Manger mieux… Sans vendre ses yeux

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publié par camilleDans la queue de la cantine, chez le coiffeur, à la radio… Combien de fois par jour, entend-on : “on ne peut pas TOUS se permettre de manger mieux” ou encore “le bio, c’est pour les BOBOS” (mais oui, encore eux, il faut les anéantir ! ) ?

Ca commence (un peu) à me courir sur le haricot.

D’abord, si l’on considère la répartition des dépenses, on constate qu’en 50 ans, la part du budget alimentation est passée de 35% à… 20%. La consommation de nouvelles technologies, elle, a explosé : TV, téléphones, ordinateurs. C’est parfois une question d’arbitrage.  

Ensuite, effectivement, si l’on met en parallèle un chocolat bio et équitable à la fleur de sel et une tablette “crousti-choco” premier prix, l’écart ressemble à la faille de San Andreas.

Il faut donc commencer par comparer ce qui est comparable.

Et parlons du prix, justement. Des supermarchés dont je tairai le nom (oui, du genre Lidl), ont martelé dans nos cerveaux malléables qu’il était tout à fait normal et enthousiasmant de payer une barquette de jambon 0,99€. Ils ont même décrété que c’était “le vrai prix des bonnes choses”.

Ah bon.

Avec 99 pièces de 1 centime, on pourrait donc prendre soin de l’animal, rémunérer décemment l’éleveur, maintenir l’économie locale, respecter l’environnement et proposer au consommateur un produit de qualité qui ne bousille pas la santé. Et la marmotte, elle met les tranches dans la barquette en plastique ?

Il faudrait veiller à ne pas trop nous prendre pour des dindes, messieurs les chefs du marketing.

Or, le prix qu’on ne paye pas à la caisse, on nous le facture fatalement quelque part. Ce sont les coûts cachés (à prononcer avec la voix de Christophe Hondelatte). A savoir : les dépenses de santé liées à l’apparition de maladies en partie liées à notre alimentation, les coûts de réparation de catastrophes écologiques comme les inondations, la baisse des salaires, la perte des emplois…

Bon allez, remballez les cordes, séchez vos larmes : je vous propose ici des solutions pour consommer de façon intelligente et responsable tout en maîtrisant son budget ! Ouaaaaaiiiiiis (lancé de cotillons biodégradables) !

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Spinach salad with avocado in the wooden bowl. Superfood. Fitness food.

Certains magazines féminins nous l’assurent, pour manger sainement, il faut abso-lu-ment se nourrir de super-aliments : kale, baies de goji , graines de chia…

Même s’ils sont vertueux, ces aliments coûtent très cher : jusqu’à 450€ le kilo d’algues klamath (“Et avec ceci ?” – “Ce sera tout. Vous acceptez les bras ?”).

En plus, ils ne sont pas indispensables sur le plan nutritionnel : les baies de goji ne contiendraient pas plus de vitamines que l’orange ou la pomme. Et elles ne feront pas non plus revenir un ex-mari.

Economisons donc nos roupies et croquons une bonne pomme granny.

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Surpriiiiise !

Même si cela peut sembler évident, l’être humain n’est pas toujours rationnel à 12h25, l’estomac creux, devant le rayon boucherie. Plutôt que de se jeter sur la première entrecôte venue, faire cuire des légumineuses (pois chiches, lentilles, pois cassés, haricots rouges…) permet d’obtenir autant sinon plus de protéines que la viande. Côté porte-monnaie, évidemment, cela revient nettement moins chers à ration protéique égale.

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Fresh beet on wooden background

“Quoi ?!!! T’as préparé ta propre pâte à pizza ? Mais c’est un truc de malade, envoie tout de suite ta candidature à Top Chef !”

Ca paraît impressionnant comme ça, mais il suffit de mélanger dans un saladier de la farine, du sel, de la levure et de l’eau… Et de patienter.

Arrêter d’acheter des plats préparés, biscuits transformés, pâtes à tarte prêtes-à-étaler constitués d’ingrédients maléfiques (additifs, sucres, colorants… le repas de Satan) permettrait d’économiser jusqu’à 20% sur son budget alimentation.

Alors transformons-nous en Bree (Van de Kamp, pas le fromage) et fabriquons nos jus, yaourts, pains et bols de müesli…!

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Et manger local, par la même occasion.  

Pour s’y retrouver financièrement, il faut privilégier les circuits courts type Amap et Jardins de Cocagne, où le consommateur achète directement au producteur, sans que le distributeur ne se fasse du beurre (je suis aussi parolière pour des groupes de rap…)

Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, sur 100 euros dépensés dans l’alimentation en grande surface, 37,6 euros reviennent aux supermarchés, 13,20 euros à l’industrie agroalimentaire et 8,20 euros aux agriculteurs.

Côté santé, ces produits subissent moins de traitements : hors saison, un fruit ou un légume viendra soit d’une récolte sous serre, où il a été arrosé de pesticides pour compenser le manque de soleil et de nutriments dans le sol, soit d’un pays lointain où les produits phytosanitaires ne sont pas forcément aussi réglementés qu’en Europe.

Et pour ne rien gâcher, ils ont meilleur goût : plus les produits viennent de loin, plus ils sont cueillis tôt pour résister au long voyage. Alors qu’une bonne tomate gorgée de soleil et cueillie à maturité… C’est à se damner (oui bon, pas comme une tablette de chocolat fleur de sel, encore une fois : comparons ce qui est comparable) !

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C’est une idée partagée par un lecteur, Roberto, dans les commentaires d’un précédent article. Le genre d’initiatives que j’admire particulièrement ; plutôt que de subir le système écrasant de la grande distribution, il a décidé de s’en extirper et de créer son propre mode d’approvisionnement.  

Il s’est regroupé avec plusieurs familles et a passé un accord direct avec des producteurs locaux qui, en échange d’un engagement d’achat en amont (pour leur permettre de réaliser des investissements), leur fournit des produits bio à prix attractif.

Le modèle fonctionne sur le mode participatif : chacun s’engage à venir aider trois fois dans l’année et cela créé un lien social en prime.

Pour faciliter la gestion, il existe des solutions informatiques comme Panier Local.

Un système gagnant-gagnant : pour le consommateur et le paysan !

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Organic vegetables. Farmers hands with freshly harvested vegetables. Horse radish

Certes, cuisiner les déchets ne renflouera pas un découvert de -400 et vous ne pourrez pas rétorquer à votre banquier : “je vous rassure, j’ai prévu de cuisiner une tarte aux épluchures de carottes”.

Mais c’est une question d’état d’esprit. Rien ne se gâche, tout se mijote : peaux, écorces, trognons, pépins, noyaux, côtes, tiges, cosses, fanes, etc.

Et ça peut même être alléchant : dans son livre Les épluchures, dix façons de les préparer, Sonia Ezgulian propose des recettes gastronomiques comme le Velouté de queues de percil aux ravioles de romans ou la Tuile de caramel à la peau de pêche.
Une infographie animée de La Ruche qui dit Oui propose aussi des recettes anti-gaspi ultra faciles à réaliser.

Une seule règle : acheter les légumes bio, non traités, car les pesticides se concentrent sur la peau des aliments.  

Et en plus, en cas d’apocalypse, on sera préparées !

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Bon… on n’est pas sur radins.com, mais rendons nous à l’évidence : pour faire des économies, il est préférable de se pointer en fin de marché, moment où les fruits et légumes invendus sont bradés.

Pour les personnes dans le besoin, certains maraîchers vont même jusqu’à donner des cagettes entières de “fruits et légumes moches”, abîmés et invendables, pourtant comestibles. Une association, la Tente des glaneurs, les récupère et les distribue gratuitement sur un stand en bord de marché.

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Picking spinach in a home garden. Bio spanach.

Produire ses fruits et légumes est le moyen le plus économique et le plus gratifiant de se nourrir : une graine bio et quelques coups de binette plus tard, à nous les tomates fraîches et les potimarrons bien ronds. L’exemple de ce Californien montre qu’avec 10m2, il est largement possible de se nourrir voire de dépasser l’auto-suffisance !

C’est mignon, me direz-vous, mais pour faire un jardin potager, il faut… un jardin. Et on a pas tous la chance d’habiter à la campagne ! Oui, mais les urbaines en manque de terre pourront rejoindre un jardin partagé à proximité. A Paris, notamment, il en existe des dizaines, jusque sur les toits !  

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Si le 100% bio n’est pas toujours atteignable, il faut appliquer la bonne vieille méthode apprise en cours de Management de la Performance Internationale Niveau 3 : la PRIORISATION.

Le magazine Bio à la Une a fait une liste des 10 aliments à consommer bio absolument, car ils sont plus exposés aux pesticides et aux antibiotiques : salade, fraises, pommes, raisin, poivrons, pommes de terre, boeuf, lait, poulet et oeufs.

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Je dois bien avouer que j’ai la phobie du chiffre 9, surtout dans une liste : imaginez, « Les 9 commandements » : ça n’aurait jamais eu le même retentissement ! Je saute donc sur l’occasion pour vous proposer de partager ici vos dixièmes solutions pour manger mieux sans se ruiner :-). 

182 commentaires sur Manger mieux… Sans vendre ses yeux

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  1. Ah Camille, chaque article est un bonheur crois moi !
    C’est marrant que tu publies ça aujourd’hui, car, hier soir je me suis fais la même réflexion : j’en ai RAS LE CUL (LULU) que mes collègues ou mes proches me disent que mes courses au marché, bio, ou dans une amap, doivent me ruiner à MORT! Et qu’en plus, je cuisine que vegé depuis un bon moment, putain ça doit être d’un ennui mortel dans mon estomac !

    1/ Les gars, les préjugés toussa, c’est chiant. Tout va bien côté finance, sincèrement, j’achète des fruits, des légumes, des lentilles, des pois chiches, j’ai connu pire comme budget. Et le prix, de la, viande, est ce qu’on en parle? Donc tu te trouves des excuses MON PETIT

    2/ « Tout le monde n’est pas capable de s’acheter du bio » dixit le mec qui vient de s’acheter une audi. WHAT THE FUCK ? (Je porte pas de jugement, si les voitures c’est ton kiffe grand bien te fasse, mais sincèrement, te moquerais pas tu de Vivi???)

    3/ Hier soir j’ai cuisiné un truc trop bon : carottes / potimaron / lentilles corail / curry / crème soja / poivrons rouges et un peu de tomates : c’est à se taper le cul par terre. Bon, du coup, j’ai jeté mes épluchures (oui, j’ai encore beaucoup de progrès à faire là dessus) MAIS maintenant, avec le bouquin que tu conseilles, j’vais même manger les épluchures ! Elle est pas belle la vie ?

    4/ Tu as raison, finir sur un chiffre 9, ou même un chiffre impair de manière générale, c’est NUL

    & …. MERCI <3

    1. Hahaha, Virginiiiiie <3 ! Je me gondole en lisant ton com : ça fait tellement écho le mec qui s'achète une grosse bagnole bien clinquante et qui s'étouffe en regardant le prix d'une tablette de chocolat équitable. Après, on est d'accord, chacun son truc, chacun ses passions et ses combats : mais dans ce cas, NE JUGE PAS !
      Et ta recette me met l'eau à la bouche : il faut que tu partages tes inspirations culinaires sur ton blog !!! Déjà tes Conchiglionis veggie farcis m'avaient fait gargouiller ;-)
      A très vite, bisous !

    2. Ohlala ton commentaire me parle tellement et j’entends moi aussi si souvent ce type de remarques, je me sens moins seule! Et puis moi aussi je préfère mettre un budget un peu plus important dans l’alimentaire car notre santé, notre corps finalement est notre seule maison.
      J’ai adoré ton article Camille, il est plein de bon sens (et plein d’humour ^^)!

  2. Je rajouterai: se simplifier la vie/le menu?

    J’ai toujours tendance à faire des menus élaborés pour la semaine (la bouffe, c’est la vie, je vis pour ça, alors je prends le temps de faire mes listes de courses #bree) avec des recettes à rallonge. Au final, ça me prend 1000 ans au niveau préparation et ça me demande d’acheter pleeeeeein de choses différentes (qui, parfois (souvent), terminent au fond des abysses de mon frigo).

