S’habiller éthique… sans y laisser un smic

Voilà, on est en 2017 : c’est le futur.
Ces dernières années, un certain nombre de trucs cools ont fait leur apparition dans nos vies : la lampe torche sur l’Iphone, les vidéos Youtube et les saucisses végétariennes en sont quelques exemples.
Pourtant, alors qu’on devrait se détendre les neurones dans nos canapés devant Les Anges de la Téléréalité, on ne peut pas s’empêcher de penser à deux ou trois petits détails qui gâchent la fête.

Des pesticides dans nos assiettes, des perturbateurs endocriniens dans nos produits de toilette… Des vêtements qui bousillent la planète et ses habitants. C’est un fait : au 21ème siècle, des ouvriers du textile risquent leur vie dans des usines, des enfants travaillent pour 10 dollars par mois et la mode est le deuxième secteur le plus polluant juste après l’industrie pétrolière.
Happy new yeeeaaar !

La bonne nouvelle, c’est que des alternatives existent ; le bémol, c’est qu’elles sont souvent plus chères. Le prix est évidemment justifié, mais il faut se rendre à l’évidence : on n’a pas tous le compte en banque au vert ni les étrennes de Lagardère.

Je pourrais conclure cet article ici, en clamant qu’il suffit de n’acheter que ce dont on a strictement besoin : un panta-short (celui à zip, qui se transforme en fonction des saisons), un sweat à capuche et une paire de chaussures imperméables.
Oui. On aurait des maisons en rondins de bois et on vivrait grâce à la vente de sculptures en pomme de pain.

Mais avant de s’enterrer dans la forêt, nous pouvons déjà avancer pas à pas vers un quotidien plus vert.
Et dans le domaine de la mode éthique, il y a de la matière : composition et entretien des vêtements, seconde-main, labels équitables et vegan, fabrication locale, location et troc, minimalisme…

Je vous propose ici une petite batterie de solutions pour bien se vêtir sans racler le fond de sa tirelire !

Photo : H&M Conscious


Si un jean vendu au prix d’un paquet de cacahuètes est hautement suspect, un vêtement fabriqué de façon un peu plus responsable ne vaut pas forcément un lingot.

Selon une étude de Science Po et l’Atelier de couture : sur un tee-shirt à 29 euros, seuls 18 centimes sont liés à la confection. En rognant sur leur marge, les grandes enseignes peuvent offrir des prix bas tout en garantissant des conditions sociales et environnementales acceptables : “Respecter les règles ne coûte pas plus cher, à condition d’investir dans la formation des salariés, de réduire les coûts liés à une rotation excessive du personnel et d’obtenir des gains de productivité. Ces gains permettent de financer les augmentations de rémunérations et d’assurer des salaires décents. »  

Certaines marques ont aussi compris l’intérêt économique et écologique du recyclage et proposent des programmes de dépôt d’anciens vêtements dans les magasins en vue d’en fabriquer de nouveaux ou de les redistribuer à des personnes dans le besoin.

Pour éclairer le consommateur amateur de monde meilleur, le collectif Fashion Revolution a établi en avril 2016 un Fashion Transparency Index : le document classe les grandes marques en fonction des informations qu’elles partagent sur leur chaîne d’approvisionnement et des efforts qu’elles mettent en place pour améliorer leurs pratiques. En bas du tableau : Chanel, Hermes, Claire’s, Forever 21. En haut : H&M, Zara et Levi’s.

Certains hurleront au green washing en s’enchaînant aux grilles du magasin avec une paire de legging : je concède que c’est loin d’être parfait, mais ça avance dans le bon sens.

