Fabriquer soi-même un monde meilleur avec #MonProjetPourlaPlanète

Article réalisé en partenariat avec ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et l’Agence Française pour la Biodiversité.

En 2018, il y a des évidences qu’on ne peut plus planquer sous le tapis. Le climat se dérègle, la pollution augmente et la biodiversité est menacée. C’est désormais une réalité scientifiquement prouvée qui met à peu près tout le monde d’accord (sauf quelques conspirationnistes butés, également convaincus que Tupac et Johnny Hallyday se sont barrés faire du jetski sur une île déserte).

L’écologie doit devenir une priorité. A mettre en haut de la To Do, sur la première page du Bullet Journal, en post-it sur le frigo.

Se pose alors la question de l’impact individuel : ces éco-gestes simples, ces actions montées avec une poignée de voisins ou de collègues à la machine à café. Cultiver des chou rave sur les toits des bureaux, collecter les vieilles nappes des grand-mères du quartier pour en faire des robes de soirée, lancer une campagne de sensibilisation pour les moineaux blessés… On est en droit de se demander si tout cela est bien utile face à l’immense tâche qui doit être accomplie.
Après tout, la légende ne dit pas si le colibri a finalement réussi à éteindre le feu de forêt en larguant inlassablement quelques gouttes d’eau du bout de son bec fluet. Certains trouble-fêtes clameront même que ces gestes n’ont pas de sens, qu’ils masquent notre impuissance. “Quoi ?! Le monde s’effondre et vous faites pousser des laitues sur vos balcons ? Mangez un capitaliste, taguez un Macdo, faites la révolution ! »

Calme-toi, José. Certes, mettre son carton de pizza dans le bac de tri ne fait pas de nous des Bruce Willis, sauveurs héroïques de planète. Mais ces gestes, ces actions individuelles veulent dire quelque chose. Ce sont autant de petites lanternes qui s’allument pour éclairer nos chemins d’humains responsables (poésie de comptoir, bonsoir). Autant de pieds dans la porte de nos consciences écolo.

On n’a pas la faculté de sauver le monde entier, mais on a un pouvoir certain : celui de ne pas rester les bras ballants, à attendre que “les autres” fassent des choses parce que “c’est eux qui sont responsables de ce merdier” (compléter ici avec le coupable de votre choix : les Trente Glorieuses, les multinationales, les francs maçons, mon voisin et son Hummer…).
Si un mec se fait renverser par un chauffard dans la rue, on ne le laisse pas dans le caniveau parce que “c’est pas moi qui l’ai fait”. On peut tous prendre part, contribuer à construire le monde de demain, un peu plus raisonné, équilibré, durable.

 

Grâce à notre pouvoir de citoyens éveillés, les oeufs de poules en batterie ont cessés d’être commercialisés dans plusieurs grandes chaînes de supermarchés, le bio augmente chaque année, les AMAP ont pu voir le jour…

C’est dans cet esprit qu’est née l’opération #Monprojetpourlaplanète, initiée par Nicolas Hulot aux manettes du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. 

Photo par Farsai C. sur Unsplash

DONC, reprenons. Si les problématiques environnementales doivent évidemment être prises à bras le corps par les gouvernements et les grandes entreprises, les choses bougeront si tout le monde s’y met. Vous, moi, nous. Toi aussi, là-bas, dans ton canapé, avec ton pyjama panda (fais gaffe, d’ailleurs, c’est une espèce vulnérable).
Pour que chacun puisse s’impliquer à son échelle, le Ministère de la Transition, l’Agence française pour la Biodiversité et l’ADEME ont lancé un système de budgets participatifs dans le cadre du Plan Climat. Autrement dit : des biftons pour vos bonnes actions.

N’importe qui peut proposer son projet : citoyen impliqué dans une association, coopérative, mutuelle, fondation, start-up, école, crèche, université… Pourvu qu’il ait un bénéfice environnemental concret (la campagne pour l’installation d’un Burger King dans la zone industrielle de la commune est donc exclue).

Vous n’avez pas de projet ? Restez avec nous : vous pouvez quand même participer en votant pour votre initiative favorite.

Photo par Jordan Whitt sur Unsplash

Grosso modo, il y a trois grands enjeux environnementaux sur lesquels il ne faudrait pas se louper dans les années à venir :

  • Limiter le dérèglement climatique à 2° : si sur le papier, ça peut être cool de sortir en shorty à Paris en plein mois de décembre, la fonte des glaces et les épisodes météorologiques extrêmes rendront certaines zones invivables et incultivables, entraînant des migrations massives, la disparition de certaines espèces, des problèmes de production alimentaire et d’accès à l’eau… Moyennement réjouissant, vous en conviendrez.
  • Atténuer la pollution de l’air, de l’eau, des sols : parce que les rejets de produits chimiques, les énergies non renouvelables, les déchets non biodégradables menacent l’environnement et notre santé
  • Préserver les ressources naturelles et la biodiversité : si on poursuit la surexploitation des végétaux, des animaux, de l’eau et des sols, il nous faudra bientôt 2 planètes Terre pour vivre. Problème : on n’a pas trouvé la deuxième.  