    Selon moi, manger mieux passe aussi par un retour aux choses simples. Alors j’essaie (je ne consulte pas de psy, mais j’aurais pu) de simplifier les repas, de prévoir que si je mangerai la moitié du paquet d’épinards ce soir, je dois prévoir, demain, un plat qui contiendrait l’autre moitié. J’arrête de faire des plats avec 348 préparations différentes et je tente, autant que faire se peut*, d’utiliser peu de contenant (1 casserole + 1 poêle max. par repas).

    Bisous!
    *pardon, qui dit encore ça en 2016?

    1. Oui c’est très vrai ce que tu dis : pour éviter le gaspillage alimentaire et manger correctement, c’est bien d’organiser un peu mieux ses repas, de cuisiner en fonction de ce qu’il y a dans le frigo, d’éviter d’acheter 150 ingrédients farfelus dont on ne se servira plus juste pour une recette…
      Ca me fait un peu penser au concept de capsule wardrobe dans la mode : choisir des basiques de qualité qui vont bien ensemble pour éviter la surcharge de fringues jetables dans son armoire.
      Du coup, c’est un peu une « capsule kitchen » ou cuisine minimaliste que tu proposes :-D

    2. Comme je me retrouve dans ton commentaire!!!! Je suis devenue vegan cet été et la première chose que jai faite : acheter le livre de Marie laforêt et acheter tous les ingrédients que je n’avais pas dans ma cuisine… voilà jai donc l’équivalent d’une biocoop qui végète dans mon frigo et mes placards et je ne cuisine quasiment pas car enfant en bas âge/ flemme/ nuits pourries (rayez la mention inutile).
      Ca me rend folle tout ce gaspi mais j’avoue avoir fort envie (besoin) de me débarrasser de tout ce superflu pour désencombrer ma cuisine et mon esprit le soir quand je me demande quoi faire à manger :-/

      1. c’est pour cela que j’achète que très peu de livres végé ou vegan car les ingrédients sont trop nombreux et parfois trop compliqués.
        le seul livre qui a trouvé grâce a mes yeux est celui ci : 100 plats végétariens en 5 ingrédients (marabout). il doit bien exister la version vegan ou tu peux adapter les recettes. les ingrédients restent assez simples et déjà présent dans une cuisine au quotidien.

  3. Tu as raison : le bon sens, on n’a pas trouvé mieux. Mais parfois on se sent un peu très seul, même si on connaît plein de monde qui pense pareil, ceux qui ne pensent pas pareil ont toujours envie de mordre. C’est agaçant, et moi qui suis prof, ben j’ai pas envie de reprendre mon bâton de pélerin, surtout avec les adultes. Je crois que je préfère les enfants et les ados. Je crois que j’ai choisi le bon métier, youhou !! A ce sujet, une collègue m’a offert le bouquin « No Impact Man », pas mal du tout : il a une idée un peu cliché du Français qui va faire son marché provençal avec un filet à provisions, très chic, et très concerné par l’environnement ( viens faire un tour par chez nous, Lidl a été proclamé magasin de l’année…). Mais le projet est intéressant, surtout sa démarche personnelle, les choix qu’il a opérés, essayés, gardés, rejetés et pourquoi. Le bon sens quoi. Bonne journée, jolie Coline.

    1. J’ai déjà entendu parler de « No impact man » : d’ailleurs j’aime beaucoup la baseline « Peut-on sauver la planète sans rendre sa famille dingue ? » ;-)
      Je vais le mettre sur ma wishlist de Noël tiens !
      Bises

  4. Super intéressant cet article, et c’est vrai que ce n’est pas toujours facile de casser ces préjugés que peuvent avoir les gens sur le bio. D’où la fameuse remarque « c’est plus cher que le reste! ». Après test entre 2 paquets de gâteaux similaires, le non bio était bien plus cher que le bio!
    Mais quoi qu’il en soit c’est à chacun de trouver ce qui correspond à son mode de vie et son budget.
    Et si on peut essayer de faire un petit geste pour la nature ou les agriculteurs qui bossent dur pour qu’on puisse se nourrir, on va pas dire non ;)

    http://vitalaurea.com

    1. Oui c’est clair : parfois le non bio d’une grande marque agro-alimentaire est plus cher que le bio d’un petit producteur… Cherchez l’erreur !
      Merci pour ton com, bonne journée :-)

  5. Merci Camille, ça fait du bien de lire un article comme ça ! C’est la même chose autour de moi, « le BIO c’est trop cher », « tu dois te ruiner en étant végétalienne », etc etc etc..
    Surprise, mon budget bouffe est non seulement moins élevé que quand j’étais omnivore et bouffais de l’indus’, mais EN PLUS la qualité est largement meilleure. Et pourtant oui, j’achète un max de BIO. Mais j’fais tout maison, et j’achète (presque) plus d’indus’. Puis chacun ses priorités, aussi. Ca s’appelle faire des choix !

    Bref, Camille : Merci :)

    1. Exactement, c’est souvent (pas toujours, mais souvent) une question de choix ! Je peux comprendre que certains ne mettent pas le bio ou l’équitable sur le haut de leur liste de courses : mais s’ils décident d’en faire une priorité, ils peuvent améliorer leur façon de consommer sans forcément dépenser plus. En tout cas je suis convaincue que l’idée fait son chemin, et ça, c’est COOL !
      Bonne journée, bises !

  6. Coline, s’il te plait, supprime vite le n-word de ton article… C’est juste non. C’est un terme ultra péjoratif et offensant qui ne peut juste pas être utilisé par des non racisés. C’est un conseil bienveillant, supprime avant le bad buzz.

  7. Merci Camille pour ce bel article, le changement (c’est maintenant) dans nos têtes ! Mais c’est encore aujourd’hui assez compliqué de faire comprendre aux personnes peu sensibles à cela nos choix de vies.

    Moi pour manger sain et faire quelques écoomies, je n’achète plus de plats préparés, 0% dans le frigo. Et il faut bien l’avouer, mon taboulé et mes carottes rapées maison sont INCOMPARABLES ! ;)

    1. Aaaaaah les carottes en barquette toutes prêtes qui baignent dans leur jus à l’acide ascorbique… Pouark ! Pour un bon repas, c’est râpé ;-) – padam padam pchhh, Jean Blaguin, humoriste !

  8. Merci pour cet article qui rassemble pas mal de bonnes idées et rappelle des choses qui devraient être évidentes ^^
    J’ai le livre sur les épluchures dans le colimateur depuis un moment ^^

  9. Hello
    Juste une remarque sur mon expérience perso : j’applique à la lettre quasi tout ces conseils, sauf la cuisine des déchets, qui ne me tente pas trop pour le moment… et ayant muté quasi vegan à la maison avec des ados en pleine croissance qui mangent BEAUCOUP, j’ai malgré tout explosé mon budget alimentaire car ne nous voilons pas la face, acheter une tarte aux poireaux premier prix qui vaut heuuuu comment dire RIEN, et cuisiner une tarte aux poireaux avec des lait végetaux, ou même bio, des oeufs bio etc je suis désolée mais c’est beaucoup plus cher …..la farine bio vaudra toujours plus que la farine premier prix et quand on gagne 1200 euros comme moi, c’est un choix ….mais qui est parfois très difficile à assumer quand on a 700 euros de loyer et ça, c’est mathématique.
    Ecolo convaincue, végé que je suis, on ne m’enlèvera pas de l’esprit que des pommes a 0.99 cts chez LIDL c’est quand même encore beaucoup moins que mes pommes Bio de ma Ruche qui dit oui à 3.99 ….c’est mathématique aussi.
    Voilà pour mon impression !
    A+
    Cécile.

    1. Hello Cécile,
      Merci d’avoir partagé ton expérience. Je n’ai pas (encore) d’ados affamés à la maison mais j’imagine que le budget alimentation doit en prendre un coup.
      Je suis consciente que le tout bio n’est pas toujours atteignable (ce qui m’horripile : ce type d’agriculture devrait être la NORME, pas l’exception…) et c’est pour cette raison que j’ai partagé un article de Bio à la Une qui aide à prioriser les aliments qu’il vaut mieux consommer bio.
      Côté circuits courts, c’est vrai que les produits de LRQDO peuvent être assez chers : il existe pas mal d’alternatives, comme les Amap, qui proposent de bons produits à un tarif abordable. Une étude sur Consoglobe a d’ailleurs démontré que les paniers de circuits courts peuvent être jusqu’à 30% moins chers que dans les grandes surfaces : http://www.consoglobe.com/fruits-legumes-circuit-court-amap-moins-chers-cg
      Enfin, je sais qu’on n’a pas toujours le temps (moi le première), mais il existe des supermarchés coopératifs où l’on peut acheter des produits bio/responsable à des tarifs raisonnables à condition de faire un peu de bénévolat : http://alternatives.blog.lemonde.fr/2016/11/02/le-formidable-essor-des-supermarches-cooperatifs/
      Encore une fois, même si le 100% n’est pas toujours évident : l’essentiel c’est d’y aller progressivement, à son rythme et selon ses possibilités ! Là dessus, j’ai l’impression que tu es déjà bien avancée :-)
      Bonne journée

    2. je reste d’accord avec toi. le bio reste quand même toujours plus cher que du liddl. après carrefour, casino et toutes les grandes marques c’est différents….

  10. Je suis contente de voir de plus en plus d’articles/vidéos à ce sujet sur ton blog! Étant dans l’élaboration de notre jardin/foret nous sommes plus que convaincu que l’alimentation est l’une des choses primordiales dans notre vie! Le goût de la nature, et le bonheur de déguster ce qu’on a vu grandir! Mon ami mange de la viande, mais beaucoup moins qu’avant, et je le surprends même à défendre la cause vegetarienne et zéro déchet (ce qui nous tient également à cœur)! Mon gros probleme c’est de trouver des recettes qui rassasient les carnivores… Je craque malheureusement pour les repas entre amis/famille en ajoutant un peu de viande à certains plats.. Je suis preneuse de recettes (le karma végétarien passe bien par exemple) et d’idées pour faire comprendre à mon entourage que non, la viande est loin d’être nécessaire!
    Pour les légumes, nous sommes arrivé dans notre village il y a peu, mais nous fonctionnons déjà un peu au troc! Souvent les personnes qui jardinent (comme nous) produisent énormément (surtout en permaculture), et il est plaisant d’échanger nos légumes, fruits, graines etc… Tout ne s’achète pas forcément…
    Lorsque je compare notre budget mensuel en courses alimentation avec notre entourage, en prenant de bons produits, nous économisons environs 200€/mois grâce au potager et nos choix alimentaires!
    La différence se fait, comme tu le dis, par les priorités de chacuns.. Nous n’allons pas manger aux fast-food du coin deux fois par semaine, nous n’avons pas la télé, et privilégions notre temps à construire notre nid, échanger, discuter, cuisiner…
    Merci coline, de partager tes idées et tes expériences avec nous!

    1. C’est un article de Camille et non de Coline ;)

      Coline, tu as eu beau remonter le petit icone « Publié par Camille » en haut de l’article par rapport au dernier article mais je crois que les gens ne s’y font pas ^^

    2. Merciiiii pour ton super com ! Aaaaah le petit village, le potager, le troc… C’est un peu mon rêve ! Je m’étais baladé dans un petit bled dans le Morvan où ils avaient installé un four à pain commun : les habitants y faisaient cuir leur pain (forcément) et des pizzas, et c’était même devenu un point de ralliement où les gens avaient plaisir à se retrouver pour faire la fête. Moi qui ADORE le pain et les sauteries, je me suis dit : un jour, un jour… Ce sera ma vie ;-) !
      Pour l’instant, je suis encore dans le tourbillon urbain.
      Pour les plats veggie qui rassasient, les recettes du genre : burger avec steak de légumineuse, risotto aux champignons, lasagnes aux légumes et mozza… calent même les plus carnivores (testé et approuvé : j’en ai un à la maison).
      Bonne journée, bises !

  11. Merci pour ces tips très utiles ! Si j’en peux me permettre une remarque, ce serait cool de ne pas utiliser le mot nig**** svp, surtout en tant que femme blanche….

