J’ai adoré : Une Apparition

Par où commencer avec ce livre… Avant même de l’avoir entre les mains j’avais le sentiment d’en avoir entendu parler pendant des mois…et je n’ai pas été déçue !

« Et enfin, à 53 ans, j’ai entrepris d’apparaître ». Une Apparition c’est le dernier livre de Sophie Fontanel, une femme que j’admire énormément pour son parcours, son énergie, sa plume et surtout sa liberté. Un livre dans lequel elle nous raconte comment, un jour, elle a décidé d’arrêter de se teindre les cheveux et de laisser ses cheveux blancs apparaître. L’apparition, en somme.

Une Apparition / Sophie Fontanel

Si je devais décrire ce bouquin je dirais que c’est un livre qui parle de cheveux, oui… mais surtout de liberté. Durant des mois Sophie Fontanel raconte son passage des cheveux bruns, colorés, aux cheveux blancs, naturels. Un peu comme un journal intime mais qu’elle laisserait à la vue de tous. Alors en soi, oui, un livre qui raconte comment elle a arrêté de se colorer les cheveux, bon… On peut se demander où est l’intérêt. Mais pour moi ce bouquin c’est tout autre chose. Durant l’année et demie qu’il lui aura fallu pour trouver sa tignasse blanche Sophie Fontanel va faire des rencontres, elle va se heurter à des désaccords, à de l’inquiétude de la part de ses proches, à des réflexions déplacées mais aussi à des véritables révélations qui finiront par en faire un parcours qui, à mon sens, va changer sa vision des choses…et d’elle même.

Mais surtout pour moi ce livre soulève un réel problème dans notre société : celui des femmes et du temps qui passe. Quand une femme vieillit le monde devient (encore plus) intolérant avec elle, il voit les années qui passent comme une inexorable décrépitude, les traits qui se relâchent, les pattes d’oies et la ride du lion, les cheveux gris qui font « négligée » ou, pire ! qui font « vieille ». Quand un homme vieillit, comme le vin on dit qu’il se bonifie, on applaudit les tempes qui grisonnent, les rides qui se forment, comme si c’était une sorte d’accomplissement, une réussite, un level up. Alors qu’au final, juste, les mecs se dégradent tout pareil que les femmes et ils finiront eux-aussi au fond d’un trou dans la terre. Déso pas déso.

Oui mais sur un homme c’est beau qu’on dit. Je ne suis pas certaine qu’il y ait des phrases qui me hérissent plus le poil que celle-ci. Et ça va dans les deux sens, évidemment. Comme si des choses aussi banales et naturelles que les poils, les cheveux bancs, les rides et j’en passe, ces choses que tout être humain, doté d’un pénis ou d’une vulve ou d’autre chose, connait, qu’il le veuille ou non.

« Cinquante-trois ans pour découvrir le lien entre l’indulgence et le courage. Qu’être doux envers soi peut se révéler être un héroïsme »

Je me souviens encore du jour où j’ai découvert mon premier cheveu blanc.

Mon grand-père maternel n’avait pas le moindre cheveu blanc. À plus de 80 ans il portait toujours son joli blond, il les coiffait en arrière avec un vieux peigne et un peu d’eau et aussi loin que je m’en souvienne il en avait toujours été ainsi. Ma mère ayant hérité d’une partie de ce truc génétique un peu sympa et n’ayant que très peu de cheveux blancs, je me disais que, moi aussi, sûrement, je n’en aurais pas.

Et un jour je l’ai vu. Ce premier cheveu blanc. Et pendant un instant je me suis dit « et merde ». Et puis je me suis souvenue que ce « et merde » c’était exactement ce que l’on attendait de moi, ce pour quoi j’avais été formatée toute ma vie. Le et merde du cheveu blanc, le et merde du temps qui passe, le et merde j’ai 30 ans, le et merde j’ai de la cellulite, le et merde j’ai pas envie de me maquiller aujourd’hui, le et merde du je dois penser à tellement de trucs pour surtout avoir l’air jolie et mignonne et jeune mais pas trop non plus et en pleine forme et efficace et drôle et intelligente mais pas trop non plus, que ben, tu sais quoi ? Juste MERDE. Merde à tout ça. Ce jour là je me suis promis de ne jamais teindre mes cheveux pour cacher ceux qui sont blancs parce qu’il le fallait, par obligation ou par pression ou, surtout, surtout par peur.

