De l’indulgence

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📷 Estelle Segura

Si vous me suivez depuis un moment je pense que vous savez qu’ici, ou ailleurs, ce que je prône avant tout (bien avant la cause animale, l’écologie, le local, le bio, liste non exhaustive) c’est la tolérance et l’indulgence. D’ailleurs je pense que si je dois « prôner » quoi que ce soit, ça se résume à ça. Et à l’ouverture d’esprit parce que ça fait comme un petit top 3 et j’aime bien l’idée.

J’ai d’ailleurs systématiquement les dents qui grincent face à ce terme – prôner – que je trouve très réducteur et qui, finalement, a un peu tendance à nous enfermer. J’ai le sentiment que ça nous réduit à ce qui nous tient à coeur et que, vis à vis d’autrui, ou pire, de soi-même, ça ne laisse la place à aucun écart, ça force à une sorte de perfection ultime (tout du moins en apparence…) et je pense qu’à la longue c’est tout simplement usant. Voire même décourageant.

Avant de commencer à écrire cet article j’ai cherché pendant bien 1h, au fil des pages Google, un article lu il y a quelques mois. Ma mémoire défaillante n’a manifestement pas souhaité que je me rappelle ne serait-ce que du titre de cet article et j’ai fini par abandonner l’idée de pouvoir le partager ici. Pour autant je me rappelle que cet article était beau et agréable à lire, un homme y racontait comment, de son point de vue, l’extrémisme trop extrême du véganisme, pouvait finir par nuire à la cause animale et au mouvement (et je suis très, très agacée de ne pas retrouver cet article, publié sur la version web d’un hebdomadaire assez « sérieux »)(= c’était pas Vice, quoi…)(j’adore Vice soit dit en passant). Il expliquait qu’à vouloir tendre trop ardemment  vers un idéal, certains finissaient pas craquer, par tout abandonner, en se disant sûrement que tout ça ne servait à rien puisque : les gens autour d’eux ne comprenaient pas leur démarche / que c’était socialement trop difficile / psychologiquement compliqué parfois / que les personnes « plus engagées » (ou plus « parfaites ») n’avaient cesse de les juger/ liste non exhaustive une fois de plus.

Il appelait à la tolérance, dans un domaine ou finalement, il y a peu de place pour ça (et pas forcément pour de mauvaises raisons).

Au fil de mon écriture je me souviens tout à coup d’un commentaire qui m’avait marqué il y a plusieurs mois. Dans une de mes vidéos je parlais de Sea Shepherd et on m’avait rétorqué que me voir parler de cette association alors que Paul Watson est végane et pas moi était une sorte d’aberration (je pense que les termes étaient mois courtois qu’ici…), d’autant plus que je plaçais Sea Shepherd et des patchs pour les yeux pas du tout véganes dans la même vidéo (ainsi que des marques non cruelty free). À l’époque, j’étais peut-être déjà végétalienne mais je n’avais pas étendu le concept au reste de ma vie et…je n’avais pas compris cette attaque. Je reste totalement consciente que bien que nous soyons tous composés de contradictions, il est toujours plus facile de pointer du doigt celles des autres plutôt que les siennes mais, sincèrement, ça m’avait laissée pantoise. Pourquoi me reprocher un acte, finalement, assez positif, pour la simple et bonne raison que je n’appartenais pas au mouvement végane ?

Et puis le temps a passé et, un jour, je me suis sensiblement retrouvée à faire la même chose. Mon chéri, par exemple, n’est pas végane. Mis à part à la maison où nous mangeons végétalien, il mange de la viande, des produits laitiers, il a des chaussures et des vestes en cuir. #pasbienvenueenvéganie Mais je sens que depuis quelques mois, un changement s’opère… Il me semble tourner en tâche de fond, discrètement et lentement, pour ne pas faire griller le disque dur, mais je sens qu’il est là… Du coup, depuis plusieurs semaines, il a commencé à partager, sur Facebook, des tas de vidéos, des photos, d’articles sur la cruauté infligée aux animaux. Ça va des classiques horreurs qui ont lieu dans les abattoirs, aux chiens de Yulin en passant par les poissons dévorés vivants dans je ne sais plus quel pays. Et systématiquement, oui, il est horrifié, choqué, peiné. Un être humain normalement constitué, en somme.

Mais moi, un jour, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire « hé, attends, tu es scandalisé face à ce système mais… TU EN FAIS PARTIE ! Tu y contribues ! Quelle hypocrisie, quand même ! ».

Et ce jour là (ou peut-être un peu plus tard), je me suis arrêtée un moment sur cette pensée, sur ces paroles et cette façon de voir les choses et je me suis dit « mais Coline mais… MAIS NON ! Pitié. Ne deviens pas comme ça. » J’ai dû prendre un moment pour me rappeler que j’avais mangé de la viande, du fromage, porté du cuir à outrance, utilisé des marques qui testent encore sur les animaux, me rappeler qu’à l’époque j’étais moi aussi touchée par tout ça et scandalisée mais que pour autant…je continuais dans cette voie.

Je me suis rappelée que ce qui m’avait aidée et que ce qui m’avait menée ici, aujourd’hui, c’était l’indulgence et la bienveillance que j’avais eu à mon propre égard. Je me suis rappelée qu’à l’époque j’assumais le choix de mon mode de vie tout en espérant qu’un jour il changerait. Mais uniquement quand je serais prête et que je ne le vivrais plus comme une privation, comme une frustration. J’ai parcouru un, je crois, bon morceau du chemin mais pour autant je ne suis pas encore arrivée à l’issue de mon voyage. Et je pense ne jamais y arriver. Parce que ça me semble si loin, que j’ai l’impression parfois d’y aller pieds nus sur un chemin de braises avec des gens qui me jettent des cailloux tous les 2 mètres (n’oubliez jamais mon extrême demi-mesure, hein…). Parce que tout ça implique tant de choses, tant de causes parallèles ou perpendiculaires, tant de questions auxquelles il faudrait trouver des réponses, de problématiques qu’il faudrait solutionner… C’est bien simple, quand tu te dis végane, on te rétorque « ouais et l’écologie alors ?! ». Quand tu expliques que le véganisme est un assez chouette mouvement écologique aussi, on te rétorque « pfouais et l’humain alors ?! ». Quand tu expliques que le véganisme marche main dans la main avec la planète et avec ses habitants hashtag bisounours et qu’il aime tout le monde, on te trouve autre chose dans lequel tu dois absolument t’impliquer : la surconsommation, le plastique, l’huile de palme, la guerre, les sans-abris, le chômage, la politique, le féminisme…

Et il arrive un moment où, à mon sens, si tu ne prends pas un peu de recul par rapport à tout ça…tu baisses les bras. Tout simplement parce que ça te renvoie une image très négative de toi-même (et ici je ne parle pas particulièrement de moi… Aujourd’hui je vis bien avec mes contradictions et mes imperfections), que tu peux te sentir un peu minable, que ça laisse soudainement un espace trop conséquent à une plaie : la culpabilité. Et je pense que n’importe qui sera d’accord sur le fait que : PERSONNE n’aime ressentir de la culpabilité. Quelle qu’elle soit, quelle qu’en soit l’intensité ou les fondements. La culpabilité c’est de la merde.

J’ai personnellement beaucoup, beaucoup culpabilisé tout au long de ma vie, et a fortiori depuis que j’ai décidé de me foutre dans cette petite case qu’est le « véganisme ». Et le pire dans tout ça, c’est que ce ne sont pas les autres qui me font culpabiliser, ce ne sont pas les messages que je reçois et qui me disent « han super les chaussures véganes mais salut l’écologie d’en acheter 10 paires d’un coup pffff » ou quand, au tout début de mon végétalisme, après avoir craqué pour une pizza au fromage mon mec me disait, quelques jours plus tard : « oh c’est bon, tu peux manger de ce truc plein de produits d’origine animale, la dernière fois t’as mangé une pizza au fromage ! ».