Par ici, la compagnie eco-friendly :

  • Galeries Lafayette – collection Fashion Integrity : des basiques équitables en coton bio
  • La Redoute – collection Made in France : une gamme de vêtements designés et fabriqués dans l’hexagone
  • H&M – collection Conscious : des vêtements confectionnés à partir de fibre recyclée, coton bio et lyocell ainsi que des cosmétiques certifiées ecocert
  • Asos – section Eco-friendly : une sélection de marques écolo, vintage et issues du commerce équitable à prix raisonnables
  • Urban Outfitters – section Urban Renewal Vintage : des pièces d’époque version originale ou retaillées
  • American Apparel : dommage, le site de vente en ligne a fermé, mais les boutiques physiques restent une très bonne option pour acheter des vêtements made in USA qui traversent les années

savoir apprécier la chine

 

Bureau des Évidences, bonjour ! Le vêtement le plus responsable est celui qui n’est pas (re)fabriqué : certes, mais comme dirait tante Josette, “ça va mieux en le disant”. La conception d’un jean, au hasard (l’un des produits les plus polluants au monde) nécessite à lui seul 10 000 litres d’eau, des pesticides, des colorants, des détergents et des millions de kilomètres de transport.
Ca tombe bien, le bon vieux jean de maman, le 501, a retrouvé ses lettres de noblesse sur nos fesses, à l’instar de toutes les tenues du siècle précédent.   

Pour dénicher des perles vintage, plus besoin de fouiner dans les greniers poussiéreux de nos aïeux : l’offre est pléthorique en ligne et en boutique. Rien qu’à Paris, il y a plus de 200 friperies.

Allez viens, je te donne un coup de (seconde) main :

prêter à son prochain

 

Lundi matin, mèche collée sur le front et teint blafard, on ouvre notre placards et on est envahies par une désagréable sensation : la pile de vêtements qui gît sous nos yeux nous file le cafard.
Pourtant, il y a à peine deux mois, l’achat de ce chemisier en soie nous avait excitée comme notre toute première barbe-à-papa.

Au lieu de se jeter dans le premier centre commercial à proximité, considérons une nouvelle façon de non-consommer : le partage (ouvrez vos bibles page 32).

Depuis quelques années, des plateformes de location de vêtements ont fait leur apparition. Leur fonctionnement est très simple : l’utilisatrice s’abonne puis choisit des tenues qu’elle gardera quelques semaines avant de les renvoyer, et ainsi de suite. Une solution eco-friendly pour changer de look à l’envi, tester des pièces funky ET faire des économies.

Le coeur sur la main, je partage mes bonnes adresses :

  • Hylla Penderie : une sélection de pièces uniques, neuves ou vintage, à louer lors d’événements et bientôt directement sur le site web
  • Tale me : une plateforme de location de vêtements éthiques spéciale enfants et  femmes enceintes, à partir de 19€ par mois pour ne pas dépenser des fortunes dans des tenues éphémères (une mention spéciale pour la formule location de manteau pour les petiots)

se prendre pour une grand-mère

 

Il y a fort longtemps, bien avant les gilets acrylique Jenyfer et les joggings à pressions, les vêtements étaient fabriqués par des artisans et portés jusqu’à leur dernier souffle. On les cousait, raccommodait, rapiéçait, remaillait et leur collait des coudières en attendant qu’ils ne ressemblent plus qu’à une vieille serpillière.  

Aujourd’hui, dégainer ses aiguilles pour réparer une chaussette trouée est quasi une hérésie : pourquoi perdre 15 minutes à coudre quand 5 secondes suffisent pour en glisser une nouvelle paire dans son panier Amazon ?

Pourquoi, je vous le demande ? Personne, au fond de la salle, au lieu d’échanger des petits mots avec votre camarade ?!
Eh bien : parce que ça évite de générer de nouveaux déchets vestimentaires dont seuls 25% sont recyclés, parce que ça permet de garder quelques piécettes dans son porte-monnaie, parce que ça détend et c’est grisant de faire quelque chose de ses dix doigts (surtout un dimanche soir devant une série avec un plaid et une tisane : #jesuismamie).

► A défaut d’être mamie-gâteau, je donne de bons tuyaux :

  • Le guide Couture Récup pour fabriquer de nouveaux vêtements avec les anciens
  • Un super article de Made in Utopie sur l’éloge du reprisage
  • Les blogs Coupe Couture et Heartsun qui donnent toutes les techniques pour réparer, repriser, remailler un vêtement
  • Le site Ma Petite Mercerie qui propose toute la panoplie de la parfaite couturière

faire tenir ses tenues

 

La mode éthique est protéiforme. Non, je ne reviens pas avec mes histoires de pantalon zippé qui devient short l’été : je veux parler des différentes façons d’appliquer cette mode qui respecte l’humain et son environnement.
Si le respect des droits des travailleurs est l’un de ses principes fondateurs, la mode éthique cherche aussi à diminuer son impact environnemental tout au long du cycle de vie des produits.

