Les coups de coeur

J’ai testé : KiwipWatch la montre connectée pour les enfants

*Montre offerte par la marque – merci à eux ! – L’avis exprimé dans cet article reste entièrement le mien*Aujourd’hui j’enfile ma casquette de maman pour vous parler d’un truc qui a (littéralement) changé ma vie.

Ma fille aura bientôt 10 ans. Et si tu te poses la question, oui, tous les soirs je pleure en position foetale au fond de mon lit parce que le temps passe trop vite et que je me souviens encore du temps où elle rentrait, toute entière, sur nos avant-bras. Maintenant elle me pique mes chaussettes tous les matins parce que, hé, maman, t’as vu, on fait presque la même pointure. #shootme

10 ans c’est surtout ce moment qui me semble un peu charnière où les enfants commencent sérieusement à pencher du côté de la pré-adolescence. Cette période où ils ont envie d’un peu plus de liberté, d’être responsabilisés, de ne plus toujours être collés aux basques de leurs parents et de vivre un peu leur life comme bon leur semble.

C’est ça être un enfant, finalement. Grandir et s’émanciper un peu plus chaque jour.

Et être parent, ça se résume souvent à un sentiment central : angoisser.

• SOURCE D’ANGOISSE #1

Il y a un peu plus d’un an ma fille a commencé à sortir dans notre rue pour aller jouer avec ses copines. Je me souviens encore du jour où elle nous a demandé si elle pouvait sortir… Dans ma tête ça a fait « WHUT ?! Sortir ? SEULE ? DANS LA RUE SANS NOUS ????? MAIS NOOOOOOOOON ! » J’étais sur le point de l’enfermer à la cave jusqu’à ses 30 ans quand, heureusement, son père, parfois bien plus raisonnable que moi, a pris le truc en main.

Je me suis souvenue que moi aussi je zonais non loin de chez moi avec mes copines quand j’avais à peu près son âge, que je rentrais même de l’école seule et que j’arrivais parfaitement à gérer ce genre de situations. Mais c’était *attention, phrase de vieille* : une autre époque. Une époque où, même si ça arrivait, tu n’avais pas la crainte qu’on t’enlève ton gosse en plein jour. Une époque où bien sûr on s’inquiétait forcément -c’est écrit sur le contrat, en tout petit en bas « en devenant parent vous vous engagez à vous inquiéter h24 pour votre marmot jusqu’à la fin de vos jours. Bisou. »- mais où il me semble que c’était dans une bien moindre mesure.

Mais concrètement je n’avais pas envie de laisser mes angoisses priver notre fille de quelque chose de somme toute normal. On vit dans une petite ville, qui plus est dans un petit quartier tranquille composé en majorité de retraités sympas comme tout et de familles et quand il fait beau tous les enfants sont dehors. Comment lui expliquer que, elle, elle ne peut pas y aller ? Alors on a ravalé nos angoisses de parents et on l’a laissée aller vivre sa vie de gamine de 9/10 ans et aller…s’amuser ! Avec des règles simples comme ne pas trop s’éloigner, évidemment ne pas monter dans la voiture d’un parfait inconnu qui te proposer ton poids en bonbons, regarder 17 fois avant de traverser la route, nous prévenir si elle quittait la rue pour aller chez une copine etc.

Sauf que, enfant de 10 ans oblige, il y a eu quelques loupés. Du genre oups j’ai oublié de te prévenir que j’allais jouer dans le jardin de Gwendoline et ne me voyant plus dans la rue tu as cru que ça y est on m’avait enlevée et que tu n’allais plus jamais me revoir ou encore mince j’ai oublié de regarder ma montre et je suis rentrée en retard.

• SOURCE D’ANGOISSE #2

Le deuxième événement qui a augmenté le level d’angoisse dans nos vies c’est l’école. Durant des années je ramenais ma fille, je lui faisais un gros bisou et le regardais entrer dans l’école. Ecole dont je sais qu’elle ne pourrait en aucun cas sortir une fois qu’elle y serait entrée. Une fois la marmotte à l’intérieur donc je pouvais aller vaquer à mes occupations paisiblement et quasi sans y penser.