Ce qui me faisait culpabiliser…c’était moi-même. Moi, toute seule, dans mon coin. À me dire que je pourrais faire mieux, que je pourrais être plus forte, que je pourrais être plus engagée, que je pourrais me battre plus intensément, que je pourrais revendre ma bagnole et ne plus me déplacer qu’à vélo, que je pourrais arrêter de commander des pizzas, même végétaliennes parce que les cartons ça remplit quand même vachement les poubelles, que je pourrais arrêter d’avoir envie d’une robe Zara parce qu’ils ont vraiment des démarches de connards, que je pourrais installer des panneaux solaires sur mon toit, un récupérateur d’eau, me laver un jour sur deux, adopter tous les animaux abandonnés de la SPA de ma ville, faire des manifs, signer plus de pétitions, devenir minimaliste, m’inscrire dans une AMAP, reprendre en main mon potager, arrêter d’acheter des poivrons au mois de novembre et des avocats, couper internet parce que ça pollue, m’éclairer à la bougie, me laver avec des pains de savon, ne plus avoir qu’une huile végétale dans ma salle de bain contre 1200 crèmes et 450 contour des yeux.

Autant de pensées qui finissent tout simplement par épuiser son propriétaire. Encore une fois je ne pense pas me tromper en disant que PERSONNE n’a envie de vivre comme ça, avec ces réflexions incessantes sur tout ce que l’on fait mal ou de travers, tout ce que l’on pourrait « mieux faire ». Certains y voient sûrement une sorte de solution de facilité : « oui c’est bon, je fais déjà ci, et ça et encore ça, je vais pas non plus me compliquer la vie comme un ouf non plus, merdàlafin ». Mais personnellement j’y vois une petit fenêtre en arrière-boutique, que l’on laisse entrouverte, par sécurité et pour s’apaiser un peu. Pour finalement vivre sans une montagne de tumultes et de questions. De remises en question même.

Alors ne nous méprenons pas. Je suis POUR, définitivement et fondamentalement, la remise en question. Mais je suis contre toute forme de culpabilisation car elle est pour moi une véritable plaie pour l’humanité. On peut difficilement construire quelque chose de durable et de solide sur ces bases un peu instables, voire carrément vaseuses.

Si vous échouez quelque part, si vous vous autorisez un écart, quel qu’il soit, si vous n’êtes pas toujours à donf dans quelque chose, si vous n’êtes pas irréprochables, si vous n’êtes pas Béa Johnson, si vous n’êtes pas le plus parfaits des végétariens/véganes/écolo/militant/… C’est très bien ainsi. Sachez faire preuve d’indulgence vis à vis de vous-même. Ne vous flagellez pas car le risque est, qu’un jour, la douleur devienne trop intense et que vous décidiez soudainement de vouloir vous en débarrasser définitivement.

Et si vous réussissez quelque part, si vous ne vous autorisez pas d’écart, si vous êtes à donf dans quelque chose, si vous vous sentez irréprochable, si vous êtes Béa Johnson (coucou Béa !), si vous êtes un végétarien/végane/écolo/militant parfait… Félicitez-vous, soyez fiers de vous. C’est très bien ainsi. Mais sachez faire preuve d’indulgence vis à vis d’autrui. Ne le fagellez pas car le risque est, qu’un jour, la douleur devienne trop intense et qu’il décide soudainement de vouloir s’en débarrasser définitivement.

EPILOGUE

Cet article n’avait initialement pas du tout été pensé comme un article fleuve, mais quand les mots pleuvent… Tout ceci est parti du simple fait que la robe que je porte est en soie. Et que je m’en suis rendue compte un peu tard pour pouvoir la renvoyer. J’ai alors décidé de la porter, de continuer à l’aimer malgré le fait qu’elle ne corresponde pas à ce qui devrait être mes « standards ».
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Robe Réalisation Par (#pasvégane)

Chaussures Stella McCartney (#végane)

Manchette Helles (#végane ET #madeinFrance)

Ras de cou Johnny Loves Rosie (#végane MAIS #pastrèséthique)

Le tout porté par une Coline bien heureuse (modèle unique). Pas pour la robe en soie. Plutôt pour son indulgence vis à vis d’elle même.

212 commentaires sur De l’indulgence

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  1. Coucou! Je pense que l’article dont tu parles est celui de Antigone XXI, « FAUT-IL ÊTRE PARFAIT POUR ÊTRE ENGAGÉ ? »
    Personnellement, je suis plus dans une logique « si j’utilise cet objet jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien, alors ça valait le coup ». J’ai été élevée dans l’idée que les fibres naturelles sont symboles de qualité donc j’ai un peu de mal à m’en défaire.
    Je commence par essayer de moins consommer tout court, et on verra quand j’aurai les moyens / la volonté suffisante, pour aller plus loin!
    J’adore tes photos comme d’habitude, tu es resplendissante!
    Bonne journée!

  2. Je ne commente que très rarement et je suis pourtant très assidue sur tes réseaux, sur ton blog ou sur Youtube. Alors peut être que tu n’es pas parfaite, qui l’est?, peut être que l’on est tous plein de contradictions, moi la première, mais avant toute autre chose, je pense qu’il faut relativiser, et juste trouver son équilibre. L’équilibre est toujours relatif ! Tu as trouvé le tiens, et c’est déjà énoooooorme. En tout cas, cet article m’a inspiré :D

    Belle journée à toi Coline

  3. Coline présidente!! Je laisse rarement des commentaires parce que j’ai le sentiment que mes mots n’auront peut-être jamais d’intérêt #laconfianceensoi. Mais ici, j’ai adoré lire cet article, qui rebooste à donf de ouf! Et je dis aussi, coucou Béa!

  4. Super article, le genre d’article qui fait vraiment du bien ❤ Merci ! Je te suis depuis lonnnnngtemps et bien j’aime toujours autant ce que tu fais, tu évolues avec tes convictions sans nous les imposer et CA ça c’est chouette ! Passe une excellente journée 🐭 hihi !

  5. M.E.R.C.I Coline!
    Ça fait un putain de bien de lire ce genre de prose de bon matin. Je suis dans la même dynamique mais c’est pas tant le regard des autres qui me pèsent mais plus celui de ma fille qui me prend la main dans la sac face à mes contradictions/désirs alors c’est à elle que j’explique cette histoire d’indulgence et de culpabilité..et tu sais ce qu’elle me répond du haut de ses 11 ans? « bah maman t’es humaine c’est tout ».
    Bam, allez..!!! Bonne journée Coline et merci pour tout ce partage et tout le reste (lectrice assidue que je suis depuis qqles années)
    Emilie

  6. Franchement Coline… Merci.
    On devrait tous savoir ça, et en avoir conscience quand on se sent culpabilisé sur un sujet ou un autre et pourtant, on l’oublie très/trop vite.
    Alors merci de nous le rappeler.

    Amour/paix/toussa toussa

  7. Merci Coline pour ce message. J’avoue que depuis quelque temps, j’avais parfois de la culpabilité en te lisant. Ne le prends surtout par pour toi, tu n’y es absolument pour rien. Mais quand je lisais tout ce que tu faisais, tout ce que tu mettais en place, ça me renvoyait fatalement à tout ce que je ne fais PAS.

