Go Green!

Habiller son enfant de seconde main

vêtement bébé occasion pas cher écolo

Quand j’ai commencé à penser à l’équation bébé + vêtements la première chose qui s’est imposée  à moi telle une évidence a été :

PAS

DE

NEUF

!

(enfin on va nuancer un peu mais c’est pour planter le décor, hein, comme d’habitude… Et puis vous connaissez mon amour pour la demie-mesure…)

Je me revois encore, il y a 11 ans, submergée par les vêtements neufs, portés 1 fois ou 2, voire pire, jamais portés parce que…ben pas eu le temps. Les bébés et les enfants ça grandit vite. Très vite. (thanks Captain Obvious) Et acheter des vêtements neufs s’apparente quand même beaucoup à un énorme gaspillage d’argent et de ressources. Et ça on n’aime pas.

Heureusement on a aujourd’hui plein d’options pour court-circuiter le système ! Hashtag la rébellion. ✊🏼

LA RECUP’

Vous avez des amis/frères/soeurs/cousines/voisins qui ont eu un bébé récemment ou qui ont un enfant un peu plus âgé que le vôtre ? N’hésitez pas à leur demander s’ils ont des vêtements à vous donner, vous prêter ou à vous vendre à un tarif sympa ! En règle générale les gens le proposent assez facilement d’eux-même mais je crois qu’il ne faut pas hésiter à demander. Franchement ça emmerde tout le monde d’avoir 25 bodys et 17 dors-bien sur les bras et trouver un moyen de s’en débarrasser, croyez-moi, ça fait toujours plaisir !

LES BROCANTES

Là ça va valoir uniquement pour l’été et le début de l’automne puisqu’en hiver point de brocantes et autres vide greniers mais en étant un peu prévoyant on peut tout à fait en profiter avant l’arrivée de bébé (et continuer à en profiter les années suivantes). Nous par exemple on a acheté une grande partie de nos bodys (et quelques pyjamas/vêtements) en brocante au début de l’été avant même de connaître le sexe de notre bébé. Les prix sont mi-nu-scules (on a trouvé des fringues NEUVES pour 1 BALLE PIÈCE !), il y a souvent des lots et on peut même encore négocier.

Pour connaître les brocantes près de chez vous, hop, direction vide-greniers.org !

LES BOURSES AUX VETEMENTS

Dans toutes les villes de France et de Navarre il y a des bourses aux vêtements (souvent couplées à la puériculture, hop, d’une pierre deux coups) ! Ici encore c’est un super moyen de s’équiper à moindre coût ! N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site bourse-puericulture.org pour connaître les prochains événements prévus près de chez vous !

LES FRIPERIES ET DEPOTS-VENTE

Un système qui se démocratise de plus en plus ! Dans ces magasins on trouve des vêtements mais aussi souvent des jouets et de la puériculture, encore une fois d’occasion et à moindre coût ! En règle générale les tarifs sont un peu plus élevés que dans les brocantes ou bourses aux vêtements mais ça reste hyper intéressant et c’est souvent plus agréable que de farfouiller 2h dans un bac géant sur le trottoir de la rue de l’Eglise à Chantelle-Sur-Garonne !

LES VIDE-DRESSING ET DÉPÔT-VENTES EN LIGNE

Là attention c’est mine d’or power ! Personnellement je ne me suis fournie quasiment que sur ce genre de sites !

L’avantage premier c’est qu’il y a souvent une sélection faite en amont… De ce fait sur certains sites vous ne trouverez que des articles en excellents état (autrement dit : comme neufs !), des marques triées sur le volet, des photos correctes et si le site fait aussi « dépôt-vente » vous n’aurez qu’une seule facturation pour les frais de port !

