Par quoi remplacer… Tous ces aliments déments qui manquent aux végés !

Article réalisé en partenariat avec les magasins bio Naturalia ♡ Pour en savoir plus à propos des partenariats Go Green cliquez ici !

Comment se retrouve-t-on, un jour, avec une knacki veggie au bout de la fourchette ? Ca n’arrive pas comme ça, pendant la nuit : on se coucherait le soir repu d’un rôti de porc en cocotte et on se réveillerait le matin en manque de terrine tofu-carottes.

Devenir végétarien, puis végétalien, c’est un cheminement, plus ou moins long, parfois semé d’embûches (voire carrément de troncs d’arbre…). Un grand changement, généralement motivé par le bien-être animal, mais aussi par l’écologie, la santé, le budget… Certains s’y jettent corps et âme, radicalement, d’autres préfèrent y aller progressivement, steak by steak (vous m’entendez ricaner ?). Il y a aussi ceux qui ne veulent pas changer, qui ont leurs raisons propres et on n’est pas là pour les juger (paix, amour et cookies qui sortent du four pour tout le monde).

Ce qui est certain, c’est qu’il faut avoir une niaque de viandard pour naviguer à contre-courant, telle une frêle bicyclette dans une rue parisienne à sens unique. Avec 18 ans de végétarisme au compteur, j’en ai vu passer, des arguments fumeux contre le tofu fumé, des “cri du brocoli”, des regards inquiets ou compatissants face à mon burger de seitan.

Dans un pays où on trouve plus de stands de poulet rôti que de librairies, décider de devenir végéta*ien c’est remettre en question des siècles de tradition culinaire, au grand dam de nos aïeux qui trouvent que “tout de même, c’est pas poli, tu pourrais goûter ma blanquette”.
C’est prendre conscience des origines de ce qui se trouve dans nos assiettes, c’est repenser sa façon de cuisiner : passer de plats où les légumes sont des fioritures, “pour mettre un peu de couleur”, à des compositions créatives inspirées des quatre coins du monde. Le végéta*isme demande une ouverture, une curiosité, une créativité. C’est une page blanche d’un livre de recettes : un nouveau chapitre dont les légumineuses, les fruits à coques, le tofu, les céréales oubliées sont les nouveaux protagonistes. Tout est à inventer et le conservatisme n’a pas sa place.

Malgré tout, sur le chemin végéta*ien, on a souvent besoin de retrouver quelques repères : avoir de bons substituts sous la patte aide à réussir sa conversion.
Or, il se trouve que Naturalia a ouvert les 4 premières enseignes 100% vegan ET bio de FRANCE, oui Mesdames-Messieurs ! Des magasins entièrement dédiés aux végé, où l’on ne trouve pas que des algues séchées. Sans oublier tous les magasins de la marque (les vrais et la boutique en ligne) où vous trouverez une super sélection de produits végéta*iens gourmands et pas du tout barbants.

Si vous hésitez à vous lancer à pieds joints dans ce mode de vie sans charcuterie, si vous avez peur de faire une crise de manque de frometon, recroquevillé en boule dans un coin de votre salon, ou même si vous avez sauté le pas et qu’il vous arrive de rêver avec nostalgie de canard confit… Cet article est fait pour vous !

Aaaaah le frometon. Si on ne devait n’en retenir qu’un dans la liste, ce serait celui-là. Symbole de notre art de vivre bien coulant, meilleur allié des apéros entre potos, c’est l’une des saveurs qui manque le plus aux végétaliens. Heureusement les crèmeries vegan, loin de s’encroûter, ont planché pour imaginer des alternatives qui imitent avec un certain brio le goût et la texture du fromage. Bon, clairement, on est loin des 1000 variétés de fromages du patrimoine français et les puristes du clacos jureront que ce n’est qu’une hérésie pour les papilles, mais ceux que j’ai dégotés chez Naturalia passent vraiment crème.