    Mais, je me rends compte en lisant cet article, qu’en fait, inconsciemment et sans fausse flatterie, depuis que je te lis, je mets peu à peu des choses en place:

    Par exemple, tous les matins, je me mets du gel d’aloé vera sur le visage (geste beauté que j’ai appris de toi). Un pschit d’eau florale, une noisette d’aloe et ma crème de jour. Et voilà. Pas 2000 produits dans ma salle de bain…

    Je commence peu à peu à explorer le rayon bio de mon magasin, chose que je ne faisais pas. Je prends de la pâte à tartiner bio pour les loulous, exit le nutella. Et j’essaye d’être rigoureuse sur le triage de mes poubelles, même si parfois oui je mets une bouteille en verre dans ma poubelle normale car « fais chier, il flotte, j’ai pas encore d’aller dehors la mettre dans la caisse… » (jai un peu honte face à ma feignaciité :) mais j’avoue être humaine et pas sans défaut)

    J’achète de plus en plus de fruits bio…

    Bref, petit à petit. Alors oui, c’est pas grand chose comparé à certains mais on part de 0 à la base. Je me dis que finalement, c’est déjà pas mal :)

  8. L’indulgence… J’ai l’impression que je n’ai pas entendu ce mot depuis des décennies, comme s’il était passé de mode… Et qu’il avait été remplacé par d’autres valeurs proches mais pas tout à fait les mêmes, je pense notamment à la tolérance, l’égalité ! Bref, merci de faire une petit piqure de rappel, cela fait toujours du bien !!!

  9. Ton article est magnifique
    Merci beaucoup de nous faire partager tes « combats » contre toi même et la culpabilité
    Merci d’apprendre le mot tolérance à beaucoup de gens je pense qui n’en connaisse plus réellement le sens ❤️❤️

  10. OUI à l’indulgence !!! J’ai quitté plusieurs groupes Facebook vegan au bout de 3 jours tellement les commentaires étaient violents contre toutes les personnes qui osaient poser des questions ou émettre un avis différent de celui de certains membres (mais peut-être ne suis-je pas tombée sur les bons). Et en même temps, je peux comprendre que lorsque tu es persuadée d’avoir raison sur un point qui te semble crucial, tu aies juste envie de convaincre la terre entière qu’elle est dans le faux. Tout est donc une question d’équilibre et ce n’est pas toujours facile, non…Moi-même je me surveille ! Mais en même temps, je vois que la persuasion au quotidien et dans la douceur permet de faire effectivement changer les choses : toutes mes amies sont passées petit à petit aux cosmétiques naturels au fur et à mesure de nos discussions parce que j’ai évité de leur dire « Si vous continuez à mettre votre crème de jour conventionnelle, vous allez toutes MOURIIIIIIIIIR !!!! »; quant à mon mari, il n’a pas mis de veto au fait que nous basculions dans le végétarisme il y a quelques mois parce que cela faisait des années qu’il voyait mon évolution concernant l’écologie et la défense des animaux. A force de regarder les documentaires que je lui mettais sous le nez, il a fini par comprendre 2-3 trucs, héhé. Mais il sait que s’il veut manger de la viande, il peut, je ne le fais pas flipper avec ça. Et rien que le fait de lui dire dès le début que s’il voulait que j’en achète pour lui, je le ferais, ça l’a déstressé…et il ne m’en demande jamais du coup ! C’est ma « petite » victoire et je me dis que tout évolue, qu’il faut parfois prendre le temps et si je ne culpabilise pas encore parce que je mange des oeufs ou du fromage, je sais que je me renseigne, que ça fera son chemin petit à petit…ou pas…On verra bien…
    Merci en tout cas, Coline, pour cet article qui va trouver un écho chez un grand nombre d’entre nous, je pense (comme d’hab, j’ai envie de dire ! ;-) ) Bonne journée à toi !

  11. Milles merci pour ce texte qui fait du bien !!! 🐭🐭🐭🐭
    Végétarienne depuis quelques mois ( et progressivement j’espère évoluer vers le véganisme), je suis effectivement dans cette phase de culpabilité avec l’impression que je pourrais faire mieux et en même temps je dois me justifier ( à 35 ans ) de mon mode de vie avec les omnivores….J’essaye de prendre du recul et je me dis que le peu que je fais bah c’est déjà ça et c’est mieux que rien…encore merci pour ton texte qui nous rappelle que la tolérance c’est la base de tout.

  12. Si toutes les personnes de cette planète faisaient un cinquième de ce que tu fais, la terre se porterait mieux ! :)
    Je ne comprends pas ces gens qui cherchent la moindre faille pour « casser » les bonnes démarches… C’est peut être eux qui culpabilisent et qui en réalité ne réussissent pas à répondre à leurs exigences végan à 100% … et tu leur renvoie une image plus parfaite ce qui les agacent ?
    La dernière fois j’ai dit à une amie que je ne mangeait plus de viande pour des questions écologiques (entre autres) et elle m’a répondu « oui mais la dernière fois tu es venue chez moi en voiture, alors l’écologie mon oeil ».
    Certe elle n’a pas tord, je pourrais me déplacer en vélo, mais pourquoi vouloir casser une démarche qui part d’une bonne intention ?
    Je suis prof, et quand un élève réussi 4 questions sur 6 je ne vais pas retenir ses 2 erreurs, au contraire je vais l’encourager pour ses réussites, lui expliquer ses erreurs certes, mais je vais surtout le pousser sur la voie de la réussite pour que la prochaine fois il s’améliore !

  13. Bonjour Coline,
    Je te suis depuis très très longtemps mais je n’ai jamais commenté. Si aujourd’hui je le fais c’est tout simplement pour te dire merci pour cet article! J’ai ouvert les yeux il y a quelques mois et j’ai décidé de changer mon mode de vie, d’alimentation. Et c’est vrai que par moment j’ai tendance à me culpabiliser de ne pas en faire assez ou de ne pas faire les choses assez vite. J’ai aussi traversé une période où j’étais plus que chiante avec mon mec et j’ai finis par comprendre que je ne ferais pas avancer les choses comme ça, que mes remarques allaient plutôt le conforter dans le fait de ne rien changer et qu’elles allaient le saouler plus qu’autre chose quitte à finir par le faire fuir! Je me suis surtout aussi rendu compte des efforts même petits qu’il faisait déjà et que je n’avais pas le droit de lui reprocher de ne pas en faire plus alors que je ne supporterai pas le fait qu’on me le fasse à moi.
    Bref tout ça pour dire que je te rejoins à 100% dans ce que tu dis!
    Arrêtons de nous culpabiliser et de culpabiliser autrui car cela ne fait pas avancer les choses!
    Passe une belle journée. Bises.

  14. Merci pour cet article hautement indispensable et instructif !
    Je suis sensibilisée à la question animale, au mass-market…etc. J’essaye de consommer plus raisonnablement, de consommer bio mais bon voilà je fais souvent des écarts.
    C’est bien d’avoir des convictions et des chevaux de bataille mais il ne faut pas tomber dans l’intolérance et le jusque-boutisme borné.

    C’est un peu comme quand on s’exprime sur un sujet sur un forum et que quelqu’un arrive et dit qu’il est plus expert sur le sujet et que untel ne peut pas en parler parcequ’il ne s’y connait pas autant et n’est pas un vrai « militant » ou un vrai « connaisseur » du sujet.

    Je pense que les gens manquent de plus en plus d’indulgence et de tolérance vis-à-vis des autres.
    Il faut apprendre à s’écouter les uns et les autres, ne pas juger, accepter les convictions ou non-convictions de chacun,les différences de points de vue, les limites et objectifs que chacun se fixent. Ce sera déjà un premier pas pour faire mieux et rendre le monde meilleur.