Quelques adresses :

  • By Bambou : Aaaaaah ! J’ai trouvé tellement de vêtements géniaux là-bas ! Du côté des marques ça va du H&M/Zara jusqu’au Bonton, Jacadi etc. en passant par toutes les petites marques trop cool qui coûtent habituellement un bras de type Mini Rondini, Oeuf NYC… On trouve aussi un rayon accessoires/puériculture qui n’est pas hyper fourni mais on peut quand même y faire de jolies trouvailles si on a l’oeil et la patience ! Seul bémol, tous les vêtements ne sont pas stockés par le site… Du coup il m’est arrivé de mettre plusieurs articles dans mon panier et de me rendre compte au moment de commander qu’il fallait que je paye à chaque fois les frais de port séparément. Très rédhibitoire dans mon cas puisque acheter un petit legging à 5 balles et avoir le même montant de frais de port…bif bof. Mais certains articles sont « en stock » chez By Bambou, ce qui permet de regrouper les frais de port.

 

  •  Le Kids Market : Un vide dressing pour les enfants de 0 à 12 ans. Tout est en stock donc frais de ports regroupés si on commande plusieurs articles (yay !), les marques sont triées sur le volet donc pas de marques distributeur type H&M, Zara ou de marques comme Catimini, IKKS, Marèse mais du pointu type Bobo Choses, Imps&Elfs, My Moumout et du classique Jacadi, Bonton, Petit Bateau &co. Déjà testé, je valide à 100% !

 

  • Il Était Plusieurs Fois : Même principe pour les enfants de 0 à 8 ans. On y trouve de très jolies marques comme Poudre Organic, Bobo Choses, Finger in The Nose, Aden+Anaïs mais aussi du Zara, H&M, Petit Bateau… Et un peu de puériculture. Il s’agit d’un dépôt-vente donc les frais de port ne sont appliqués qu’une seule fois ! Et petit détail super cool à chaque commande ils indiquent la quantité d’eau et de CO2 économisés !

 

  • Little Panda : Pour les enfants de 0 à 12 ans. Encore une fois une sélection de marques très chouettes, des tarifs vraiment raisonnables.

 

  • Movesti : Dans la même veine que By Bambou la sélection est assez pointue et les marques très cool ! Très bon moyen de se procurer des pièces super chouettes mais qui sont habituellement vendues assez chères. Les tailles vont de 0 à 8 ans, la présentation est super chouette…et j’ai trop envie de tester mais je n’ai plus besoin de rien *pleure en silence face à l’océan*

 

  • Les Petits Phoenix :  Un dépôt-vente un peu concept où tous les articles sont d’occasion mais vendus sous forme de lots/petites tenues. Côtés marques on est sur du assez haut de gamme avec du Jacadi, Tartine & Chocolat, Bonpoint…

 

  • Percentil : un dépôt-vente super engagé ! Les vêtements sont stockés par le site (donc pas de frais de port qui s’accumulent) Ils vendent de l’enfant mais aussi de la femme, de l’homme, des sacs, des chaussures… Côté marques il y a un peu de tout : Benetton, Zara, Petit Bateau, La Redoute, Catimini, DPAM et j’en passe et les tailles vont de 0 à 16 ans ! Et en bonus track ils donnent à des ONG tous les vêtements qu’ils reçoivent mais ne correspondent pas à leur standards.

 

  • Vinted : Obviously ! Bien que ce soit un peu la jungle, que les photos laissent parfois…à désirer (!) et les marques bien souvent plutôt « bas de gamme » ça reste génial pour s’équiper à petits prix ! Beaucoup proposent des lots de vêtements et quand vous commandez plusieurs articles chez une même personne il est possible de faire une commande groupée et d’économiser encore un peu plus. Super bon plan aussi pour la petite puériculture !

 

  • Vide Dressing : Le site n’est pas hyper bien fourni côté babies et enfants et il s’agit surtout de marques très hauts de gamme comme Baby Dior, Burberry, Chloé (une robe taille 3 mois à 150 balles, quelqu’un ? Non…? Personne ?) ou des trucs du genre, ce qui fait que même d’occasion tu t’étrangles avec les tarifs mais ça reste moins cher que du neuf !

 

  • Vestiaire Collective : Même esprit que Vide Dressing, du haut de gamme et du luxe donc des tarifs très élevés.

Et reste ensuite les fameux Leboncoin, Ebay et compagnie… On trouve aussi des tas de lots vendus soit aux enchères soit une miette de pain !