La marque Jay & Joy, première fromagerie vegan et bio de France, est de loin ma préférée. Leur toute dernière création, Josephine, ressemble à s’y méprendre à un camembert à croûte fleurie. Olfactivement, c’est un succès : il pue comme un vrai ! Le goût est aussi au rendez-vous : les subtiles saveurs de noix de cajou se marient aux ferments végétaux qui apportent de la puissance en bouche (oui, moi aussi je regarde Top Chef).
La Jeta est aussi assez bluffante par sa saveur et sa texture de chèvre frais.  

 

Que les tranches de pain de campagne esseulées ne se fassent plus de mouron : on leur a trouvé de nouveaux compagnons sans lapins, canards ni moutons.

Dans les rayons de Naturalia, j’ai déniché un super pâté pour épater la tablée : le Tartex à la truffe. Les champignons, et qui plus est la truffe, sont souvent une super option pour pimper des plats végés : leur réputation noble et leur goût raffiné ont le pouvoir de faire basculer les plus fervents carnassiers.

Pour les fêtes, les oies peuvent dormir sur leurs deux pattes : le joie-gras de Jay & Joy est un digne remplaçant de la version originale. On retrouve la texture onctueuse du foie-gras, le goût est fin et parfumé, légèrement épicé. Certes, ça a plus le goût d’une noix que d’une oie, la douce saveur des boyaux n’est pas fidèlement reproduite, mais ça se laisse très bien déguster quand on a décidé de manger sans cruauté.

Les oeufs se nichent absolument partout : dans les quiches, les gâteaux, les crêpes, les pâtes… C’est l’un des produits les plus difficiles à éliminer quand on devient vegan. Pas de panique : il existe des solutions pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau !

Pour les quiches et les omelettes, Naturalia propose un nouveau produit venu tout droit de chez nos amis Berlinois : le egg-free omelett mix de Terra Vegane. En terme de texture, j’ai trouvé ça plus proche d’un pancake que d’une omelette, mais le goût n’est pas mal du tout et c’est tellement vite fait qu’on aurait tort de s’en priver les jours de flemme !

Pour remplacer les oeufs dans les gâteaux, mousses et autres pâtisseries, un ingénieur américain a inventé une technique de Mac Gyver : l’aquafaba. Le principe – pas très “palace-friendly”, j’en conviens : utiliser le jus de trempage d’une boîte de pois chiche pour le monter en neige. Petite précision : utilisez un fouet électrique si vous voulez conserver l’usage de votre main.
L’aquafaba a l’avantage d’être pauvre en calories et son goût est assez neutre : une fois mélangé aux ingrédients de la recette, il se fait totalement oublier.
Les dosages sont ultra simples : 2 cuillerées à soupe pour remplacer un blanc d’oeuf et 3 cuillerées à soupe pour remplacer l’oeuf au complet. Pour optimiser sa tenue, on peut y ajouter des gélifiants végétaux comme l’agar-agar.

Dans les préparations qui nécessitent un liant (mayonnaise, gratins, certains gâteaux…), il est possible d’utiliser ½ banane, ¼ de tasse d’avocat ou 50g de tofu soyeux.
Pour remplacer l’oeuf en tant qu’agent humidifiant, 50g de yaourt de soja ou ¼ de tasse de compote de pommes feront très bien le job.

Encore un ingrédient central et culte de la gastronomie française : en témoignent les regards vides et apeurés des badauds pendant la pénurie, en quête de la dernière motte au rayon crèmerie… Comme si la fin avait sonnée.  

 

Mais réservons nos boussoles, rangers et trousses de premiers secours pour d’autres scénarios apocalyptiques : on peut tout à fait (sur)vivre sans beurre.
Pour les tartines, la margarine et les purées d’oléagineux (amandes, cacahuètes, noisettes, noix de cajou, sésame…) seront vos meilleurs alliés. C’est pas pour rien que nos amis ricains sautillent de joie à l’idée du “peanut butter jelly time”.
Pour la cuisine, vous pouvez utiliser des huiles qui supportent la cuisson et qui présentent un goût plutôt neutre comme les huiles de pépins de raisins, d’arachide ou de tournesol.
Et enfin, pour les gâteaux et les desserts, l’huile de coco est une véritable tuerie qui ferait baisser les armes à n’importe quel survivaliste de supermarché.  