Dans son bouquin Sophie décide de dire merde à tout ça aussi, merde à la pression, merde aux injonctions et d’embrasser la vie. Avec la langue évidemment. Et bien au delà de la surface, du simple traité capillaire, de l’avancement des travaux, des centimètres de cheveux blancs qui augmentent chaque semaines, des passages un peu jet-seto-Canno-people-je-n’sais-quoi qui ne m’ont pas plus passionnée que ça, c’est une ode à la liberté. Celle d’être telle que l’on veut. D’accepter ses cheveux blancs, ou ses rides ou ses poils ou n’importe quoi d’autre, sans laisser le monde, la société, le patriarcat et tutti quanti spaghetti, faire pression sur nous.

Elle dit merde mais sans dire aux autres (ou tout du moins je n’ai ressenti ça à aucun moment) qu’elles devraient faire comme elle et que se teindre les cheveux pour cacher ceux qui sont blancs est une erreur ou quelque chose à abandonner de suite. Je n’ai pas ressenti de jugement ou de « oh la la faites donc toutes comme moi ». Pas d’injonction en somme. Elle raconte son histoire, à elle, en espérant sans aucun doute libérer quelques personnes au passage mais sans ordonner.

Et à mon sens c’est ce qui rend le bouquin de Sophie Fontanel absolument indispensable.

Suivre le parcours de cette femme avec sa cinquantaine d’années, la même cinquantaine où on commence à nous dire que tout doucement on va se faire jeter de partout parce qu’on est sur la pente descendante, et voir à quel point elle est joyeuse et, finalement, très sûre d’elle… C’est un bonheur. C’est inspirant. C’est important.

Pour conclure j’avais envie de partager ces deux vidéos avec vous, qui complètent bien le sujet. J’avais déjà partagé avec vous la vidéo de Mai il y a de ça plusieurs mois et en la regardant à nouveau je trouve « marrant » la différence d’énergie de Sophie entre cette première vidéo et celle où ses cheveux sont totalement blancs. Bon, c’est peut-être un hasard pur et dur, si ça se trouve dans la vidéo de Mai elle avait pris une cuite la veille et elle était au bout de sa vie ou alors tout se passe dans mon esprit mais j’ai réellement le sentiment que ses cheveux blancs l’ont metamorphosée et lui ont donné un nouveau souffle. Et ça c’est chouette.


38 commentaires sur J’ai adoré : Une Apparition

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  1. Hello Coline,

    Juste pour rebondir sur la question « égalité capillaire homme/femme ». Je crois que si on complimente les hommes sur leurs tempes grisonnantes et que l’on s’extasie dessus, c’est simplement parce que pour eux, avoir des poils sur le caillou passé un certain âge, c’est déjà une victoire. Alors que les femmes, sauf problèmes de santé, ne connaissent pas la calvitie…

    Quant à l’acception du temps qui passe, il me semble qu’il n’y a pas que pour les femmes que c’est problématique. Le marché anti vieillissement chez les hommes explosent et les injonctions sociales au jeunisme les touchent aussi, différemment, mais le phénomène est bien là.

    Je pense qu’il s’agit d’un vrai sujet de société, une époque qui refuse de regarder les effets du temps qui nous rappelle tout simplement qu’un jour, effectivement, on finit tous dans un trou. Qu’on ait un vagin ou un pénis.