Mais un jour ma fille m’a demandé de ne plus l’accompagner jusque devant l’école. Donc une fois de plus « WHUT ?! Aller à l’école ? SEULE ? MARCHER 10 MÈTRES SANS NOUS ???? » Et une fois de plus, j’ai bien du m’y résoudre et j’ai bien compris qu’elle en avait marre de se trimballer sa mère en mode zombie-pyjama tous les matin et qu’elle avait envie de faire comme ses copines qui, pour certaines, vont seules de leur maison à l’école.

Sauf qu’une fois de plus, angoisse angoisse angoisse. Quand j’allais la récupérer à midi et qu’elle mettait un peu plus de temps à arriver que d’habitude je m’imaginais le pire (alors qu’en vrai elle était juste dans son rôle de gamine pas toujours très pressée), je me demandais souvent si, durant les quelques mètres qui la séparait de l’école, il était bien sage de la laisser se balader seule. Est-ce que quelqu’un ne pourrait pas lui faire de mal ? Est-ce qu’un jour il ne lui viendrait pas à l’esprit de ne juste pas aller à l’école ?

Bref. Vous l’aurez compris avec cet interminable story-telling, pour nous c’était l’angoisse totale (avec un total de point plus élevé de mon côté, j’avoue).

Et un jour j’ai découvert le concept des montres connectées pour les enfants et plus particulièrement la marque KiwipWatch (merci Jesus Sauvage d’avoir partagé ta découverte !).

Le concept est simple, il s’agit d’une montre dans laquelle on met une carte sim, qui fonctionne avec une application mobile et qui offre 3 options très intéressantes :

Petit 1 : Une fonction GPS

À n’importe quel moment de la journée vous pouvez ouvrir l’application, aller dans l’onglet « Localisation » et voir de façon assez précise où se trouve votre enfant (par exemple je vois quand ma fille est encore devant l’école et quand elle y est entrée).

 

[ À gauche lorsqu’elle est encore à l’extérieur de l’école – À droite quand elle est à l’intérieur]

 

Petit 2 : Une fonction appel

Comme il y a une carte sim, il y a un numéro. Via l’appli on peut ajouter des numéros de téléphone (nous par exemple on a ajouté le mien, celui de mon chéri et celui de sa maman qui vit non loin de chez nous). Ce qui fait que notre fille peut nous appeler quand elle le veut, comme si elle possédait un téléphone, et nous pouvons aussi la joindre à n’importe quel moment. L’avantage c’est qu’hormis les numéros enregistrés dans la montre et dans l’application, aucun autre numéro ne peut être appelé depuis la montre ou ne peut appeler notre fille. C’est un circuit ultra fermé.

Petit 3 : Une fonction message vocal/texte

Via sa montre notre fille peut nous envoyer des messages vocaux. Par exemple si elle est au périscolaire et qu’ils font une chouette activité elle peut nous envoyer un petit message pour nous demander de venir la chercher un peu plus tard que prévu. De notre côté via nos téléphones et l’application on peut soit lui envoyer des messages vocaux, soit des messages texte (sur la montre il n’y a pas de clavier, c’est pourquoi de son côté elle ne peut envoyer que des message vocaux).

Après quasi 1 mois de test je dois dire que nous sommes plus que convaincus par cette montre ! Mais histoire de développer un peu voici ce que j’aime tout particulièrement…et ce que j’apprécie un peu moins.

> LES PLUS :

• C’est ULTRA rassurant ! Savoir que l’on peut localiser son enfant à n’importe quel moment, surtout quand, comme notre fille, il y a des moments où elle est « seule », qu’on peut la joindre à n’importe quel moment, qu’elle peut aussi nous joindre à n’importe quel moment… Je ne sais pas si les non-parents comprendront mais ça ôte un réel poids des épaules et ça fait descendre en flèche la jauge angoisse.

