Go Green!

8 marques de sacs véganes

Je reviens aujourd’hui pour vous parler de sacs véganes !

(ouaaaaaais ! yooooupiiii !🎉)

En matière de sacs le terme « végane » (ou « vegan ») est aussi important que pour le reste puisque si l’on recherche un sac 100% cruelty free il fut s’assurer qu’aucun matériaux d’origine animale n’a été utilisé. Je vous en parlais dans cette vidéo,  les colles utilisés pour assembler les matériaux peuvent être fabriquées à partir de produits animaux, poisson, lait et j’en passe.

Mais évidemment, enfin tout du moins c’est mon avis sur la question, mieux vaut un sac en simili-cuir avec de la colle non-végane, qu’un sac en peau d’animal (et sûrement de la colle non-végane aussi). Quand on ne peut pas taper dans la perfection, on fait de son mieux. Et ça c’est déjà super !

Aujourd’hui j’ai donc 8 marques à vous présenter ! Pour la plupart ce sont des marques plutôt tournées vers le haut de gamme mais j’ai quand même réussi à vous dégoter quelques marques assez abordables. Je ne vais pas me lancer dans une grande analyse de la question mais je pense que les marques de maroquinerie véganes prennent le parti de proposer principalement du haut de gamme pour pallier au premier sentiment que l’on peut avoir face à une autre matière que le cuir… On a tellement été habitué à porter du cuir, on nous a tellement vendu ça comme « the » matière de qualitey, de longue durey, belle et merveilleuse et qui va magnifiquement vieillir dans le temps si bien que pourrez léguer vos sacs à vos enfants qui eux-même les lègueront à leurs enfants et ainsi de suite jusqu’en l’an 3000… qu’il me semble tout à fait normal d’avoir, de prime abord, quelques suspicions quant aux sacs véganes.

Pour ce qui est de l’écologie(car je sais que la question revient souvent ^^), d’après mes recherches les matériaux synthétiques sont (très) loin d’être plus polluants que le cuir. Il s’avèrerait même que d’un point de vue impact sur l’environnement, ils soient vachement plus sympa avec notre jolie planète. Pour en apprendre un peu plus je vous conseille définitivement de jeter un oeil à cette page sur le site de Stella McCartney !

matta-dn-nat-sacs-veganFourre-tout / Shareen / Sac à bandoulière

Matt&Nat est sûrement l’une des marques véganes les plus populaires ! Ils sont reconnus pour leurs sacs de très belle facture et de jolie qualité. Ils ont une démarche aussi éthique et écologique que possible en utilisant, par exemple, 100% de plastique recyclé pour fabriquer leurs doublures. Pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter cette page !danielle-nicole-sacs-vegan Danielle Nicole est ma découverte la plus récente et surtout un gros coup de coeur même si…je n’ai pas l’impression que la marque soit réellement végane… Pas de mention sur leur site mais aucun sac ne semble être en cuir ce qui ressemble, de mon point de vue, à une sorte d’engagement de la part de la créatrice.

La bonne nouvelle c’est que les sacs Danielle Nicole sont assez abordables. La mauvaise c’est que les frais de port de la boutique en ligne sont horriblement élevés (genre 60$…. Genre WHAT ?!)! Mais la bonne nouvelle bis c’est que quelques modèles sont disponibles sur le site anglais de QVC (et les frais de port sont très abordables !).

wilby-sacs-veganBlack V / Drayton / Red City Bag

Willby est une marque anglaise, certifiée PETA, la majorité de leurs sacs sont imaginés et fabriqués en Angleterre, ils utilisent dès que possible du coton ou du chanvre biologique et leurs modèles sont hyper jolis pour un tarif pas trop excessif !

alexandra-k-sacs-veganLucy Almond/ Laptop briefcaseSophie olive

Alexandra K est une marque polonaise (si je ne dis pas de bêtises) dont les modèles sont imaginés et fabriqués sur place. Ils utilisent principalement du Polyurethane exempt de PVC (le PVC est extrêmement toxique pour l’environnement et dangereux pour la santé) et sont, comme la plupart des marques véganes, dans une démarche aussi éthique et écologique que possible.