    1. Absolument ! Bon c’est sûrement mon côté féministe qui parle beaucoup dans ce post mais tu as entièrement raison, la pression sociale se fait de plus en plus forte, sur les hommes comme sur les femmes et « vieillir » est un réel problème dans la société… 😞

  2. Bonjour tout le monde,
    Au-delà du cheveux blancs / teinture, un beau discours sur l’acceptation de soi, le regard des autres et la pression sociale exercée sur les femmes.
    Pour moi, 1er cheveu blanc à…. 15 ans donc pas de « oh merde je vieillis ! », juste un « merci mamy pour le patrimoine génétique ! ». A 38 ans, les mèches qui encadrent mon visage sont grises et je n’ai aucun problème avec ça. Je ne m’imagine pas sans mes cheveux blancs parce que finalement je suis devenue adulte avec eux. Dédramatisons un peu tout ça et merci Mme Fontanel !

  3. Que c’est bon, que ça fait du bien de te lire et de voir ces 2 vidéos… Sur un sujet, tellement universel mais à la fois tellement tabou ! Enfin pas tabou mais disons que j’ai l’impression que c’est une question fermée. Une équation logique : Cheveux blancs = Coloration (à moins d’avoir plus de 70 ans). Moi j’ai des cheveux blancs depuis 5 ans. Aujourd’hui à 31 ans je commence à en avoir beaucoup ! Je me fais des mèches depuis quasi toujours car le blond me va bien (mieux). J’ai toujours un peu honte qu’en ils apparaissent. J’ai peur de passer pour une fille négligée, alors souvent je devance les questions en les montrant ou en le disant.

    Ce type de livre participera sans doute à changer les mentalités des hommes mais surtout des femmes qui ne supportent plus se faire de coloration sans arriver à tout abandonner <3

  4. Moi aussi j’ai adoré ce livre que j’ai dévoré en me disant je veux avoir cette force de dire merde aux diktats que nous impose cette société qui marche sur la tête !
    Mais voilà 43 ans, quelques cheveux blancs éparses que je cache soigneusement pour l’instant parce que je n’arrive pas à les assumer… je me dis que c’est par ce qu’ils sont peu nombreux que ce n’est pas beau et espère que lorsqu’ils deviendront la norme j’aurai la force d’être hors-norme ! LIBRE quoi …

    1. Ah assumer, c’est toujours le même souci… Pas évident parfois ! Mais pas très grave non plus ^^Je pense qu’il faut toujours se laisser le temps et, si ça ne vient pas et qu’on n’en souffre pas trop, au final ce n’est pas bien important. Je place quand même un petit lien vers une youtubeuse que j’aime beaucoup et qui a pas mal de cheveux blancs, de ci de là, et dont je trouve la chevelure magnifique : https://www.youtube.com/watch?v=ChziUPMbbV4&t=156s Sait-on jamais, que ça t’inspire ^^

  5. Hello la belle,

    Merci pour ce beau message de « tolérance » et de « stop aux apparences ».

    J’ai 35 ans et des cheveux blancs depuis 5 ans maintenant.
    Je vis en couple depuis 5 ans et demi, et pas d’envie de mariage.
    Je vis en couple depuis 5 ans et demi, et pas d’envie/projet d’enfant.
    Je vis en couple depuis 5 ans et demi, et nous vivons en appartement.
    Tout ça pour dire que le reste de nos amis sont : à 35 ans, mariés (mairie + église), 2 enfants (baptisés), une belle maison (carrelage froid et meubles laqués blancs), un chat… et les nanas se colorent toutes les cheveux, pas de cheveux blancs en vue.
    Limite je fais cas d’exception.
    Et… je m’en fous totalement. Je suis libre de mon apparence, de mon look, de ma peau joliment tatouée (plein de fleurs et papillons partout), de ma déco bohème. Je n’appartiens à aucun code.

    Et mes cheveux blancs, mon chéri adore. Il a toujours trouvé ça naturel, à ne pas comprendre pourquoi les filles s’évertuent à se teindre les cheveux quitte à en tomber dans le piège du « oups, une racine, vite une colo ». Ca coûte cher en plus.

