Bio VS. local VS. vegan VS. équitable : LET’S FIGHT !

Article réalisé en partenariat avec les magasins bio Naturalia ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Ce matin, au réveil, la mèche encore collée sur le front, j’ai lu que “71,5 % des Français sont désormais concernés par la consommation responsable”. De quoi me mettre de bon poil : enfin, on avance dans le bon sens. Le tableau des fruits et légumes de saison trône sur tous les frigos, les steaks de boeuf n’ont plus la cote (hinhin), les pesticides ont une réputation si sulfureuse qu’ils semblent droit sortis d’un roman apocalyptique de Stephen King.

On est donc de plus en plus nombreux à vouloir manger mieux. Ah. Nous y sommes. Mieux, ça signifie quoi exactement ?

Je vous aurais bien sorti une définition du Petit Robert en 7 mots, on aurait bouclé tout ça vite fait – bien fait, et j’aurais pu finir mon épisode des Princes de l’Amour en sirotant mon smoothie.

Evidemment, c’est plus compliqué que ça. Il y a des dizaines de façons de manger responsable : bio, local, agriculture raisonnée, végétarien, vegan, circuits courts, équitable, solidaire, petits producteurs, non transformé, zéro déchet, freegan, potager, cueillette sauvage… Et je m’arrêter ici, car la liste est longue comme un jour sans pain (à base de blés anciens).

C’est super, me direz-vous, autant de façons de consommer mieux, comme ça chacun choisit ce qui lui convient comme au buffet à volonté du club de vacances !

Sauf que… (Bruit de disque rayé) (Ok plus personne n’écoute de disque. Donc silence dramatique de Spotify hors connexion) Il règne une grande confusion, accentuée par une grosse cuillerée d’injonctions qui se faufilent dans nos filets à provisions.

Et c’est vrai qu’il y a de quoi se coller une migraine digne d’une soirée arrosée de pinard non certifié.

Quand je fais mes courses, j’arrive d’un pas assuré dans le rayon, le menton bien droit, l’oeil fixe : je tiens fermement mon sac en toile de jute de la main gauche, bien décidée à y fourrer mes denrées pour la semaine.
Soudain, première suée : la margarine. Elle est bio et vegan, mais en scrutant les ingrédients, je me rends compte qu’elle contient de l’huile de palme… Et elle est fabriquée hors de France, certainement à la chaîne dans une grande usine… Et elle est vendue dans un emballage en plastique…  Mes jambes flageolent, j’entends les voix des collègues à la pause déj “ah c’est bien beau de manger végé mais tu achètes des produits qui polluent” puis mon cerveau fait défiler les commentaires des réseaux sociaux “et les petits producteurs alors ?”, “les animaux comptent plus que les Hommes pour toi ?”.

Pourtant pleine de bonne volonté, me voilà figée au rayon frais comme un lapin pris dans les phares d’une voiture.

Comme je n’ai pas envie de me cloîtrer chez moi avec pour seule nourriture mon plant de basilic flétri et mes restes de compost, j’ai décidé de mettre un mini coup de bambou aux idées reçues dans ces matchs (labellisés 100% bio & amicaux !) :

LOCAL VS. BIO

On entend souvent dire que “Le local, c’est mieux que le bio” ou sa variante “Le bio, c’est industriel, il vaut mieux acheter chez les petits producteurs” ou encore mon préféré en version conspirationniste “Le bio, ça n’existe pas”. Voilà. Et Pokemon Go est un outil développé par la CIA pour la surveillance de masse.

Bien sûr, consommer local, dans l’absolu, c’est plein de vertus : ça permet de soutenir les emplois de proximité, la pollution générée par le transport est – a priori – moins élevée. Mais il est important de ne pas se jeter corps et âme sur le premier paquet de petits beurres estampillé “de nos régions”.

Pour commencer, le local n’est pas un label : il n’y a donc pas de critères précis à respecter. Ca implique plusieurs choses, et la première, c’est que la distance n’est pas restrictive. On peut acheter un produit français qui est fabriqué à Marseille lorsqu’on habite à Lille : il aura donc parcouru 1000km pour arriver dans nos assiettes.

Ensuite, les termes “local” ou “fabriqué en France”, peuvent être confus : c’est parfois l’auberge espagnole dans la composition avec des ingrédients qui viennent de toute l’Europe et finalement, seule la dernière étape a été réalisée en France.