  12. Merci pour cet article !
    En 10, je pourrai ajouter : accommoder les restes.
    Un reste de purée peut servir pour un hachis, un reste de pâtes peut être sauté à la poêle, des restes de légumes peuvent faire ensemble une poêlée ou une base de soupe …
    On ne mange pas tous les jours la même chose et on limite le gaspis.
    En tout cas, j’essaie…

    1. Oui les bonnes boulettes de risotto frites, les confitures et compotes avec les légumes sur le point de pourrir, le gratin de pâtes… De super façons d’éviter le gaspillage alimentaire !
      Merci pour ta contribution :-)

  13. sans être ultra originale un grand merci pour cet article !! je n’en peux plus du « c’est trop cher » .. en même temps on leur donnerait que certains continueraient de se plaindre … l’appréciation des priorités, des valeurs qu’on veut défendre, ça ça n’a pas de prix
    Nous et nous seuls avons le pouvoir de changer les choses en consommant différemment !!

  14. Super article !!!
    Effectivement j’ai vu dans les commentaires qu’en 10° on pourrait tenter de faire des plats simples. Ce que je m’efforce de faire pour plusieurs raisons (éviter le gaspillage, gagner du temps et aussi faire économiser de l’énergie à mon corps car plus un plat est complexe, plus mon corps aura besoin d’énergie pour l’assimiler. Enfin c’est ce que je m’imagine)
    Et sinon en 11° :
    Privilégier les magasins bio.
    Ok il y a les amap et autres coopératives mais quand on a pas tout ça vers chez nous où que pour diverses raisons on ne peut pas s’investir la dedans, les magasins bio sont plus économiques que les grandes surfaces en général. Car certes elles font du bio aussi mais quand on compare les prix AU KG … OMG parfois c’est de l’arnaque à l’état pur !
    Ce qui coûte le plus cher en magasin bio c’est les plats industriels tout préparé. Pour ce qui est des matières premières en vrac, fruits, légumes, céréales, légumineuses, c’est raisonnable.
    Go green !!!

    1. J’aime beaucoup l’idée de faire des plats simples : c’est un peu comme dans la mode, de bons basiques et quelques accessoires (en l’occurence des épices, herbes…) peuvent tout changer ! Bonne fin de journée, bises

  15. Chouette article! Pensez aussi aux autres structures de type Amap. A côté de chez moi (pratique et la planète dit merci ;) ), il y a une petite assos qui pratique la réinsertion professionnellle par le maréchage et bio de surcroît! Ils vendent leur panier bien garni! Pour trois (dont un ado donc plutôt pour quatre…) pour 20euros, les légumes nous font deux semaines! On mange de saison, bio, peu onéreux et on valorise le travail de ceux qui nous nourrissent! Auprès des mairies on peut trouver plein de petits bons plan dans le genre!

    1. Super, ton partage d’expérience est intéressant : à 20 euros le panier pour 3 et pour 2 semaines, ça vaut vraiment le coup !

  16. Moi aussi ça m’intéresse le truc des épluchures et des fanes.
    Je n’ai pas de bac à compost vers chez moi, et ma copine qui a des lapins et donc besoin des fanes habite à 200 bornes :(

  17. J’ai grandi à la campagne, mangeant les légumes du jardin… je me lève tôt le samedi matin pour aller au marché. Je ne prends pas tout bio (parce que le bio qui a fait 500 km ou plus, on en parle?), mais d’abord local, mon maraîcher fait de la culture raisonnée, et je prends des fruits bio qui viennent d’à-côté. Je cuisine tout le temps. Et le thermomix est mon ami pour faire des soupes tous les soirs. Une botte de radis, c’est 1 euro. Un soir on a des radis en salade et le lendemain, on a une soupe. Pour 1 euro, c’est quand même pas la ruine!
    On achète de la viande pour 3 repas dans la semaine, parce qu’on aime ça, mais qu’on n’en a pas besoin tous les jours.
    Et on va bien ;-)!

    1. Alors là, totalement d’accord avec toi : le bio qui traverse la planète pour arriver dans nos assiettes est une hérésie !
      Il vaut bien mieux consommer local et raisonné que lointain et bio.
      Et puis le bio est un label qui a un coût : tous les producteurs ne peuvent pas se le permettre. Il y a un certain nombre de maraîchers en circuit court qui pratiquent l’agro-écologie et évitent les intrants chimiques et qui n’ont pas pour autant le tampon « AB » estampillé sur leurs produits. Pourtant, ils sont au moins aussi bons pour la santé et l’environnement !

  18. Super article!

    Certaines gares SNCF sont associés à des AMAP pour organiser des distributions de paniers de légumes etc, je récupère les miens à Saint-Etienne toutes les semaines, mon beau-frère fait la même chose à Strasbourg, et c’est bien pratique! Les producteurs qui fournissent mes paniers sont tous certifiés bio ou en cours de certification.
    http://www.ter.sncf.com/rhone-alpes/gares/services/paniers-fraicheur
    Voilà le lien pour la région Rhône-Alpes, mais on peut trouver les infos pour les autres régions sur la page TER de chacune.

    Je suis à la recherche d’un endroit pour acheter de la farine bio en « grande » quantité, là je la prends sur bienmanger.com mais vive les frais de livraison!

    Sur ce, je vais aller voir ce bouquin sur les épluchures ^^
    Bonne journée

    1. Ah oui j’avais entendu parler des Paniers Fraîcheur : une super initiative de la SNCF ! Ce serait bien qu’ils fassent la même chose dans le métro…!

      1. Bonjour Camille !
        Il font la même chose au niveau de La ligne du RER A et de la ligne du train L à Maisons Laffitte (Yvelines).
        Le panier est à 10€ et personnellement, pour deux personnes, il me fait deux semaines. Les fruits et légumes sont super bon et c’est LOCAL !
        Voilà le site des producteurs : http://www.lepotagerdediane.fr/
        Et Olorée, quand j’habitais en rhône alpes j’avais aussi testé les panier à la gare de Lyon Perrache :)

  19. Criant de vérité! Punaise, les gens pensent vraiment que 10 steaks hachés à 3€ c’est normal ?! Honteux ce slogan Lidl. #raslebol
    En tout cas ton article est génial, je vais m’empresser de le partager 😊
    10eme astuce : avec un même ingrédient, comme des lentilles et investir dans quelques épices, c’est la garantie de pouvoir réaliser facilement 3 recettes différentes (dahl, velouté, rillettes végé par exemple).

    1. Oui, je trouve qu’ils ne devraient pas avoir le droit de dégainer des slogans pareils… C’est du pur mensonge et de l’esbroufe !
      Merci pour ta 10ème solution : c’est clair qu’avec des lentilles et quelques épices, on peut décliner pas mal de recettes pour un budget raisonnable. Ma passion c’est les lentilles corail (avec du cumin et du lait de coco) : tellement facile et rapide à cuisiner, les soirs de flemme c’est du pain bénit !

  20. Merci pour cet article que je vais partager et qui est très clair et tant pis pour les bobos :)
    ma 10ème proposition? euh…. le soir, une soupe, économique, on fait le plein de légumes, de vitamines et minéraux et c’est léger… bien mieux à tout point de vue !

    1. Je te rejoins dans la team soupe ! D’autant plus en ce moment, avec les légumes d’hiver : butternut, potiron, panais… MIAM ! Ca ne demande même pas vraiment d’effort : moi je jette un potimarron entier dans une casserole d’eau chaude pendant 5 minutes pour pouvoir l’éplucher facilement (depuis que j’ai découvert cette technique, ma vie a changé ;-)), un petit oignon, de l’ail, du lait de coco et quelques épices… Et bam, le tour est joué !
      Devant une bonne série avec un plaid : le bonheur à l’état brut :-D !

  21. Merci pour ces conseils, qui sont au final du bon sens !
    Après oui il y a des familles qui ont des tout petits budgets donc ça reste compliqué pour elles. Mais le cuisiner maison à partir d’ingrédients de base, ça fonctionne même pour elles.

    Perso, j’étais végétarienne quand j’ai commencé mes études, donc de base mes dépenses alimentaires étaient basses, et au fur et à mesure que mes salaires augmentaient je suis passée au bio autant que possible. Donc oui mon budget n’a fait qu’augmenter.

    Pour ceux qui ont de l’argent, oui c’est une question de priorité. Et avec le prix d’un McDo (8-10€ ? )on peut se faire un super repas maison bio !
    Et pour éviter de passer trop de temps, il y a aussi la solution de « faire en gros », on cuisine pour plusieurs repas et on congèle.

    L’astuce #10 c’est d’apporter son repas le midi au boulot. Ça demande de l’organisation, mais ça évite de payer 4€ un sandwich !!

    1. Alors là, je dis OUI OUI OUI, super 10ème solution : apporter son repas à midi, ça fait économiser un sacré paquet de roupies !

  22. Coline, super article, mais si tu pouvais retirer le « yeah nig*** », ça serait vraiment mieux… Ça peut te paraître « rien » mais ça ne l’est pas.

  23. Congeler !
    Alors oui cela demande un peu de travail d’éplucher les légumes, de les blanchir (parfois), de les répartir en portions, etc. Mais cela me permet de ne pas jeter les restes, de ne pas manger 3jours d’affilée la même chose et de manger du chou en été ou des framboises en hiver si cela me chante (en ayant acheté les aliments pendant la bonne saison).
    Dans le même esprit, il y a les confitures, compotes, conserves. Nos parents et grands-parents en faisaient eux-mêmes dans des bocaux, pourquoi pas nous ? De manière générale, il est utile de savoir comment conserver les aliments.

    Et je rejoins toutes les solutions permettant de cuisiner les restes : quiches, soupes, hachis, salades, etc.

    1. Merci pour ta contribution ! Ca ferait un bon sujet d’article : la conservation des aliments pour éviter le gaspillage alimentaire ! Je vais y penser :-)
      Bonne soirée, bises

  24. Bonjour,
    Très bel article, pour lequel j’adhère quasiment à tout (oui on n’est pas sur du plébiscite non plus ) mais… navrée Camille, est ce que vous allez au delà du périph, dans les banlieux où ça craint, où il y a beaucoup de chomages, de traffic en tous genre, de populations mélangés, jeunes, avec des cultures différentes (ou pas d’ailleurs), où la pauvreté ou, au moins, les très bas revenus existent. La Banlieue parisienne où on ne mets jamais les pieds, le Nord de la France, certaines campagnes, Beziers et sa région… et j’en passe. J’habite en Seine Saint Denis, par choix, par économie, (un peu) par militantisme. Je n’ai pas de voiture ni télé, je fais partie de ceux qui ont un travail, un toit, des revenus supérieurs à la moyenne du coin. Et une certaine éducation et du bon sens. Cependant, je n’ai à aller bien loin pour voir que tous ces jolis points sont soit inapplicables en tant que tel, soit inappliqués ou ignorés, voire les deux. Oui il y a un marché dans ma ville et je m’y rends le samedi et oui, je constate que c’est moins cher que chez, par exemple, Leclerc mais …. il y a marché et marché. Il y a les fruits et légumes pas chers du tout, énormes, sans gout, qui viennent d’Espagne. Et ceux de France, plus chers (que je prends) chez d’autres vendeurs mais qui sont loin d’êtres les plus vendus. Lidl est roi, comme Leader Price : quant on est au chômage avec un seul parent qui bosse (ou pas), nouvellement arrivés en France (ou pas), le discours bio ne passe pas du tout, la majorité des gens ne savent pas, les enfants non plus. Le souci premier est de … bouffer à sa faim…. et accessoirement de dévaliser Primark et d’avoir une télé grand écran, chacun ces priorités ont est d’accord.
    Je trouve ce genre de discours assez simpliste voire moralisateur, et j’assume mes mots et ma réaction : c’est dés la petite enfance qu’il faut éduquer les enfants à ce genre de comportement, en famille et à l’école, oui. Et quand je vois que les enseignants eux même ne sont pas exemplaires…. Il y au moins deux ou trois générations (la mienne y compris, oui je suis loin des 20 ans – 30 ans, cible du message) qui ont perdus tout bon sens depuis que la con sommation est monté en flèche, après le développement, bienvenu sur certains domaines intervenus à la suite de la Seconde Guerre Mondiale, des acquis sociaux et des Trente Glorieuses ( oui je suis historienne pourquoi, mais pas prof). Et ce n’est pas en quelques années que cela va changer, cela demande des décennies pour modifier nos codes, notre éducation, notre regard sur les choses, notre volonté et le fait que l’on ait moins besoin de posséder à outrance pour exister. Et ça, il faut attendre. C’est carrément un changement de mentalité, de politique nationale et international. Et pas de discours bienveillant et moralisateur qui tombe à plat sur beaucoup encore. Regardes l’impact de l’obésité chez les adultes et les enfants : toutes sortes de facteurs rentrent en ligne de compte mais, d’abord, il est vrai que de très nombreux parents et grands parents ont perdus le gout et l’habitude de faire leur repas eux même, de passer du temps à la cuisine, car cela est vu comme une perte de temps. Et ce genre de raisonnement, et bien ce n’est pas en quelques années que ça change. Alors mettons vite au point des programmes d’éducation des enfants (et des parents) des la maternelle, voire avant. Et expliquons, pas imposons ni moralisons.