    J’ assume ma vie et mon apparence, et je suis heureuse de lire ce genre d’article car je m’y retrouve aisément ;)

      1. je pense personnellement que cette mode du tatouage est un code, celui précisément des gens qui se veulent sans code et pour le naturel de l’encre on repassera.
        Ce n’est que mon avis et chacun fait bien ce qu’il veut.

    1. lol tout pareil! sauf que je colore mes cheveux…par contre je ne me maquille pas! j’assume toutes les imperfections de ma peau mais pas les cheveux blancs… va savoir !

  6. Coucou Coline,
    Ca fait un moment que ce livre me tente… J’ai 34 ans, des cheveux blancs depuis 15 ans, et cet été, j’ai coupé les derniers restes de colorations qu’il me restait après 10 mois de repousse sans teinture.
    Et depuis, ben, ça va quoi ! Mes enfants ne pensent pas que je suis devenue leur grand-mère, et si leurs copains et copines trouvent que « je fais vieille », c’est l’occasion d’entamer la discussion !
    Les amis n’ont rien dit, ma mère se motive à faire comme moi et les autres, ben laissons les dire !
    Bref, tout ça pour dire que je vais peut-être finir par le lire, ce livre !
    Bonne journée !

  7. Hello Coline,

    Merci pour cet article.

    Dans la même lignée, je te conseille Celle que vous croyez, de Camille Laurens. C’est un très beau livre, un peu original dans la prose qui parle aussi du temps qui passe et des femmes bonnes à jeter à la poubelle à partir de 38 ans.

    Des bisous <3

  8. Bonjour Coline,

    J’ai 45 ans et mes 1ers cheveux blancs sont apparus il y a un peu plus de 20 ans. Aujourd’hui sans coloration ma tignasse ressemblerait à peu de chose près à celle de Sophie Fontanel. J’adore cette femme, sa liberté et l’énergie qu’elle dégage. Je trouve ça fantastique qu’elle accepte aussi bien le temps qui passe. Mais pour être très honnête : une crinière blanche à un certain âge (comme le mien donc) et tu te prends 10 ans dans les dents. Je sais que certaines diront que non c’est pas vrai, que c’est beau, qu’il n’y a rien de plus magnifique qu’une femme mature bien dans sa peau. Moi aussi à 30 ans c’est exactement ce que j’aurais dit…

    Pourtant la réalité, c’est que vieillir c’est pas facile. Et pourtant je me sens totalement affranchie du regard des autres (d’autant que j’ai 25 ans dans ma tête) et que je m’en contrefous des diktats de la mode, mais si j’avais pu figer le temps à 35 ans, je l’aurais fait. Toutes les 4 semaines je colore donc mes cheveux, pas pour plaire aux hommes (non mais allo), mais parce que je trouve ça laid. Oui même sur Sophie Fontanel. Oui je la trouvais beaucoup plus jolie avec ses cheveux colorés. Et oui je trouve que ça la vieillit terriblement. Je suis vraiment la seule à penser ça ? Franchement je ne crois pas. Mais évidemment ce qui compte c’est qu’elle se sente bien dans sa peau, elle !

    Je trouve que c’est beaucoup plus facile d’assumer de vieillir à 35 ans qu’à l’aube de la cinquantaine :-) (avec ou sans cheveux blancs). Et franchement je préfère qu’on me donne 40 ans (5 ans c’est toujours ça de gagner) plutôt que 55 !

    Voilà, je voulais simplement donner une autre perspective sur le sujet. Même si on est bien d’accord que le plus important dans tout ça c’est de se sentir bien.

    1. Je suis assez d´accord et je te comprends. En théorie, je ne trouve pas ça beau non plus. J´ai 32 ans et quelques cheveux blancs que je n´aime pas du tout- donc meme à mon age je n´assume pas de vieillir.