De la même façon, local n’est pas forcément synonyme de “petit producteur” : si j’habite à Buigny-Saint-Maclou, je suis à 3km de la Ferme des 1000 Vaches qui est tout sauf une petite exploitation familiale bucolique où chaque animal a un prénom. Ca paraît logique, mais comme dirait Tata Gisèle, “ça va mieux en le disant”.

Enfin, la production locale n’interdit pas l’utilisation de pesticides, contrairement au bio.

Bien sûr, le bio ne montre pas toujours patte verte non plus (cf. le dernier chapitre de cet article… #teasingdefolie)

Le graal étant bien sûr le mariage du bio, local et de saison, comme chez Naturalia qui favorise les produits biologiques made in France et locaux (moins de 150 km) : par exemple, les 2/3 des fruits et légumes proviennent de France et les producteurs régionaux fournissent le pain et les produits frais de chaque magasin.

ÉQUITABLE VS. LOCAL

Là encore, des puristes du local braquent les bonnes âmes avec leurs poireaux normands et dégainent leurs meilleurs arguments : “L’équitable, c’est pas du tout écolo, ça vient de l’autre bout du monde”.

Certes, la majorité des produits équitables sont importés : la démarche, avant tout solidaire, est fondée sur le soutien des petits producteurs dans des pays où les droits humains sont souvent bafoués. Quand des multinationales s’engouffrent dans la brèche de la production à bas coût, non durable ni juste, le commerce équitable garantit aux travailleurs des revenus stables et des conditions de travail décentes. La base, en somme.

Ensuite, sur l’argument du bilan carbone, si on regarde de plus près, les produits équitables ne sont pas forcément plus polluants que les produits conventionnels, même s’ils parcourent parfois des milliers de kilomètres : le transport ne représente que 10 à 20% dans le bilan carbone d’un produit. Chez Naturalia, par exemple, les produits qui viennent de loin sont importés par bateau.
Ce qui compte surtout, c’est le mode de production. Or, les produits équitables sont fabriqués, pour la plupart, selon des méthodes respectueuses de l’environnement : culture très peu mécanisée, peu ou pas d’intrants chimiques, transport maritime groupé…

Et dans tous les cas, ces produits ne sont généralement pas cultivables localement (café, chocolat, thé…) : s’ils sont importés, autant que ce soit dans le cadre de partenariats équilibrés pour les producteurs.

Pour les autres produits, ceux qui sont disponibles ici, il est préférable d’opter pour des modes de distribution en circuit court, c’est à dire avec un minimum d’intermédiaires.
Naturalia travaille régulièrement en direct avec des producteurs français dans le cadre de partenariats durables et transparents. Certains produits locaux peuvent même être compatibles avec les critères du commerce équitable, comme ceux qui sont estampillés Bio Solidaires.

Ce sont donc deux démarches complémentaires : allez #peace, faites-vous un bisou.

VEGGIE / VEGAN VS. ÉQUITABLE & BIO

Ah, voilà un poncif usé jusqu’à la corde : “Etre végétarien ou végétalien, c’est se préoccuper davantage du bien-être animal que des Hommes et de l’environnement” ou “on ferait mieux de s’occuper des enfants qui crèvent de faim plutôt que des conditions de vie des poulets en batterie”.

Mmm… Bon. Je pourrais faire une dissertation de 10 pages sur le sujet mais je vous perdrais tous en cours de route (et j’ai un épisode des Princes de l’Amour à terminer), alors je vais tenter de développer une réponse succincte.

Premièrement, pourquoi est-ce qu’on devrait systématiquement opposer les victimes ? Ce n’est pas parce que certains choisissent une cause “prédominante”, ici le bien-être animal, qu’ils essuient leurs pieds crottés sur la pauvreté et l’environnement.

Au contraire, souvent, le végéta*isme résulte d’une prise de conscience globale de la chaîne alimentaire et s’accompagne d’une consommation plus raisonnée, respectueuse de la nature dans son ensemble, à savoir la terre et ceux qui vivent dessus.