Vous allez me dire : “ok, merci pour le récap bien flippant, mais on fait quoi CONCRÈTEMENT ?”

A l’échelle d’un quartier, d’une ville ou d’un village, l’opération #MonProjetPourlaPlanète prend en compte tout projet concret dans ces domaines :

 

  • Thématique « énergie » : cela concerne les initiatives liées à l’utilisation d’énergies renouvelables pour préparer “l’après-pétrole” (énergie solaire, éoliennes, bois…).  
    Par exemple : vous voulez équiper votre quartier de panneaux solaires, vous voulez créer un service de mobilité durable (co-voiturage, garages solidaires, vélo…).
  • Thématique « économie circulaire » : c’est à dire toute forme de production durable qui limite le gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) et les déchets.
    Par exemple : vous voulez lancer un atelier de réparation solidaire, valoriser des objets de seconde main, monter un projet de lutte contre le gaspillage alimentaire, créer un marché de producteurs en circuits courts.
  • Thématique « biodiversité » : donc les projets qui ont vocation à préserver les organismes vivants.
    Par exemple : vous rêvez de mettre en place un refuge pour soigner les animaux blessés, vous voulez lancer des actions de sensibilisation (sentiers pédagogiques, panneaux ou scénographie en extérieur…).


Il peut s’agir de projets déjà existants, qui ont fait leurs preuves et qui ont besoin d’un coup de pouce pour se développer, ou de projets en création.

Pssst, petite astuce sous le manteau : les initiatives innovantes, locales, de petite taille et duplicables à plus grande échelle partent avec une longueur d’avance.

Photo par Ornella Binni sur Unsplash

L’enveloppe totale est de 3 millions d’euros. Par juste pour vous, hein, c’est pas la Française des Jeux ;-). Cette somme sera répartie parmi les projets sélectionnés : de 20 000 euros à 100 000 euros.

Les participants doivent être Français (métropole et DOM-TOM) et avoir un statut de personne morale (association, start up…). Si vous êtes un citoyen seul, vous pouvez devenir une personne morale en créant une association. Ca se fait rapidement en quelques clics sur : https://www.service-public.fr/associations

Ensuite, c’est très simple. Vous n’avez qu’à déposer votre projet sur : www.monprojetpourlaplanete.gouv.fr

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le règlement ici : https://www.monprojetpourlaplanete.gouv.fr/pages/le-reglement

Photo par Farsai C. sur Unsplash

On a pas le time, les gars. Le réchauffement, c’est maintenant !

  • Vous avez jusqu’au 28 février pour déposer votre projet sur la plateforme : https://www.monprojetpourlaplanete.gouv.fr/
  • Début avril 2018 : les jurys (citoyens, experts scientifiques et techniques) délibèreront et sélectionneront les projets qui seront ensuite soumis au vote de tous
  • Avril à mai 2018 : le vote sera ouvert à tous directement sur la plateforme en ligne
  • Courant mai 2018 : annonce et démarrage des projets lauréats

Vous avez encore un doute ? Regardez cette petite vidéo bien ficelée.

Allez, à nos claviers, le futur nous attend !

3 commentaires sur Fabriquer soi-même un monde meilleur avec #MonProjetPourlaPlanète

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  1. Coucou, c’est juste pour vous posez une question. J’ai 13 ans et je me suis lancer dans le Bio etc depuis le mois de juillet. J’essaie que ma mère et mes frères suivent le mouvement mais ils s’en fichent totalement. Je peux leur dire tout ce que je peux, que il y a des produits cancérigènes, pas bon pour la planète etc… Ils préfèrent achetés des gel douche ou autre de marque comme le petit Marseiller ou autre. J’ai même essayer en acheter avec mon argent de poche des trucs bon comme de l’huile de coco pour maman mère pour se démaquiller. Résultat ? Elle s’achète une eau micellaire et me dit qu’elle met cette huile juste pour son corps alors qu’elle pourrait éviter de faire des dépenses et la mettant aussi pour son visage. Donc voilà la question aurais-tu des solutions pour que l’idée d’acheter et d’utiliser des produits meilleurs germe dans les tête ?

  2. L’idée est louable mais encore une fois les montants mis en jeu (c’est bien au niveau national ?) sont ridicules. C’est vraiment de la poudre d’escampette pour faire croire à Hulot qu’il a de la marge de manoeuvre pour l’écologie (mon avis).
    A titre de comparaison le budget participatif annuel de la ville de Rennes est de 3,5 millions d’euros…