    1. Je me permets de réagir à ce commentaire. Très juste. Par contre, ce n’est pas du tout un message moralisateur. Le titre de l’article est « manger mieux… sans vendre ses yeux » donc l’article s’adresse à des personnes pour qui manger mieux est une priorité. Evidemment, ce n’est pas possible pour tout le monde mais ça l’est pour certaines personnes. Pas la peine de choisir nos combats, on peut se donner dans l’éducation (priorité numéro 1 du monde on est d’accord), et aussi acheter bio, de saison, si on le peut.

    2. Hello Eveange,
      Bien sûr, je sais que le 100% bio n’est pas accessible pour tout le monde. D’ailleurs, mon article n’est pas une apologie du tout bio, mais plutôt une façon de repenser sa façon d’acheter et de cuisiner. Avec, quand c’est possible, plus de fait-maison, moins de viande, moins de gaspillage, du local…
      Après, je te rejoins tout à fait sur le fait que mon article ne changera pas la face du monde et qu’il faudrait mettre en place de vraies politiques d’éducation au niveau national et international pour sensibiliser les gens sur ce type de sujets.
      Malgré tout, j’essaye de commencer à en parler à mon petit niveau, en me disant que c’est un bon début, et que si chacun fait de même, on avancera progressivement…

    3. Bonjour,

      Je me permets de réagir à ton commentaire que je trouve très juste. J’enseigne à l’école primaire en Seine Saint Denis à la population que tu côtoies.
      Bien évidemment que je leur apprends à manger correctement et à trier les déchets (nous avons des poubelles vertes en classe et tout le reste). Malheureusement dans mon quartier Liddl est roi avec KFC et Macdo. Lorsque je fais une sortie je demande aux parents de mettre de l’eau dans les sacs et non du soda, les bonbons, les chips et le coca sont interdits au goûter. Le directeur de mon école a même du expliquer aux parents qu’un menu au macdo c’est plus cher que la cantine.
      Je crois que le chemin est compliqué est long, moi même j’ai mis du temps à me mettre au bio car, c’est vrai, si tu ne veux pas payer une blinde ta bouffe, tu dois changer beaucoup de choses. Il ne faut pas désespérer. Mais c’est sûr, ce que tu dis est très juste, la première étape est de changer ses habitudes et donc sa façon de voir son budget/ sa vie.

  25. Merci pour cet article plein de bon sens! C’est surtout la réflexion sur le « bon prix » du jambon qui m’a donné envie de lire la suite. C’est une question de responsabilité aussi, et cette responsabilité est partagée: producteur, distributeur… et consommateur. Le jambon à 0,99€, ce n’est pas responsable!
    Alors oui, on fait avec les moyens du bord. Le point 9 est parfait pour ne dédouaner personne: on a plus d’excuses, alors on fait tous un effort!

  26. Hello!
    Super article qui répond à la question agaçante du « Mouai ok, tu manges bio, mais tu te rends compte qu’on pas tous se le permettre? »
    Bref, pour moi le n°10 serait: Manger du poisson labellisé MSC (Marine Stewardship Council)- un petit rond bleu qu’on retrouve facilement sur les boites de poisson surgelé, qui garanti que le poisson a été pêché en respectant une gestion des stocks durable mais aussi, que s’il provient de l’aquaculture (le saumon par exemple) il n’est pas bourré d’antibiotiques !
    Comme ça, on évite la viande, mais on flingue pas la mer à la place !

    1. Merci pour ta 10ème solution !
      A ce propos, j’ai lu récemment un super article sur Consoglobe à propos de la consommation responsable de poisson. Ils donnent une liste verte et une liste rouge des espèces : http://www.consoglobe.com/quelles-especes-de-poisson-acheter-cg

      Il y a aussi ce guide de Greenpeace hyper bien fichu « Et ta mer, t’y penses ? » (mention spéciale pour le titre !) : http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266559/et-ta-mer-t-y-penses.pdf

  27. J’ai loupé un épisode? c’est trop cool que les articles de Shasq soient directement dans le blog!
    J’oubliais tout le temps de cliquer (débile me direz-vous) sur le lien.
    Article super intéressant que j’applique dans ma vie quotidienne.
    Aussi, en point numéro 10 (mais qui a dit qu’il fallait vraiment 10?!) je rajouterai d’acheter en vrac tout ce que l’on peut. Pas seulement les fruits et légumes. Ce n’est pas possible partout j’en suis consciente (salut j’ai déménagé pour avoir des magasins bio et un day by day pas loin de chez moi… ahem…) mais parfois les grandes enseignes toute ripou #carrouf ont quelques rayons de vrac, c’est pas le top ok mais c’est toujours mieux et moins cher que les mêmes produits emballés!
    Je continue mon chemin, je continue mes recettes loupés, j’y arriverais!!! :)

    1. Merci Laure <3 !
      Oui, le vrac est une très bonne solution aussi ! Et je trouve ça très bien que les grandes surfaces s'y mettent : ça permet de le rendre accessible à un plus grand nombre et de sensibiliser un maximum de gens !

  28. Respect éternel pour le jeu de mot « devenez fan(e) », c’était simplement du grand art.

    L’article est super. De notre côté, on est passé d’une alimentation grande distrib’ classique a base de plats cuisinés 3/4 fois par semaine à une alimentation saine en très peu de temps en s’abonnant à une AMAP. On s’est retrouvé avec des légumes bizarres avec des noms de plus de 2 syllabes. Ca nous a obligé à sortir un peu de notre zone de confort, à essayer de cuisiner de nouvelles recettes à chaque fois.

    D’ailleurs cet été on s’est amusé a aller bosser chez notre maraîcher pendant 3 semaines pour comprendre les implications du bio dans la production et l’influence que ça pouvait avoir sur la productivité et sur les prix. C’était vraiment super intéressant. D’ailleurs, si ça te tente de découvrir ça, on pourra organiser quelque chose lors de ton prochain passage à Strasbourg ! :-)

    1. Hahaha, les légumes oubliés aux noms farfelus : topinambour, rutabaga, scorsonères… Tout un poème !
      En tout cas je trouve génial d’aller bosser chez un producteur : ça me plairait beaucoup !
      J’avais entendu parler de l’association Terre & Humanisme, créée par Pierre Rabhi, qui propose des stages en permaculture : http://terre-humanisme.org/formation#tpublic
      Ca a l’air top aussi !

  29. Euh…comment dire…coeur avec les doigts sur cet article…une tuerie (sans mauvais jeu de mots xD). Je n’ai rien à rajouter si ce n’est: Merci et oui!!!!! Namaste.

  30. En 10, je dirais le vrac ! J’ai découvert cela récemment (enfin je connaissais, mais je n’avais pas réalisé que c’était aussi avantageux !) et sur certains produits, cela permet de quasiment diviser les prix de moitié !

  31. Merci pour cet article plein de bon sens.
    Je rejoins le commentaire de Laure-Anne sur l’organisation des repas, chez nous aucun gâchis, tout ce qui est entamé ce fini le lendemain et les courses sont pensées pour n’acheter que ce qui est nécessaire.
    Peu de viande (trop coûteux) mais plus de légumineuses et tofu (moins cher qu’un paquet de bon jambon!).
    Je suis toujours très intéressée par les paniers de saison vendus dans certains magasin bio mais le contenu me dérange toujours un peu. Par exemple le panier d’automne sur les jardins de Cocagne est composé de :
    un chou-fleur
    une chicorée scarole
    1 kg d’oignons de conservation
    500 g de fenouil
    1 kg d’épinards
    Personnellement, je ne sais pas ce qu’est une chicoré scarole (et la cuisiner me semble tout de suite fastidieux) et 1kg d’oignons de conservations???? c’est énorme non?
    Bref, tous ça pour dire que je suis tout à fait d’accord avec ces 10 commandements mais qu’il ne sont pas TOUJOURS évident à mettre en place (oui je peux faire preuve de mauvaise volonté…)

    1. Alors là, le coup de la chicorée scarole… Comme toi, je me serais retrouvée bien démunie ! Je suis allée fureter sur google : il semblerait que ce soit une grosse salade que l’on peut manger soit crue, soit en lui appliquant toutes les recettes d’épinards cuits.
      C’est sûr que parfois, les paniers de légumes bousculent les habitudes… Mais ça a un côté excitant, non ? ;-)

  32. Article qui me parle beaucoup car certains sont surpris de comment mon mari et moi vivons…
    Nous faisons toutes nos pâtes (pizza, hambergers…).
    Nous cultivons notre potager.
    Nous mangeons les aliments déchets (fanes…) ou ces restes vont dans notre compost.
    Nous n’achetons jamais de plats préparés.
    Nous consommons très peu de viande voire rarement.
    Par contre, nous ne mangeons pas encore de chocolat équitable mais tentons de nous améliorer chaque jour.
    Belle journée.

    1. Aaah, vous avez du niveau ! Pour le chocolat équitable, il faut bien se garder une petite marge d’amélioration quand même :-)
      Bonne soirée !

      1. Désolée Marine que ça t’ait dérangée : mon intention n’était pas du tout mauvaise. Je suis simplement une grande fan de hip hop américain dont ces termes font partie intégrante. Mais je comprends ta réaction… Qui plus est à l’approche d’élections où un grand malade xénophobe risque de prendre les reines des US. On est clairement dans une période sensible.
        En tout cas, ça a été rectifié. Bonne soirée !

  33. Bon, il faut quand même admettre que pour certaines personnes (pas ceux qui achètent les grosses bagnoles), cuisiner – et qui plus est manger bio – n’est pas possible financièrement. Oui, quand tu touches le RSA et que t’as des gosses à nourrir, tu prends les barquette à 1€… Malheureusement, la nourriture transformée vaut souvent moins cher que les ingrédients.

    Après, pour d’autres, manger sainement n’est pas une question de moyens mais de priorité. Certains préfèreront acheter des bagnoles, des fringues, des conneries… que de la nourriture locale et bio. C’est leur choix, je le respecte, mais ça me gonfle un peu qu’on vienne me dire que je suis une « bobo » parce que je fais attention à ce que j’achète (même si je suis loin d’être parfaite). La nourriture représente un part non négligeable de mon budget, en conséquence je dois donc faire quelques restrictions à côté.

    Et concernant les fruits et légumes de saison, je te rejoins tout à fait : j’avais lu dans un article de Basta Mag que, pour avoir les mêmes vitamines que dans une pêche de 1950, il fallait aujourd’hui en manger… une vingtaine !! La faute aux pesticides, aux fruits cueillis avant maturité, aux centaines voire milliers de kilomètres parcourus par ces fruits et légumes avant d’arriver dans notre assiette. Il faut donc donner la priorité aux produits locaux ! On aide ainsi les petits producteurs à s’en sortir et on mange de la qualité !