Forcément, plus il dure longtemps, moins le vêtement ne générera de pollution. Pour schématiser : il vaut mieux acheter un jean classique qui durera 10 ans que 10 jeans en coton bio qui dureront un an (on peut tromper une fois 1000 personnes… enfin vous avez compris).

Ça commence donc dans le rayon en choisissant des coupes et motifs intemporelles (par exemple, le sweat Bob l’éponge n’est pas VRAIMENT une option durable) et des matières de qualité : le coton, le lin, le chanvre, le lyocell issu de la pulpe de bois…

Ensuite, la clé de la durabilité, c’est l’entretien : espacer les machines, laver à basse température, sécher naturellement, repasser le moins possible.

► Par ici les combines green :

aiguiser son flair pour les bonnes affaires

Photo : Juste, la révolution textile


Dans l’ombre des grands magasins qui, façon Odile Deray au milieu de l’aéroport, clignotent, gigotent, assènent des slogans du soir au matin, une flopée de marques plus confidentielles ont déjà adopté une démarche responsable.
Fabrication en France ou en Europe, artisanat, petites séries, matières durables, certification équitable… Chacune a développé sa spécificité et oeuvre à son niveau pour une mode moins éphémères et plus respectueuse des hommes et de l’environnement.

Alors évidemment, payer des artisans avec du véritable argent, produire en quantité limitée et choisir des matériaux de qualité finit par peser sur l’addition.
Quand on n’a pas les biftons, on peut faire une wishlist sur Pinterest et attendre patiemment les promotions.

D’ailleurs, ce principe de wishlist est une très bonne façon de ne pas céder à l’achat d’impulsion : parfois, en revenant sur l’article quelques semaines plus tard, on se rend compte que le désir est retombé comme un soufflé. 

► La truffe au vent pour les bons plans :

 

 

65 commentaires sur S’habiller éthique… sans y laisser un smic

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  1. Super article, très complet comme toujours Camille! ☺️ Pour les grands j’aurai rajouter Bonobo jean’s personnellement 80% de ma penderie vient de chez eux, ils ont une certaine éthique et les vêtements durent à condition de bien les traiter comme tu le dis au cinquième point. Je partage sur mon groupe fb Mon Mode de Vie Green je pense que ça devrait les interessser 🌿 Bonne journée à vous deux, gros bisous 😘
    Marion

    1. Merci Marion ♥ : ton message me va droit au coeur !
      Je n’ai encore jamais testé les vêtements de Bonobo : je vais me pencher sur la question :-) !
      Bonne journée, gros bisous

  2. Super article comme toujours :). Serait-il possible de connaître des alternatives vegan pour avoir bien chaud l’hiver, je parle surtout des manteaux ! Car il y a très souvent de la laine ou des plumes…
    Bisous à vous deux,
    Pauline

  3. Article très intéressant, même si c’est beaucoup de bonheur sens c’est tjs bien de faire une piqûre de rappel ;) j’aurais aussi ajouté les soldes. Tout bête mais moi qui lorgnais sur des jolies pièces sur le site de ekyog (trop cher pour moi en temps normal) les soldes m’ont permis de me les offrir. Ça reste un budget mais j’ai limité les soldes à ces jolies pièces et au final ça m’est revenu bien moins cher que quand je faisais des soldes « conventionnels » et que j’achetais plein de choses que je portais pas ! Le bon sens on vous dit :)

  4. Contenu très intéressant et style agréable ! Merci pour cet article au moment même où je m’apprête à faire le point sur ma penderie 😬😬😬

  5. Une fois de plus : merci jolie Camille !
    Je suis fan de tes articles par ici (enfin, chez toi aussi hein)
    Je valide tout ce qui a été dit, on a les mêmes coups de coeur, et surtout, tu prouves ENFIN que tout est possible ! Je vais pouvoir diffuser cet article en masse, parce que moi quand je parle on me croit pas, on me traite de vendue non objective ahahah
    J’adore acheter de seconde main d’ailleurs, je voulais rêvais secrètement d’une paire de Veja, mais 200 boules ça me faisait mal ! Et sur VideDressing hop 50 euros ! Qui dit mieux ???? <3