D’ailleurs, sans vouloir enfoncer le clou (de girofle, je suis pour la non-violence), on sait que les 2/3 des terres agricoles dans le monde sont utilisées directement ou indirectement pour l’élevage, au lieu d’aller droit vers nos petits estomacs gargouillants. De même, l’élevage est responsable d’environ 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.

Alors oui, le-la végéta*ien-ne n’est pas toujours parfait-e : parfois, il lui arrive de prendre l’avion, de se tromper de poubelle de tri, de manger des avocats mexicains et du faux camembert avec des additifs. Mais soyons indulgents / tolérants / bienveillants (questionnaire à choix multiples), arrêtons de nous crêper le chignon comme des moyen-âgeux et faisons avancer les causes en parallèle : on a – à peu près – tous envie de manger des produit sans souffrance, qu’elle soit animale, humaine ou environnementale.

Dans les magasins Naturalia, on trouve tout un rayon pour consommer vegan sans se prendre le chou : des produits gourmands (faut pas déconner avec le goût) et TOUJOURS bio. Pour les parisiens & franciliens, il y a même 5 magasins 100% vegans : de vrais petits paradis cruelty-free.

BIO… VS. BIO

La phrase type “Mon bio est plus bio que ton bio” pourrait se traduire de la façon suivante : “Est-ce qu’il vaut mieux a) consommer du bio de grandes surfaces, b) du bio de magasin bio ou c) acheter bio au marché ?”
Vous avez 4 heures, les calculatrices sont interdites.

C’est vrai, tous les bio ne sont pas équivalents. A la base, les seules exigences du label AB sont la non-présence de pesticides et au minimum 95% d’ingrédients bio pour les produits transformés. Et c’est à peu près tout.
On peut donc trouver, notamment en grandes surfaces, des tomates bio avec un bilan écologique à faire rougir Monsieur Hulot : produites sous serre en Espagne avec une consommation d’énergie 10 à 110 fois plus importante que la culture à ciel ouvert, puis importées en camion frigorifié sur plusieurs centaines de kilomètres.

Autre point noir de la plupart des produits bio en supermarché : pour des raisons de non-contamination avec les fruits et légumes conventionnels, ils sont vendus dans des emballages. Tant d’efforts à cultiver un concombre sans intrants chimiques pour qu’il finisse sa vie dans une barquette en plastique qui mettra 1000 ans à se dégrader dans l’environnement… Ca gratte un peu la conscience verte.
Clairement, le principal point positif, c’est de rendre le bio plus accessible : généraliser l’agriculture sans pesticides et permettre à des budgets serrés d’accéder à des produits sans pesticides.

Dans les magasins bio, les prix sont généralement perçus comme plus élevés, mais il faut là encore considérer la démarche dans son intégralité.
A l’inverse du bio “low-cost”, chez Naturalia, aucun des fruits et légumes n’est issu de serres chauffées. On y trouve aussi de nombreux produits issus de labels alternatifs, comme Bio-cohérence, Demeter et Nature & Progrès, qui vont plus loin que la charte Agriculture Biologique en exigeant 0% d’OGM, 100% d’ingrédients bio dans les produits transformés et la juste rémunération des agriculteurs.

De même, par rapport à d’autres mode de distribution, les magasins bio comme Naturalia permettent à de petites marques solidaires et/ou à taille humaine, qui n’ont pas les moyens ou le souhait d’être distribués en grande surface, de trouver des débouchés et de pérenniser leur projet.

Cerise sur le gâteau (ou myrtille sur le granola), une part importante des investissements est consacrée à l’éco-conception des magasins : matériaux durables, éclairage basse consommation, végétalisation de l’espace.

Bien sûr, le bio issu du marché de producteur est aussi une excellente option, mais je ne vous apprends rien : on y trouve surtout des fruits et légumes, éventuellement quelques bières et de la confiture… Pas de quoi tenir un siège (Oui les expressions des années 50 c’est mon pêché mignon. Merde, j’ai remis ça).

 

On arrive donc au même constat pour toutes ces démarches : elles sont parallèles, se complètent, comme Laurel & Hardy, Bonnie & Clyde, Nabilla et Thomas (promis, après j’arrête la téléréalité).

____


Alors arrêtons de se comparer la taille de la courgette sans OGM, de toiser les graines de chia du voisin.