      Mais depuis peu, j´ai deux nouvelles collègues qui ont la cinquantaine et ont toutes les deux ont les cheveux gris/blancs et je les trouve magnifiques ! Cela tient aussi beaucoup au fait qu´elles ont toutes les 2 le teint mat (des origines mixtes) et une super peau. (On n´est pas tous égaux). Ceci dit, je ne les ai connues que comme ça. Si ma mère, qui a 53 ans, passait au tout blanc soudainement, je trouverais aussi qu´elle a pris un coup de vieux, probablement. C´est vraiment très personnel et délicat comme sujet.

    2. Bonjour Sandrine. Moi je la trouve beaucoup plus belle avec les cheveux blancs !!! Je cheveux foncés lui donnaient mauvaise mine. Trop foncés. .. à chacune son avis !! C est amusant de voir les ressentis tellement différents sur un même sujet.

  9. Cool article…
    Perso j’ai eu des cheveux blancs vers 13 ans je pense, à 16 ans je pouvais déjà plus les compter.
    A 23 ans c’est devenu moche, j’ai les cheveux raides mais les blancs partent dans tous les sense et se voient beaucoup. J’ai donc commencé les couleurs. Je suis un peu triste car j’aurais préféré rester naturelle, mais esthétiquement parlant je trouve ça moche (sur moi), c’est pas une question de faire vieille car avec mon 1m60 et ma tete ronde on me croit au lycée.
    Plus tard en revanche quand ils seront mieux répartis ça me dérangerait pas de les laisser :)

  10. Oh les jolis mots! Oui derrière les cheveux, il est question de bien davantage. Et la littérature sert à aller sous la peau des mots et des idées. Bon automne à vous !

  11. hello
    j’admire Sophie fontanel depuis des années , je lisais ses articles dans Elle et elle me faisait du bien. Je ne la connais pas , c’est une femme belle au dedans au dehors, profonde, humaine, qui sous des airs un peu légers parfois, décrit la nature humaine, la vie, l’amour , la vraie vie avec une délicatesse unique. Alors cheveux blancs ou cheveux teints moi c’est teints parce que je me plais mieux ainsi mais on verra. Coline c’est comme Sophie enfin je crois la même attention aux autres, aux petits riens aux grandes causes. Une bouffée de vitalité , de « sans filtre » çà fait un bien fou

  12. hello jolie Coline !
    je te suis depuis le début de ton blog et j ai du te laisser 3 ou 4 commentaires …
    Pour parler de coup de coeur je voulais juste que tu saches qu’un atelier de tatouage spécial et original vient d’ouvrir à sucy en brie dans le 94. Il s agit d un salon complètement geek avec une déco de folie (des milliards de références année 80/90 de séries et de films). Le tatoueur est super talentueux. Si un jour tu veux y faire un tour il s appelle stranger ink. J ai pensé à toi car je sais que tu aimes les tattoo et que tu as ta petite âme de geek. Le salon est remplit d oeuvres d art du cinéma etc il vaut le coup d oeil. Je t embrasse et suis toujours aussi heureuse de te suivre sur ton blog.

  13. Je ne me suis JAMAIS teint les cheveux de ma vie . J ai eu 50 ans cette année. J ai les cheveux qui commencent à grisonner. Mes cheveuc sont très courts. Et j ai beau ne pas être quelqu’ un qui a confiance en moi, avoir les cheveux qui grisonnent ne me perturbe absolument pas ! Et j ai décidé depuis longtemps que je ne les teindrais pas . C est comme ca. Et l homme ou celui celle qui me fera une réflexion sur ce choix n aura qu’à aller voir ailleurs si j y suis !! Ma révolution comme s fontanel i, y a longtemps que je me la suit faite. Et entre nous s fontanel , le blanc lui va 100 fois mieux au teint que le noir qu’ elle avait avant. Elle est bien plus belle avec les cheveux blancs ! Je pense que, le temps passant, notre carnation du visage s adapte pour être en accord avec les cheveux qui grisonnent ou blanchissent. C est juste mon avis …