  6. Excellent article 😀 ! Et très complet. De quoi revoir notre rapport aux vêtements et leur consommation.
    C’est l’une de mes résolution de cette année : je n’achète plus de vêtements qui ne me sont pas nécessaires et faire le tri dans mon armoire (ça, je ne m’y suis pas encore attaqué !). Et quand j’aurais besoin de remplacer un vêtement, acheter éthique et naturel.
    Merci pour tes conseils 😊 !
    Aurélie

    1. Merci Aurélie !
      C’est une résolution que je ne peux que saluer : et malgré les apparences, elle n’est pas si évidente à mettre en place. Moi-même je lutte encore contre des envies irrépressibles de vêtements non estampillés green : mais les dernière fois que j’ai craqué, j’étais contente pendant 1h et ensuite blasée comme un grumpy cat. Du coup, quand je fais un « écart », j’opte pour des pièces plus intemporelles et je les use jusqu’à la dernière corde. Et je regarde systématiquement si je peux les trouver sur Vinted ou Vide-dressing avant de dégainer ma CB.
      Bonne journée :-) !

      1. J’ai découvert cette conception lors de mon voyage en Suède il y a 2 ans. Pleins de friperies qui ressemblent à des magasins de grandes marques. J’avais craqué pour 2 robes d’été faites avec des tissus de récupération. Je les porte encore et on me demande dans la rue où je les ai trouvé ! Sinon, un foulard d’une créatrice de Copenhague 😉!
        Est-ce que je peux mettre le lien de mon blog ? Il revoit à mon voyage en Suède.
        http://latomatesevade.com

    1. Je sais qu’ils ont une démarche engagée (coton bio, made in France…) mais je n’ai jamais eu l’occasion de tester les jeans… Et toi ?

  7. Super article Camille!
    Pour ma part je suis adepte des vides dressing et des friperies, mais je suis ravie de decouvrir des sites ethique et de créateurs responsable!
    J’ai déja fais beaucoup en arretant d’acheter dans les enseignes de fast fashion, mais c’est parfois un peu difficile de s’y retrouver sur le marché.
    Merci donc pour ces decouvertes.
    Belle journée.
    Floriane.
    http://www.damedepiques.com

    1. Merci pour ton commentaire Floriane. Ce n’est pas forcément évident, c’est clair ! Je dirais qu’en terme de mode éthique, il vaut mieux éviter de chercher un truc ultra-précis. C’est bien pour des intemporels, des pulls basiques, des jeans, des manteaux, des chaussures simples.
      Personnellement, quand je veux un truc bien défini qui n’existe pas en version éthique, je choisis l’option « la moins pire » : matières naturelles (coton, laine, lin…), qui durent le plus longtemps possible, bien coupé. Par exemple COS et & Other stories peuvent être des alternatives qui vont dans ce sens.
      Bonne journée à toi aussi :-) !
      Bises

  8. Merci pour ce bel article qui propose de nombreuses alternatives bien utiles. J’ai déjà visité pas mal de liens, mis de côté certains et conserver des dates en mémoire.
    Je répare mes chaussettes et collants en laine déjà, répare mes pulls en cachemire et fais ma couture de ravaudage ou ourlet.
    Mais, ben oui, il faut un mais, la majorité des liens vers les sites de fringues sont plutôt casual. Ce qui signifie que, lorsque on travaille dans un bureau et/ou secteur qui nécessite un style plus « classique, du moins, moins casual, ou bien si par gout on ne porte pas ces tenues, quelles sont les propositions existantes ? Pour autre chose que la litanie noir/gris/beige/marine et jean/boots/ baskets/pull ou blouse. Oui, j’ai plus de 25 ans (….) mais il y a longtemps que je pense à acheter moins et consommer mieux de meilleure qualité, français. Question de bon sens pour moi. Merci

      1. Si je peux me permettre il y a aussi SloWeAre.com qui est assez complet et il y a meme un article hyper fourni pour apprendre a décoder les étiquettes :) ! Moi ca a considérablement facilité les achats.