    1. Hello Camille,
      Merci pour ton commentaire :-). J’avais aussi lu cet article très intéressant de Basta Mag qui met en cause l’agriculture intensive et l’appauvrissement des sols. Ils disent qu’aujourd’hui, vu les teneurs en nutriment, il faudrait 5 bananes, 10 oranges, et 26 pêches pour avoir sa dose journalière de vitamine A… Bientôt le slogan sera « pour votre santé, mangez 50 fruits et légumes par jour » :-/
      Concernant le prix des ingrédients vs. le prix des plats transformés, je n’ai pas fait le test mais je connais des familles nombreuses et modestes qui s’en tirent mieux en cuisinant par eux-même. Même si ce ne sont pas des ingrédients bio, ils achètent un maximum local et de saison et cuisinent à partir d’ingrédients simples en grande quantité.
      De mon côté, j’espère que le bio sera de plus en plus accessible et qu’il sera un jour généralisé dans les cantines scolaires pour que tout le monde puisse en bénéficier !
      Bonne journée, bises

  34. Camille,
    C’est toujours un tel plaisir de lire tes articles !
    Chez nous, on est devenu bio et végétarien doucement, presque sans s’en rendre compte … Il n’y a pas eu de coupure brutale.
    Il nous reste encore beaucoup de progrès à faire, mais on avance doucement mais surement, et avec beaucoup de conviction.
    Bonne journée

    1. Merci Katy, c’est toujours un plaisir de lire tes commentaires :-D !
      De mon côté aussi, je suis loin d’être parfaite, et heureusement : il me reste plein de défis verts à relever ! Comme tu le dis si bien, le mieux c’est d’aller à son rythme, selon ses envies et ses moyens : c’est la meilleure façon de s’engager durablement et sûrement !
      Très bonne journée à toi :-)

  35. Super article, je suis d’accord avec la majorité du contenue sauf… le point 2 !! Attention, même si je suis entièrement d’accord sur le fait de manger moins de viande, celle ci apporte de la vitamine B12 indispensable pour la santé, donc si on arrête d’en manger il faut ABSOLUMENT manger des compléments alimentaires ! Pas sur que niveau économique ce soit rentable ;)

    1. Salut Nolwen,
      Je ne mange plus de viande depuis plus de deux ans, ni de produits laitiers d’ailleurs : grosses économies ! Quand on voit l’argent qui partait en yaourt, fromage et viande, c’était colossal ;-) Depuis, cette somme je la mets plus volontiers dans des produits bio ;-)
      Et pour info, une boîte de 6 ampoules de B12 = 3€ en pharmacie et couvre les besoins pour 3 mois…
      Il faut également savoir que les animaux d’élevage sont eux-mêmes complémentés en B12, sinon, il n’y en aurait pas non-plus dans la viande ^^
      Pour tout le reste, pas de compléments alimentaires ! (et suis loin d’être carencée ;-)
      Donc l’argument budgétaire de l’apport en B12 n’est en fait pas très pertinent.
      Voilou ! c’était juste pour apporter mon ptit témoignage au débat ;-)
      Bonne journée !

  36. J’ai justement eu une discussion sur le sujet avec mes collègues ce midi et comme à chaque fois qu’on parle bouffe, je me suis sentie bien seule. Le discours qui se résume à dire « ouais mais ça coûte cher » ma fatigue… C’est difficile d’expliquer ses arguments ou du moins j’ai l’impression que l’avis de mes collègues reste le meme: « ben elle doit avoir les moyens dis donc »… Mouais, nan, c’est surtout un choix je crois. En tout cas je trouve tout ce que tu as dit très juste et ca m’a fait du bien de lire ton article, merci Camille!

  37. Hello Hello :)
    Encore un superbe article que tu as fait là Camille ! J’adore quand tu es invitée sur ce blog et nous donne tous pleins de conseils, de nouvelles envies. Merci pour ce brain de fraicheur que tu apportes, ça me fait tellement du bien de remettre en question certains éléments du quotidien !

    A très vite,

    Aurore du blog http://www.auriginalite.com

  38. Je sors de chez ma nutritionniste… qui m’a dit que je ne mangeais pas assez de protéines et donc que je ne perderais pas de poids même en ayant une bonne alimentation pour la simple et bonne raison c’est qu’on élimine plus de calories en digérant les protéines et si je n’en mange pas, je perdrais de la masse musculaire.
    Certes, les légumineuses c’est bien mais il faut absolument les associer aux céréales parce que la combinaison des deux se rapproche de l’apport en protéine des protéines animales mais pris indépendamment, l’apport est pauvre. Je tiens ça de ma nutritionniste et de l’émission sur le véganisme passée cette semaine sur France Inter.
    Sinon, je trouve aussi qu’en mangeant mieux, bio et plus cher et bien, on fait plus attention et il y a moins de gaspillage (oh benh t’as pas fini ton assiette, mets à la poubelle…). On prend plus conscience de la valeur de chaque chose.

    1. C’est vrai que j’ai souvent entendu parler de cette association légumineuses + céréales et que j’ai tendance à faire confiance aux nutritionnistes sur ce point.
      Cela dit, j’ai aussi lu certaines études qui disent le contraire, par exemple sur le site vegetarisme.fr : http://www.vegetarisme.fr/cuisine-vegetarienne/dossiers/legumineuses/ ou sur le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal : http://extenso.org/article/il-faut-combiner-deux-sources-de-proteines-vegetales-au-meme-repas-pour-assurer-leur-complementarite/
      Du coup, ça me pose question…

      1. les nutritionnistes français sont formés à la vieille croyance des protéines animales comme seules protéines acceptables…. vive les années 50 les gars….
        On sait aujourd’hui que le combo légumineuses+céréales n’est pas obligatoire pour un apport en protéines qui est un faux problème dans l’alimentation végéta(l/r)ienne.
        AUCUN végétarien ou végétalien ne manque de protéines s’il se nourrit assez !!!!

        Après si une personne veut perdre des kilos et donc mange hypocalorique, alors oui la seule solution sera de se gaver de protéines animales comme dans les régimes hyperprotéinés qui sont très nocifs pour les reins… Régime que vendent 90% des nutritionnistes….

        1. totalement d’accord sur la formation des nutritionnistes. je n’ai jamais chercher à combiner légumineuses et céréales et je n’ai aucune carence. je suis végé depuis plus de 20 ans…

  39. Merci beaucoup pour cet article, il est vrai que l’on achète vraiment beaucoup trop de choses que l’on pourrait bien se passer voir faire soi même. Personnellement j’achète des « trucs » déjà tout prêt quand je sais que je vais avoir une flemme de cuisiner etc et je n’achète pas forcément bio car mes parents sont « je m’en foutiste » et râle un peu si je prend du bio car certains produits, surtout ceux que je choisis, sont un peu chère (WTF? les parents chiant et qui comprennent pas…). Du coup je me prend seulement des trucs pour moi et des fois je me fais mes propres plats (surtout pour le midi). J’ai tellement hâte d’avoir mon chez moi pour faire ce que je veux avec les produits que je veux ^^
    En tout je vais vraiment essayer d’appliquer tes conseils!

    Bisouuuus :)

  40. C’est tellement vrai et plein de bon sens cet article (et très bien écrit ! J’ai rien au moins 2 fois ;) )
    Merci Camille <3

  41. Salut ! Je me permets de réagir par rapport à la question du potager/jardin. Je suis étudiante à Louvain-la-Neuve en Belgique, et mes cokotteurs sont impliqués dans un mouvement qui s’appelle Garden Network. En gros, ça permet de construire un potager vertical qui ne prend que très peu de place aux étudiants ne disposant que d’un balcon, le tout avec des matériaux récupérés comme des palettes. C’est vraiment facile à construire (même moi j’y suis arrivée alors que je suis une quiche en bricolage, c’est dire), ça coûte pas cher, et l’année passée ça a quand même produit pas mal de salades ! Je partage ici aussi quelques liens parlant du projet, car je trouve que c’est une chouette initiative, qui est facile à mettre en oeuvre :)

    https://www.uclouvain.be/685455.html
    http://www.nostalgie.be/emissions/y-a-de-l-idee/garden-network-des-potagers-dans-les-kots-de-louvain-la-neuve.html

  42. Ah quel plaisir de lire tout ceci !
    Je rejoins Mademoisellevi sur l’intégralité de son commentaire. Je n’ai pas grand chose à rajouter de plus.
    Évidemment, j’ai encore des efforts à faire, mais la viande est quasiment sorti de mon alimentation, le potager en permaculture est en cours (oui, habiter à la campagne ça aide), j’apprends des recettes qui rendent mon estomac aussi joyeux voire plus qu’avant – eh oui mes papilles se régalent, ça vous en bouche un coin! –
    Bref, à tout ceux qui me feront toutes ces réflexions typiques des sceptiques, j’arrêterai d’user ma salive et je leur ferai suivre ce très chouette article qui met du baume au cœur !
    Merci beaucoup !

  43. Article intéressant mais extrêmement discutable sur un point essentiel: NON, les légumes bio ne sont pas exempts de traitements. Ils sont traités (et subissent même parfois plus de traitements qu’en agriculture conventionnelle, bien que différents), avec des produits dits naturels agrées par la charte d’agriculture bio. Un pesticide n’est pas forcément chimique, un pesticide peut être naturel dans le sens où certaines molécules végétales ont le même effet que les pesticides et sont aussi nocives (voire roténone par exemple). Le cuivre, largement utilisé en agriculture biologique (plus qu’en agriculture conventionnelle), est extrêmement nocif pour les sols et les écosystèmes.
    Le bio n’est pas la panacée, et utilise aussi des pesticides, bien que naturels. Cette croyance selon laquelle tout ce qui est naturel est par essence bon est une ineptie totale. Quelle différence entre un pesticide chimique ou naturel? Les deux ont une activité visant à détruire les organismes dits nuisibles.
    Consommer responsable, local, de saison comme tu le dis bien, être renseigné sur ce que l’on mange est évidemment indispensable et louable mais pourquoi propager de telles idées fausses (et largement répandues malheureusement) sur le bio? Cela participe à la désinformation du consommateur alors que le but inverse est recherché.
    Je sais que j’ai déjà posté ce genre de commentaires et que je dois finir par être lourde à ce propos, mais je n’ai jamais obtenu de réponses et ça m’intéresserait vraiment et sincèrement de connaître vos points de vue sur ce sujet.
    Merci d’avance!

    1. Merci pour ta question tout à fait pertinente !

      Concernant les bénéfices écologiques de l’agriculture bio, il a été démontré que les normes définissant le bio préservent l’environnement car elles excluent tout pesticide de synthèse, fongicide, fertilisant, antibiotique et polymère.

      Si l’agriculture bio utilise effectivement des pesticides naturels qui ne sont pas forcément « sans danger », il faut remettre en perspective le décalage de dangerosité avec les pesticides chimiques. Les pesticides bio naturels se dégradent plus rapidement que les produits de synthèse, à l’exception du soufre et du cuivre. De fait, on trouve moins de résidus dans la nature et donc, indirectement, dans les aliments.

      Un rapport de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) prouve qu’à l’échelle mondiale, la consommation d’énergie totale par unité de surface est inférieure en agriculture bio. La consommation d’eau est moins importante, la qualité des sols est meilleure, les ressources en eau sont préservées, tout comme la biodiversité.

      L’IFEN, Institut français de l’environnement, confirme également l’intérêt de l’agriculture bio alors que plus de 96 % des rivières et 61 % des nappes d’eau souterraines sont contaminées. Or, comme le souligne l’Afsset (Agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), les pesticides qui se sont infiltrés vont mettre jusque 30 ans pour s’éliminer des sols.

      Après, il y a effectivement débat sur les bénéfices pour la santé.
      Il y a deux types d’exposition à considérer : celle qui provient de l’ingestion et celle qui liée à l’épandage.

      Parlons de l’alimentation en premier lieu.

      Comparés aux produits conventionnels, les produits biologiques contiennent moins d’eau (donc un contenu supérieur en nutriments) plus d’oméga 3 et ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées.

      Mais peut-on dire que les produits conventionnels sont mauvais pour la santé ? Certains organismes, comme l’EFSA (Autorité Européenne de sécurité des aliments) affirment qu’il n’y a pas de différence sanitaire significative avérée pour le moment.

      En réalité, on manque d’études sur le long terme pour apporter des réponses fermes. C’est par exemple pour cela que l’équipe de scientifiques en charge de l’étude NutriNet-Santé a lancé en 2014 la plus vaste étude jamais conduite à ce sujet, BioNutrinet, visant à mieux comprendre les liens entre consommation d’aliments bio et santé.