• Notre fille est trop contente avec sa super-montre-connectée ! Et l’air de rien ça la responsabilise aussi un peu. On a pris le parti de ne pas désactiver sa montre lorsqu’elle est en classe en lui expliquant simplement qu’elle ne devait pas s’en servir et ça a plutôt bien fonctionné, mis à part quelques « dérapages » au départ elle est très raisonnable avec sa montre.

• La montre est super chouette ! J’avais un peu peur qu’elle soit énormissime mais au final ça va. Certes c’est une montre technologique et connectée donc elle ne peut pas avoir la même taille qu’une montre classique mais c’est tout à fait raisonnable.

• La prise en main est très facile. Que ce soit du côté des parents (télécharger l’application, entrer les contacts, comprendre comment ça fonctionne etc.) comme du côté de l’enfant, c’est très simple et intuitif.

• Elle donne l’heure (ouais, normal pour une montre) mais aussi la date et la météo (=maintenant quand je dis à ma fille « MAIS JE TE DIS QUE ÇA CAILLE METS UNE ÉCHARPE BON SANG ! » elle me répond « ah oui tu as raison, il fait 8° »)

• Il y a une fonction « Mode Classe ». Ce qui signifie que durant les heures de classe vous pouvez désactiver toute la partie interactive de la montre pour qu’elle ne soit plus…qu’une simple montre. On peut sélectionner les jours et les tranches horaires.

• Une fonction « Alarme ». On peut renseigner une date et un horaire et ça envoie, comme son nom l’indique, une alarme. Du genre « douding douding vas y rentre c’est l’heure de prendre ta douche. »

• Une fonction « Activité ». Il y a un petit personnage sur l’écran de la montre et plus votre enfant bouge, plus il « gagne » de points et plus le petit personnage grandit.

• Une fonction Zone de Sécurité : Vous pouvez définir des zones de sécurité (exemple, l’école, le périscolaire, chez Mamie, chez une copine etc.) et vous êtes prévenu par une notification dès que votre enfant entre et sort d’une zone.

• On reçoit une notification lorsque la batterie est faible ou que la montre est éteinte et on peut, via l’application, désactiver l’extinction de la montre.

• Il était hors de question pour nous que notre fille ai un téléphone à même pas 10 ans mais on souhaitait vraiment pouvoir la joindre et surtout savoir où elle est dès qu’on le voulait. Du coup la montre Kiwip est, à mon sens, un très bon entre-deux. Appels, messages vocaux, localisation, pratique et fun mais sans tous les inconvénients d’avoir un téléphone à un si jeune âge.

> LES MOINS :

• Ce que j’ai envie d’appeler « le temps d’adaptation ». Equiper son gamin d’un outil aussi rigolo et technologique peut poser quelques soucis au départ. Par exemple dès le premier jour la maîtresse a laissé un petit mot dans son cahier de texte en nous questionnant sur la montre (est-ce qu’elle peut filmer ou prendre des photos avec ? À quoi ça sert ? Etc.) et surtout notre fille n’arrêtait pas de la tripoter, de nous envoyer des notes vocales pendant la récré en mode « coucou papa, ça va ? »  ou « Pimprenelle elle m’a dit ça gnagnagna » et au départ elle a un peu cru que c’était la fête du slip, comme le soir où après l’avoir mise au lit elle a trouvé de bon ton de téléphoner à sa grand-mère.

Bon, rien de grave en soi. Ça s’est calmé en à peine quelques jours et ça me semble, au final, une phase de découverte assez normale. On a expliqué à la maîtresse de quoi il s’agissait, que l’on pouvait « désactiver » la montre lorsqu’elle était en classe si ça posait problème et après avoir bien briefé notre fille sur le fait que ce n’était pas un jouet ou un téléphone, tout s’est mis à aller comme sur des roulettes.