        Merci Camille pour cet article car je trouve qu’il invite beaucoup les « non-initiés » a la mode éthique a se « convertir » ! ;) C’est important.

  9. Super Article qui tombe à pic !!! Je trie ma garde robe et petit a petit, je souhaite la renouveler avec les bonnes formes de vêtements, les bonnes couleurs et de l’éthique ;) Merci Camille !

  10. Merci pour cet article très intéressant et très documenté. Je le conserve précieusement pour avoir toutes ces adresses à portée de mains 😊

  11. Très intéressant!
    je vois que je ne suis pas complètement à la ramasse (en bonne fan de friperie, dépôt-vente et en pratiquant moi-même les vide-dressing réguliers), je m’oblige souvent à à patienter quelques jours avant de passer commande et en effet parfois je me demande ce que j’ai bien trouver à un vêtement et ils sort de ma tête…

    En même temps j’ai une totale conscience de craquer totalement par moment avec des « paniers » compulsifs chez H&M ou Asos (ben oui, on achète 1000 trucs pour pas un rond alors c’est tentant…).

    Est-ce que ce besoin d’achat régulier n’est pas aujourd’hui un des moyens les plus évidents et les plus simples de « faire partie de la société (de consommation bien sur)… Je déhaine ma CB = je peux, j’ai ce pouvoir de consommer = je me reconnais dans cette société…
    et puis après quelques semaines le dégoût d’avoir à nouveau trop, d’emmagasiner …?

    Merci pour ce post réfléchi et léger :-)

    1. Totalement… On nous pousse dans cette frénésie de consommation pour « être dans le coup », « avoir l’air de », « ressembler à »… Mais ça ne peut générer que de la frustration : les collections et les modes évoluent tellement vite que quoiqu’il arrive on aura toujours un train de retard. Et à la fin de chaque saison, on se retrouve avec des tonnes de pièces cheap et déglinguées qu’on apporte avec une certaine bonne conscience au conteneur Relais… Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez de personnes qui ont besoin de vêtements par rapport aux volumes produits. Et une grande partie finira quand même dans une décharge…
      Comme toi ça m’arrive de craquer de temps en temps pour des vêtements de la fast fashion, mais je privilégie autant que possible les styles, coupes et matières qui dureront un maximum :-)

  12. Bonjour Camille,
    Un grand merci pour ce très bel article qui vulgarise et rend plus accessible la mode éco-responsable à tous. J’apprécie beaucoup les solutions que tu proposes étant moi-même dans cette démarche depuis plusieurs années.
    Après avoir créé mon blog (Ecofashion Paris), je viens de lancer SloWeAre, la communauté Slow Wear dédié à la mode éco-responsable. Dans le prolongement de ton article, je t’invite à découvrir à travers notre manifesto notre propre vision de la mode éco-responsable : https://www.sloweare.com/manifesto/. J’espère que le site te plaira et n’hésite pas à me contacter si cela soulève quelques questions. Belle soirée et bon week-end par avance.
    Eloïse

  13. J’aime beaucoup tous vos articles, très intéressants et surtout très complets. J’ai juste une question qui me turlupine : pourquoi écrire sur le blog ne quelqu’un d’autre au lieu d’alimenter votre propre blog ? Je peux comprendre que celui-ci ait peut-être plus de visibilité mais pourquoi, dans ce cas, ne pas mettre aussi l’article sur votre blog ?
    Elodie

    1. Hahahaaaaa… Spotted ! Bah oui, c’est très juste :-).
      Le fait d’écrire sur le blog de Coline donne effectivement plus d’ampleur aux messages donc je privilégie ces articles… Mais je vais désormais avoir un peu plus de temps pour mon blog que j’aimerais développer davantage : vous viendrez, hein ;-) ?
      A bientôt
      Camille

  14. Quel article formidable. Coline, 100 000 fois MERCI. Je t’envoie la chaleur de mon coeur à travers les autoroutes pour qu’elle traverse l’Europe jusqu’à toi.
    Quand je pense à d’autres youtubeuses qui ne parlent jamais de ça ou -pire- répondent « lol » quand on leur demandent si elles souhaitent le faire un jour (Safia Vendôme), c’est très réconfortant de tomber sur un article comme le tien qui est non culpabilisant, qui offre de véritables solutions et qui – en plus – nous donne la patate après la lecture :-)
    gros bisous!