      Ensuite, parlons de l’exposition aux pesticides de l’agriculture conventionnelle par l’épandage.

      Des études, comme celle de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) démontrent que les produits phytosanitaires et de synthèse sont probablement liés à des effets négatifs sur la santé, notamment chez les agriculteurs (taux supérieur de cancer de la prostate et maladies neurodégénératives comme Parkinson) et les femmes enceintes (risque de fausse-couche et trouble du développement de l’enfant).

      En Argentine, où l’utilisation de Roundup a été introduite de façon intensive ces dernières années, les taux de cancer et de fausse-couches dans les zones exposées sont 5 fois supérieurs à la norme nationale.

      Pour ma part, je pratique le principe de précaution : au vu des premières données disponibles qui ne penchent pas en faveur du non bio, je préfère favoriser une alimentation sans intrants chimiques.

      Dans la durée, les statistiques nous apporteront un meilleur éclairage (encore que… on peut aussi orienter les chiffres, mais c’est un autre problème) : d’ici là, je n’ai pas vraiment envie de courir de risque.

      Et voilà la fin du commentaire le plus long de toute l’histoire des commentaires !

      Bonne journée à toi

      1. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre!
        Ta réponse apporte un nouvel éclairage à ton article, car au final tu n’adoptes pas du tout de position dogmatique (alors que dans l’article on a l’impression que c’est parfois un peu le cas) et ton raisonnement est tout à fait mesuré et éclairé.
        Merci encore pour ces éclaircissements sur ta position et bonne journée :)

  44. Super article ! Je suis étudiante avec un tout petit budget et pourtant je mange quasiment exclusivement bio, ce qui choque tout le monde, mais avec des bonnes astuces comme tu viens d’en donner on peut très bien y arriver ! Tout est une question de priorité !
    J’en profite pour ajouter une info à ton conseil n°5: il existe également des supermarchés coopératifs dans de nombreuses villes en France. La plupart sont encore en projet donc en format d’association avec un groupement d’achat, mais à terme le but est d’ouvrir un supermarché dont les acteurs seront les coopérateurs. Ce qui signifie des prix plus attractifs en échange de 3h de travail par mois dans le supermarché. Les coopérateurs sont également ceux qui choisissent les produits à mettre en vente ce qui permet de privilégier les produits respectueux de l’environnement et des producteurs !
    Il faut se renseigner si cela existe déjà dans votre ville. A Paris il existe la Louve, à Toulouse La Chouettecoop, à Bordeaux La Supercoop, à Montpellier La Cagette, etc… Plein de super projets !

    1. Merci pour ta contribution Flora ! Je suis super fan du concept de supermarchés coopératifs.
      Il faut simplement avoir un peu de temps à consacrer : à la Louve, les coopérateurs s’engagent à travailler bénévolement 2h45 toutes les 4 semaines. Mais ce n’est finalement pas si énorme !
      J’aimerais beaucoup m’investir dans l’un de ces magasins : le bémol c’est que pour le moment, la Louve est un peu trop loin de chez moi… Mais j’ai bon espoir qu’elle fasse des petits à Paris !
      Bonne fin de journée, à bientôt :-)

    1. Ah super je ne suis pas la seule à me poser la question et à me sentir perdue. C’est qui Camille ? On nous aurait volé Coline????

      1. Hello les filles, non non je n’ai pas kidnappé Coline ;-) ! Je faisais partie de la team Shasq, et maintenant je contribue directement sur le blog dans la rubrique #gogreen.

  45. Super article!
    Je crois en effet que le principal est de ne pas se mettre la pression et que chaque petit geste pour manger mieux compte.
    Mon 10è commandement serait de troquer et d’utiliser le système D : partager un bon plat maison avec son voisin en échange de ses pommes, ramasser des noisettes au gré d’une promenade, sortir les chiens de la voisine en échange d’une botte de poireaux de son jardin….
    Ayant la chance d’avoir un petit bout de potager je troque beaucoup avec mes voisins. Ça me permet de m’enrichir humainement parlant, ça crée du lien et c’est vachement cool pour nos porte-monnaies ;-)

    1. Tu ne peux pas savoir comme je suis contente de savoir qu’on peut rire avec ces sujets…! Pour moi, c’est le meilleur moyen de les rendre plus accessibles et répandus. Donc merci pour ton commentaire avec la banane :-D

  46. Ah ah ! Merci Camille pour ce billet!
    Il faudrait éditer un recueil de toutes les remarques stériles concernant l’alimentation saine. (Et en tant que végane, j’en aurais aussi un bon paquet à répertorier en supplément !)

    Je note direct la référence du bouquin pour cuisiner les épluchures, parce que pour le moment, à part les fanes des radis et les salades flétries, je sais pas encore comment cuisiner le reste ^^ (Bon, ça va au composteur hein ! j’assume ma part dans la gestion des déchets ;-)

    Bref, ayant la chance d’habiter en montagne depuis presque deux ans, j’ai découvert que je marchais LITTÉRALEMENT sur de la nourriture tout les jours. Je m’explique : j’ai réalisé (à 35 balais, jamais trop tard…) que le chemin qui partait de chez moi en direction de la forêt était gavé de pissenlits, de patiences (rumex), d’orties, etc. Et, grande nouvelle, toutes ces plantes aussi banales qu’ignorées, sont super à consommer, très riches en…bah.. tout en fait ! minéraux, vitamines et j’en passe. Et je ne parle pas des pommiers et poiriers sauvages grâce auxquels on a fait le plein de confiture ^^

    Bref, je ne compte plus le nombre de repas « gratos » et super bons qu’on s’est fait avec ces plantes !

    Encore faut-il donc que nous réapprenions ce qui se mange ou pas dans notre environnement proche. (Et dire que j’ai goûté ma première salade de pissenlits à 35 ans ! non mais je rêve, c’est quoi qui cloche là ? Personne n’avait pris la peine de m’expliquer que la bouffe est à portée de main mais qu’on l’appelle « mauvaise herbe » ! )
    Donc,pas besoin de traverser l’atlantique à la rame (écolo hein^^) pour aller chercher son Quinoa ;-)

    Mais bon, là encore, on n’est pas tous égaux, il s’agit là d’un des nombreux privilèges à habiter en montagne, mais je ne boude pas mon plaisir en tout cas ! (les réserves d’orties séchées sont faites pour l’hiver, cassage de bide reminéralisant en perspective !!!)

    Voilà pour ma contribution au chapitre 10 !
    Encore merci pour ce billet ;-)
    Bise !

    1. Wow, je suis super fan de ta 10ème solution ! Je ne risque pas de trouver de plantes comestibles sauvages sur mon trajet goudronné ni au détour d’un couloir de métro… Et je crains que les 3 herbes qui poussent devant chez moi ne soient contaminées par de l’urine de rats… Mais le jour où j’habiterai à la campagne, j’appliquerai ton conseil !
      J’ai déniché un article intéressant à ce sujet sur La Ruche qui dit Oui : https://magazine.laruchequiditoui.fr/cuisine-sauvage-faites-vos-courses-dans-les-pres/
      Bonne journée, bises !

  47. Merci pour ce bel article car moi aussi, j’en ai marre qu’on me traite de hippie car j’achète en vrac dans une biocoop et que je cuisine tous nos repas (ou presque) de A à Z! Et je ne suis pas femme au foyer non plus, ni milliardaire, bien au contraire.
    Par contre, je choisis de ne pas m’acheter des fringues toutes les semaines, de ne pas avoir le dernier smartphone qui coute un bras et pas de voiture non plus. Ma priorité est de bien manger (vous l’avez?) :D
    Certes, je passe 2h tous les samedis aprem à cuisine le butin du marché pour nous durer la semaine, au lieu d’aller me balader, mais j’économise du temps dans les supermarchés aussi, donc je suis gagnante!
    Bref, je suis complètement d’accord!
    Laure

    1. Ah mais non, on n’est pas des hippies, juste des gens du futur qui en ont leur claque de toute cette bouffe industrielle et qui veulent passer à un autre mode de vie, la vie post-consumériste, plus simple, plus authentique, plus heureuse ! C’est tout :-)

  48. 1( Question de chiffres…
    « sur 100 euros dépensés dans l’alimentation en grande surface, 37,6 euros reviennent aux supermarchés, 13,20 euros à l’industrie agroalimentaire et 8,20 euros aux agriculteurs » = > où passent les 41 euros qui restent?

    2( Je vous conseille la lecture de C. Roggen Les secrets du Druide. On y apprend à reconnaître les plantes comestibles/les plantes qui soignent/les types d’infusions possibles. C’est hyper intéressant.
    Je vous conseille aussi la lecture de Mark Boyle, l’homme sans argent. Il vit sans argent et livre son témoignage dans un ouvrage facile à lire et utile puisqu’il donne des astuces concrètes pour manger et boire sans dépenser un centime. On serait étonné de l’abondance qui se trouve dans la nature, sous nos pieds.

    3( Manger bio, sans que le produit soit emballé et local –> ce vers quoi nous devrions tendre pour sauver l’humanité.
    Je trouve un peu étonnant d’acheter des bananes, des ananas, du quinoa, des graines de chia, du quinoa… comme on achèterait des pommes, des choux et des myrtilles. Ces produits sains ou ces Saints-Produits viennent du bout du monde et sont si facilement accessibles qu’on oublie qu’ils ont parcouru la planète pour notre petit plaisir…

    1. Merci pour ta recommandation de lecture : j’avais entendu parler de ce livre et du coup tu me donnes d’autant plus envie de le lire !

      Concernant ta question sur les chiffres, tout le détail est disponible en page 2 du document « L’observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires » :
      https://observatoire-prixmarges.franceagrimer.fr/Lists/Liste%20Rapports%20au%20Parlement%20et%20Lettres/Attachments/18/2016_01_10_LETTRE_n%C2%B09%20v2.pdf

      Et enfin, sur ton point 3, je suis tout à fait d’accord dans l’absolu : mais à l’heure actuelle, des populations entières comptent sur ces filières alimentaires et n’ont pas encore d’autres sources de revenus pour vivre. C’est pour cela que je ne suis pas contre le fait de consommer du quinoa, des graines de chia, du chocolat et du café, mais il faut dans la mesure du possible choisir des produits labellisés équitables.
      A terme, bien entendu, il faudrait que tout soit relocalisé et que ces populations développent d’autres moyens de subsistance.

  49. Merci pour l’article!
    Un petit article sur les produits « de base » que tu utilises pour cuisiner ça serait top top aussi :)

  50. Super article, merci ! Je vais le scotcher sur le frigo je pense. Pour ma part, j’essaie de planifier les achats et d’utiliser autant que possible les restes dans de nouvelles recettes.

    1. Je me rends compte que ça aurait fait un très bon 10ème point pour la liste car plusieurs d’entre vous utilisent ces techniques d’organisation et de recyclage des restes :-) !
      Merci pour ta contribution

  51. Plus je grandis, plus je lis des choses effrayantes sur la condition des animaux, et moins je mange de viande. Je suis par contre presque persuadée que je n’arriverai jamais à faire une croix sur la viande et le poisson pour de bon mais j’en consomme tellement moins depuis des mois et ça fait un bien fou ! Je sensibilise ma famille autour de moi qui n’en a pas vraiment conscience et mon mec lutte activement contre le Nutella si tu le voyais Coline. Il me fait rire parce qu’il parle de cette pâte à tartiner sans huile de palme qu’il vient de découvrir et il essaie de convertir tout le monde autour de lui en disant je cite « les orang-outans te remercient », il est à mourir de rire mais il est tellement engagé dans son petit combat que si d’autres personnes le rejoignaient on pourrait monter une armée facile.

