet élément de sa composition pour en trouver un autre qui ne nécessitera pas de test sur les animaux.

Le challenge est donc de monter que des produits peuvent être considérés comme sains et sans danger pour la santé humaine, sans que des tests sur animaux soient nécessaires.


Est que Cruelty Free International cherche à savoir si des ingrédients provenants d’autres industries (pharmaceutique, agro-alimentaire, etc.) sont utilisés dans les compositions ?


Si une marque veut être approuvée par Cruelty Free International et être labellisée, elle doit s’assurer que tous les ingrédients qu’elle utilise pour développer un produit n’ont pas été auparavant testés sur des animaux. Une marque utilisant des ingrédients provenants d’autres industries et potentiellement testés sur les animaux ne pourra donc pas être labellisées Cruelty Free.


Où en est la législation en Chine ?


Concernant la Chine, de récents développements ont été mis en place. Initialement si une marque souhaite commercialiser ses produits sur le marché Chinois, elle doit s’enregistrer auprès de l’administration qui s’y réfère. Cette administration demande des tests sur les animaux dans le but de prouver l’innocuité des produits, avant de pouvoir les commercialiser sur le marché et le sol chinois.

Deux nouveaux éléments sont apparus ces dernières années :

  1. La Chine a commencé à approuver les tests alternatifs (peaux reconstituées etc – voir plus bas)
  2. Lorsqu’une marque décide de fabriquer ses cosmétiques sur le territoire chinois, en faisant approuver leurs produits auprès des administrations locales, elle n’a pas besoin de réaliser de tests sur animaux pour faire valider ses produits.

Ces deux éléments sont le signe d’un premier pas quand au retrait définitif des tests sur les animaux.


Quelles sont les alternatives aux tests sur les animaux ? Sont-elles fiables ?


Il existe plusieurs alternatives aux tests effectués sur les animaux pour les produits de cosmétiques.
Au lieu d’effectuer des tests sur des peaux d’animaux (cochons, rats, etc.) il est maintenant possible d’effectuer des tests sur des peaux reconstituées à partir de cellules humaines, mais aussi des cornées optiques synthétiques (au lieu de réaliser des tests directement dans les yeux des lapins), ce qui représente une grande avancée dans la lutte contre les tests sur les animaux.

Donc des alternatives existent et il faut savoir qu’elles sont bien moins onéreuses et surtout plus efficaces que les tests sur animaux !
Par exemple, un test sur une peau reconstituée peut coûter 500 dollars alors qu’un test sur animaux peut coûter jusqu’à 1 million de dollars !

Ces alternatives sont donc moins chères, plus efficaces et sont de plus en plus reconnues.


Avez-vous des informations au sujet du passage systémique, des réactions allergiques ou de la toxicité chronique lors des tests sur peaux reconstituées ?


Les modèles de peaux reconstituées, comme EpiSkin, évaluent et prennent en compte le profil toxicologique des ingrédients et des produits. Pour plus d’informations rendez-vous sur EpiSkin.com

J’espère que cette interview complète répondra à toutes vos questions et vous éclairera sur la réalité (et les avancées) au sujet des tests sur les animaux ! Je tiens encore une fois à remercier The Body Shop et Cruelty Free International pour avoir organisé cette interview et pris le temps de répondre à toutes ces questions, car même si je suis très bien renseignée sur le sujet, certains points (notamment le fameux point REACH) restaient encore un peu obscur. C’était vraiment génial d’avoir pu discuter avec des personnes vraiment calées sur le sujet et d’être sûre à 100% des infos que je recevais.
Et encore une fois, si ce n’est pas déjà fait, allez signer la pétition ! 🐰