Gros plus, c’est une des seules marques que j’ai pu trouver qui propose des modèles en Piñatex, un cuir 100% végétal à base d’ananas !lulus-sacs-vegan

Navy Clutch / Grey Clutch / Range Roamer

Lulu’s est une marque très régulièrement cité dans le monde végane, pour ses chaussures mais aussi pour ses sacs. Comme pour Danielle Nicole, je ne considère pas qu’il s’agisse d’une réelle marque végane mais ils ont une catégorie estampillée sur leur site et on y trouve de plutôt jolis modèles, pour un prix très abordable ! Pour moi Lulu’s est une super option pour les petits budgets !stella-mccartney-vegan-sacs

Falabella Box / Sac à dos Falabella / Sac seau en denim

Ma queen en matière de sacs (et de chaussures…😍) Stella McCartney ! Alors là, oui, on vide son PEL et, limite pour certains modèles, on fait un emprunt à la banque mais pour moi ça reste THE marque de sacs véganes parfaite ! Merveilleuse démarche éthique et écologique, une patronne engagée et des modèles qui en plus d’être superbes, sont d’une qualité dingue ! Ça fait plus d’un an que je porte mes sacs SMC, je les ai tous achetés d’occasion et ils ne bougent-pas-d’un-poil !freddom-of-animals-sacs-vegan

Melia Lia / Nikki Reed / Saddle

Freedom of Animals ce sont des sacs fabriqués aux USA, clairement canons ! Ici aussi, très belle démarche de la marque, des matériaux et des modes de  fabrications les plus écolos possible. Ici aussi n’hésitez pas à consulter cette page pour en savoir un peu plus. Le petit plus ? Les noms des sacs sont ceux d’éléphants orphelins de la Fondation Sheldrick !angela-roi-vegan-sacs

Porte-feuille Olivia / Sac Morning / Pochette cosmétiques Elle 

Et enfin Angela Roi. Une fois de plus, super engagements, très beaux modèles pour un tarif un peu haut de gamme mais parfaitement justifié !

 


Voilà pour mes marques favorites !

Evidemment on peut aussi se tourner vers des marques non-véganes comme Mango, H&M et compagnie mais qui proposent des sacs en simili-cuir, se tourner vers les sacs en textile, que ce soit du coton, de la toile ou du velours ou encore utiliser des tote-bags en coton ou des Furoshiki ! Ces carrés de tissus japonais que l’on peut utiliser pour à peu près tout et n’importe quoi, y compris pour se faire un sac ! Personnellement j’en ai un de chez Link Collective depuis des années et c’est un super accessoire !  On cherchera juste, si on veut rester dans la veine de la véganie, une sangle qui n’est pas en cuir (comme celles-ci par exemple).

J’espère que cet article vous aura été utile ! Et n’hésitez surtout pas à compléter la liste dans les commentaires !

❤️

Eco-inspirations du Japon

publié par camille

Je sais ce que vous allez me dire. A première vue, quand on pense à l’écologie, le Japon n’est pas le premier pays qui vient à l’esprit.
Spontanément, on visualise plutôt les néons des plateformes de jeux qui clignotent toute la nuit, l’air de dire “hé ho, toi là, petit travailleur fatigué qui a enchaîné une journée de 22 heures au boulot, viens te déchaîner en jouant à Super Mario”. On pense au Shinkansen, le train le plus rapide du monde, à Fukushima, petite station balnéaire « radieuse », aux boutiques sur 12 étages regorgeant d’objets en plastique à l’utilité relative (appareil à muscler la langue, diadème de Sailor Moon, poussette pour chien…).
Vu sous cet angle, la slow life n’a pas l’air d’être une priorité nationale.

Et pourtant. Le pays est pétri de contradictions, un peu comme vous et moi. On utilise des sacs à vrac mais on prend l’avion pour voyager, on composte nos déchets mais on ne s’habille pas en chanvre de la tête aux pieds. Malgré tout, nous ne sommes pas d’immondes personnages qui méritent de finir étouffés avec des graines germées.