    Des bisous Coline et merci ♡

  52. Super cet article ! J’adhère à 300% et j’adore le ton et les références (Bree…lol)
    Effectivement c’est une question de priorités et de choix, mais payer les producteurs qui font de la qualité tout en ne se ruinant pas ne relève pas de l’impossible, juste de bon sens, et de choix (ah bon je n’ai plus de quoi acheter des aliments de qualité une fois que j’ai acheté le dernier iphone et un home cinéma avec barre de son Bose…??)
    Merci ☺

  53. Bonjour Coline,
    Je suis à 200% d’accord avec toi !! Je mange bio, je cuisine et franchement je ne dépense pas plus qu’avant voire peut-être un peu moins !
    Quand j’entends les médias, les gens dire « le bio c’est trop cher » et que je vois les caddies (oui il m’arrive encore d’aller en supermarché mais ça devient rare) remplis de plats cuisinés, de desserts, de packs d’eau (et l’eau du robinet, elle est pas bonne ??), de litres de soda, de gâteaux (qui te donnent vraiment pas envie … bon OK c’est très perso) … Je me dis que ce qui est cher c’est ça pas le bio ! Même en faisant une razzia au magasin bio, je n’arrive pas à battre le prix du caddy moyen !
    En fait, je crois que c’est comme pour les fringues, on a perdu de vue ce que qualité, respect du travail d’autrui signifiaient ; en revanche ce qui me fascine c’est que les mêmes ne trouvent rien de bizarre à faire la queue à minuit pour acheter (bon déjà là ils m’ont perdue parce que je déteste attendre et en plus attendre à minuit !) le dernier smartphone et à des prix démentiels … Ca me dépasse !
    Merci pour tes articles et tes vidéos : beaucoup d’humour, de la joie de vivre et du bon sens !

  54. Super article, merci car c’est vrai qu’il y en a marre des gens qui te jugent sur ton budget courses. Je n’ai jamais été adepte des plats préparé en tout genre, persuadée que les soirs de flemme il vaut mieux croquer une carotte crue ou aller au restau tant qu’à faire haha.

    Depuis quatre maintenant on est passé au zéro déchet à la maison et c’est d’une efficacité redoutable pour transformer son budget food. On a remplacé le pourcentage de dépense en sopalin, mouchoirs jetables, produits ménager et tout et tout en légumes frais, produits laitier de petits producteurs (adorables qui plus est) et maintenant ça tombe tellement sous le sens qu’on ne reviendrait plus en arrière.

    Prochaine étape, le potager maintenant que nous avons un jardin ! youpi !

    1. Merci pour ton commentaire ! C’est clair, il y a plein de techniques spéciales soir de flemme autres que les plats préparés : un avocat sur du pain, des tomates-mozza, des lentilles corail au curry…

      Bravo pour ta démarche zéro déchet ! Une question : tu utilises quoi à la place du sopalin ?

  55. Super article, c’est exactement de cette manière que je vois les choses !
    Mon astuce numéro 10 pourrait être : choisir des agriculteurs locaux et les rencontrer. La vente directe se développe beaucoup, et aller chercher ses fruits et légumes sur l’exploitation devient une vraie promedade ! Et quand on ne peut pas s’y rendre, il suffit de parler avec les vendeurs au marché car beaucoup d’agriculteurs vendent leurs produits directement. En quoi cela permet d’économiser ? Outre le fait qu’on supprime les intermédiaires et qu’on apprend beaucoup sur la production de ce qu’on consomme, on crée du lien. On discute, on partage et bien souvent, l’agriculteur, content de cette relation, nous offre quelques pommes en plus, un fruit pour les enfants, ou nous donne une caisse de fruits pour faire compotes et confitures !

    1. Oui, rencontrer les gens qui fabriquent nos produits, revenir aux sources, comprendre comment ils sont cultivés, stockés… C’est le meilleur moyen de retrouver une alimentation qui a du sens !

  56. Ha mais oui mais voilà, parfaitement ce que je fais au quotidien. J’entame la lutte de « si c’est moins cher c’est que les producteurs le payent  » et j’essaye de montrer aux gens qu’un vêtement zara en soldes à 3 euros bin… c’est la couturière pakistanaise qui se fait entuber. Eh oui, comme pour le jambon. Mais bref merci ton article est trop cool j’aurais bien voulu écrire le même. Et l’infographie des recettes d’épluchures est super chouette. À partager ! Merci !

    1. Eh oui, c’est exactement pareil pour les vêtements… Ce sera un sujet pour un prochain article :-)
      Merci pour ton commentaire !

  57. Salut Coline! :)
    Il y a un petit truc qu’il faudrait préciser à propos de la viande, à mon avis! ^^ Je suis carrément d’accord qu’il faut manger beaucoup moins de viande, mais surtout, quand il faut acheter de la viande, faire attention à la qualité et à la provenance de la viande! ^^ J’ai lu un article super intéressant ( je te mets le liens si tu veux y jeter un coup d’oeil: https://reporterre.net/Voici-pourquoi-je-re-mange-de-la-viande ) qui explique (même si ce n’est plus un secret pour beaucoup de gens) qu’il ne faut pas acheter de viande venant de l’élevage de masse, mais de petits éleveurs, qui ont un tout autre impact sur l’écologie et l’environnement avec leurs élevages!
    Pour beaucoup de gens, cette remarque peut paraître bête mais je pense que malgré tout il vaut mieux le répéter pour ceux qui ne le saurait pas encore ^^

  58. J’apporterais juste un bémol au point 9. Parfois le bio n’a pas autant de sens qu’on pourrait le croire sur certains aliments. Les oeufs et le poulet par exemple, les consommer bio signifie que les poules et poulets ont été nourri selon une « alimentation réglementée bio » mais cela s’arrête là. Ainsi il n’y aucune assurance sur la qualité de l’élevage et ces animaux ont très certainement été élevés en batterie soit dans des cages et privés de l’extérieur.
    Il y a donc à mon sens deux poids, deux mesures avec le bio et cela n’est parfois en aucun cas gage de qualité.

  59. Un bon conseil pour ton point 10 : faire une liste de course en lien avec des repas pour la semaine et s’y tenir afin d’utiliser 100% de ce qu’on achète : aucune perte ainsi chez moi, aucun légume qui fait la gueule dans le fond du frigo ou de produit qu’on laisse traîner et pas de surplus dans les placards autre que les céréales et légumineuses.
    Apparemment en France, on jetterait en moyenne de 2kg à 100kg de nourriture par an…… Et donc beaucoup d’argent également !!!

  60. Super article Camille! Le bio devrait être la norme et non le contraire… Je travaille avec des agriculteurs qui sont en agriculture « conventionnelle » et ils me racontaient qu’ils mettaient chaque année 20 000€ de produits phytosanitaires sur leur culture. Un sacré budget pour eux et ils s’en passeraient bien, mais que pour l’instant ils estiment que les revenus sont plus important avec ce type de culture. Bref c’est pas gagné…

    J’ai fait mon marché samedi matin et sur le stand de mon producteur bio j’en ai à chaque fois pour 12€ pour un panier bien rempli pour une grosse semaine (souvent il me reste des légumes en fin de semaine). Et j’ai pensé à ton article quand la vendeuse m’a dit « Je vous laisse les fanes des carottes? ». Oui oui je vais essayer de les cuisiner ;-)
    Et j’en ai fait une recette délicieuse! Des galettes au quinoa et fane de carottes. Il faut :
    – des fanes de carottes
    – des flocons de quinoa (ou flocon de riz)
    – 2 œufs
    – 30 ml de lait végétale (moi j’utilise du lait de riz)
    – un oignon
    – une c.a.c de curry
    – une c.a.c. de cumin
    – sel, poivre

    Mélanger le œufs avec le lait, les flocons de quinoa, l’oignon haché, les épices. Attendre quelques minutes, les flocons de quinoa vont gonfler un peu. Ajouter les fanes de carottes hachés finement. Dans une poêle avec un peu d’huile, former des galettes et les faire dorer de chaque côté quelques minutes. Et voilà c’est prêt ! Et on a rien jeté (Bon les coquilles d’œufs, mais ils vont dans mon lombricompost!)

    1. Mais c’est génial !!! Merci pour ta recette qui me met l’eau à la bouche ! Lue à 12h30 en plus, c’est le pompon :-) !

      Concernant les agriculteurs, je sais que la conversion au bio est une démarche qui n’est pas toujours évidente pour eux. Ca demande beaucoup d’efforts et d’investissements pendant 2 ou 3 ans pour adapter leur technique et rendre les champs « sains ». Ce n’est qu’après ces 3 années qu’ils peuvent obtenir le label. En revanche, une fois obtenu, le retour sur investissement est rapide et ils augmentent leurs revenus.
      Mais il faut se sentir prêt pour se lancer !

  61. trop bel article comme toujours !!:)
    et le point 11 c’est les supermarchés coopératifs qui émanent un peu partout … La Louve à Paris, Scopéli à Nantes … de chouettes projets à soutenir et bien sur pour s’investir !

    1. Merci pour ta contribution ! C’est vrai que les supermarchés coopératifs sont un excellent moyen de manger des produits plus sains pour un budget raisonnable, tout en s’investissant bénévolement !
      Bonne journée et à bientôt :-)

  62. Bonjour,
    Heureuse de lire enfin ce que je me dis à chaque fois que j’entends les pubs pour supermarché: on ne peut pas vouloir le moins cher et espérer en même temps le mieux. On ne peut pas croire que payer ses pommes ou son jambon à 0.99 va permettre de rémunérer au juste prix toute la filière de production, si ce n’est le denier maillon. Depuis que je me fournis en local, bio, de saison pour les fruits et les légumes, même mes enfants en mangent, et comme c’est bon, je ne jette plus de fruits ou légumes qui ont pourri, donc je m’y retrouve au niveau prix!

  63. Non mais, non mais…. sérieusement ? Es-tu prête à affirmer haut et fort que TOUT LE MONDE peut se passer des supermarchés et de ses prix attractifs ? Que tout le monde peut manger sainement pour LE MÊME BUDGET ? Et en admettant, tiens, c’est vrai, honnêtement, je n’ai pas essayé, crois tu que tout le monde a le temps de jouer à gégé la campanule et arpenter les marchés bio, rentrer, cuisiner pendant deux heures ? Et toi sinon, tu travailles parfois ? Parce que moi oui, et autour de moi, le monde aussi. Les parents citadins qui ne peuvent pas rentrer avant 19h/19h30 (et je les connais, j’ai gardé leurs enfants pendant des années), quand ils arrivent, tu ne crois pas qu’ils préfèrent lancer un express coquillettes/jambon histoire de prendre une demi heure pour parler avec la prunelle de leurs yeux de leur journée à l’école, de leurs petites histoires, de se poser, enfin, plutôt que de se lancer dans la création d’une purée de légumes de saison, histoire de parachever la journée ?
    Ou mieux, les familles qui habitent à la campagne, et là encore, je sais de quoi je parle, c’est le cas de mes parents. Le marché bio, pas de chance, il tombe le mardi matin, parce que pour le producteur du coin, passer au bio, ça lui coûte une blinde, alors ils sont 4 zozos à s’être chauffés, donc c’est un tout petit marché, donc ça n’intéresse pas grand monde, donc ça tombe un mardi, pas de bol. Puis leurs légumes sont plus chers, parce que, et je les comprends, il faut bien qu’ils rentrent dans leur frais. Donc, compliqué d’acheter des carottes bio dans ces conditions. A part pour les quelques motivés, qui ont la chance d’avoir le temps, un mardi matin et les moyens. Ça ne veut pas dire qu’ils sont les seuls à avoir une conscience, merci. Le supermarché bio alors ? Il est à 40 min en voiture, parce qu’encore une fois, ne rêve pas, c’est plus cher, même si c’est réellement le prix des choses, va dire ça à mon salaire, donc il y a moins de clients, donc il y a moins de demande, donc il n’y en a qu’un à 50 km à la ronde. Et je ne blâme pas les gens qui n’y vont pas. Je n’irai pas non plus à leur place.
    Ton article est bien, il est intéressant et donne de bonnes idées. Mais il me pose un problème majeur. Comme je le disais, tout le monde n’a pas la possibilité de manger mieux, tu ne peux pas culpabiliser le monde comme ça, parce que même si j’imagine que ce n’est pas ton intention, c’est pourtant ce que tu fais, tu culpabilises. On aimerait bien parfois, nous aussi, être les superhéros du bio.
    Ah ouais vous mangez pas bio parce que c’est cher ? Bah arrêtez de manger de la viande, z’allez voir, vous pourrez vous payer des courgettes, enfin, c’est du bon sens. Merci, on ne t’avait pas attendu pour remarquer que la viande, ça coute cher.
    Attendez, mais vous croyez vraiment que 1 euro, c’est le prix du jambon ? Ah mais c’est pas ce que nous, on croit, c’est ce que notre SALAIRE croit, lui. Nous, on voudrait bien mettre 2 euros de plus pour savoir que la vache qui a fourni le jambon, elle était heureuse et épanouie, que l’herbe qu’elle mangeait était bieeeen verte, et que l’agriculteur pourra lui aussi acheter de la nourriture saine, pour lui et pour ses bêtes, être les instigateurs d’un cercle vertueux, pour nous et nos enfants. Ah tiens, j’irai même jusqu’à le payer 10 euros mon jambon dans ces conditions. Sauf que l’argent ne se trouve pas sous le tapis, il se gagne, et on fait bien souvent ce que l’on peut avec ce que l’on a.
    Et bien mes amis, sortez vous les doigts du … et lancez vous dans une coopérative, investissez-vous, sortez les plats à tarte, ce que vous achetez, c’est dégueulasse ! On ne se fait plus d’illusion, on le sait bien que ce qu’on mange, ce que l’on achète, ce n’est pas l’idéal. On le sait que si on cuisinait plus, plus souvent, que si on se levait un peu plus l’âme, nos enfants mangeraient mieux ; rassure-toi, tous les parents aimants le savent et aimeraient bien. On voit ces gens formidables, tellement investis, qui bougent le monde rien qu’en se levant le matin. Alors on essaye, on se lève une demi-heure plus tôt pour préparer les prémices du repas du soir, et ptet même une tarte pour le gouter, allez ! On fait ça un matin, deux matins, et puis en fait on s’épuise, parce qu’ah oui, ce temps, c’est pas qu’on ne le prenait pas, c’est qu’on ne l’avait pas. Message contradictoire, on a beau savoir qu’il faut manger mieux pour être en meilleur santé, mais on se rappelle tout à coup, que le sommeil aussi, si ça trouve, c’est pas mal pour vivre heureux et en bonne santé. Eh oui, c’est triste, mais c’est la vie. Tes conseils sont bons, ils parlent sûrement à pas mal de gens qui ont la chance d’avoir le temps et l’argent de s’investir dans le « mieux-manger », mais ne blâme donc pas les autres, ceux qui aimeraient bien, mais qui ne peuvent pas. Ne te leurre pas, le bio, c’est quand même plus cher, cuisiner, c’est quand même avoir le temps. C’est dommage, mais c’est comme ça.

