Eco-inspirations du Japon

publié par camille

Je sais ce que vous allez me dire. A première vue, quand on pense à l’écologie, le Japon n’est pas le premier pays qui vient à l’esprit.
Spontanément, on visualise plutôt les néons des plateformes de jeux qui clignotent toute la nuit, l’air de dire “hé ho, toi là, petit travailleur fatigué qui a enchaîné une journée de 22 heures au boulot, viens te déchaîner en jouant à Super Mario”. On pense au Shinkansen, le train le plus rapide du monde, à Fukushima, petite station balnéaire « radieuse », aux boutiques sur 12 étages regorgeant d’objets en plastique à l’utilité relative (appareil à muscler la langue, diadème de Sailor Moon, poussette pour chien…).
Vu sous cet angle, la slow life n’a pas l’air d’être une priorité nationale.

Et pourtant. Le pays est pétri de contradictions, un peu comme vous et moi. On utilise des sacs à vrac mais on prend l’avion pour voyager, on composte nos déchets mais on ne s’habille pas en chanvre de la tête aux pieds. Malgré tout, nous ne sommes pas d’immondes personnages qui méritent de finir étouffés avec des graines germées.

Pour les Japonais, c’est un peu pareil : ils ne sont nippons ni mauvais (désolée, je devais la faire… hommage à un illustre inconnu). Ils ont épousé le mode de vie ultra-libéral mais l’amour de la nature et le minimalisme, hérités du bouddhisme, restent profondément ancrés dans leur culture.

Un concept illustre très bien cela : le wabi-sabi, une philosophie qui prône le retour à la simplicité, la sobriété, l’harmonie avec la nature, et qui amène à ressentir la beauté des choses imparfaites et modestes.
Wabi se rapporte à l’équilibre, la tranquillité, l’humilité et la satisfaction de peu. Sabi signifie l’épanouissement du temps : l’amour du rustique, du savoir-faire ancestral et des objets qui traversent les années.

Au lieu de chasser Bulbizarre sur Pokemon Go, allons pêcher chez les Japonais quelques concepts minimalistes et écolo.

 

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Crédits photos : Glasshouse / Anisbee

1 ● Tawashi : l’éponge réutilisable à l’infini

Les éponges bi-matières font totalement partie de nos quotidiens : au supermarché, à 1€ les 3, on les fourre dans le chariot sans activer nos cerveaux. Puis on frotte les plats à gratins jusqu’à ce que mort s’en suive et on les rachète. Point.
Pourtant la face verte ne porte pas très bien son nom : elle est sacrément abrasive pour l’environnement.  
L’éponge japonaise, le tawashi, est un carré lavable crocheté ou tricoté à partir de jersey. Pour une version encore plus écolo, il est possible de la tisser avec des vieux collants ou leggings.
Comment l’adopter ? Sa confection est simple comme bonjour (ou devrais-je dire : comme konnichiwa) : un tuto de Wonderful Breizh vous guidera pas à pas.     

2 ● Binchotan : le charbon purificateur d’eau

Votre attention s’il vous plaît, voici le scoop du siècle : l’eau en bouteille pollue ! Avec environ 150 litres par personnes par an, ce sont des tonnes de déchets en plastique qui se retrouvent dans l’environnement… Et ça, c’est pas très gentil pour mère nature qui nous l’offre gracieusement.  
Certes, parfois l’eau a un goût d’égout ou contient des impuretés qu’on n’a pas vraiment envie de siroter.
L’alternative 100% naturelle à la carafe Brita, c’est le charbon Binchotan. Il est utilisé depuis 4 siècles au Japon pour purifier l’eau du robinet : ses pores fixent les substances chimiques toxiques (pesticides, herbicides et chlore… je vous ressers ?) et libère dans l’eau des minéraux comme le calcium, le fer et le magnésium.  
Comment ? On peut le trouver sur des sites spécialisés, par exemple ici, puis il suffit de le glisser dans sa carafe/bouteille/gourde/jarre/whatever. 