    Tu te poses des questions, tu testes des choses. Si j’aime lire tes articles, tes looks, tes opinions Coline c’est justement parceque je m’identifie à ta non-perfection que d’autres peuvent te reprocher de ne pas être assez écolo ou vegan.

  15. Wahou cet article me laisse sans voix… je suis a 2000% en accord avec toi, merci de savoir écrire ce que j’ai du mal à exprimer. Et cette robe te va à merveille ;)

  16. C’est top !! C’est top top top !! Merci Coline pour ce genre de messages. Tu réalises (ou pas ?) qu’à mon avis, grâce à ta notoriété sur l’internet tu as rallié à cette cause beaucoup d’entre nous (#colinegourou) ?
    Moi je dis vive Coline et vive Pierre Rabhi ;-) (et à ce sujet, il ajoute une chose essentielle à tout ça, un peu la « solution » à tout ce que tu soulèves ici = l’éducation ! Yeah !)

  17. Coucou Coline,
    Quand je lis ton post, j’ai l’impression de lire tout haut ce que je vis tout bas !
    Je te suis depuis plusieurs années, et même si je ne me reconnais pas dans tout ce que tu fais, ce que j’aime par dessus tout c’est ta Sincérité et ta Sensibilité (et j’avoue tes vidéos délirantes me font bien marrer aussi!)…alors continue, même si comme tu le dis le voyage est long, je suis certaine que tu as pris le bon chemin ;)
    Belle journée

  18. Merci Coline pour ce bel article. Pour ma part je ne suis pas Vegane, pas même végétarienne.. Je dirais plus flexivore… J »ai appris récemment que c’est comme ça qu’on appelle les « entre deux » ni végétarien, ni gros consommateur de viande de supermarché. J’essaye de faire ma part du Colibri, à mon échelle, avec ce que je suis et j’apprécie ceux qui acceptent mes choix comme j’acceptent ceux des autres, sans critiquer. Chacun fait ce qu’il peut et ce qu’il veut. Je crois que c’est cette tolérance qui me fait suivre ton blog même si on a pas tout à fait les mêmes convictions, parce que tu es ouvertes aux autres et que tu ne « prônes » pas tes idées. Tu les expliques, les partages, mais tu ne rabaisses pas ceux qui ne font pas comme toi. Pour ça : merci!

  19. Heuuuu ze comprends pas bien l’appellation végane pour une manchette ?! #sorrysuisblonde

    La robe est canon sur toi et je n’avais jamais pensé à la soie comme à une matière pas végane (à cause des vers à soie, #youpiçajaicompris)

  20. Bonjour Coline et MERCI !
    C’est agaçant les gens qui te font culpabiliser pour le moindre écart alors que ces personnes n’en font pas la moitié !
    Mon copain n’est pas du tout dans le délire écolo et compagnie mais je me rend compte que moins je suis sur son dos (genre décaper l’appart au vinaigre et lui faire manger des carottes crues^^) plus il fait attention à tout ça. Chacun à notre manière nous faisons un pas vers ce mode de vie, chacun à notre allure, sans fracasser l’autre au moindre écart.
    Et puis c’est très difficile de vivre 100% écolo,français, zéro déchet, végan et tout le tralala … sachant que des vêtements français sont surement fabriqués avec des machines made in china, que les panneaux solaires ont des composants qui nous viennent de je ne sais où …etc !

    Certaines personnes poussent le truc à fond et c’est super d’y arriver, je les félicite. Mais pour les autres personnes qui n’y arrivent pas il ne faut pas culpabiliser, il ne faut pas devenir esclave de ses principes tout ça parce que untel a dit qu’il fallait faire comme ça.

    Bref, merci pour cet article ! Et désolé pour ce commentaire complètement destructuré, j’ai tout écrit sans réfléchir ^^

  21. Merci pour ce message. Je ne suis pas vegan ni vegetarienne mais depuis un peu plus d’ un an je mange vegetarien chez moi et achete le plus possible bio. Je ne mange de la viande que lorsque je suis invitée ou au restaurant. Je n ai jamais beaucoup consomer de viande mais ces changements je les ai opérés grace a une collegue végétalienne qui m a apris pleins de chose avec bienveillance et sans aucun jugement.
    Le rejet engendre le rejet et je ne pense pas que des.remarques acerbes feront changer les comportements.

  22. Bonjour Coline,

    Merci pour cet article.

    Je te lis depuis mes 18 ans et j’en ai 22 et aujourd’hui j’ai besoin de partager mon point de vue avec toi.

    Merci pour cet article, car depuis quelque temps quand je te regarde, ou que je te lis, parfois je me sens en décalage.

    En décalage parce que je m’habille chez Zara, je vais chez Séphora et je mange de la viande.

    En décalage, car avant je craquais pour une robe H&M à cause de toi, je faisais une razzia chez Séphora parce que dans ta dernière video make up tu vantais les mérites d’un mascara que je m’empressais d’essayer (au passage j’ai jamais été déçu).

    En décalage parce que tu as changé, évolué, vers un mode de consommation dans lequel je ne me retrouve pas.

    En décalage, mais grâce à toi, je comprends, je change des petites choses :
    – Je mange végétarien 3 à 4 jours par semaine
    – J’utilise des huiles, plutôt que des masques de grandes surfaces
    – Je m’intéresse à des marques Végan (j’ai même acheté un pull)
    – J’ai revu mon rapport aux maquillages et le label cruelty free est désormais déterminant dans mon processus d’achat.

    En décalage, mais je me retrouve dans tes vidéos heart, soul & mind, elles me font du bien, tes vidéos recettes me donnent des idées, tes favoris chaque mois sont des mines de découvertes, et déclenche souvent beaucoup de fous rires quand tu pars dans tes explications.

    Je me sens en décalage, mais je n’ai jamais été offusqué par ce changement, je ne me suis jamais sentie trompée, perdue. Par contre j’ai culpabilisé.

    Alors aujourd’hui en parlant d’indulgence, je suis un peu rassurée, car je me dis que j’ai toujours ma « place » dans ton blog, que je n’aie pas besoin d’être végane pour te lire et pour comprendre ce que tu dis ou même être touché par les causes que tu défends.

    C’est bien de l’indulgence que tu me transmets à travers tes vidéos, et je crois que c’est pour ça que malgré mon décalage je continuerai à te regarder et changer quelques petites choses chaque jour.
    Alors merci, de me faire évoluer, de me faire comprendre.

    Et merci pour ton indulgence.
    Marine

    1. Wow, merci pour ton commentaire et ton honnêteté 🙏 C’est normal de parfois se sentir en décalage, nous sommes tous différents, avec des vies, des idées, des envies qui nous sont propres. C’est important de partager tout ça parce que ça nous permet de nous remettre parfois en question, d’évoluer. Je n’aime pas la culpabilité mais on ne peut pas lui enlever que, à petites doses et bien gérée, elle peut s’avérer positive (= si on culpabilise ça veut dire qu’on est conscient que quelque chose va un peu de traviole et ça c’est top ^^).
      Ton commentaire me touche parce qu’il résume parfaitement ce que j’essaie de faire depuis toutes ces années : faire passer des messages en essayant de ne jamais être moralisatrice ou de mettre les autres en porte à faux, montrer qu’on peut faire des efforts sans que ce soit l’enfer, mentalement, psychologiquement, socialement et j’en passe. Evidemment quand on me dit « je suis devenue végane grâce à toi » ça me fait sauter de joie mais lire « je fais plus attention à mon alimentation », « je mange moins de viande », « j’achète moins de trucs industriels » c’est tout aussi merveilleux pour moi. Alors merci 💙

  23. Mon dieu Coline. Amen ? Alléluia ? Yeahhhhh ? Je me plonge petit a petit dans ce monde, ses idées, son mode de fonctionnement une nouvelle fois. Arrêté la première fois par les clashs et les no’ réponses de certains vegan qui au lieu de répondre a des questions simples du type ( pourquoi ne pas utiliser la laine vu que les moutons ou autres doivent obligatoirement etre tondu si cela est fait dans de bonne conditions ), te fustige de ne pas savoir si ou ça. Merde ! Dans notre monde on préfère quelqu’un qui réussi ou qui ne réussi pas a quelqu’un qui essaye même plusieurs fois. Merci pour ce joli post !