    1. Je me permets de répondre parce que je pense que tu interprètes totalement de travers le message que Camille a voulu faire passer avec cet article… Elle donne des pistes, elle n’érige pas les points qu’elle aborde comme un chemin parfait que tout le monde devrait suivre. Ceux qui ne veulent pas, qui ne peuvent pas, pour quelques raisons que ce soit et bien…ce n’est pas grave. Il n’y a rien de culpabilisant dans cet article, à moins de le prendre de façon personnelle…ce qui est manifestement ton cas (et c’est vraiment dommage :( ) Dans tous les cas chacun fait avec ses moyens (au sens large du terme) mais je suis d’accord sur le fait que c’est parfois plus ou moins facile. Dans tous les cas rien ne sert de s’énerver… ;)

    2. Il est aussi possible d’organiser son temps différemment, même en ayant un emploi, car clairement on y passe pas 24h, donc on peut peut être passer un temps avec les enfants en cultivant des petits légumes ou en les cuisinant, le fond de tarte n le fait avec eux ou avec chéri au lieu de le passer tous ensemble devant la télé ou le pc. Je ne doute pas que tout cela puisse être fatiguant mais dans ce cas les coquillettes on les mange avec un bon pot de sauce bio et une poêlée, je suis fervente adepte de cuisine et met rarement plus de 30 minutes à faire le dîner surtout une je termine à 21h…tout est possible si on le désire, et puis si c’est un jour dur 2 c’est mieux que rien… Les gens qui le font ne sont pas tous sans emploi sans famille sans passion… Et même si cela te paraît logique ben ouii c’est tellement vrai des légumes coûteront toujours moins cher qu’un robeef et on ne mourra pas si on le garde pour le repas dominical sacro saint jour du rosbeef et au final on pourra l’apprécier que davantage…

  64. Bonjour Coline,

    Premièrement je tiens à te dire que te lire est un plaisir !

    Ensuite,

    Ton article est tellement dans le vrai et pour tellement de chose. On entend souvent que consommer plus « responsable » coute plus cher et est plus compliqué…
    Premièrement ce n’est pas forcément vrai comme le montre ton article et deuxièmement au moins nous ne participons pas à la destruction de la planète, au mal être animal, à l’exploitation des populations productrices…. je sais pas c’est peut être important voir même peut être plus que de faire quelques économies?
    Bref je suis loin d’être une bobo et je ne peux pas acheter tous le temps des produits issus de production responsable mais quand je peux le faire, je le fais et ça me fait tellement plaisir de me dire que ça va p-e aider des entreprises/ personnes… qui en ont besoin et qui le méritent!

    Encore un coup de coeur pour ton article!

    Merci
    Des bisous et du bonheur!

  65. Bonjour Camille,

    Premièrement je tiens à te dire que te lire est un plaisir !

    Ensuite,

    Ton article est tellement dans le vrai et pour tellement de chose. On entend souvent que consommer plus « responsable » coute plus cher et est plus compliqué…
    Premièrement ce n’est pas forcément vrai comme le montre ton article et deuxièmement au moins nous ne participons pas à la destruction de la planète, au mal être animal, à l’exploitation des populations productrices…. je sais pas c’est peut être important voir même peut être plus que de faire quelques économies?
    Bref je suis loin d’être une bobo et je ne peux pas acheter tous le temps des produits issus de production responsable mais quand je peux le faire, je le fais et ça me fait tellement plaisir de me dire que ça va p-e aider des entreprises/ personnes… qui en ont besoin et qui le méritent!

    Encore un coup de coeur pour ton article!

    Merci
    Des bisous et du bonheur!

  66. Merci, Camille, pour cet excellant article ! Pour moi c’est très important de bien se nourrir tout en respectant la nature et je trouve que ce n’est qu’une question de motivation et d’organisation. Faire une liste de course en fonction des plats qu’on va cuisiner ne prends que 2 minutes. En plus, cela permet de passer moins de temps dans les supermarchés, donc avoir un peu plus de temps pour cuisiner à la maison. Quand il y a les restes, je congèle ou j’en prends avec moi au travail pour le déjeuner.

    En effet, tout le monde ne peut pas avoir le jardin pour faire pousser ses légumes bio, mais ici encore la créativité peut donner les idées. Par exemple, chez nous au travail il y a un peu de terrain que nous avons aménagé en potager au lieu de faire pousser du gazon. Bien sûr qu’il faut y passer un peu de temps : venir plus tôt le matin pour l’arroser, y aller entre midi pour désherber, mais en échange tout l’été on a eu des salades, des radis, des concombres, des courgettes …. Bref, que du bonheur !

  67. GENIAL
    Super article ça fait du bien de lire des choses simples et constructives même si c’est parfois difficile à faire tout le temps. Perso je fais deja pas mal de choses et c’est vrai que ca prend du temps de cuisiner mais pour les courses maintenant que je ne vais plus au supermarché et que je commande mes fruits et legumes sur un système de producteurs locaux sur internet je gagne du temps!!! Mon petit conseil qui a déjà été dit certainement c’est de cuisiner plus pour en congeler (j’ai fait plein de pancakes ce weekend il m’en reste pour un weekend flemme aigue ou un avec la geule de bois;-) ) et puis il faut penser au vrac aussi pour arreter de consommer des trucs dont on peut même pas prononcer le nom….ca coute moins cher en plus.
    Merci

  68. disons que pour le même prix, il ne faut pas s’attendre à avoir des produits équivalents. On peut en avoir autant mais ce ne sera plus exactement le même genre de produits. Si on veut continuer à manger exactement la même chose qu’avant (plats cuisinés, gâteaux…) c’est sur qu’en bio ça va couter très cher…
    Pour surveiller son budget et manger plus sainement, je pense qu’il faut revoir globalement son rapport à l’alimentation ; s’ouvrir à des produits moins connus,de saison, prendre le temps de faire ses courses dans différents lieux pour comparer les prix (les magasins au vrac ne sont pas toujours moins cher cf magasin de Besancon).
    Enfin dernier point, se (re)mettre à cuisiner. certes c’est chronophage mais cela peut se faire en famille et être considéré comme un véritable temps de partage.
    C’est sur que c’est parfois moins pratique et cela prend du temps mais de mon point de vue, ça vaut le coup.

  69. 10. Faire ses courses (hors frais) 1/mois ! C’est ma méthode depuis plus d’1 mois et ça me permet de dépenser moins et d’attendre cette occasion comme Noël… je constitue ma liste des envies tout au long du mois, quand il me manque un aliment, je fais sans ou je trouve une alternative. Bref ! Ca fonctionne assez bien surtout si on est abonné à des paniers de légumes hebdomadaire comme moi :) !

    A bientôt,

    Pauline
    PS : les recettes d’un menu 100% vegan sur mon blog actuellement :) !

  70. Je suis étudiante et niveau budget c’est carrément au ras des pâquerettes !

    Cependant, quelque chose qui m’aide énormément à manger des légumes TOUS LES JOURS : me rendre tous les soirs chez le primeur du coin de ma rue qui brade tous ses invendus à 1€ ou 2 !

    Alors certes ils faut les cuisiner au plus vite et parfois penser à couper ce qui est moche, mais ça m’aide énormément à manger sain et à varier mes repas car la sélection est évidemment très aléatoire, haha !

    Quand je ne trouve pas grand chose chez lui, je vais chez un autre primeur qui fait ça également, et ils sont nombreux à le faire !

  71. Je suis bien d’accord avec toi pour le local !
    Par exemple, j’ai trouvé dans un supermarché marocain bon nombre de fruits qu’on pouvait très bien faire pousser au Maroc importés d’Italie, d’Espagne… Le pire dans tout ça, c’est que c’était des pommes, avec supplément cire sur la peau qui leur donne un aspect tellement plastifié que les pommes factices d’Ikea pourraient aller se rhabiller. N’oublions pas que le petit trajet pour les amener jusqu’ici et tout le bazar lié à l’importation a bien fait remonter la note économique et écologique.
    Et à propos des cueillettes, il y a dans le Val d’Oise le cueillette d’Aincourt qui vend à la caisse du miel, du jus de pomme et d’autres aliments du genre dont les ingrédients viennent du domaine.
    Ensuite pour les super-aliments j’ai vu un reportage d’On n’est plus des pigeons (disponible sur YouTube) qui montrait que c’était un peu cher payé la dose de nutriments. Quand on passe devant ce genre de produits lorsqu’on fait nos courses, le seul mot qui me vient à l’esprit est « marketing » d’autant que la plupart viennent de l’étranger et que, n’oublions pas, l’importation ça fait bobo à l’environnement.

  72. La fille qui tombe 10ans après sur cet article fabuleux …
    Bonjour tout d’abord et merci ensuite ! Presque tous les midis je me prépare des plats pour manger au travail. Alors je ne suis ni vegan ou végétarienne, mais c’est vrai que je mange pas beaucoup de viande. Et puis j’adore cuisiner. Alors je me fais des bons petits plats qui sortent parfois du traditionnel petit pois carotte ou des pâtes bolos. Alors mes collègues sont souvent interloqués. Et puis quand je leur dis que c’est bio « Ooooh my gaaaad mais tu dois dépenser tout ton salaire dans la bouffe ! ». J’en peux plus de ces réflexions. Si tu savais toutes les conneries que j’entends sur le bio. Et le pire c’est que ces personnes là, mangent Mac do tous les jours et n’ont pas peur de claquer 12 balles par jour dans leur menu alors que je suis sûre que le mien vaut même pas la moitié et pourtant c’est tellement plus bon ! Alors encore merci pour cet article, je m’en vais de ce pas le partager à tous mes collègues ! Bisous !