Manger responsable, c’est avant tout manger consciemment :

  • Respecter ceux qui sont à l’origine de la nourriture qu’on se glisse dans le gosier : les agriculteurs, la terre, les êtres-vivants (oui, même ce vieux verre de terre qui se tortille au fond du jardin)
  • S’intéresser à ce qu’il y a dans nos assiettes : (se) poser des questions sur la provenance, les conditions de fabrication, les femmes et les hommes qui sèment
  • Encourager ceux qui ne se sont pas lancés et être solidaire avec ceux qui avancent pas à pas, comme nous (bannir les “gnagnagna moi je mange mes épluchures et pas toi”)
  • Consommer les justes quantités pour éviter de gaspiller cette nourriture qui a demandé tant d’efforts à produire (ne pas céder à la tentation du “Qui me finit ce gratin de patates ?” au déjeuner dominical, alors qu’on a déjà ouvert le premier bouton du pantalon)
  • Apprécier ce qu’on mange, cuisiner soi-même quand on peut, se faire plaisir…

 

La nourriture bonne & bien faite, c’est que de l’amour ♥ ! (variante musical de la conclusion : Heal the world de Mickaël Jackson)

 

41 commentaires sur Bio VS. local VS. vegan VS. équitable : LET’S FIGHT !

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  1. Merci pour cet article !
    Je mange bio depuis des années mais j’ai revu ma pratique car les distributeurs de légumes locaux n’y sont pas mais tentent une agriculture raisonnée… Et d’un point de vue écologique et ethique je préfère le local.

    Car, petite précision sur le bio, c’est faux de dire qu’il n’y a pas de pesticides utilisés. Il n’y a pas de pesticides de synthèse, et c’est là toute la nuance.
    Tous les pesticides naturels ne sont pas inoffensifs, il n’y a qu’à voir l’état des sols dans les vignes bio où le seul fongicide autorisé est le sulfate de cuivre…
    Bref, la vérité est sûrement dans le juste milieu encore une fois.

    1. Merci pour ton commentaire Claire !
      Bien sûr, chacun place le curseur comme il le souhaite : clairement, certaines démarches locales – même non certifiées bio – sont plus vertueuses que du bio industriel. Et vice versa… Enfin on a compris l’idée : il n’y a pas UNE bonne réponse pour mieux consommer :-).

      Concernant les pesticides, ce que tu dis est tout à fait vrai. Dans l’article, je parle bien entendu de pesticides de synthèse (que je nomme aussi intrants chimiques, pour éviter la confusion).
      Mais il existe en effet d’autres formes de pesticides dits « naturels » autorisés dans l’agriculture bio comme le sulfate de cuivre. Bien sûr, tout ce qui est naturel n’est pas nécessairement inoffensif et à haute dose le cuivre produit des effets néfastes sur l’environnement.

      Malgré tout, j’apporterais quand même quelques nuances à ta nuance ;-).
      Déjà, le sulfate de cuivre est autorisé aussi bien en agriculture conventionnelle que biologique… De mon côté, je préfère un légume avec une saloperie plutôt que 2, héhé (rire jaune).

      Ensuite, le sulfate de cuivre n’est pas généralisé comme l’est le glyphosate. Il est utilisé majoritairement contre le mildiou de la vigne et de la pomme de terre, et contre la tavelure du pommier.
      Il faut aussi préciser que le règlement bio européen précise que « la prévention des dégâts causés par les ravageurs, les maladies et les mauvaises herbes (doit) reposer principalement sur la protection des prédateurs naturels, le choix des espèces et des variétés, la rotation des cultures, les techniques culturales et les procédés thermiques ». Quand ces méthodes ne suffisent pas, le label tolère l’utilisation de substances actives d’origine « naturelle ».
      Le sulfate de cuivre doit donc seulement être utilisé en dernier recours, avec un justificatif exigé.

      Enfin, certains labels bio plus exigents comme Bio Cohérence limitent la quantité de résidus à 0,005 mg/kg de pesticides cumulés, soit un pipi de chat dans le lac Léman (sorry, expression déterrée d’un vieux prof de physique).