Pour les Japonais, c’est un peu pareil : ils ne sont nippons ni mauvais (désolée, je devais la faire… hommage à un illustre inconnu). Ils ont épousé le mode de vie ultra-libéral mais l’amour de la nature et le minimalisme, hérités du bouddhisme, restent profondément ancrés dans leur culture.

Un concept illustre très bien cela : le wabi-sabi, une philosophie qui prône le retour à la simplicité, la sobriété, l’harmonie avec la nature, et qui amène à ressentir la beauté des choses imparfaites et modestes.
Wabi se rapporte à l’équilibre, la tranquillité, l’humilité et la satisfaction de peu. Sabi signifie l’épanouissement du temps : l’amour du rustique, du savoir-faire ancestral et des objets qui traversent les années.

Au lieu de chasser Bulbizarre sur Pokemon Go, allons pêcher chez les Japonais quelques concepts minimalistes et écolo.

 

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Crédits photos : Glasshouse / Anisbee

1 ● Tawashi : l’éponge réutilisable à l’infini

Les éponges bi-matières font totalement partie de nos quotidiens : au supermarché, à 1€ les 3, on les fourre dans le chariot sans activer nos cerveaux. Puis on frotte les plats à gratins jusqu’à ce que mort s’en suive et on les rachète. Point.
Pourtant la face verte ne porte pas très bien son nom : elle est sacrément abrasive pour l’environnement.  
L’éponge japonaise, le tawashi, est un carré lavable crocheté ou tricoté à partir de jersey. Pour une version encore plus écolo, il est possible de la tisser avec des vieux collants ou leggings.
Comment l’adopter ? Sa confection est simple comme bonjour (ou devrais-je dire : comme konnichiwa) : un tuto de Wonderful Breizh vous guidera pas à pas.     

2 ● Binchotan : le charbon purificateur d’eau

Votre attention s’il vous plaît, voici le scoop du siècle : l’eau en bouteille pollue ! Avec environ 150 litres par personnes par an, ce sont des tonnes de déchets en plastique qui se retrouvent dans l’environnement… Et ça, c’est pas très gentil pour mère nature qui nous l’offre gracieusement.  
Certes, parfois l’eau a un goût d’égout ou contient des impuretés qu’on n’a pas vraiment envie de siroter.
L’alternative 100% naturelle à la carafe Brita, c’est le charbon Binchotan. Il est utilisé depuis 4 siècles au Japon pour purifier l’eau du robinet : ses pores fixent les substances chimiques toxiques (pesticides, herbicides et chlore… je vous ressers ?) et libère dans l’eau des minéraux comme le calcium, le fer et le magnésium.  
Comment ? On peut le trouver sur des sites spécialisés, par exemple ici, puis il suffit de le glisser dans sa carafe/bouteille/gourde/jarre/whatever. 

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Crédits photos : Terrain / Sort of coal

3 ● Bento : la lunchbox anti-macdo

Meilleure que le gigot du bistro, plus équilibrée que le macdo et à fort potentiel écolo, la lunchbox est la solution à tous les maux.
Avec le bento, on cuisine de bons petits plats chez soi et on réutilise tous les jours le contenant. Ca permet de maîtriser ce que l’on se met dans le gosier et d’éviter un paquet de déchets (eh oui, même le boui-boui super healthy utilise des assiettes en carton et des couverts jetables).
Comment l’adopter ? L’idéal est d’utiliser un bento sans Bisphénol A, mais il en existe de toutes sortes sur Bento & co, et pour la suite le blog Mon bento végétarien est une mine de recettes très yummy !