• J’aurais aimé que le gps soit un poilou plus fluide et permette de suivre un peu mieux son enfant lorsqu’il se déplace, un peu comme sur Google Maps ou équivalent. Ici la mise à jour se fait au bout de 30 secondes environ. Ok, ok, je pinaille, mais j’aurais bien aimé quand même ! ;)

• Il n’y a qu’un seul parent qui peut être administrateur, c’est à dire faire des modifications sur les paramètres de la montre comme activer le mode classe, définir des zones de sécurité etc. Même si je comprends bien qu’il s’agit de sécurité je trouve que pouvoir ajouter un second administrateur aurait été une bonne chose.

• Ça n’a rien à voir avec la montre en soi mais j’avoue avoir été quand même un peu contrariée de devoir en arriver là pour pouvoir être rassurée… L’idée de tracker notre fille ne me fait pas plus plaisir que ça, je me demande encore parfois si c’est une bonne idée, si ce n’est pas un peu bizarre…et en même temps, rapidement je me dis OSEF. Pour avoir vécu ces moments épouvantables où tu penses que ta fille joue au coin de la rue et qu’en fait elle n’y est pas… Si on peut s’éviter ce genre de terreurs alors tant pis pour le côté Black Mirror.

> CONCLUSION :

Vous l’aurez compris, ici c’est un grand YES pour la montre Kiwip ! Comme je l’ai déjà dit plus haut c’est extrêmement rassurant de savoir que l’on peut localiser notre fille et la joindre n’importe quand et de son côté elle est ravie d’avoir un peu plus de liberté et d’autonomie !

Et n’hésitez pas à garder un oeil sur mon compte Instagram dans les jours qui viennent parce qu’on n’est pas à l’abris de voir débarquer un petit concours… ;)

J’espère que ce post vous aura plu et que, peut-être, cette découverte pourra rendre votre vie de parent un peu moins stressante ! 🙌🏼

 

 

 

J’ai adoré : Une Apparition

Par où commencer avec ce livre… Avant même de l’avoir entre les mains j’avais le sentiment d’en avoir entendu parler pendant des mois…et je n’ai pas été déçue !

« Et enfin, à 53 ans, j’ai entrepris d’apparaître ». Une Apparition c’est le dernier livre de Sophie Fontanel, une femme que j’admire énormément pour son parcours, son énergie, sa plume et surtout sa liberté. Un livre dans lequel elle nous raconte comment, un jour, elle a décidé d’arrêter de se teindre les cheveux et de laisser ses cheveux blancs apparaître. L’apparition, en somme.

Une Apparition / Sophie Fontanel

Si je devais décrire ce bouquin je dirais que c’est un livre qui parle de cheveux, oui… mais surtout de liberté. Durant des mois Sophie Fontanel raconte son passage des cheveux bruns, colorés, aux cheveux blancs, naturels. Un peu comme un journal intime mais qu’elle laisserait à la vue de tous. Alors en soi, oui, un livre qui raconte comment elle a arrêté de se colorer les cheveux, bon… On peut se demander où est l’intérêt. Mais pour moi ce bouquin c’est tout autre chose. Durant l’année et demie qu’il lui aura fallu pour trouver sa tignasse blanche Sophie Fontanel va faire des rencontres, elle va se heurter à des désaccords, à de l’inquiétude de la part de ses proches, à des réflexions déplacées mais aussi à des véritables révélations qui finiront par en faire un parcours qui, à mon sens, va changer sa vision des choses…et d’elle même.

Mais surtout pour moi ce livre soulève un réel problème dans notre société : celui des femmes et du temps qui passe. Quand une femme vieillit le monde devient (encore plus) intolérant avec elle, il voit les années qui passent comme une inexorable décrépitude, les traits qui se relâchent, les pattes d’oies et la ride du lion, les cheveux gris qui font « négligée » ou, pire ! qui font « vieille ». Quand un homme vieillit, comme le vin on dit qu’il se bonifie, on applaudit les tempes qui grisonnent, les rides qui se forment, comme si c’était une sorte d’accomplissement, une réussite, un level up. Alors qu’au final, juste, les mecs se dégradent tout pareil que les femmes et ils finiront eux-aussi au fond d’un trou dans la terre. Déso pas déso.