      1. Merci pour ta réponse, c’est toujours intéressant de discuter :)
        En pratique les vignerons bio n’ont pas d’alternative au sulfate de cuivre pour protéger leurs vignes pour le moment (très probablement à leur grand désespoir).
        Il m’a fallu beaucoup de temps et de recherches pour remettre le bio absolu en doute car comme je le disais c’est mon mode de consommation “standard” depuis mes 12 ans.
        Mais je ne veux pas que mes convictions soient basées sur des dogmes.
        Est ce que certains fongicides de synthèse ne sont pas plus inoffensifs que le sulfate de cuivre ?
        Est ce que d’autres pesticides ne sont pas dans ce meme cas ?

        Tout ce qui est naturel n’est pas forcément meilleur, la tuberculose et l’arsenic sont naturels ;)

        Bref, difficile dans notre société actuelle de faire les bons choix lorsque l’on veut faire au mieux.

        1. Alors là… Je te rejoins TOTALEMENT sur le fait de ne pas être aveuglés par des dogmes et des idées « prêtes-à-penser » services sur plateau :-) ! Ceci dit, c’est très difficile d’être complètement objectif car quiconque prend la parole, médias compris, a déjà une opinion tranchée dans un sens ou dans l’autre et cherche à influencer son lectorat.
          Sur la question du sulfate de cuivre, par exemple, les premières occurrences sur google sont des sites à la crédibilité plus que discutable (alerte-environnement, seppi.over-blog.com…) et l’argumentation contre les pesticides naturels a beaucoup été brandie pour soutenir le glyphosate… Quand on n’est pas spécialiste du sujet, pas évident de démêler le vrai du faux…
          Mais bon, disons que sur le principe, très basiquement, je préfère une démarche imparfaite qui dit « faites les choses différemment autant que possible », plutôt qu’une autre démarche encore plus imparfaite qui dit « arrosez moi tout ça à grand coups de Roundup fabriqué par une entreprise aux pratiques opaques (https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/de-l-agent-orange-au-glyphosate-comment-monsanto-a-tout-fait-pour-couper-l-herbe-sous-le-pied-de-ses-detracteurs_2405936.html)
          Enfin, en tout cas merci pour ces échanges intéressants ET bienveillants (comme quoi, on peut argumenter sans se pourrir la trogne !) :-D

  2. Faire de son mieux et ne pas chercher à être parfait (ça existe ça ???). S’interroger sur ce qúon met dans son assiette et déja une belle démarche en soit. Et puis, mettre des choses en places, des choses qui conviennent à son mode de vie, ses sensibilités, ses connaissances sans se promulguer détenteur de vérité ! Un très bel article 👍

  3. Merci pour ce super article ! Super intéressant, avec ta touche d’humour et ton style que j’adore ! Je suis encore novice dans ce domaine, ma consommation (en alimentation mais aussi dans d’autres domaines comme les cosmétiques) ayant commencé à évoluer il y a environ 2 ans… donc des articles comme celui là sont très éclairants et font réfléchir ! Donc merci :-)

  4. En voyant le titre je me suis dit que c etait un article qui remettrait les choses au clair. Dommage que cet article ne soit en fait qu une pub a peine déguisée pour Naturalia!

      1. Coucou Camille,

        Je trouve pour ma part cette article effectivement très travaillé et le sponsoring ne me dérange pas car je le trouve pertinent!
        Dommage pour moi, je crois qu’il n’y a pas de Naturalia vers chez moi!
        Néanmoins, je pense que les autres enseignes bio type biocoop doivent être sur la même longueur d’onde ?

    1. Ce n’est pas « à peine déguisé », c’est écrit en première ligne de l’article 😉 Néanmoins il est dommage de ne pas réussir à apprécier le contenu et la travail fourni par Camille pour ce simple fait…

      1. C’est par contre quand même dommage de ne pas préciser que Naturalia fait partie du groupe Monoprix et que donc, en faisant nos petites courses bien bio bien écolo et bien éthiques on finance un groupe absolument pas en phase avec ces valeurs…

  5. Merci pour cet article très intéressant, qui m’a ouvert les yeux sur le bio vendu en supermarché. Sans le condamner globalement, j’y regarderai néanmoins dorénavant de plus près !
    (je crois bien que le camion qui transporte les tomates est plus frigorifique que frigorifié ;)

    1. Oups… Camion frigorifique qui est, in fine, frigorifié ? (je m’embourbe… bon ok j’ai écrit une bourde ^^)
      Merci pour ton commentaire en tout cas :-)

  6. Il existe aussi des AMAP qui vendent des produits bios ET locaux, ou des initiatives comme Desclics Paysans, en Isère : on commande sur internet ses produits bios et locaux (si c’est du chocolat ou des bananes, c’est bio et équitable) avant le mercredi à midi puis on va chercher ses courses dans un point relais près de chez soi le vendredi soir.