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Crédits photos : Terrain / Sort of coal

3 ● Bento : la lunchbox anti-macdo

Meilleure que le gigot du bistro, plus équilibrée que le macdo et à fort potentiel écolo, la lunchbox est la solution à tous les maux.
Avec le bento, on cuisine de bons petits plats chez soi et on réutilise tous les jours le contenant. Ca permet de maîtriser ce que l’on se met dans le gosier et d’éviter un paquet de déchets (eh oui, même le boui-boui super healthy utilise des assiettes en carton et des couverts jetables).
Comment l’adopter ? L’idéal est d’utiliser un bento sans Bisphénol A, mais il en existe de toutes sortes sur Bento & co, et pour la suite le blog Mon bento végétarien est une mine de recettes très yummy !

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Crédits photos : Kameleon factory / Goop / David Pike

1 ● Mottainai : le malaise du gâchis

Le Mottainai a inspiré une adorable choré à ces petits Japonais : je ne pige rien aux paroles mais ils ont l’air vraiment content. En revanche, je les soupçonne de se transformer en power rangers verts super vénères si quelqu’un s’avise de balancer une ordure dans la nature.
Plus sérieusement, le Mottainai est une gratitude pour tout ce qu’offre l’environnement : la nourriture, l’eau, le papier, le textile… et un profond dégoût pour le gaspillage (#paskawaï) : un objet doit être utilisé jusqu’à la fin de sa vie, et si nécessaire son propriétaire doit le réparer ou lui trouver une nouvelle fonction.
Comment l’adopter ? Par exemple : recycler de vieilles ampoules non recyclables en mini vases, c’est très Mottainai. Réutiliser l’eau souillée du robinet pour les toilettes, porter une chemisette au bureau pour économiser l’air conditionné… C’est aussi complètement Mottainai !

2 ● Kintsugi : la réparation en or

Déclinaison du Mottainai, le Kintsugi est l’art de redonner vie à une céramique cassée. Oui, un peu comme tonton Jean-Pierre qui avait recollé la carafe de grand-mère, sauf qu’ici on n’utilise pas de super-glue dégoulinante mais une laque et de la poudre d’or. Tout à fait. A la fin de l’opération, les objets sont magnifiés et prennent encore plus de valeur.
Ca donnerait limite envie de s’embrouiller bien fort avec Monsieur pour pouvoir balancer toutes les assiettes par terre et lancer un atelier-réconciliation de Kintsugi (accompagné, bien entendu, de saké et de makis).
Comment l’adopter ? Avec un kit spécial et un (tout petit) peu de patience !

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Crédits photos : Art ceramic / Humade

3 ● Konmari : la magie du rangement

Marie Kondo, rangeuse professionnelle, a créé une méthode inspirée de la philosophie zen pour se débarrasser des objets encombrants et inutiles qui obstruent nos intérieurs.
Sans virer dans la maison-temple avec, pour seule fantaisie, une table basse, un gong et un tatami (et du coup plus aucun ami) il s’agit de se recentrer sur l’essentiel.
Les collections de boules à neige, les tubes de crème de 2002 à moitié vides et la panoplie de stabilos secs risquent donc fort de passer à la trappe.
Comment l’adopter ? En lisant le livre de Marie Kondo et en appliquant ses 10 principes fondamentaux résumés ici, en s’inspirant ici

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Crédits photos : Honestly WTF / Babyccinokids / Onegoodthingbyjillee

1 ● Furoshiki : tissus zéro-gâchis

Souvent évoqué comme alternative au papier cadeau qui n’est pas recyclable, le Furoshiki est une technique d’emballage à partir d’un morceau de tissus réutilisable à l’infini.
En dehors du 25 décembre, on peut s’en servir les 364 autres jours de l’année comme : sac à dos, tote bag, sac à baguette, porte-melon (on a TOUJOURS besoin d’un porte-melon sur soi)… Il n’a de limite que les frontières de notre imagination.
https://fr.pinterest.com/vtcm/furoshiki/
Comment l’adopter ? De beaux Furoshiki vintages sont disponibles sur cette boutique Etsy, puis il suffit de suivre ces conseils de pliage