Oui mais sur un homme c’est beau qu’on dit. Je ne suis pas certaine qu’il y ait des phrases qui me hérissent plus le poil que celle-ci. Et ça va dans les deux sens, évidemment. Comme si des choses aussi banales et naturelles que les poils, les cheveux bancs, les rides et j’en passe, ces choses que tout être humain, doté d’un pénis ou d’une vulve ou d’autre chose, connait, qu’il le veuille ou non.

« Cinquante-trois ans pour découvrir le lien entre l’indulgence et le courage. Qu’être doux envers soi peut se révéler être un héroïsme »

Je me souviens encore du jour où j’ai découvert mon premier cheveu blanc.

Mon grand-père maternel n’avait pas le moindre cheveu blanc. À plus de 80 ans il portait toujours son joli blond, il les coiffait en arrière avec un vieux peigne et un peu d’eau et aussi loin que je m’en souvienne il en avait toujours été ainsi. Ma mère ayant hérité d’une partie de ce truc génétique un peu sympa et n’ayant que très peu de cheveux blancs, je me disais que, moi aussi, sûrement, je n’en aurais pas.

Et un jour je l’ai vu. Ce premier cheveu blanc. Et pendant un instant je me suis dit « et merde ». Et puis je me suis souvenue que ce « et merde » c’était exactement ce que l’on attendait de moi, ce pour quoi j’avais été formatée toute ma vie. Le et merde du cheveu blanc, le et merde du temps qui passe, le et merde j’ai 30 ans, le et merde j’ai de la cellulite, le et merde j’ai pas envie de me maquiller aujourd’hui, le et merde du je dois penser à tellement de trucs pour surtout avoir l’air jolie et mignonne et jeune mais pas trop non plus et en pleine forme et efficace et drôle et intelligente mais pas trop non plus, que ben, tu sais quoi ? Juste MERDE. Merde à tout ça. Ce jour là je me suis promis de ne jamais teindre mes cheveux pour cacher ceux qui sont blancs parce qu’il le fallait, par obligation ou par pression ou, surtout, surtout par peur.

Dans son bouquin Sophie décide de dire merde à tout ça aussi, merde à la pression, merde aux injonctions et d’embrasser la vie. Avec la langue évidemment. Et bien au delà de la surface, du simple traité capillaire, de l’avancement des travaux, des centimètres de cheveux blancs qui augmentent chaque semaines, des passages un peu jet-seto-Canno-people-je-n’sais-quoi qui ne m’ont pas plus passionnée que ça, c’est une ode à la liberté. Celle d’être telle que l’on veut. D’accepter ses cheveux blancs, ou ses rides ou ses poils ou n’importe quoi d’autre, sans laisser le monde, la société, le patriarcat et tutti quanti spaghetti, faire pression sur nous.

Elle dit merde mais sans dire aux autres (ou tout du moins je n’ai ressenti ça à aucun moment) qu’elles devraient faire comme elle et que se teindre les cheveux pour cacher ceux qui sont blancs est une erreur ou quelque chose à abandonner de suite. Je n’ai pas ressenti de jugement ou de « oh la la faites donc toutes comme moi ». Pas d’injonction en somme. Elle raconte son histoire, à elle, en espérant sans aucun doute libérer quelques personnes au passage mais sans ordonner.

Et à mon sens c’est ce qui rend le bouquin de Sophie Fontanel absolument indispensable.

Suivre le parcours de cette femme avec sa cinquantaine d’années, la même cinquantaine où on commence à nous dire que tout doucement on va se faire jeter de partout parce qu’on est sur la pente descendante, et voir à quel point elle est joyeuse et, finalement, très sûre d’elle… C’est un bonheur. C’est inspirant. C’est important.