Je n’ai pas listé tous les vide dressing et autres dépôts-vente qui existent sur le marché parce que déjà je ne les connais pas tous, que certains me semblent bif bof intéressants mais ça reste très perso donc n’hésitez pas à partager vos bonnes adresses dans les commentaires !

LE POINT PUÉRICULTURE

J’aborde assez peu le cas des accessoires de puériculture mais il va de soi qu’on peut trouver des tas de choses (voire tout ce dont on a besoin) de seconde main ! Pour les petits articles comme, exemple au pif, les écharpes de portage, vraiment, n’achetez pas neuf, c’est totalement inutile ! J’en ai trouvé une comme neuve à plus de moitié prix sur Vinted ! Et ça déborde (mais genre vraiment) d’offres donc il est quasi impossible que vous ne trouviez pas ce que vous cherchez.

Pour les articles + volumineux type poussette, vu le prix que ça coûte je ne saurais aussi que trop vous conseiller de jeter un oeil sur Le Bon Coin. J’ai trouvé la mienne (j’ai opté pour la Xplory de Stokke) TROIS FOIS MOINS CHÈRE à seulement quelques minutes de chez moi, dans un super état et pile poil le modèle que je voulais.

Pensez aussi aux dépôts-vente physiques et autres Emmaüs que ce soit pour les lits, les tables à langer, les commodes, les baignoires…

En bref si vous souhaitez vraiment éviter les achats neufs ou que vous avez un budget très serré pour vous équiper, n’hé-si-tez pas !

LES NUANCES

Bon comme toujours vous savez qu’ici on reste cool – bébé sinon j’te dirais bye byeoui j’ai un peu honte de ma ref’ -. Acheter d’occasion pour ses bambins c’est super, c’est génial, c’est super génial mais parfois…

C’est chiant.

Typiquement quand tu dois refaire toute une garde-robe parce que ton gamin n’a plus rien à se mettre sur le dos tu peux avoir envie de dire « va chier » et rentrer dans le premier magasin que tu croises pour refaire un stock de survie. Et ce n’est pas grave. Ou tu peux juste avoir un coup de coeur pour une pièce en particulier et l’acheter neuve. Ou tu peux aussi ne pas avoir le temps de passer des heures sur les vide dressings, dépôts-vente et autres Vinted, tout comme ne pas avoir le courage, tout comme ne pas trouver ce que tu cherches.

Typiquement nous on a réussi à constituer un bon, à la louche, 85% d’occasion niveau vêtements pour bébé grâce à des pièces récupérées ci et là, aux brocantes cet été, Vinted et certains sites mentionnés juste au dessus. Mais le jour où je me suis rendue compte qu’on n’avait quasi pas de pyjamas en taille 1 mois et qu’après avoir passé 1h sur By Bambou je me suis rendue compte que tout ce que j’avais trouvé était proposé par des vendeuses différentes et que ça allait me coûter le même prix en frais de port… Je suis allée sur La Redoute et j’ai commandé des lots de pyjamas.

En bref à un moment je pense qu’il faut aussi faire preuve d’un peu de bon sens et accepter que parfois, oui, l’achat neuf est bien plus simple et bien moins chronophage.

L’idée générale n’est donc absolument pas de diaboliser les achats neufs mais d’apporter un jour nouveau sur les vêtements (et accessoires) d’occasion et leurs énormes avantages aussi bien écologiques, qu’éthiques mais aussi économiques (parce que sérieux c’est QUOI les tarifs des trucs pour bébés ?! Arrêtez la drogue, les gars…).


J’espère que ce post vous aura inspiré et surtout qu’il vous aura donné des pistes intéressantes !

❤️

RÉDUIRE LE PLASTIQUE DANS SA VIE DE TOUS LES JOURS

Une vidéo tournée quelques jours après le dernier Cash Investigation « Plastique, la grande intox » et dans laquelle on discute d’alternatives simples et durables !