  14. MERCI Coline pour cet article, je vais courir acheter « Une Apparition », d’abord parce que j’adore Sophie Fontanel et ensuite parce que je me retrouve complètement dans son parcours et son témoignage !
    J’ai 48 ans et il y a environ 5 ans, quand j’ai trouvé que mes cheveux blancs (gris?) commençaient à être moins discrets (genre ce n’étaient plus des fils d’argent mais des mèches ^^) j’ai commencé à faire des couleurs bien que ce soit contraignant, onéreux, chimique, et que ça ne me « ressemblait » pas.
    J’ai fini par trancher, comme Sophie Fontanel, après avoir croisé une femme mûre dont la chevelure d’argent semblait celle d’une sirène: plus que bluffée, j’étais émerveillée !!! Je n’ai PLUS JAMAIS fait de couleur.
    C’était il y a deux ans et aujourd’hui j’adore ma couleur (brune avec de l’argent dedans ^^) parce que j’ai découvert qu’elle matchait super bien avec les fards à paupières gris ou argentés, et que ça nous change bien, nous les brunettes, des sempiternels fards bruns/taupes/chocolat.
    Sans parler que le fait de ne plus cacher ses cheveux gris donnent à la femme mûre une confiance en elle, une assurance que les hommes jeunes trouvent ultra sexy (c’est le deuxième effet kissplusquecool ^^)

    1. Bonjour. Moi aussi j ai eu le déclic en voyant une femme un peu plus âgée que moi, les cheveux courts et gris. Et je l ai y trouvee très blle. Et l autre jour par le plus grand des hasards je suis allée voir une femme que l on m avait conseillée dans des thérapies para médicales et je suis tombée sur cette femme !! Et je lui ai avoué l importance qu’ elle avait eu pour moi et elle a été très touchée et elle m a raconté de son côté pourquoi elle avait eu cette démarche. C était amusant et émouvant nos confidences.. .

  15. Salut Coline
    Je fais partie de ces femmes qui ont décidé de ne pas se teindre les cheveux…
    Je n’ai « que » 41 ans et j’ai déjà les tempes bien grises…
    Ce qui me sauvait des remarques jusque là c’était une coupe bien funky, courte, travaillée à la Alessandra Sublet. Mais depuis un an, je pousse la provocation (#laisse moi tranquille je suis Georges Clooney en femme) à me laisser pousser les cheveux….là je dois dire que très nettement le regard de mon entourage au travail en particulier a changé.
    Je m’en fou, je ne lacherai pas, je ne veux pas d’un casque de Playmobil sur la tête (j’ai une base super brune) à moi d’entretenir mon gris et de soigner mon look/maquillage….et puis c’est un moyen comme un autre de faire le tri autour de soi (#esprit ouvert es tu là?)

  16. Ma maman a 64 ans. Elle se teignait les cheveux depuis mon adolescence. Voir avant même. Mon jeu : Lui faire sa coloration. Ça sentait fort.odeur désagréable. Il y 1 an je lui ai dit de tout stopper. Pour x raisons. Et maintenant elle est belle (oui c’est juste. Je la trouve belle… Son visage se voit…) naturelle, elle a des cheveux denses, lumineux. Elle ne reviendrait pour rien au monde en arrière. Je suis heureuse.

  17. J’ai arrêté de me teindre les cheveux le 8 juillet, date de ma dernière couleur, après avoir vu une intervention de Sophie. J’ai 42 ans, j’ai des cheveux blancs depuis l’âge de 13 ans et me teins les cheveux depuis l’âge de 17 ans. Alors MERDE !
    Merci Coline de parler de ca, c’est important ! Bises

  18. Sophie Fontanelle fait parler du sujet avec ce bouquin et c’est très bien. Mais elle n’est pas une pionnière ni unique, d’autre l’ont fait avant elle, seulement elle, elle peut en parler et que ça se sache. Et je trouve ça super. Après chacun fait ce su’il veut de ses cheveux, et du reste désinformés aussi, et s’habilke aussi comme il le sent, mais ce qui est important c’est de se sentir bien avec et de le faire parce que c’est SON choix. Et pas une injonction ou pour faire plaisir ou pire encore, l’illusion que l’on se fait de ce que l’on attend de nous