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Crédits photos : Kameleon factory / Goop / David Pike

1 ● Mottainai : le malaise du gâchis

Le Mottainai a inspiré une adorable choré à ces petits Japonais : je ne pige rien aux paroles mais ils ont l’air vraiment content. En revanche, je les soupçonne de se transformer en power rangers verts super vénères si quelqu’un s’avise de balancer une ordure dans la nature.
Plus sérieusement, le Mottainai est une gratitude pour tout ce qu’offre l’environnement : la nourriture, l’eau, le papier, le textile… et un profond dégoût pour le gaspillage (#paskawaï) : un objet doit être utilisé jusqu’à la fin de sa vie, et si nécessaire son propriétaire doit le réparer ou lui trouver une nouvelle fonction.
Comment l’adopter ? Par exemple : recycler de vieilles ampoules non recyclables en mini vases, c’est très Mottainai. Réutiliser l’eau souillée du robinet pour les toilettes, porter une chemisette au bureau pour économiser l’air conditionné… C’est aussi complètement Mottainai !

2 ● Kintsugi : la réparation en or

Déclinaison du Mottainai, le Kintsugi est l’art de redonner vie à une céramique cassée. Oui, un peu comme tonton Jean-Pierre qui avait recollé la carafe de grand-mère, sauf qu’ici on n’utilise pas de super-glue dégoulinante mais une laque et de la poudre d’or. Tout à fait. A la fin de l’opération, les objets sont magnifiés et prennent encore plus de valeur.
Ca donnerait limite envie de s’embrouiller bien fort avec Monsieur pour pouvoir balancer toutes les assiettes par terre et lancer un atelier-réconciliation de Kintsugi (accompagné, bien entendu, de saké et de makis).
Comment l’adopter ? Avec un kit spécial et un (tout petit) peu de patience !

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Crédits photos : Art ceramic / Humade

3 ● Konmari : la magie du rangement

Marie Kondo, rangeuse professionnelle, a créé une méthode inspirée de la philosophie zen pour se débarrasser des objets encombrants et inutiles qui obstruent nos intérieurs.
Sans virer dans la maison-temple avec, pour seule fantaisie, une table basse, un gong et un tatami (et du coup plus aucun ami) il s’agit de se recentrer sur l’essentiel.
Les collections de boules à neige, les tubes de crème de 2002 à moitié vides et la panoplie de stabilos secs risquent donc fort de passer à la trappe.
Comment l’adopter ? En lisant le livre de Marie Kondo et en appliquant ses 10 principes fondamentaux résumés ici, en s’inspirant ici

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Crédits photos : Honestly WTF / Babyccinokids / Onegoodthingbyjillee

1 ● Furoshiki : tissus zéro-gâchis

Souvent évoqué comme alternative au papier cadeau qui n’est pas recyclable, le Furoshiki est une technique d’emballage à partir d’un morceau de tissus réutilisable à l’infini.
En dehors du 25 décembre, on peut s’en servir les 364 autres jours de l’année comme : sac à dos, tote bag, sac à baguette, porte-melon (on a TOUJOURS besoin d’un porte-melon sur soi)… Il n’a de limite que les frontières de notre imagination.
https://fr.pinterest.com/vtcm/furoshiki/
Comment l’adopter ? De beaux Furoshiki vintages sont disponibles sur cette boutique Etsy, puis il suffit de suivre ces conseils de pliage

2 ● Sashiko : l’art du rapiéçage

Dans l’esprit du Kintsugi, le sashiko rend les trous encore plus beaux.
Au lieu de jeter à la benne un vêtement au premier accroc, le but est d’utiliser des techniques de reprisage et des chutes de tissus de qualité pour réparer un pantalon ou une veste en jean endommagés.
Comment l’adopter ? Avec un kit spécial ou en suivant ce DIY sur Honestly WTF

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Crédits photos : Honestly WTF / Style du monde

3 ● Shiro nuka : le masque au riz

Au Japon, la beauté est indicatrice de santé : l’extérieur est le reflet de l’intérieur, d’où l’obsession de masquer toutes les imperfections (en même temps, ici non plus, les grosses valoches sous les yeux et la tignasse ébouriffée ne sont pas synonymes de grand bien-être).
Pour matifier, hydrater et absorber l’excès de sebum, le riz est l’ingrédient plébiscité par les Japonaises.