(et non je ne suis pas redevenue blonde, la vidéo date un peu, c’est tout ! ^^)

♥ LOVE SUR VOUS ♥

✘ JE PORTE ✘

• Casquette de seconde main

• Boucles d’oreilles Poupée Rousse

• Collier Monsieur Paris

• Chemise La Redoute Collection

 

 

✘ DANS CETTE VIDÉO ✘

• « Plastique : la grande intox » de Cash Investigation

• Bee’s Wraps
iciici
ou un tuto pour les faire soi-même 

Pailles en inox

• Gourde en inox Qwetch

Lunchbox en métal

• Bocaux en verre

• Sacs à vrac

• Tote bag

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#GOGREEN : pourquoi c’est important que de grands groupes s’y mettent ?

Article réalisé en partenariat avec Les Galeries Lafayette ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Si vous traînez vos sabots sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement vu passer la nouvelle : les Galeries Lafayette lancent le mouvement Go for Good pour une mode plus responsable.
Je vois d’ici votre sourcil droit se soulever. Galeries Lafayette ? Mode responsable ? Mais bien sûr, et ma grand-mère a inventé un aspirateur à CO2 pour sauver le monde.

La méfiance est de mise… Et pour cause. Les scandales ont souvent entaché les grands groupes et ça ne part pas avec un peu de Mir Laine (même celui avec le bouchon vert à l’Aloe Vera).  

La première réaction, impulsive et répulsive, c’est de hurler au greenwashing. Forcément, se dit-on, une grande entreprise qui se lance dans le développement durable, ça sent le sapin (brûlé). Comment combiner deux notions aussi antagoniques que la génération de profit et la préservation de l’environnement ? Est-il possible de gagner de l’argent en faisant du bien à la planète ?

Une entreprise, rien qu’en existant, produit et donc pollue. C’est d’une logique implacable, aussi vrai que le feu qui brûle et l’eau qui mouille (et qui va finir la journée avec Charlie & Lulu en boucle dans le cerveau…? hinhinhin – rire diabolique).
Deuxième vérité, nous vivons dans une économie capitaliste qui implique une croissance continue de la production et, par conséquent, de la consommation. Et pour le moment, personne n’a trouvé le bouton OFF : on est obligés de baisser petit à petit le volume de cette musique tonitruante.

A partir de là, il y a plusieurs attitudes possibles pour les entreprises : elles ont le pouvoir de faire les choses dans le bon ou le mauvais sens.
Il y a celles qui ne font RIEN en se disant “je vais prendre tout ce que je peux tant que c’est possible”, comme le mec qui ramasse les Boyards jusqu’à la dernière seconde et manque de se faire écraser une jambe sous la grille de la Salle du Trésor.
Il y a celles qui font un tout petit peu et qui en parlent beaucoup (“Chéri-e regarde ! J’ai rangé mes chaussettes !”).  
Et puis il y a celles qui font de vrais efforts depuis plusieurs années, qui n’osaient pas en parler, par humilité et par peur qu’on leur dise que “c’est pas assez”.

C’est le cas des Galeries Lafayette. Après 10 ans de cheminement sur la responsabilité sociale de l’entreprise et presque 2 ans de travail en coulisses sur une mode plus engagée, ils sortent enfin du bois en lançant Go for Good dans tous les magasins Galerie Lafayette de France et sur leur boutique en ligne.

Le principe de Go For Good, c’est de proposer un large choix de produits plus justes et plus durables (et toujours beaux, tant qu’à faire) dans toutes les catégories : mode, cosmétiques, food, déco, kids…
L’événement qui entoure le lancement prend fin mi octobre, mais le mouvement, lui, va se pérenniser.

Forcément, des tas de questions se posent. Vous me connaissez, j’ai sauté sur mon destrier (mon vélo… laissez-moi romancer !) et je suis partie fouiner pour comprendre ce qu’il y a derrière.

 

C’est l’un des aspects qui font tourner en bourrique quand on cherche à s’habiller plus éthique : les marques sont éparpillées et on s’est tous pris-es à rêver d’un magasin qui pourrait les regrouper.