Fantasme ultime du dimanche soir : s’enfoncer dans le trou préformé du canapé avec sa meilleure série et un opulent plateau de sushis.  
Je vous rassure, vous n’aurez pas à tirer un trait sur ce doux plaisir en devenant veggie : les crevettes, le thon et le saumon n’ont pas l’apanage du bon goût.
On peut les remplacer par tout un tas d’ingrédients non ratissés au fond de l’océan : avocats, mangues, tomates séchées, asperges, patate douce rôtie… La seule limite est votre imagination, et votre degré de gloutonnerie !

Pour vous inspirer, vous pouvez suivre la recette de Clea Cuisine : elle réalise de délicieux sushis veggies avec du tofu mariné dans une sauce teriyaki, des champignons shiitake aux noix, des crudités (roquette, carottes, concombre, avocat), des légumes rôtis, du choux et du riz qu’elle entoure d’une feuille d’algue nori.  
L’intégralité de sa recette est à retrouver ici !

Pour ceux qui en doutaient encore, être végéta*ien ne signifie pas se nourrir exclusivement de feuilles de blette et de bouillie d’avoine. Ca va en décrocher la mâchoire à plus d’un, mais la plupart des végés sont gourmands, bons vivants, et refusent rarement une bonne petite friandise grasse et sucrée (essayez de leur donner à travers les grilles, vous verrez ils ne mordent même pas).

Le chocolat au lait, fidèle compagnon des pulsions sucrées au fond du canapé, se décline maintenant en version végane : Artisans du Monde a créé toute une gamme absolument dingue, notamment le chocolat au lait de coco qui est définitivement l’une des meilleures choses qui se soit glissées dans mon gosier cette année.
Le chocolat blanc a lui aussi trouvé son remplaçant dans cette tablette au lait de riz et nougat blanc. Et pour les gourmets pressés, je vous conseille de siroter cette douceur chocolatée de Rebel Kitchen.  

L’été approche, le bal des barbec en espadrilles semi-chaussées va commencer.
Hors de question de rester en carafe avec sa salade et son quignon de pain au fond du jardin. Certes, il vous faudra un peu d’aplomb pour slalomer entre les merguez et faire griller vos saucisses de tofu sur le barbecue… Mais une fois agrémentées de la sauce mayo cocktail vegan, vous prendrez au moins autant votre pied que la brochette d’invités.
Autres option : la gamme bistrot vegan de Soy qui vient tout juste de faire son entrée chez Naturalia pour rehausser les assiettes végé !

CONCLUSION, voilà de quoi clouer le bec aux détracteurs : on peut être végéta*ien et vivre comme un coq en pâte !

22 commentaires sur Par quoi remplacer… Tous ces aliments déments qui manquent aux végés !

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  1. J’ai une astuce pour remplacer les œufs dans les gâteaux : la compote de pomme (bien mixée). Infaillible! Ca fait des beaux gâteaux bien aérés ;)

    1. Yes, c’est une bonne astuce ! J’utilise un peu plus le yaourt de soja car plus neutre, mais ça dépend de ce que tu veux faire of course !

  2. Merci pour cette très chouette liste ! je ne suis pas végétarienne, je continue de manger des produits d’origine animale par « politesse » principalement. Pour autant, tous les repas que je prends seule et une grande partie des repas en famille sont végétariens ou végétaliens. Même si on est omnivore, c’est important d’essayer de varier ses sources de protéines, de s’ouvrir à d’autres choses que le steak – camembert… On a tout à gagner à réduire sa consommation de viande et à tester ces substitut, qui, je confirme, sont très bons ! Belle journée !