Il ne s’agit pas de s’étaler le reste du plateau de sushi sur le visage mais de confectionner un masque hydratant à partir de son, de farine ou de grains cuits mélangés à de l’avocat et du miel.
Comment l’adopter ? Le Shiro Nuka est disponible ici, mais il est aussi possible de le confectionner soi-même en suivant ce tuto

Produits pour la vie

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publié par camille


Ce matin, j’étais d’humeur coquette : j’ai voulu me mettre en jupette. Comme dans la pub Dim, je me voyais déjà virevolter, croupe apparente, dans les rues de Paris et enjamber une péniche du bout de mes
talons aiguillesQuand soudain, alors que j’enfilais mon collant : tout a basculé. Une petite accroche quasi invisible s’est transformée en faille apocalyptique au milieu de ma jambe : le traître a filé.
Aaaaaaaaaaah s*** de collant de m*** ! (afin de préserver l’harmonie et le bien-être de l’humanité, les mots ci-dessus ont été censurés).

Je l’avais payé environ 10 euros (
en me disant : “je ne prends pas le premier prix pour qu’il dure”, sotte que j’étais !), je l’ai mis une fois.
Comme dans “Un jour sans fin”, cet épisode se reproduit à l’identique plusieurs fois par mois depuis que je suis en âge de porter des vêtements féminins.

Un gouffre financier… Et écologique !
Vous allez me dire : détend-toi Mireille, tu peux mettre des collants épais comme un sac de jute ou enfiler un pantalon.
Certes. Mais en raisonnant de cette façon, en s’avouant vaincues au premier bas filé, on serait encore habillées en corset et jupon. Et en plus, le problème ne se cantonne pas aux vêtements : combien de sèche-cheveux, mixers, aspirateurs et autres objets du quotidien avons-nous dû mettre à la benne au bout de 2 ou 3 ans à peine ?

Deux mots peuvent expliquer cette malédiction : l’obsolescence programmée. Derrière ces termes techniques et pompeux, un concept vicieux : la durée de vie de certains objets est délibérément réduite par les fabricants. Pourquoi ? D’une part, en choisissant des matières premières de moindre qualité, ils sont capables de baisser le prix de vente pour attirer le chaland. Et avant tout (pas con le bourdon) en rétrécissant la durabilité des objets, les industriels nous obligent à les racheter.

Le principe a connu son essor dans les années 50, quand le modèle consumériste s’est imposé : forcément, dans une société basée sur la croissance, il faut que les entreprises produisent et que les consommateurs consomment. C’est bête comme chou (mais pas très choupinou).

Pourtant, des ingénieurs super intelligents avaient inventé des collants quasi infilables et des ampoules centenaires (j’imagine la conversation, dans un open space en bois des années 30 : “Bobby ! J’ai trouvé le procédé pour rendre les collants incassables !” – “Steven, you’re fired ! Met TOUT DE SUITE ce papier dans le broyeur de documents”).

L’obsolescence peut être esthétique, en d’autres termes “OMG… c’est tellement 2008” ; logicielle, lorsque l’installation d’un nouveau programme rend obsolète un ancien appareil ; ou technique, c’est à dire que les fonctionnalités de l’appareil ne sont plus assurées et que la réparation est impossible.

Et le pire, c’est que dans bien des cas, un appareil entier est condamné à mort juste à cause d’un mini-composant cassé…

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La planète, elle, se prend une triple fessée : la fabrication, la destruction et la refabrication…
Les pays industrialisés produisent entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques chaque année (c’est beaucoup, oui) : seulement un quart sont collectés et traités. Le reste est acheminé vers les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au Ghana, dans des décharges à ciel ouvert catastrophiques pour l’environnement et la santé des habitants.

C’est à partir de ce constat qu’une Londonienne, Tara Button, a créé une boutique de produits garantis à vie (ou qui durent très très longtemps) : Buymeonce. Elle a répertorié des marques de mode, déco et équipements de cuisine qui proposent des objets durables, fabriqués à partir de matériaux de qualité par des artisans et des entreprises passionnés.