Ce qui est intéressant dans l’approche des Galeries Lafayette, c’est que ce ne sont pas 10, ni 20 marques qui proposent des produits responsables, mais… 500 !
Et l’éventail est large : en terme de prix, on compte aussi bien des marques accessibles, comme Vero Moda, que des marques de luxe type Chopard (à prononcer avec un caniche royal à ses pieds).

De même, on retrouve des petites marques “artisanales”, par exemple Le Baigneur qui fabrique des savons à la main dans son atelier parisien, et des marques plus connues du grand public comme Claudie Pierlot qui s’est embarquée dans l’aventure en lançant pour l’occasion sa première collection capsule eco-friendly.

J’ai quand même été surprise de retrouver certaines marques comme Nike qui ne me semble pas – comme ça, au doigt mouillé – être la firme engagée de référence. Toutes les explications sont à retrouver… Au chapitre suivant (vieille technique de JT “après la pub, l’incroyable histoire de la loutre qui a sauvé un chaton de la noyade”)

Et nous revoici avec notre paire de Cortez dans les pattes : tiens, tiens… vous ici ?!

L’explication est simple : Go for Good, qui ne prétend pas être un organisme d’audit de la responsabilité sociale des entreprises, se focalise avant tout sur les produits et non sur les marques. Certaines ont l’intégralité de leurs produits estampillés, d’autres seulement quelques-uns.
Les baskets Nike, qui ont été produites avec plus de 50% de matières recyclées, sont donc éligibles.

Ce filtre permet de valoriser toutes les enseignes qui font un effort et sont sur le chemin d’une production plus vertueuse, même si elles n’ont pas encore passé 100% de leurs produits du côté responsable de la force.
Un peu comme dans ces écoles bienveillantes qui abolissent les mauvaises notes : ici, la carotte, c’est le tampon Go for Good en rayon. C’est une façon de les inciter à faire leurs devoirs, même si elles commencent par s’attaquer à leçon d’art pla : elles seront prêtes pour bosser sur l’algèbre ensuite. Et le petit camarade en face, voyant cette belle récompense, aura lui aussi envie de l’obtenir. La métaphore de la cour de récré marche finalement assez bien pour le monde de l’entreprise ;-).

 

Pour décrocher le tampon, il faut cumuler un ou plusieurs de ces 38 critères (et ouais, on ne fait pas non plus un produit éthique comme on enfile un slip !). Les plus récurrents sont la fabrication en France, l’utilisation de matériaux recyclés, le coton bio, le délavage responsable. Chaque fois que c’est possible, ces critères reposent sur des labels externes, officiels et reconnus (GOTS, PETA-Approved Vegan…), sauf quand il n’en existe pas encore, comme c’est le cas sur le tannage végétal par exemple.

 

Je ne vais pas vous contredire : dans un pays où chaque personne jette en moyenne 12 kilos de vêtements par an, clairement, il vaudrait mieux user ses habits jusqu’à la corde. Puis manger ce qu’il en reste, tant qu’on y est, pour être totalement zéro déchet.

Plus sérieusement : si je suis totalement pour privilégier les achats d’occasion, le troc et la fabrication maison, il arrive qu’on ait un besoin particulier qui ne se déniche pas chez le biffin du coin. Une paire de collants non troués pour ne pas avoir l’air de Dame Ginette au prochain dîner de boulot, par exemple. Ou tout simplement – humains imparfaits et avides que nous sommes – avons peut-être envie, de temps en temps, d’un nouvel habit .

Dans ce cas, c’est toujours chouette de trouver chaussure neuve à son pied, mais pas n’importe laquelle : une bien fabriquée, qui traverse les années et qui ne va pas se démoder à peine les portes du magasin passées.

Le mot d’ordre, comme toujours : acheter moins mais mieux !

Car c’est bien ce que revendique la démarche Go for Good : consommer en moins grande quantité et choisir les articles que l’on achète en fonction de leur qualité, de leur impact social et environnemental.