    1. Merci pour ton commentaire ! Oui tout à fait, cette liste n’est pas réservée aux mangeurs de végétaux ;-). Je fais régulièrement goûter ce genre de spécialités à mes potes carnassiers et j’en ai déjà conquis plus d’un ! Bon, le faux-mage a encore du mal à glisser dans leurs gosiers, mais j’y travaille ^^

  3. Allergique aux œufs depuis toute petite et après pas mal d’essai le plus efficace pour moi reste de ne pas remplacer les œufs… Pour les crêpes, pancakes, gâteau je met simplement plus de lait (qui peut être du lait végétale) et à part la couleur même les plus sceptiques ne voient finalement pas la différence… Au final à part les omelettes, œufs à la coque… On peut tout faire. Même des macarons en montant en neige du jus de pois chiche…😀

    1. Totalement d’accord ! Chez nous on fait régulièrement des pancakes sans oeufs et ils sont absolument DELICIEUX

  4. Hello Copine (et Camille!), merci pour cet article informatif et ces quelques idées !
    Toutefois (sorry!), étant plutôt fan de produits bruts à cuisiner à la mode végétarienne en ce qui me concerne, je dois avouer que j’ai parfois du mal à comprendre l’engouement pour ces alternatives. Je respecte évidemment les gens devenus végé ou vegan seulement au vue du traitement animal, mais je me demande comment ne pas inscrire cette démarche dans un cadre plus global du mieux consommé, avec un empreinte écologique moindre etc… or ces alternatives il faut le dire relèvent de l’industriel (un industrie qui a peut être plus de gueule que Fleury Michon mais le fait est que c’est une industrie). Du coup je reste encore un peu sceptique mais je ne manquerai pas de me renseigner chez ce type d’enseignes :)
    Mathilde

  5. ( la moitie de mon com’ s est évanouie, je le reecris : -_-‘. Malediction de la technologie bonjour) je valide! Aussi La purée d oléagineux pour faire le liant c est trop bon!

  6. Merci pour cet article! Ca me motive à essayer de réduire ma consommation de produits d’origine animale :)

  7. Je ne suis pas vege car je pense qu’être omnivore est la meilleure façon pour mon propre corps de bien se sentir et que je tiens à mon apport en b12. Mais merci pour cet article qui permet d’ouvrir les horizons.

    1. Merci Amandine ! C’est aussi une façon de démonter l’idée reçue de « mais du coup tu manges quoi ? » – « euh… TOUT le reste ? » ;-)

  8. Je trouve ça admirable de devenir vegan, mais tu n as pas l impression que vouloir à tout prix retrouver des saveurs tu te retrouves à manger de la chimie…?

  9. Merci pour tous ces conseils ! je me mets lentement au régime végétarien, c’est con je sais mais j’ai souvent peur de manquer de protéine donc une fois de temps en temps je remange un bout de viande. Ah lobbying quand tu nous tiens !
    Bref, connais tu la marque Quorn j’ai trouvé ça l’autre jour à carrefour c’était franchement bon ! mais je m’interroge sur la qualité de leur aliment.
    Si tu as des infos je suis preneuse !
    Merci

  10. Bonjour Coline,

    Cela va faire 13 ans que je suis végétarienne-quasi-vegan mais malheureusement je ne peux pas passer la cap complètement à cause du prix ! Je suis étudiante et donc pauvre. Je me saigne en achetant une brique de lait de coco ou d’amande à l’épicerie Bio ou en supermarché sans parler des fruits secs et autres graines (courges, chia etc.). Je finies souvent les mois aux lentilles alors quand je vois tous ces jolis produits qui coûtent un bras j’ai envie de dire « c’est cool mais est-ce que ça vaut vraiment ce prix là » ?
    Si tu as des adresses pour trouver certains produits à des prix raisonnables je suis preneuse.

    Alice