  24. Bel article ce matin, cela fait plaisir de lire cela! TOLERANCE ! Oui c’est comme ça que nous devrions tous vivre mais malheureusement ce n’est pas le cas. C’est vrai que j’ai lu pas mal de remarques extrêmes de la part de personnes véganes et moi ça me bloque, que certaines personnes se permettent de juger les autres car ils ne vivent pas comme eux j’ai juste envie de leur dire : (merde !) TOLERANCE !

    Moi aussi j’essaie de ne pas trop polluer, de faire mon jardin, de manger bio (pas tout le temps) je ne mange que des plats que je fais moi même et je consomme peu de viande, j’ai un composteur je vais acheter un récupérateur d’eau et je vais au travail en tram. Ma maison est très économique et plutôt que la clim j’ai ombragé ma maison avec des arbres…

    Mais j’ai envie de dire que je fais ça parce que je le veux et je ne culpabilise pas parce que je me maquille avec ma palette Urban Decay, que je mange des oeufs ou du fromage ou porte du cuir ! J’aime les animaux et je souhaite que l’on trouve des solutions pour mettre un terme aux souffrances animales ! Alors maintenant j’essaie de voir si je peux consommer autrement et signe des pétitions pour faire avancer les choses.

    Pour certains ce n’est pas assez mais je fais encore ce que je veux si certaines personnes veulent en faire plus parfait moi j’essaie de m’améliorer et je refuse d’être prise à partie par des personnes qui me disent que je suis complice de tout ça

    Alors ça fait plaisir de lire que certaines personnes prônent la tolérance MERCI à toi

  25. Salut Coline,
    Très bel article et je comprends, ça doit encore moins être facile avec le nombre de personnes qui te suivent et qu’au moindre « faux pas » à leurs yeux, ils te le font remarquer.
    Je voulais te partager cette vidéo qui m’a fait penser à ce que tu disais https://www.youtube.com/watch?v=wNwvE5G9YUw
    Bonne continuation :)

  26. Pour avoir essayé d’être végétarienne, je connais les efforts que ça demande, d’organiser son menu et de faire attention à son apport journalier, surtout que les carences pourraient (j’utilise le conditionnel exprès) mettre du temps à se manifester. Encore une fois, ce ne sont que mes convictions personnelles, et je ne les prends en aucun cas comme vérité absolue. Je me base sur mes lectures et sur mon expérience.

    Je reste persuadée … pour le moment (pour le moment, on ne sait jamais de quoi demain est fait) que le moyen le plus pratique et simple d’avoir son fer, ses protéines, sa B12, c’est la viande animale.

    Ce que je veux dire, c’est qu’il n y a pas une seule manière de faire. Il faut, à mon sens, tout challenger, constamment, et adapter sa trajectoire selon les éléments du moment.

    On est différents, de cultures différentes, de religions différentes, et l’exclusion et la haine viennent avec le jugement et cette manie qu’on a de pointer les autres qui sont différents.

    Alors véganes ou pas, respections nous les uns les autres.

    Ton article exprime cela. Le respect de l’autre et l’ouverture de l’esprit.

    Bises de happy pillz

    1. Je me permets de rebondir, en vrai ce n’est que la vitamine b12 qui ne se retrouve pas dans la nourriture végétalienne. Mais pour autant les animaux n’ont pas cette vitamine naturellement, ils sont supplémentés, donc en étant végane ça revient juste à prendre directement le supplément. Pour l’équilibre dans le régime végétarien, en plus de 10 ans je ne me suis jamais posé de question et tout roule :) J’ en profite pour te remercier Coline pour cette article rempli de gentillesse.

  27. Excellent article, tant mieux pour ceux qui arrivent à faire la transition du jour au lendemain. Si on fait déjà des efforts dans certains domaines je trouve que c’est un premier pas dans le bon chemin :-)

  28. Et oui, ne pas oublier qui nous étions, et surtout de ne pas mettre la pression à autrui!
    Ici ça va, je suis « trop » tolérante d’après des vegans mais je m’en contrefiche. Je le suis par conviction PERSONNELLE je n’ai pas à convaincre/saoulée qui que cela soit, mais je suis présente s’il y a des questions et /ou des demandes de conseils.
    Après tant que personne ne cuit de la chair animale chez moi, les gens font ce que bon leur semble!

    GO vegan ;)

    D.

  29. alala Coline, je ne sais pas depuis quand je te suis, mais il y a eu moultes péripéties capillaires de ton côté comme du mien ;) Il me semble que ça date de 2009. Sept années à lire tes articles, à baver sur tes fringues, à rire devant tes vidéos (ou à être très concentrée bien-sûr) et sept années à te voir évoluer et évoluer en parallèle de mon côté. Je voulais te remercier pour cet article. Je suis végétarienne depuis deux ans et tends vers le véganisme – j’insiste sur le verbe « tendre ». Et j’ai en effet remarqué que je faisais parfois culpabiliser les autres car ils ne font rien comme je le souhaiterais, et parfois, me faisait culpabiliser car je ne fais pas autant que je le voudrais. BREF

    Très bonne journée à toi et bonne continuation sur ta route pleine d’imperfections et de toi-même :D

  30. Coucou Coline,

    Merci pour cet article ! Cela fait bientôt 3 mois que je suis devenue végétarienne, pas végane mais végétarienne.
    Quand j’ai annoncé ma décision, les gens autour de moi n’ont pas grincé des dents, mais par contre on quand même beaucoup rigolé. Personne ne me prenait au sérieux, et pensait que c’était juste une lubie passagère, un effet de mode. Peut-être qu’après tout ils ont raison, j’ai peut-être été influencé par tout ce que j’ai pu lire, voir, entendre sur l’exploitation animale… Mais je pense quand même être en accord avec ma décision.
    Comme je te disais ça fait 3 mois, et je le vis très bien ! Je reste tolérante avec les autres et ils font de même, les gens s’épuisent au bout d’un moment a critiqué ton mode d’alimentation quand ils voient que ça ne te touche pas. Par contre effectivement j’ai quand même toujours l’impression d’avoir « l’oeil de Moscou » qui m’épie. Au travail mes collègues ne peuvent pas s’empêcher de regarder ce que j’ai dans mon assiette (ils s’attentent toujours à voir des légumes improbables venus d’un autre monde), quand je suis de mauvaise humeur j’ai droit au fameux « mange un bon steak ça ira mieux »… bref rien de bien méchant mais un peu relou.
    J’essaie autant que possible de juger le contenu des assiettes des gens, parce que je sais à quel point c’est chiant !
    Bref ! J’y vais petit à petit dans mon apprentissage ! Maintenant mon prochain objectif est de supprimer le cuir de mon vestiaire.. Alors oui c’est dur, mais surtout pour mes enfants. Je n’arrive pas à savoir si je dois leur inculquer ces nouvelles valeurs qui sont désormais les miennes, ou si je dois leur laisser faire leur propre choix (un peu comme une religion en somme). Au moment d’acheter une paire de chaussures à ma fille je suis face à une double culpabilité (c’est pas drôle sinon !) : lui prendre du cuir pour le confort de ses petits petons ou opter pour une paire en synthétique et me dire que ma fille va avoir un pied bot à cause de mes idéologies ??
    Alors oui soyons indulgents avec nous-même, parce que même si on fait une entorse aux règles de vie qu’on s’est fixé, même si on est pas toujours droit dans nos bottes, bah on essaie, et on fait au mieux !
    Bisous Coline !
    PS ; merci pour tes articles sur les marques véganes, ça m’aide bien pour ma liste de Noël :-)
    Julie