    1. Ouiiiii <3
      Je ne connaissais pas Desclics Paysans, c'est super.
      A Paris, il y a Kelbongoo que j'utilise régulièrement : c'est 100% local, issus de petites exploitations et ils proposent pas mal de produits bio.
      Et La Ruche qui dit Oui a sorti une version qui livre à domicile, "LRQDO à la Maison", où on peut appliquer un filtre bio.
      Si tu en connais d'autres dans ce genre, je suis preneuse !

  7. Chère Coline, merci pour cette article fouillé, concis, et intéressant.
    Comme tu t’en doutais il y allais bien avoir un « oui mais »!!

    Concernant le transport maritime, je pense que tu as quelques lacunes de ce côté là.
    Le transport maritime est extrêmement polluant ( probablement le plus polluant) à cause du fioul en lui meme , du dégazage sauvage, Les marrées noires n’étant que le haut de l’iceberg.
    Il est aussi gangrené par les pavillons de complaisance (aka comment ne pas payer ses impôts ou quelconque taxes) et pour finir, c’est un des créateurs de l’esclavagisme moderne mondiale.
    Tu trouvera toutes les infographies et documentaires à ce sujet en surfant.
    Bonne journée.

    1. Hello Marianne, c’est Camille (rédactrice de l’article ;-)). Merci pour ton commentaire et tes retours positifs !
      Pour le transport maritime, je suis tout à fait consciente que ce n’est pas tout rose (ou tout vert, enfin on a compris l’idée) : ce n’est d’ailleurs pas mon propos.
      Reste qu’une tonne de marchandise transportée par voie fluviale émet en moyenne 4 fois moins de CO2 que par route et 100 fois moins que par avion.
      En plus, l’impact climatique dépend plus du mode de production que du transport. Selon un rapport de Réseau Action Climat : « 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire sont liés à la phase de production et seulement 17% aux phases de transport ».
      Après, clairement, je ne nie pas que l’importation à outrance a des conséquences écologique et sociales : encore une fois, il faut bien choisir les produits qui viennent de loin et privilégier quand on peut le local.

  8. Bonjour,

    J’ai eu l’impression de lire la recette du gâteau que tu vois sur le paquet de sucre et que tu peux pas le faire si tu n’utilises pas le sucre de la marque…
    C’est dommage, par ce que cela aurait été pu être intéressant de comparé les différentes enseignes.

    1. Je comprends, mais le but de mon article n’étais pas de comparer les pratiques des enseignes : c’est une thématique très différente qui amène un autre travail de recherche.
      Ici, en plus de mon analyse personnelle, j’ai mis en avant le point de vue de Naturalia qui est régulièrement au coeur de ces débats… Et je pense que c’est duplicable à d’autres points de vente.

    2. Hello,
      c’est sûr que le nom de Naturalia revient souvent, mais d’autres magasins bio comme Satoriz et Biocoop ont aussi de super démarches éthiques, locales etc. Il faut se renseigner sur les enseignes bio vraiment engagées et celles qui le sont moins..

  9. Hyper complet et très divertissant ton article, j’adore tes commentaires et digressions farfelues ! ^^
    C’est vrai que moi j’en ai marre du comparatif des victimes. Je trouve ça très facile pour descendre la démarche de quelqu’un.

    1. <3
      Surtout que bon… Il n'y a pas d'appareil de mesure de bonne conduite, hein.
      "Ah bon ? Tu commandes ton repas sur une plateforme en ligne ? MOINS 10 POINTS pour le Paradis Vert" ! "Ah, t'es végétarienne depuis plus de 18 ans ? Attend 1+5 qui font 6 et j'ajoute 23… Ok, t'es repassée en positif"

  10. Ca mange quoi un « verre de terre »? C’est comme les vers mais transparents?

    J’aime bien les lapsus d’écriture, ça fait souvent des images rigolotes :)

    Merci pour cet article tres détaillé. Le produit parfait n’existe pas mais il y a de bonnes options pour toutes les sensibilités, c’est déjà pas mal je trouve.