  15. la marque 1083 ! fabriqué éthique et made in France 100%.
    La « fabrique authentique » et « modetic »ainsi que leur site internet 1083.fr vendent des jeans éthiques et responsables, tee-shirt, et chaussures.
    le concept « le produit est fabriqué à moins de 1083 kms de chez vous et en France ».
    Aidons cette entreprise, elle fait vivre (revivre) beaucoup d’autres entreprises françaises.

  16. merci pour toutes ces informations !!
    Je suis en train de réfléchir a une petite collection capsule composée d’une blouse, d’une robe et d’une veste qui seraient entièrement créées de mes petites mains et le tout en tissus bio « made in france « …je peux dire que c’est une réelle difficulté de trouvé ce précieux tissus tout en restant dans les prix du marché …je cherche encore et encore car les modèles sont déjà prêts …

    1. Bravo, c’est une super démarche. J’espère que tu vas pouvoir aller au bout de ton projet ! Tu nous feras signe quand il aura vu le jour ?
      Bises

  17. Bonjour,
    Je suis ravie de voir votre démarche, ce pourquoi je me permets de vous faire connaître ma marque de sandale faites main en Provence, La marque s’appelle Massalia, j’espère à bientôt de vos nouvelles, Karine Massalia

  18. Salut Camille!
    Bel article, sauf que dans l’éthique il y a certaines choses que tu mets de côté: le coton bio, c’est doux, ça fait bien, mais ça consomme ENORMEMENT d’eau, donc moi je ne le mettrais pas en avant. Il vaut mieux préférer le lin qui consomme peu d’eau, et dont la France est un super producteur!! (économie locale rpz, ça fait moins de C02 sur les routes et plus d’emplois!). Quand aux « grands », certes, H&M a une ligne conscious, mais vu comment ils traitent leurs employés dans les pays de production, avec des produits très très nocifs, des salaires misérables et des volumes horaires de chien, cette ligne est juste à proscrire. Un peu le même topo pour American Apparel, qui en plus, sélectionne sa clientèle en privilégiant les petites tailles (mais qui effectivement, propose du lyocell, et ça c’est très cool!).
    Malheureusement, c’est vraiment compliqué de se faire un avis sur l’éco-friendly et l’éthique de la mode car les infos sont difficiles à avoir et sont parfois (souvent?) contraires à ce que les marquent mettent en avant… Les valeurs sûres restant du coup le lin et le bambou, et les fibres animales (+fibres recyclés!) au niveau des matières, et les friperies, banques d’échanges etc… au niveau de l’économie :)
    Bises
    Manon

  19. Coucou! Pour ceux et celles qui veulent vider leur dressing, pensez au site donnons.org! C’est une plate-forme de dons en ligne, Vous ferez des heureux!

    Farah

  20. Merci pour toutes ces chouettes idées !
    Je suis une adepte des friperies dans lesquelles je trouve des trucs très chouette, mais aussi adepte du « refashioning clothes », je n’ai pas de traduction qui dit aussi bien le concept : retailler, recouper, recoudre sa garde-robe pour la moderniser.
    Mes créations sont essentiellement cousues à partir de vieux textiles !!!

  21. Merci beaucoup Camille pour toutes ces astuces ! Je suis moi-même adepte de la slow fashion et je trouve chouette de voir qu’il y a de plus en plus d’initiatives et de nouveautés green. Je ne connaissais pas la location pour les enfants, je vais aller voir ! J’utilise beaucoup le troc pour eux.
    J’en profite pour parler de ma boutique en ligne éthique pour les petits loups (mais pas que!) avec des pièces adorables et confectionnées dans le respect ! À bientôt.