    1. Tu as sûrement été influencée…mais l’influence ce n’est pas QUE négatif, au contraire ! Heureusement qu’on peut encore être touché par les choses, qu’on a la capacité de se remettre en question, de reconnaître que oui, jusque là je n’ai peut-être pas tout fait au mieux mais je peux m’améliorer ! ^^ Sois fière de toi et laisse les autres s’évertuer à te taquiner ou t’emmerder. C’est leur problème, pas le tien :) Pour le cuir et ta fille, si je peux te raconter un petit truc qui t’aidera peut-être à te décider : ma fille n’a eu QUE des chaussures en cuir, toute sa vie (elle va avoir 9 ans), j’achetais toujours des trucs super chers du genre les petits bottillons Kickers quand elle a commencée à marcher parce qu’on m’avait dit que c’était le must pour éviter les soucis, que ça maintenait bien les chevilles etc. Et bien il y a quelques mois ma fille a dû commencer à porter des petites semelles orthopédiques parce que ses chevilles étaient de traviole (rien de grave, hein ^^)…malgré le fait que j’ai toujours fait hyper attention à ce qu’elle porte des chaussures « de qualité » ;)

      1. Rien à voir avec l’article mais les kiné et ergothérapeutes en sont largement revenu sur ces histoires de « chaussures qui tiennent bien la cheville ». Aujourd’hui on prône tout l’inverse (le pied nus et les chaussures très souples) car on s’est aperçu que les enfants avaient besoin de solliciter les muscles de leur cheville pour apprendre à marcher (logique en même temps)
        Bref, encore une fois ça incite à l’indulgence et à l’humilité car ce que sait à un instant T, ne sera pas forcément vrai le lendemain.
        Le tout c’est de faire ce qui nous semble juste !

  31. Amen!!

    Alors voilà, je te lis depuis des années et je n’ai jamais commenté. Mais cet article me touche particulièrement car je pense que l’indulgence et la tolérance doivent s’appliquer dans toutes les facettes de notre vie (couple, manière de vivre, qualités, défauts…). Merci de nous faire du bien avec ton article. Je suis loin d’être parfaite mais j’essaye de faire des efforts tous les jours. Il y a des jours où j’en fais moins que d’autres (parce que l’envie ou la force ne sont pas là…) et vice et versa mais j’essaye. J’achète un peu plus de bio et moins de produits chimiques. C’est pas la panacée mais je fais mon petit chemin.

    Enfin bref, tout ça pour dire que personne n’est parfait, tout le monde a ses défauts et ses contradictions mais nous devons être tolérants et indulgents envers les autres et surtout envers nous-mêmes, car je pense que tout commence par ça. Si tu ne te pardonne pas un écart, tu ne le pardonneras jamais aux autres.

    J’arrête mon roman, mais je le répète « Amen » et merci encore.

    Cécile.

  32. Bravo.

    J’ai lu hier « La Part du Colibri » de Pierre Rabhi et ton article me fait penser à cette légende…

    Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !  »

    Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

  33. Magnifique article merci ♡ il y a quand même un truc que je comprendrai JAMAIS chez ceux qui « prônent » l’écologie c’est la possession d’une maison individuelle et d’une voiture. Vraiment les PIRES trucs dans le domaine c’est un peu comme prôner le végétarisme et manger des steaks c’est plus que contradictoire ça n’a carrément aucun sens. Et ils se justifient toujours avec des oui mais vu où j’habite je suis obligée d’avoir 1/2 voirure/s. Comme si on les avait obligés à habiter à la campagne. Ah mais ils sont allés à la campagne car ils aiment la nature bien sûr. Maison individuelle + voitures = nature. Euh… Je le dis car c’est un sujet très négligé et qui a un impact catastrophique pourtant. On trie nos déchets on achète bio mais ça? C’est LE domaine qui passe à la trappe quand on parle d’écologie. Ça remet probablement trop en cause ses envies individuelles/ individualistes et de propriété.

    1. Cher Jerry,
      parfois, vivre à tel ou tel endroit t’est parfois presque imposé : je suis enseignante, donc je n’ai pas décidé de mon affectation. Oui j’ai un emploi (donc un salaire) garanti, mais le revers de la médaille, c’est que je suis obligée d’accepter le poste que l’on me donne, même si c’est à des centaines de kilomètres de ma famille (et c’est une des raisons qui font que ce métier n’attire plus grand monde, sans parler de l’éducation de certains gosses, mais c’est un autre débat), ou dans un secteur qui ne me convient pas.
      Je me suis retrouvée affectée en poste fixe en rase campagne, et me suis donc logée à la campagne également, dans une maison avec terrain, ce qui me permet d’avoir 2 poules qui s’ébattent en liberté.
      Quand je dis rase campagne, il faut comprendre : les 2 gares les plus proches sont à 20 km de mon collège, et bien sûr, pas de service de bus entre la gare et le reste de la cambrousse. Si j’habitais en ville, comment je ferais pour aller bosser???
      Donc oui, quelque part, je me sens « obligée » de vivre à la campagne… Mais on s’arrange pour co-voiturer le plus possible avec les 5 collègues qui passent devant chez moi.

      Merci Coline pour avoir mentionné P.Watson et Seasheperd : je suppose que l’on peut dire que je suis « flexi », mais je ne me suis pas du tout sentie illégitime pour parler écologie avec mes élèves suite à ton article ;-)

      Les petits ruisseaux font les grandes rivières…

      1. Ah mais c’est une évidence dans ton cas ! Je parle de ceux qui font délibérément ce choix par envie de propriété et « nature » et qui déménagent dans ce but, cela va de soi!

    2. N’aurais-tu pas oublier la tolérance? et l’indulgence? C’est cocasse de voir ton commentaire sous cet article qui parle justement de ces sujets.