Son crédo ? Il est préférable d’investir dans des objets basiques et robustes qui coûtent un peu plus cher mais traversent les années sans broncher.

Alors OUI, il faut l’admettre : à l’achat, ça fait mal aux bourses (le porte-monnaie) et tout le monde ne peut pas se le permettre. Mais l’idée est de ne jamais racheter le produit en question puisqu’on est censés mourir avant lui (bon, je schématise un peu, personne ne doit se faire hara-kiri s’il casse son manche de parapluie).

Et surtout, Buymeonce fait bien plus que nous proposer d’acheter des cuit-vapeur : c’est une véritable mission de société que s’est donnée son instigatrice. Sur le site, en plus de conseils pour prendre soin de ses affaires afin d’augmenter leur durée de vie, elle incite chacun à participer en partageant ses mésaventures avec un objet qui s’est cassé trop tôt. A long terme, elle veut regrouper tous ces témoignages et s’en servir pour faire pression sur les industriels.  

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Côté marques, on retrouve, entre autres, Patagonia. C’est pour moi l’un des meilleurs exemples d’entreprises viables et durables (c’est quand même la seule à faire une pub pour une veste avec pour slogan : “n’achetez pas cette veste”).

Ils ont lancé un programme de réparation et recyclage nommé Worn Wear : 45 employés à temps-plein réparent 40 000 vêtements par an et les recyclent quand ils sont hors d’usage. En parallèle, un truck parcourt l’Europe pour un Worn Wear Tour où des vêtements de second-main reconditionnés sont vendus à partir de 5€. Et enfin, la marque met à disposition 40 tutos gratuits pour remettre soi-même sur pied ses sapes abîmées.

 

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Parmi les élus également : Doc Martens qui propose une gamme For Life réparée et remplacée à vie, les beaux sabots Swedish Hasbeens, les collants Wolford (pour arrêter la malédiction du filage intempestif).
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D’autres marques ne sont pas encore référencées sur le site mais sont engagées dans des démarches similaires : Eastpak garantit ses produits 30 ans, Btwin de Décathlon s’engage à remplacer “éternellement” la plupart des composants de ses vélos, Seb et Rowenta proposent des appareils presque 100% réparables. Les couteaux suisses Victorinox et le matériel de puériculture Babymoov sont garantis à vie (en “condition normale d’utilisation” : les chauffe-biberon avec des légos fondus au fond ne sont pas pris en charge).

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Des designers français planchent même sur une nouvelle machine à laver, L’Increvable, conçue pour durer 50 ans. Toutes les pièces sont en kit donc facilement réparables et remplaçables, la façade est interchangeable au gré de ses envies.

Si ces produits éternels ne sont pas accessibles à tous, on peut malgré tout se poser quelques question simples avant de se jeter corps et âme sur un article :

  • Est-ce que quelqu’un de mon entourage pourrait me prêter / me donner ce produit ou est-il disponible en bon état sur des plateformes de seconde-main : Leboncoin, Emmaüs, Vinted, Vestiaire Collective ?
  • Le prix est-il beaucoup plus bas que la moyenne des autres produits du même type ? Si c’est le cas, il y a souvent un loup…
  • Le produit est-il démontable ? Si oui, il sera plus facile à réparer donc pourra durer plus longtemps
  • Quelle est la garantie de ce produit ? En l’absence d’information claire sur la durée de vie du produit, une garantie longue est un moyen d’acheter durable
  • L’article comporte-t-il des fioritures dont je risque de me lasser rapidement ? Par exemple, s’il est écrit “Happy new year 2017” sur un pull, il y a fort à parier qu’on ne le portera pas longtemps… (ça marche aussi avec “vote Hillary” ou “j’ai 22 ans et je suis trop swag”)

Et vous, avez-vous eu des déboires avec des objets du quotidien ? Ou des exemples de produits qui sont vos amis pour la vie ?