  19. Bonjour , je fais partie probablement de tes lectrices les plus âgées .
    J’ai 56 ans et les cheveux blanc/gris . J’ai longtemps fait des teintures , c’était toujours degueu , ça dégorge , ça vire …j’en passe .
    Je dépensais une fortune pour ne jamais être nickel .
    Et puis un jour ( il y a 7ans ..) quand j’ai eu suffisamment de racines , j’ai dit a ma coiffeuse de tout couper jusqu’au gris !!! ….et j’ai eu une apparition . L’idée n’est pas de faire moins que son age , en vieillissant , mais de faire BIEN son age . Bien sur , il faut revoir un peu son maquillage et son dressing , mais franchement je ne reviendrai pas en arrière .
    Quant au regard des hommes , il ne s’arrête que sur les femmes qui sont épanouies et bien dans leur peau , quelque soit la couleur des cheveux ;-) .
    Voila mon temoignage , qui rejoint celui de Sophie F .
    Bonne journée .

  20. Bonjour Coline, bonjour à toutes,
    La liberté commence le matin lorsque l’on se regarde dans le miroir…
    Aujourd’hui les femmes sont belles à 50 ans, hyper sportives à 60 ans … c’est un immense progrès et nos grand mères auraient peut-être aimé avoir le choix de rester jeunes et belles, mais peu de moyens à leur époque, sans compter les médias qui aujourd’hui imposent leurs diktats!

    Si pour se sentir libre, affirmer ses choix et le temps qui passe il nous faut aller à contre courant pourquoi pas?
    Nos choix esthétiques et le fait de se laisser envahir par les cheveux blancs pourquoi pas une sorte de liberté? L’objectif étant de se sentir bien.
    Il faut malgré tout être forte et accepter, c’est un travail sur soi;
    Mais il faut reconnaître que sur le plan esthétique pur, il y a certaines femmes pour qui les cheveux poivre et sel vont à merveille et leur donnent beaucoup de classe, et souvent elles sont très bien coiffées et d’autre malheureusement pour qui ce n’est pas le cas.
    C’est un choix et un ressenti, et heureusement que nous avons le choix.
    Je regardais sur le petit écran l’autre soir une actrice et réalisatrice bien connue qui portait les cheveux gris jusqu’alors, elle faisait intellectuelle sur le retour, l’autre soir elle était blonde et bien coiffée avec ses petites lunettes mode, franchement elle affichait 10 ans de moins.
    Mais c’est mon regard et ses choix lui appartiennent.
    Je pense également que les hommes ont fait un bon en avant avec l’acceptation de la calvitie, car si effectivement les tempes grisonnantes ont un charme certain
    les hommes se sont affirmés et ont dépassé le cap de la calvitie en adoptant la mode Bruce Willis!
    Et dieu sait s’il y en a !
    A bientôt, gros bisous

  21. Bonjour !
    Que l’aime lire ce genre d’article, comme voir le dernier reportage sur France2 avec Delphine etc.
    Je n’ai jamais teint mes cheveux (à part un peu de henné pour les reflets roux mais avant les cheveux blancs, euh gris plutôt), eu des cheveux blancs à partir de la trentaine et effectivement, le poids des conventions est très lourd si on s’y laisse prendre.
    J’ai eu mon dernier enfant à 38 ans et j’ai entendu des « mais ton fils aura honte de toi si tu laisses tes cheveux comme ça » ou bien  » toi ça te va super bien mais sur moi c’est trop affreux -la phrase qui tue- Evidemment je suis la seule sur mon lieu de travail à ne pas teindre mes cheveux à la cinquantaine.
    La bave des crapauds n’atteint pas la BLANCHE colombe….
    Je me trouve très bien comme ça, pas besoin de longues séances chez le « peintre » tous les deux mois, et je trouve que le gris adoucit les visages.
    Sophie Fontanel est merveilleuse, lumineuse de vérité et de liberté. Et comme Sandrine, j’ai toujours 25 ans dans ma tête, alors !!
    Merci Coline pour ce bel hommage.