2 ● Sashiko : l’art du rapiéçage

Dans l’esprit du Kintsugi, le sashiko rend les trous encore plus beaux.
Au lieu de jeter à la benne un vêtement au premier accroc, le but est d’utiliser des techniques de reprisage et des chutes de tissus de qualité pour réparer un pantalon ou une veste en jean endommagés.
Comment l’adopter ? Avec un kit spécial ou en suivant ce DIY sur Honestly WTF

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Crédits photos : Honestly WTF / Style du monde

3 ● Shiro nuka : le masque au riz

Au Japon, la beauté est indicatrice de santé : l’extérieur est le reflet de l’intérieur, d’où l’obsession de masquer toutes les imperfections (en même temps, ici non plus, les grosses valoches sous les yeux et la tignasse ébouriffée ne sont pas synonymes de grand bien-être).
Pour matifier, hydrater et absorber l’excès de sebum, le riz est l’ingrédient plébiscité par les Japonaises.

Il ne s’agit pas de s’étaler le reste du plateau de sushi sur le visage mais de confectionner un masque hydratant à partir de son, de farine ou de grains cuits mélangés à de l’avocat et du miel.
Comment l’adopter ? Le Shiro Nuka est disponible ici, mais il est aussi possible de le confectionner soi-même en suivant ce tuto

48 commentaires sur Eco-inspirations du Japon

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  1. Ohhh j’adore ton article!
    Je suis allée au Japon en début d’année et j’ai adoré.
    je suis tombée amoureuse de ce pays, qui est entre la tradition et la modernité, le mode de vie des Japonais (enfin, le peu que j’en ai pu voir… Pas facile d’apprendre à connaître un pays quand on ne parle pas la langue…)
    Je suis fan de la méthode de la réparation en or!!! D’ailleurs en voyant la photo, je me suis demandée où on pouvait acheter ce bol (ahhh le pauvre réflexe que j’ai de toujours tout acheter!!! :) )
    Belle journée

    Julie, Petite and So What?

    1. Merci Julie ! Moi aussi je suis tombée amoureuse du Japon : j’y suis allée l’année dernière et j’ai été fascinée par leur art de vivre, l’atmosphère retro-futuriste et la beauté des paysages.
      C’est un pays très inspirant !
      Bises
      Camille

  2. J’adore ton article… vraiment intéressant plein d’humour comme d’habitude et surtout plein d’idée merci merci merci 😊

  3. Très chouette article ! je vais me confectionner une petite éponge ce week end :D L’avantage du charbon c’est qu’on peut aussi s’en resservir une fois qu’il est « périmé », pour retirer les mauvaises odeur (dans les baskets ou dans la caisse du chat par exemple…). :)

    1. Ah merci pour ton conseil ! Je n’aurais pas pensé à mettre du charbon dans mes chaussures : c’est une bonne idée !
      Bonne fin de journée
      Camille

      1. ben en fait, ici c’est de Camille l’article. Coline prête parfois son blog à d’autres blogueuses pour écrire des articles. Elle a intitulé cela « Share the square ». Sinon oui chouette article! :)

      2. Ben non c’est pas Coline qui a fait l’article c’est bien Camille ! ;) Open your eyes!

        Merci Camille, je ne connaissais pas le charbon « purificateur » d’eau mais ça me tente bien de tester (je sens que mon mec va encore me dire « qu’est-ce que c’est que cette lubie? »)

  4. Coucou! Merci pour cet article très intéressant et riche d’astuce!

    Pour les personnes interessées par le Tawashi, la youtubeuse Alys Boucher avait publié un vidéo avec ce type d’éponges, mais le procéder était plus simple que de planter des clou dans une planche donc je vous met le lien : https://www.youtube.com/watch?v=FPZ-6RdQm_s

    Je ne connaissais pas du tout le charbon purificateur d’eau! Je vais me pencher sur son cas parce que je déteste l’eau du robinet chez moi, et je commence à en avoir marre de la carafe filtrante qui a force, donne aussi un gout à l’eau.

    Par contre j’ai un soucis avec le fait d’utiliser de la nourriture pour me faire des masques en fait! Je ne sais pas pourquoi, mais pour moi utiliser de la nourriture pour ça c’est aussi du gaspillage (en mode: la nourriture, ça se mange, point! la fille pas trop rigide! @.@), mais bref je fais un blocage là dessus!