    3. Tolérance et indulgence …
      Des personnes qui préfèrent vivre dans leur maison individuelle en campagne parce qu’ils s’y sentent mieux, c’est leurs choix. Et tant qu’ils se sentent en harmonie avec leurs convictions, c’est le principal.
      Ces maisons si elles existent, c’est qu’elles ont été construites il y a des décennies de ça. Le problème ne vient pas de ce choix de vie qui est fait, mais bien qu’un jour on ait décidé de construire dans des endroits qui n’auraient jamais du être construits de cette façon. On a laissé l’urbanisation s’étendre, c’est une erreur (comme on a laissé faire l’industrialisation de tous nos aliments).
      Qui plus est, avoir une maison individuelle + voiture, c’est souvent synonyme de +/- grandes parcelles qui permettent de faire un potager, de planter des arbres, de favoriser la pollinisation …. Si le rejets en CO2 par l’utilisation de la voiture est important, et il ne faut pas le nier, il ne faut pas pour autant blâmer les gens qui veulent faire ce choix de vie.
      S’il y a une offre de transports en commun, ces personnes peuvent faire le choix, progressivement ou non, de s’orienter vers ce mode de transport. Ou faire du covoiturage (ce qui se développe énormément dans le périurbain). Mais là encore, c’est au bon vouloir des politiques publiques. Et quand on regarde les débats des dernières municipales, on est encore loin d’être égaux partout en France (renforcer les rocades, redonner la place de la voiture en centres villes, etc.). Le grand problème c’est qu’on est encore dans ce genre de débat qui ne font pas évoluer nos habitudes de mobilité, et je ne pourrais jamais blâmer les gens de continuer à utiliser leurs voitures dans ces conditions (selon les villes bien entendu).
      Bref, encore une fois : tolérance et indulgence parce que si ces personnes consomment bio, qui achètent directement aux commerces de proximité, aux agriculteurs du coin, et ba c’est juste BIEN.
      Ha et encore autre chose : certains s’éloignent des villes principales pas toujours par choix … Dans certains endroits en France, des villes moyennes sont hors de prix. Et si leur souhait est de devenir propriétaire d’une maison, ils n’ont pas d’autres choix.
      Egalement : beaucoup de villes sont très minérales, et n’ont absolument pas d’espaces verts à proposer pour « prendre sa dose », c’est une réalité aussi mais le vert en ville, les animaux en ville, c’est pas encore ça partout en France.

      Et même dans une ville moyenne par exemple : j’habite en centre ville. Il y a un commerce bio mais les produits ne sont pas tous locaux (et l’éthique pas tip top). Il y a un magasin de produits fermiers dans une zone commerçante, genre de l’autre côté de la ville. Si je veux y aller, j’ai le bus : impossible en semaine avec mes horaires de travail. Et le week-end je suis rarement chez moi donc en réalité mes courses je les fais le lundi. Mes choix : soit j’y vais le lundi quitte à faire le double (voir plus) de km, soit je m’arrête à la grande surface située entre mon travail (à la campagne) et mon logement. J’opte pour le 2e pour l’instant mais ça ne me convient pas du tout donc dès que je peux, je vais dans le commerce bio pour ce qui me tient à coeur.

      Résultat : le manque de flexibilité par rapport à d’autres grandes villes est un vrai problème pour me permettre de consommer mieux (ce que je faisais sans soucis dans des villes plus grandes).

      Tout ça pour dire que critique les choix de vie de personne c’est pas fameux parce qu’il y a toujours des causes et effets à prendre en compte, des facteurs personnels. Donc vivre en centre-ville dans son appartement plus petit qui permette de bien densifier, c’est pas toujours simple non plus dans certaines villes.

      Sinon, merci Coline pour cet article qui fait un bien FOU. Parce que oui si je ne suis pas végétalienne c’est -notamment- par rapport à la pression de mon cercle familial … Parce que les repas de famille avec une personne qui mange pas de viande, ça fait « tâche » (déjà que je n’ai jamais mangé de fromage et très rarement des produits laitiers … imaginez !!)

    4. Heu, le sujet de l’article, c’est pas « de l’indulgence » ? Tu vois, ce que tu décris est exactement mon cas (celui de mon mari plutôt). Il est commercial (je vais le lyncher ce soir pour ça), donc il fait de la borne, donc il pollue, qu’il en soit désolé ou non, c’est comme ça, il faut bien bouffer. Et en plus, on s’est éloigné de son travail pour aller en campagne. Voilà ce que tu vois de ta lorgnette : maison individuelle et voiture. Ce que tu ne prends pas en compte dans ton jugement: tout le reste, que je ne vais pas détailler ici, car déjà c’est très long et ensuite, je ne cherche pas l’absolution. Donc, je te trouve un peu fermée dans tes principes après lecture d’un article comme ça, c’est bien dommage.

    5. Jerry : Mon Dieu, ton commentaire est le parfait contre-exemple de la totalité de l’article, je t’invite à le relire…Je pensais de la lecture de l’article amènerait un peu de recul aux gens qui jugent à l’emporte-pièce, visiblement non. Donc, si j’ai bien compris, le mal, finalement, ce n’est pas de ne rien faire ou de jeter ses déchets par terre, mais de vivre à la campagne ??? Seriously ??? Si je suis ton raisonnement, que tu assènes comme une vérité très abrupte, le genre humain devra donc déserter les campagnes pour aller s’entasser tous en appartement. C’est ça le futur ? Ça fait flipper, quand même… J’ai choisi délibérément d’habiter dans un havre de paix. Ce même havre de paix à 1h de mon travail. Je referais ce choix 10 fois, 20 fois, 1000 fois. Parce que tu sais quoi ? A l’heure où il est pratiquement impossible de choisir son lieu de travail, guess what ? On a encore (enfin sauf si tu te présentes aux présidentielles ;-=)) la liberté de choisir notre lieu d’habitation. Et la liberté, comme c’est de plus en plus difficile d’en avoir, c’est pas un peu merveilleux ?? « c’est contradictoire et ça n’a aucun sens »…Tu dois certainement être la perfection incarnée, je t’en félicite. Moi, (et tout ceux qui sont dans mon cas de figure je pense )je ne le suis pas, ne m’en cache pas, n’en ai pas honte, et tu sais le plus important : je suis heureuse comme ça. Allez, see you in hell ;-))

    6. Je suis partie habiter en campagne car je n’avais pas les moyens d’acheter en ville donc oui je suis obligée d’aller vivre en campagne ! J’habite à côté de Bordeaux car Bordeaux est très très cher alors désolée de ne pas avoir les moyens d’aller en ville et de circuler à vélo ou en bus …

  34. Un grand merci Coline pour cet article. Moi-même je me bats chaque jours contre ma culpabilité, mon imperfection face à mon végétalisme/veganisme, ma démarche écologique, etc., etc., Ma mère a pour habitude de me dire que je ne peux porter tous les maux du monde sur mon dos, elle a totalement raison mais il est difficile de voir que beaucoup de choses ne tourne pas rond dans ce monde et de ne rien faire… Alors je travaille là-dessus et j’essaie d’être plus tolérante et indulgente avec moi-même mais aussi avec les autres (ce qui est beaucoup plus facile :-) ). Si seulement l’indulgence et la tolérance était un élan naturel de chaque personne, comme dire « bonjour » et « merci ». Je n’en peux plus des personnes qui n’ont pas cet élan naturel et qui s’attaque à toi car tu as choisi de défendre les animaux mais bon quand même, la faim dans le monde, la pauvreté. On m’a dit une fois que le féminisme et le véganisme étaient des combats de riches -_- voilà, voilà….

    Merci, merci pour ce beau message. Belle journée.

    1. Des combats de riche, ahah ! Quelle argument merdique, franchement… 😑 Bon, je pense qu’il y aura toujours des gens pour tenir ce discours mais je pense que ce sont des personnes qui, de un, doivent manquer d’une certaine sensibilité et, de deux qui doivent être dans la projection, qui ne doivent pas forcément « faire grand chose » à leur échelle et mal vivre d’être confronté à quelqu’un qui, même imparfait, en fait « plus » qu’eux. Bref, les spirales de l’esprit humain ;)

      1. Salut Coline,
        je ne suis pas d’accord avec toi, c’est pas faux, va faire un tour dans les milieux modestes en Afrique ou on manque parfois d’argent pour acheter à manger et tu verra que ces préoccupations sont vraiment loin des leurs! je parle d’expérience, passant une partie de l’année dans ce pays, quand tu as du mal à nourrir et soigner tes enfants, tu es loin de te préoccuper pour les animaux, soit dit je ne veux pas dire pour autant que ce ne soit pas une bonne chose de le faire, seulement que les plus pauvres ont d’autres combats encore plus urgents.