  11. Aaah merci pour cet article hyper complet!
    Malheureusement je vis à l’étranger et ici le bio n’est pas du tout accessible, le local très peu développé, les alternatives végéta*ienne assez faibles… (c’est la terre du boeuf et du glyphosate T.T). J’ai trouvé une petite coopérative bio et à circuit court mais ouvert le mercredi et vendredi de 10h à 18h, TRES pratiques comme horaires quand tu bosses en bureau… Quand je vois qu’on se plaint en France et qu’on compare avec l’Allemagne/les pays nordiques j’ai envie de dire « Sortez un peu de l’Europe pour voir vous allez moins rigoler héhé ! »
    C’est d’ailleurs ce qui me manque le plus je crois, l’accessibilité à des produits alimentaires de qualité, à chaque fois que je rentre je me précipite sur Bio c bon/Naturalia/etc et je fais des stocks.
    Cet article est un vrai éclairage car c’est vrai que parfois c’est à s’y emmêler les pinceaux (moi aussi j’aime les expressions désuètes) donc merci beaucoup, je mets tout ça dans un coin de ma tête….
    Bonne journée :)

  12. Un grand MERCI Coline pour cet article.
    Tu fais partie des personnes m’ayant conduites au végétarisme il y a deux ans maintenant.
    Aujourd’hui je cherche à consommer mieux, à tendre vers le zéro déchet et j’en passe et il est vrai qu’il m’arrive d’être perdue dans tout ce système, sans parvenir n’a trouver les modes de production ou les compositions alimentaires qui me conviennent.
    Ton article m’a permis d’orienter un peu plus mon esprit !

  13. Salut ! D’abord merci pour cet article j’ai appris pleins de trucs 🙂
    J’ai néanmoins une petite question ; tu ne parles que de naturalia dans ton article mais est ce que tu sais si tout les magasins bio ( par exemple Biocoop ) ont la même démarche ?

    1. Merci à toi pour ton commentaire :-) !
      Le truc cool c’est que j’ai pu avoir accès à toutes les données de Naturalia sur ces sujets, d’où les infos aussi précises… Je n’ai pas encore pris le temps de fouiner autant chez Bio c Bon, Biocoop, La Vie Claire… Mais je suis persuadée que certains ont des démarches similaires !

  14. Merci Merci pour cet articles ou je rigole toute seule devant mon ordinateur. Bienveillance et tolérance comme toujours. Vous vous rejoignez bien avec Coline !

  15. Article très intéressant qui permet de confronter les différents points de vue. De mon côté j’aime privilégier le bio ET le local autant que possible. Même si, en effet ce n’est pas toujours possible, notamment pour certains produits tels que le café, le thé, les bananes..

    Cependant il me semble que concernant les fruits et les légumes en visant « local » on respecte également les saisons. Et là où je ne comprends pas la démarche de Naturalia, c’est qu’en magasin on retrouve certains fruits et légumes toutes l’année au mépris des saisons.
    J’ai du mal avec les magasins bio qui proposent toute l’année des avocats en les faisant venir du Pérou alors qu’en saison on peut les trouver en Espagne, ou les kiwis de Nouvelle Zélande quand on peut en trouver en France. Selon moi l’écologie doit aussi passer par le respect des saisons et par une production locale au sens large (c’est à dire privilégier des pomelos européens ou français par rapport à ceux venant -hors saison- d’Afrique du Sud).

    Hasard ou coïncidence, je soulignais d’ailleurs ce point la veille de la publication de votre article: https://www.instagram.com/p/BoEiwdbDPxI/?taken-by=stefjrenard
    Je n’ai d’ailleurs pas eu de réponse de la part de Naturalia. :)

    1. Merci pour ton commentaire :-). Comme toi je privilégie le bio ET local tant que possible, et l’équitable ou au moins la transparence par rapport aux producteurs qui sont en bout de chaîne !
      Concernant tes interrogations, je voulais être précise dans mes réponses et je me suis donc renseignée auprès de Naturalia :
      – Les 2/3 des fruits et légumes vendus chez nous sont bien d’origine France (on parle de volumétrie)
      – Ils ne fonctionnent pas en termes de saison mais en cycle de la nature : il arrive qu’une saison démarre plus tôt avec par exemple des tomates qui pousseront dès mars car il fait chaud. Ou qu’une saison finisse plus tard…
      – Ils m’ont aussi confirmé qu’aucun de leurs fruits ou légumes ne provient de serres chauffées : c’est un engagement pris par leurs fournisseurs, ils signent tous la charte achats et tout est centralisé chez eux
      Voilà, je ne sais pas si cela répond à toutes tes questions, mais j’espère que ça t’aura au moins un peu éclairée :-)
      Bonne journée !