Bien sûr, pour que les Galeries Lafayette existent, il faut que les magasins vendent. Cela vaut même pour les marques les plus vertueuses qui soient, comme Patagonia.
Mais la croissance n’est plus l’unique objectif : l’enseigne veut devenir une “référence mondiale d’un commerce à la française, éthique et responsable”.
Et pour aller dans ce sens, elle met des choses en place en plus des produits Go for Good dans ses rayons, par exemple :

  • Pour éviter la surconsommation, les magasins ont intégré de nouveaux services de location, de réparation et de recyclage : location de chaussures et de vêtements, ateliers d’entretien, collecte de vêtements usagés avec Le Relais
  • Aucun invendu n’est brûlé ni jeté à la poubelle : chaque magasin a une convention avec une association locale et donne les stocks restants, soit 90 000 pièces neuves revalorisées chaque année
  • La pédagogie autour d’une consommation différente est mise au premier plan : dans les rayons comme sur le site dédié, la transparence est de mise et on peut retrouver tout l’historique sur les engagements des marques/produits. En parallèle, des ateliers d’upcycling, des animations et des talks thématiques – comme celui sur l’incroyable navire Plastic Odyssey – sont organisés en magasin

 

Les aspects purement événementiels prennent fin mi octobre, mais le mouvement est pérenne. La plupart des produits qui étaient dans un corner dédié se retrouveront dans les rayons habituels du magasin et la signalétique sera conservée pour que les consommateurs puissent identifier facilement les produits responsables.

L’objectif est d’intégrer de plus en plus de produits responsables et d’inciter les marques qui n’ont pas sauté le pas à se mettre en marche : le cahier des charges défini pour Go for Good sera utilisé pour les achats des prochaines saisons.

Les Galeries Lafayettes veulent réellement être moteur dans la mode responsable et tirer le secteur vers le haut. Aussi, les critères sont voués à évoluer : par exemple, si toute les marques de mode se mettent à utiliser 50% de matériaux recyclés, le pourcentage d’exigence sera augmenté pour que personne ne se repose peinard sur son hamac avec un verre de Pulco citron à la main.

 

Conclusion ?

Après avoir fait moult aller-retours dans les rayons des Galeries, lu les panneaux, parcouru le site dédié, interviewé les équipes, assisté à des conférences… Je peux vous dire que, si la démarche n’est pas exactement parfaite, elle est réellement vertueuse.

Pour ma part, je suis convaincue qu’il est important que les grands groupes soient impliquées dans la préservation de la justice sociale et de l’environnement : nos petits gestes sont importants, mais ils sont encore anecdotiques face à des entreprises mastodontes. Chiffre édifiant que rappelait Coline dans l’un de ses derniers articles, 100 entreprises sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre.

Bien sûr, on peut appeler au boycott mais soyons conscients que ces actions radicales restent, quoiqu’on en dise, le fait d’une poignée de citoyens militants : la plupart des consommateurs continuent d’acheter sans se préoccuper outre mesure des conséquences éthiques et écologiques des produits (sinon Primark, Starbucks et Burger King ne seraient pas installés à tous les coins de rue).  

Du coup, offrir dans des rayons d’un magasin de mode ou d’alimentation la possibilité de consommer mieux, c’est rendre ces produits plus accessibles, c’est commencer à éveiller les consciences par l’acte d’achat. Si la démarche est en plus accompagnée de supports pédagogiques qui ont vocation à expliquer les engagements de façon simple et transparente, cela participe à sensibiliser de nouvelles personnes, à faire bouger les lignes à plus grande échelle.  

Ensuite, et c’est l’un des points essentiels, un grand magasin comme les Galeries Lafayette a un réel pouvoir incitatif vis à vis des autres marques : des enseignes comme American Vintage et Ba&sh ont par exemple créé des collections capsule en coton bio suite à l’appel Go for Good. Un petit pas, certes, mais un vrai pied dans la porte d’une fabrication plus responsable pour ces entreprises : si elles ont pu le mettre en place pour une partie de leur collection, elles sont capables de le faire pour l’ensemble.
Et ça commence déjà à titiller d’autres marques qui souhaitent intégrer des critères Go fo Good dans leurs futures productions.

Finalement, on est tous dans la même barque, alors autant ramer ensemble dans la bonne direction… Non ?