  22. H&M? Je croyais qu’il traitait de façon inacceptable ceux qui confectionne leurs vêtements. Merci pour l’article mais ces enseignes sont plus éco-friendly qu’éthique, ou peut être ai je mal compris ou me trompe

    1. On est d’accord pour dire qu’H&M n’est pas exemplaire. Cela dit, depuis quelques années, le groupe fait de vrais efforts pour tendre vers une mode plus responsable. L’index de la Fashion Revolution le souligne bien : H&M y est classé parmi les marques les plus transparentes parmi un panel assez large d’entreprises textile (incluant Chanel, LVMH, Nike, Adidas…).
      http://fashionrevolution.org/wp-content/uploads/2016/04/FR_FashionTransparencyIndex.pdf

      La « mode éthique » est un terme valise qui comprend un certain nombre de pratiques environnementales et sociales. Comme ce n’est pas un label avec des critères strictes, on peut qualifier d’éthiques les marques ou collections (en l’occurence H&M Conscious) qui prennent des engagements réels et améliorent leurs pratiques. On peut aussi décider de n’y mettre que les marques 100% irréprochables sur toute la ligne… Mais qui l’est vraiment totalement, au final ?
      Le blog The New Wardrobe a publié récemment un article intéressant qui décortique la mode éthique :
      http://wardrobe.fr/la-mode-ethique-decortiquee/

      Personnellement, j’ai beaucoup plus de considération et de respect pour des marques à taille humaine, qui produisent en petite série, utilisent des matériaux eco-friendly, ont une relation étroite et équitable avec les artisans… Mais les prix sont généralement plus élevés et cet article a vocation à montrer toutes les possibilités de mieux s’habiller, y compris pour les petits budgets. Selon moi, c’est toujours mieux, dans un magasin H&M, de s’orienter vers la collection Conscisous. C’est pareil pour les marques de distributeurs bio dans les grandes surfaces : ça reste à mon sens une meilleure option par rapport à des produits qui ne prennent absolument AUCUN engagement pour la santé et l’environnement.

  23. Whaou, vraiment merci !! Ça fait plusieurs mois que j’essaye de trouver des choses + éthiques et écolo, (je parcours beaucoup les friperies depuis plusieurs années, mais on n’y trouve pas tout), et j’étais un peu perdue et découragée de ne pas trouver de prêt à porter accessible (je suis étudiante)

    Merci pour cet article qui m’a déterminée et remotivée !!!

  24. Vraiment top cet article, aussi bien ultra détaillé que drôle et ludique. Personnellement, je me mets au partage de fringues (entre copines) et j’adore évidemment les fripes… Récemment, j’ai refait ma garde-robe grâce à une amie de ma mère : et hop, des habits des 80’s qui ont une seconde vie, et pas besoin de m’acheter des fringues pendant plusieurs mois !

    Bises,
    Estelle de Chroniquesdunefrenchie.fr

  25. Je suis vraiment choquée de voir american apparel présentée comme une marque « éthique ». Peut être sur les matières effectivement mais pour ce qui est de l’esprit de la marque… Il suffit de taper « american apparel » dans google image pour se retrouver en face de ce qui se fait de mieux en terme de publicités sexistes, avilissantes et dégradantes pour les femmes. Très déçue de voir que vous les recommandez…

  26. Hello Coline,
    voilà un bel article qui montre qu’il existe beaucoup de manière de consommer responsable !
    J’espère qu’il inspirera le plus nombre à s’habiller éthique :)
    En tout cas, j’ai lu avec intérêt la section Prêter à son Prochain… et notamment la découverte de Hylla : c’est vraiment une alternative intéressante combinée à un dressing minimaliste.
    De mon côté, il m’arrive parfois de faire face à des positions très tranchées. Je développe une marque de sacs Made in Africa.
    Alors effectivement ce n’est pas une initiative vegan mais le projet est avant tout de créer de l’activité, de la valeur ajoutée sur le continent en valorisant des matières premières disponibles localement et en soutenant l’emploi des femmes.
    D’ailleurs, j’explique la différence entre commerce équitable et mode éthique ici : http://inadendesign.com/blog/mode-ethique-definition/
    car il arrive souvent qu’on limite la mode éthique à ce label ce qui, comme tu le montres très bien, n’est pas le cas !
    Au plaisir d’échanger avec toi.