  16. Habituellement j’aime beaucoup tes articles Camille, mais celui-ci qui est un long plaidoyer pour Naturalia un peu moins ;)
    Quant au fait qu’ils se vantent que 2/3 de leurs fruits et légumes proviennent de France, je suis bien surprise, car pour avoir fait qqes fois un tour dans le nouveau magasin qui a ouvert récemment dans ma ville, c’est rarement le cas, je dirais plutôt 1/3 France et 2/3 étranger (et pourtant c’était en plein été, alors imagine en Hiver !)
    Et quelle que soit la motivation, bio, local, raisonnée, végétarien/végétalien, circuits courts, équitable, solidaire, petits producteurs, zéro déchet, ou autres, le mieux (idéalement) restera toujours d’acheter des ingrédients bruts et de cuisiner soi-même (en effet, un paquet de biscuits (industriels même si bio) n’a pas trop de sens si estampillé local car il est très probable que ce ne soit pas le cas de tous les ingrédients (sans compter que le bio est assez fan des matières grasses de palme (car étaient moins chères que le beurre tout en ayant les mêmes ptés techno). Mais depuis l’exploitation de la palme ça tue les orangs outans toussa, donc les marques reviennent à des huiles comme le tournesol ou le colza)

    1. Complètement d’accord !

      Je suis également étonnée que Naturalia se vante d’avoir 2/3 de ses fruits et légumes provenant de France. Cela me semble totalement décalé de ce que je peux constater régulièrement en magasin.

    2. Complètement d’accord !

      Je suis également étonnée que Naturalia se vante d’avoir 2/3 de ses fruits et légumes provenant de France. Cela me semble totalement décalé de ce que je peux constater régulièrement en magasin.

    3. Merci pour ton commentaire : je comprends que le fait que l’article soit sponsorisé puisse te gêner, mais je tiens à préciser que je suis CONVAINCUE de tout ce qui y est écrit et que c’est issu de mon petit jus de cerveau et mes propres recherches ;-)
      J’ai eu accès au rapport interne de Naturalia et j’ai donc partagé une partie des données que j’ai jugées pertinentes et qui étaient à ma disposition : je trouve intéressant d’aller creuser davantage le mode de fonctionnement d’un magasin bio, en l’occurence Naturalia. Mais ça aurait pu s’appliquer à un autre : ce sont des questions récurrentes, qui concernent à peu près tout le monde.
      Enfin, je suis moi même une consommatrice qui fait ses courses, en partie, chez Naturalia, et ce depuis plusieurs années : c’est une marque dont je partage certaines valeurs, de façon totalement spontanée et sincère.

      Et pour répondre à ta question sur les fruits / légumes, les responsables de la marque m’ont confirmée que les 2/3 des fruits et légumes vendus chez eux sont bien d’origine France (on parle de volumétrie).

      Bonne journée !

  17. Merci pour cet article très complet qui reflète bien toutes les problématique quand on veut faire un acte militant pour la planète et les producteurs qui travaillent pour nous fournir cette nourriture…
    Il y a une plateforme internet qui répond à toutes ces problématiques avec de l’alimentaire et de l’artisanat made in France. Le consommateur connaît l’origine de TOUS les ingrédients et les modes de production avec les labels certifiés. On a la possibilité de commander et se faire livrer chez soi pour se procurer des produits de la France ou de sélectionner les producteurs près de chez soi via l’annuaire. Et en plus, c’est de la vente directe car on achète directement au vendeur, ça ne passe pas par la plateforme.
    Donc du bio, local, éthique, équitable, directement chez le producteur ou artisan c’est possible avec https://marchedici.fr/ ;-)