  22. Moi aussi j’ai adoré !
    Malgré une présence plus que soutenue sur les réseaux sociaux, depuis la genèse de ce livre, elle était attendue au virage, et s’en sort haut la main !
    Sa bienveillance, sa bonté, son impudeur pleine de pudeur, sa simplicité nous donnent le sentiment de lire une soeur, une cousine une amie ; c’est ça l’intelligence, et le souci du partage.
    Un phénomène cette nana !

  23. J’aime beaucoup ce que tu dis. Bon moi j’ai 21 ans, mais j’ai des cheveux blancs depuis trèèèèès longtemps (genre 13 ans, et avec des cheveux noirs, ça se remarque direct). J’en ai de plus en plus, bon pas au point d’avoir des racines blanches ou des cheveux poivre et sel, mais ça fait comme des petites paillettes :) Et ben depuis quelques mois, j’ai des petites réflexions par-ci par-là du style « tu sais, il existe des shampoings colorants », ou encore « oooh t’as des petits cheveux blancs… tu devrais aller montrer ça à ton coiffeur ». Beeeen, NOPE. Le fait d’avoir des cheveux blancs ne me dérange absolument pas, et si il faut qu’ils le deviennent entièrement avant « l’âge » normal, grand bien leur fasse. A un moment je pense que c’est vraiment au feeling.

    … Puis comme ça j’aurai pas besoin de les décolorer si j’ai envie de me teindre les tifs en rose licorne :D

  24. Merci Coline. Je ne connais pas le bouquin ni l’auteure mais c’est en plein dans mes réflexions du moment. J’ai 33ans, quelques (de plus en plus) que je gère à peu près mais cette été 2 mariages et mes tantes pour critiquer… J’ai envi de dire occupez-vous de vos vies! Bref.. Je vais lire ce bouquin

  25. Je ne connaissais pas du tout ce livre ! J’ai 26 ans et pleins de de cheveux blancs. Depuis plus d’un an,j’ai arreté de me colorer au henné. J’ai décidé de les laisser. D’une part parce que c’est mon coté rebelle :D (les « ah mais tu as des cheveux blancs si jeune ?? oui et toi tu as les pores dilatés non ? grrrr) d’autre part parce que ça me vieilli un peu, enfin je pense… et que la premiere fois que j’ai baladé mon fils dans le quartier, des voisines ont cru que j’avais 16ans et que j’étais la nounou…

  26. Merci !!! Ma meilleure amie a des cheveux gris depuis ses 20 ans. A la 30aine elle a décidé d’arrêter les teintures. A 32 ans maintenant tu viens de me donner une chouette idée de cadeau de Noël pour elle !!!

  27. Mes deux grands mères se coloraient les cheveux, l’une jusqu’à la fin, et l’autre a vers les 80 ans décidé qu’elle les laisseraient gris. Parmi mes 3 tantes 2 ne se sont jamais coloré les cheveux, l’autre à arrêté vers 50 ans, et je les trouve belle les cheveux poivre et sel. Enfin, ma maman elle s’amuse de temps en temps avec un henné sur une de ses mèches assez grise, mais ne colore jamais tout. Je pense que je laisserai mes cheveux tranquilles à mon tour. J’ai comme toi 30 ans, j’ai 5 cheveux blancs qui se battent en duel, et je n’en fais pas un drame. Il y a quelques semaines ma collègue 3 ans plus jeune m’a dit qu’elle se posait des questions sur ses cheveux blancs, elle en a un poil (Ahah) plus que moi et ça la travaille… Mais je pense que le fait que pas mal de femmes les camouflent nous donne le ressenti d’être « précoce » avec des cheveux blancs, alors que c’est un processus naturel. Bref, merci pour cet article ! Même si c’est rigolo de le lire alors que tu as les cheveux roses en ce moment ;)