Pour conclure j’avais envie de partager ces deux vidéos avec vous, qui complètent bien le sujet. J’avais déjà partagé avec vous la vidéo de Mai il y a de ça plusieurs mois et en la regardant à nouveau je trouve « marrant » la différence d’énergie de Sophie entre cette première vidéo et celle où ses cheveux sont totalement blancs. Bon, c’est peut-être un hasard pur et dur, si ça se trouve dans la vidéo de Mai elle avait pris une cuite la veille et elle était au bout de sa vie ou alors tout se passe dans mon esprit mais j’ai réellement le sentiment que ses cheveux blancs l’ont metamorphosée et lui ont donné un nouveau souffle. Et ça c’est chouette.


Dans tes oreilles – Règles, féminisme et véganisme

(oui, je sais, j’ai l’amour du risque avec un titre pareil…)

Si vous avez lu cet article vous savez que j’a-dore les podcasts ! Cet été je n’en ai pas écouté des masses (chez moi le podcast se marie surtout aux trajets en voiture et en train) mais avec la rentrée (et le retours des trajets en voiture et en train… CQFD) je me suis remise à cette petite passion et il y a 3 épisodes (et un petit « bonus »), en particulier, dont je voulais vous parler.

#1 – L’Émifion n°32 sur le slutshaming

L’épisode date un peu mais je me suis retrouvée à écouter cette Émifion il y a quelques jours, forcément attirée par le titre ET la présence de ma bonne-amie-adorée, Marion Séclin.

Alors je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, quand je voyais passer le terme « slutshaming » je me trouvais toujours tantôt pantoise, tantôt interloquée. Littéralement traduit, le terme me parlait, bien entendu : slut = pute/salope/insérer ici un terme ultra vulgaire pour parler d’une femme – et shaming = ce qui inspire la honte ? ce dont il faut être honteux ? Bref, un sombre mix entre la honte et l’humiliation (#onadore). Mais le concept m’échappait un peu et si je comprenais bien qu’il s’agissait d’humilier une femme, les fondements restaient flous.

Et bien grâce à cet épisode, le slutshaming n’a plus le moindre secret pour moi et après avoir passé 1h40 à écouter les filles aborder ce sujet en long, en large et en travers, raconter leurs histoires personnelles et se questionner à propos du slutshaming, c’est un tout nouveau jour qui s’est révélé à moi (#elleavulalumière)

Je peux donc dire aujourd’hui, en ayant compris à peu près tous les tenants et aboutissants que le slutshaming est un comportement qui vise à stigmatiser, clupabiliser et j’en passe, une femme dont l’aspect ou les actes sont jugés provocants ou sexuellement trop ouverts. En clair, juger le nombre de partenaires sexuels d’une femme ou ses pratiques sexuelles dans leur globalité, juger ses tenues, juger son maquillage, j’en passe et des meilleurs.

HASHTAG PAS COOL HASHTAG MAIS POURQUOI HASHTAG PFFFF

Sans vouloir écrire une thèse à ce sujet, écouter ce podcast m’a permis de comprendre bien des choses. Et si aujourd’hui je ne suis pas certaine de faire parfois preuve de slutshaming, je suis quasi certaine que, par le passé, j’ai forcément dû slushamer une femme. Sans parler du fait, violent, qu’une fois de plus j’ai bien saisi que l’inégalité et l’injustice sont belle et bien présentes – un homme qui couche avec moult partenaires = BG, apollon, la classe, trop bon coup. Une femme qui couche avec moult partenaires : une salope.

Comme dit dans la description de ce podcast, je pense qu’il est d’utilité publique. Mais vraiment.

 

#2 – Génération XX – Axelle Tessandier

Vous connaissez mon inconditionnel amour pour ce podcast qui ne reçoit que des femmes entrepreneures. Si je ne loupe jamais aucun épisode, je dois bien avouer que l’épisode où Siam reçoit Axelle Tessandier m’a particulièrement marquée et inspirée. Dans cet épisode Axelle parle de son parcours, plutôt atypique, de ses engagements, de l’importance de la résilience à ses yeux, du fait d’écouter son instinct aussi, de se lancer et j’en passe.