    En tout cas encore merci de nous faire avancer dans une meilleure consommation^^

  5. Bonjour Camille, cet article est super intéressant, comme tous les autres que tu as publiés d’ailleurs ^^
    Possèdes tu toi-même un blog ? si oui est-il possible de communiquer l’adresse ?
    Merci !!!

  6. écolo et beau ! L ‘article est super intéressant. Je vais adopter le charbon au plus vite et l’éponge aussi. Bon et je dois avouer … Maintenant j ‘ai envie de casser toute ma vaisselle pour la réparer aussi joliment ! (La fille qui comprend pas le concept ).

  7. Merci pour cette sélection inspirante, je pense mettre en application rapidement l’éponge en crochet, le charbon purifiant et l’emballage en tissu: mais quelle bonne idée!

  8. Merci Camille pour ce nouvel article ! Ils sont toujours aussi passionnants et agréables à lire. J’y découvre des astuces qui sont très vite adoptées :)

  9. Bonjour Camille et merci pour cet article qui m’a enchanté !
    L’été dernier, allongée dans un hamac, j’avais dévoré un article consacré à la femme – et muse – du peintre Balthus, Setsuko Klossowska de Rola. Cette comtesse japonaise y confiait son amour infini pour le peintre mais aussi pour les traditions ancestrales de son japon natal. Dans son récit, j’avais été saisie par celle que tu évoques et qui consiste à conserver le plus longtemps possible les choses et d’éviter ainsi tout gaspillage inutile. Elle expliquait que chaque objet, chaque vêtement – et particulièrement les kimonos – étaient ainsi soigneusement réparés au lieu d’être jetés lorsqu’ils étaient abîmés et prenaient alors une valeur encore plus grande, encore plus noble à leurs yeux. Plus un kimono était rapiécé, plus il valait cher et la vaisselle cassée était reconstituée grâce à de l’or, ce qui lui conférait une stature inestimable, les brèches blondes représentant la richesse de son histoire. J’avais trouvé cela infiniment beau et tellement délicat. Alors, lorsque je suis tombée sur Kintsugi ce matin, je n’ai pas hésité une seconde, allez hop dans mon panier ! Je rêve déjà de tasses, de bols et d’assiettes anciennes chinés ça et là auxquels je pourrai redonner vie de la plus précieuse des façons… Merci à toi d’avoir ainsi doré ma journée !

    1. Waouw ! Ton message me va droit au coeur 😍 !
      Comme toi je suis fascinée par l’art de vivre japonais et leur profond respect pour ce qui les entoure : la nature, la nourriture, les objets.
      J’y ai passé 2 semaines l’été dernier et ça se ressent vraiment dans tout ce qu’il font : par exemple, tu peux aller dans n’importe quel restaurant, même le boui-boui au sous-sol de la gare, ils cuisineront toujours avec beaucoup d’attention et soigneront la présentation.
      Certes, avec la modernité, ils se sont un peu éloignés des traditions shintoïstes et bouddhistes, mais malgré tout ça continue d’inspirer les générations actuelles.
      Et je trouve géniale l’idée qu’un objet cassé ait plus de valeur qu’un neuf : ça renverse complètement nos modes de pensée !
      Tu nous donneras des nouvelles de ton atelier Kintsugi, hein ?! 😊
      Bises

      1. Bonjour Camille et merci infiniment pour cet article, moi qui adore le Japon et l’écologie, tu viens de me faire découvrir le binchotan et je compte bien m’en procurer au plus vite, je suis attentive à plein de choses dans mon quotidien pour l’environnement mais encore une mauvaise élève concernant les bouteilles en plastique pour diverses raisons.

        Merci aussi Delph, je découvre Setsuko Klossowska de Rola grâce à toi! ;)

  10. Mais quel article génial!
    Je pense que je ne vais pas tarder à acheter ce charbon, car même si je bois l’eau du robinet sans problème, ça ne marche pas si facilement avec monsieur qui ne boit que de l’eau en bouteille, et ça me désespère!
    Et la réparation à l’or, mon dieu que c’est beau!
    Merci pour ces belles idées!