J’ai vraiment adoré l’écouter raconter son histoire pendant 1h, son énergie, son honnêteté…et sa vison des choses !

Je n’en dit pas plus et vous conseille vivement d’écouter cet épisode, hyper inspirant à bien des niveaux !

 

#3 – L’Émifion #27 – Les règles avec Jack Parker

Jack Parker c’est ma découverte de la rentrée ! Je suis tombée sur certains de ses tweets au moment de la fameuse question « doit-on mettre en place un congé menstruel pour les femmes ? », et une fois le doigt dans l’engrenage Jack Parker, je n’ai plus pu m’arrêter !

Jack Parker est l’auteur du blog Passion Menstrues mais aussi d’un livre dont vous avez peut-être entendu parler « Le Grand Mystère des Règles ». Jack est une militante des règles, les tampax en bandoulière, la cup sur la tête, elle parle des règles avec honnêteté, totalement décomplexée et… bordel ça fait du bien ! Durant près de 2h Jack, Navie et Sophie-Marie nous racontent leurs règles, comment elles les vivent, leurs histoires mignonnes ou un peu honteuses, le tout accompagné d’un petit abécédaire qui explique, par exemple, ce que sont les syndromes pré-menstruels (SPM ou PMS si on la joue à l’english), de dysménorrhée, l’endométriose mais aussi de sexualité.

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux vous savez que les règles sont un sujet qui me tient particulièrement à coeur (et qui me donne souvent envie de fracturer des tibias… ne nous mentons pas…) et, ici encore, ce podcast me semble d’utilité publique !

#4 – Omni to Veggie 

 

Comme je suis un peu chelou et que je vis un peu parfois par procuration, c’est une immense fierté que j’ai ressenti lorsque ma copine Esther a lancé son programme Omni to Veggie !

De quoi qu’est-ce qu’il s’agit ? D’un programme complet composé de plus de 5h de contenu audio, d’un ebook de recette et d’un guide pour se pencher sur la question du véganisme.

Ce que j’aime avec Esther, et ce que j’ai parfaitement retrouvé dans son programme, c’est qu’elle est factuelle…et assez peu émotionnelle. Alors personnellement je n’ai pas le moindre souci avec le véganisme abordé d’un point de vue très émotionnel car, on ne va pas se la cacher, c’est un sujet qui déclenche pléthore d’émotions. Mais mes un peu plus d’un an en tant qu’adhérente aux idées du véganisme m’ont appris qu’aborder le sujet sous un angle émotionnel n’est pas toujours le meilleur biais pour communiquer et faire passer le réel message. Et surtout j’aime intensément entendre parler des faits, souvent assez irréfutables.

Si on ajoute à ça qu’Esther est, depuis toujours, une source d’information d’une immense fiabilité, qui cherche toujours à se renseigner et à en apprendre plus, qui n’a pas peur de « ne pas savoir » ou d’avoir des doutes, je crois sincèrement que c’est, de loin, une des meilleurs introduction au véganisme que vous pourrez trouver sur le world wide web. Les épisodes sont divisés en 6 parties où elle aborde, à chaque fois, un sujet spécifique comme les carences, une introduction fort bien ficelée qui traite aussi de la peur des mots, a fortiori de la peur du mot « végane », quoi et comment manger végétalien, des conseils pour répondre aux questions et faire respecter son choix, comment débuter sa transition etc.

Le programme est payant, ce qui en rebutera sûrement certains, mais personnellement je ne peux que vous conseiller, si c’est dans vos moyens et que vous avez envie d’un contenu objectif, limpide et agréable à écouter, de vous jeter à l’eau ! Et n’hésitez pas à regarder la vidéo ci-dessus où Esther vous parle du programme en détails !