  11. Bonsoir Camille,
    En lisant ton article, je me sens obligée de réagir, à cause de la visibilité que tu as et du nombre de lectrices qui parcourent ce blog. Le Japon est un pays que je connais très bien, où je vais souvent, alors j’aimerais me permettre de rectifier certaines choses qui sont un peu trop souvent mises en avant et pourtant fausses. Ne le prends pas pour toi, car ce n’est pas mon intention du tout et je suis déjà désolée.

    Démarrer sur un poncif du type « le Japon, entre tradition et modernité » c’est typiquement le genre de phrases d’accroche que font tous ceux qui ne connaissent pas bien ce pays, mais qui souhaitent écrire dessus après un premier voyage. On le lit à toutes les sauces, sans arrêt. C’est comme démarrer une dissertation de philosophie avec « de tout temps, l’homme… ». Je comprends la tentation, mais le mieux est d’y résister.

    Les japonais ne pratiquent en réalité pas plus le mottainai que nous. Le terme existe certes mais s’apparente au malaise que nous ressentons aussi et qui nous pousse à dire « quel gâchis ». Fait-on de cette expression un courant de philosophie ?
    Certaines habitudes de vie sont plus efficaces que les nôtres, et d’autres bien moins. Au Japon, on peut dire « mottainai » tout en achetant des produits suremballés et jeter les plastiques sans même se poser de question sur leur nombre pour emballer une si petite chose. La transformation des objets désuets n’est, pas plus que chez nous, un courant de vie japonais. Il y a des gens qui le font, comme chez nous, et d’autres pas du tout.

    Le kintsugi, art de la laque et de l’or fin, ne peut PAS être pratiqué avec un kit à 22$, qui sera composé de faux or et de produits synthétiques extrêmement polluants. Cette technique de restauration est onéreuse, par la qualité des matériaux utilisés mais aussi par le savoir-faire artisanal qu’elle requiert. Mettre en avant ce genre de kit de mauvaise facture n’est pas très réfléchi. En plus de mettre un doigt de plus dans l’engrenage de l’extrême mondialisation, on ne cherche plus à profiter du travail des artisans autour de nous, en voulant à tout prix tout faire soi-même à moindre coût.

    Je ne m’étendrai pas sur le sashiko, que nous savons très bien faire chez nous aussi mais qui paraît plus exotique avec un nom étranger. Puisque tu es allée au Japon, tu as dû remarquer à quel point l’apparence est importante, notamment dans le milieu professionnel. Le rapiéçage ou les trous n’y seront jamais à l’honneur malheureusement.

    Je n’ai pas pour habitude de réagir de cette façon sur la blogosphère, alors je tiens quand même à te présenter mes excuses pour le sentiment d’agression que ce commentaire pourra te faire ressentir. Encore une fois, ce n’est pas voulu. Disponible si tu sens le besoin de me répondre !
    Bonne soirée.

    1. Hello Eugénie,

      Il n’y a pas de mal, tu as tout à fait le droit d’avoir ton opinion : c’est toujours intéressant que des sujets fassent débat.

      Effectivement, je n’ai pas vécu 25 ans au Japon : ça ne m’empêche pas d’éprouver une certaine admiration pour leur art de vivre et une partie de leurs traditions.

      Tu noteras que dans mon article, je n’ai à aucun moment prétendu que les Japonais étaient parfaits : c’est même l’une de mes premières phrases. Mais il existe là-bas une vision de la nature et de la simplicité qui leur est propre et que je trouve intéressante de présenter.
      Ce n’est pas parce que tout le monde ne pratique pas le sashiko que cette pratique ne vaut pas la peine d’être mise en valeur, si ?
      Ce n’est pas parce que nous réparons aussi des objets cassés en France que leur façon de faire si particulière ne mérite aucune attention ?
      Et le furoshiki, le tawashi, le binchotan, par exemple, sont des pratiques qui sont assez méconnues en France : ça peut donc inspirer des personnes qui ont envie d’aller plus loin dans leur démarche ?

      Le but de l’article est de montrer une autre façon de voir les choses. Ca marcherait avec tous les pays : on pourrait faire un condensé des meilleures pratiques écologiques dans le monde et ce serait loin d’être dénué d’intérêt.

      Je te souhaite un bon week-end,
      Camille

      1. Bonjour Camille, merci pour cet article bourré de jolies astuces. J’ai beaucoup aimé lire le feedback d’Eugénie aussi : une culture qui a des idées admirables n’applique pas nécessairement ces idées. Je discutais cette semaine avec une journaliste suédoise qui préparait un article sur l’interdiction des sacs et des couverts en plastique en France, elle était persuadée que nous sommes en avance sur le reste du monde en matière de réduction des déchets. Un comble quand on pense que la Suède recycle si bien que le pays n’arrive plus à alimenter seul ses incinérateurs. Enfin l’intérêt c’est que nous tous « Ecolos de Tous les Pays », nous piquions les pratiques responsables de partout pour les adapter à notre quotidien et qu’on s’inspire les uns les autres dans un grand cercle vertueux globalisé.

    2. Avant toute chose je tiens à dire que je suis japonaise, née la bas et tout et tout. Je suis d’accord avec toi, quand on voit que tout est emballé en sachet individuel la bas, on se dit que mouais, ecolo mais pas trop. Mais ce que Camille dit c’est que le Japon a ses contradictions. Certes il y a beaucoup de gaspillage comme dans tout les pays modernes mais il y a aussi un respect de la nature et des traditions propre à ce pays qui vaut la peine d’être regardé de plus prêt. Ensuite, tu vas souvent la bas mais où exactement? Parce que selon si tu vas à Tokyo ou à la campagne tu verras que cela n’a rien à voir! La mentalité change complètement. Ensuite, pour un étranger, il est très difficile de voir le Japon tel qu’il est réellement de par le fait que les japonais soient assez fermé au reste du monde (malgré les apparences) et aussi parce que c’est un pays et une culture très complexes, difficiles à appréhender quand on a pas grandit la bas. Je n’ai pas lu sur cet article que les pratiques dont il est question sont courantes. Il est simplement dit qu’elles existent. Ce qui est totalement vrai.

  12. Je suis contente que tu parles du bento parce que je cherche juste une lunchbox sans plastique (et il y a cette catégorie sur le site de Bento!!)

    Je mets cet article en favori pour pouvoir le re-consulter plus tard, car je l’ai juste adoré ! Ca me donne envie de plus faire les choses par moi-même et de développer un peu ma créativité tout en m’éclatant et en réduisant mes déchets … que demande le peuple ?

  13. Hello
    Une autre astuce pour ne pas se laisser déborder, dans tous les sens du terme, est de réfléchir avant d’acheter. C’est en pensant à nos placards qui débordent, à notre petite planète qui s’épuise et à notre envie de se faire plaisir tout de même… que nous avons eu l’idée de lancer une plate-forme locale de prêt et d’emprunt d’objets (tout objet que l’on utilise qu’une ou plusieurs fois par an) sur la métropole lilloise. Le projet s’appelle « tipimi » toi et moi pour les non initiés de la langue du Nord. Et zou! voilà une bonne façon de consommer moins, de faire le tri (vous seriez surpris de voir tout ce qui peut réellement être partagé) et de se rencontrer. La plate-forme ouvre en Janvier mais dès à présent on peut s’inscrire et poster ses objets sur http://tipimi.fr/inscription.html.
    Merci beaucoup pour cet article inspirant et puis si un saut dans la région lilloise vous dit (oui, je sais, c’est moins exotique que le Japon) on vous accueille avec grand plaisir dans notre local (parce que oui, Internet c’est bien mais il n’y a rien de tel que les vrais rencontres) : Objetothèque tipimi : 43 rue Pierre Legrand à LILLE.

  14. Super article Coline, merci pour ces découvertes ! J’ai très envie de tester le Shiro Nuka… Si tu l’essaie j’adorerais le voir en vidéo (préparation en images + le montrer sur toi + retour d’expérience après quelques jours). Merci ! :) :) :)

  15. Hello les filles,
    Toujours au top les articles green de sensibilisation :)

    Un peu dans le même genre que le binchotan, le charbon de bambou peut être utilisé pour absorber les odeurs de la maison. Et faire une bonne alternatives aux parfums d’intérieurs :)
    Les petits sacs permettent d’ 1) Absorber les mauvaise odeurs, 2) absorber l’humidité et 3) purifier l’air :)
    Un exemple ici -> http://www.lesacmoso.fr/

    Coralie

  16. A prendre et à laisser dans toutes ces superbes idées….car il faut aussi ne pas oublier de vivre, de profiter des gens qu’on aime, de tenter de se laisser aller à la pleine conscience et faire de son mieux en faisant ce qu’on peut….. néanmoins concernant les bouteilles plastique d’eau il est intéressant de rappeler que ces dernières sont recyclées (tout comme le verre, évidemment en plus grande quantité..) et que pour ma part je déconseille fortement de consommer l’eau du robinet. Elle contient des restes de médoc, des hormones…qu’aucun filtre ou charbon ne sera supprimé… bon dimanche…

    1. C’est vrai que la question de l’eau reste une grande question! Car malheureusement l’eau en bouteille n’est pas idéale non plus puisqu’elle est contenue dans des bouteilles en plastiques qui sont souvent stockées dans de mauvaises conditions avant d’arriver dans nos supermarchés donc bonjour les perturbateurs endocriniens..

  17. Merci pour tous ces conseils, c’est un bien bel article ! Qui me renforce à la fois dans mon envie de faire un peu de vide dans ma petite maison mais aussi de faire un tour dans ce pays qui semble fascinant :)
    Belle fin de weekend !

  18. Ooooh comme ça me fait plaisir ton article!! Moi qui suis moitié japonaise je suis content qu’on présente enfin les bons côté de mon pays! (Par contre, le terme Mottainai se traduit plutôt par c’est du gâchis. Du coup quand tu dis que c’est mottainai, tu dis que c’est du gâchis)

  19. Merci pour ce super article Camille! (C’est cette partie du Japon que j’aime tant <3) En plus d'être intéressant, la mise en page est très agréable et l'humour toujours au rendez-vous! Que demander de plus ? ^^

  20. Bonjour,

    Je ne fais que passer, par la pointe des pieds, juste pour dire un petit mot sur les éponges.
    J’utilise moi, un « filet » que j’achète lors de mes voyages au Maroc.
    Voilà, il sert à tout, ne raille pas etc….ce « filet » peut vous survivre tellement il est résistant.
    Et vous pouvez l’acheter à la coupe et en couper un morceau à chaque fois que vous en avez besoin….Pour le nettoyage : Il adore les bains dans la javel. Après une bonne douche à l’eau froide il est de nouveau opérationnel.

    J’ai trouvé un site qui montre l’allure de ce filet : http://aq4p.forumactif.com/t214-votre-facon-economique-et-ecologique-de-laver-la-vaisselle

    Voilà, je voulais seulement laisser l’idée et porter à la connaissance d’une autre alternative…que j’utilise depuis presque toujours ;)

    Belle journée

    F.Mafalda

  21. Salut Coline et bravo pour cet article très intéressant.
    J’avoue que je n’arrive pas à passer à autre chose que l’eau en bouteille car, travaillant en relation avec des stations d’épuration, en plus de tous les polluants que tu sites dans ton sujet sur le charbon, et bien il ne faut pas omettre les résidus de médicaments (pilule et antibio)…et ceux-ci ne sont pas filtrables…cela me désespère !
    Alors effectivement, ces résidus sont également retrouvés dans les sources sur lesquelles l’eau en bouteille est tirée…mais sont en concentration assez balaise dans nos réseaux d’eau…potable…(mouahahahaha).
    Du coup, c’est vraiment la merde…
    Mais ce charbon est tout de même un petit miracle en soi !

  22. Excellent article ! Je me permettrai d’en emprunter quelques unes dorénavant :)
    Notamment celle du charbon, qui est sans doute ma préférée !
    J’avais déjà entendu parler de la méthode de Marie Kondo en bien, et je dois avouer que cela ravive ma curiosité pour son ouvrage :)