        1. Non mais évidemment ! On ne va pas demander à des gens qui ont à peine de quoi se nourrir de devenir véganes s’ils n’ont que la possibilité de manger de la viande. Mais le véganisme et la cause animale ne sont pas des préoccupations de riches pour autant, dans le sens où beaucoup utilisent cet argument pour le dévaloriser. Une fois de plus ce n’est pas parce que quelqu’un meurt de faim à l’autre bout du monde que toutes les autres causes sont à mettre de côté et ont « moins de valeur ». Quand je dis que ce n’est pas un problème de riche c’est tout simplement parce que c’est un problème général : le manque de respect pour la vie, la planète, les animaux, les humains. Mais bien entendu, nous avons tous nos priorités et le véganisme est sans aucun doute une « lutte » très occidentale mais elle n’en est pas moins importante :)

          1. Oui, je comprends mieux ce que tu voulais dire, dans le sens que c’est un problème général,pour moi, effectivement je voulais souligner que ce n’était pas une priorité pour certaines populations qui luttent pour survivre(pas dans le sens ou ils n’ont que la possibilité de la viande, ce qui serait plutot le contraire, la viande étant chère pour eux,) et qui généralement n’ont jamais entendu parler de véganisme qui comme tu dis est une lutte très occidentale,ce qui bien entendu ne veut pas dire que la cause animale ne soit pas importante.

  35. Merci pour cet article. Depuis quelques mois je me tourne vers le vegan car profondément choquée par les vidéos de L 214 ( Et leur dernière vidéo à été l’apogée de l’horreur) Alors oui je fais encore des erreurs, et je me suis souvent sentie jugée pour ça, comme clouée au pilori. Je suis persuadée qu une telle transition ne s’opère pas en un jour… mais en quelques mois. De plus maman d’un petit Lenny et d’une petite Collyne, je ne veux pas leur imposer MES choix. On discute beaucoup et on consomme mieux. Je me suis souvent sentie très coupable… mais aujourd’hui grâce à ton article je me sent un peu plus libre de faire les choses bien à mon rythme. En accord avec moi même.Merci Coline 💜

  36. Cet article est parfait Coline. (ton très grave pour commencer ce commentaire..)
    Je suis la plus jeune de mes frères et soeurs et je les fais chier avec ma lessive maison, mon végétarisme (quasi végétalisme, ne me fouettez pas svp), ma réduction des déchets, mon envie de consommer moins, local, et surtout bio (pomme poison no thanks),… je suis « un peu » sur tous les fronts mais pas tout à 100% car je dois vivre et je veux vivre. Alors je tente d’être sympa avec moi-même pour ne pas culpabiliser.
    Mes frangins ne loupent jamais une occaz « heu mais ça c’est pas bio non? » (en me grillant manger des chocobons)… je réponds toujours « mais j’ai jamais dit que j’étais parfaite, en effet c’est bien de la merde, mais c’est bon, c’était là, j’avais envie de mettre un croc c’est tout » et tout de suite…. tout s’apaise « ah ouais elle est un peu comme nous malgré ses convictions » BEN OUAIS MON GARS!

  37. Je suis une ancienne « tout ou rien », qui découvre la nuance petit à petit. Je me lance tout juste sur la voie du minimalisme et du mouvement slow, avec une envie de moins consommer pour mieux consommer ; mais devant l’ampleur de la tâche et l’impression de ne pas assez bien faire, j’ai peur de baisser les bras… Ton billet me motive à faire ce que je peux, à ma mesure et à mon rythme. Merci !

      1. J’étais une « tout ou rien » dans l’autre sens. Je ne voyais pas ce que quelques actions positives pourraient bien changer, alors je ne me privais de rien. D’ailleurs je ne comprenais pas celles et ceux qui par exemple, mangeaient du poulet mais pas de lapin, ou qui se disaient végétariens mais portaient du cuir. En gros, j’étais tout sauf indulgente. Bref, je pars de très très très loin mais il faut bien commencer quelque part non ? J’ai enfin compris qu’on pouvait tous, à sa mesure, son rythme et selon ses propres convictions, agir pour la planète.Et tant pis si on est pas parfait ou exemplaire en tous points. Encore une fois merci pour ce post encourageant :)

  38. Ton article est super intéressant et je partage entièrement ta vision.
    Je mange de la viande, je ne réussirais jamais à être végétarienne mais j’essaie d’en manger moins qu’avant et de meilleure qualité. Je commence à acheter des œufs bio. J’adore le cuir mais lorsque je me penche sur la réalité des articles en cuir, j’ai envie de vomir. Voir un petit cochon égorgé me glace d’effroi et pourtant j’adore le bacon. J’essaie de réduire mes déchets, je trie, je me lave avec des pains de savon. Oui je prends l’avion pour voyager mais je ‘ai pas de voiture. J’achète le plus souvent « de saison » et je m’intéresse de plus en plus à la composition des aliments. Je cuisine un maximum moi-même, jamais de plats tout fait.

    Bref, je suis comme toi une nana pleine de contradictions et je le vis très bien!
    Je fais des efforts au quotidien pour m’améliorer, pour être plus responsable, et ça me va. Pas de pression. Et que ceux qui ont quelque chose à redire aille balayer devant leur porte. Parce qu’il y aura toujours des gens pour critiquer.
    Alors comme tu l’écris si bien : TOLÉRANCE !!

    Bise à toi ♥ – cette robe te va à ravir ;-) –

  39. Bonjour Coline,

    J’ai juste envie de « liker/aimer/mettre un pouce en l’air » pour cet article… mais c’est pas possible (idée d’évolution du site ?^^), donc je te laisse un petit message pour te remercier.
    On devrait réussir à prendre ce recul tout seul, mais c’est tjr réconfortant / reboostant quand des personnes qui nous « inspirent » le fond pour nous !

    Merci <3

    Belle journée à tout le monde !

  40. Coeur avec les doigts (ceux des mains ET ceux des pieds! Oui oui, carrément!) pour ton article (et pour toi aussi hein ^^). Tu as TOUT dit. C’est intelligent, c’est pile ce dont j’avais besoin car moi aussi je ressens cette culpabilité de pas en faire assez. Tout en en voulant aux autres de ne pas en faire assez, même si je n’arrête pas de me dire d’être indulgente, car je refuse de culpabiliser mes proches sur leurs choix de consommation. Je souhaite les éclairer, débattre avec eux du pourquoi je refuse la viande, le lait, le cuir, etc, les informer pour qu’ils fassent leur choix en pleine conscience, que la volonté de changement vienne d’eux mêmes.

    Mais j’avoue que parfois j’ai envie de les secouer, de leur dire exactement comme toi dans ton article : « mais t’es même pas végane, pourquoi tu te scandalises sur les vidéos d’abattoirs tout en mangeant du jambon?! Pourquoi tu continues à croire qu’on peut produire de la viande sans souffrance? ». Dans ces moments, je dois me rappeler que devenir végane, c’est un cheminement, qui n’est même pas fini chez moi qui plus est. Que c’est une transition qui m’a pris du temps, qu’à une époque je disais « je ne serais jamais totalement végétarienne (j’aime trop le poisson), et encore moins végane, c’est une utopie, un extrémisme! ». Je dois repenser à la promesse que je me suis faite de ne pas devenir « extrémiste », de ne pas culpabiliser les autres car je n’aurais moi-même jamais pu entamer cette transition si j’étais couverte de reproches par ceux qui sont plus loin que moi dans leur démarche. À cette promesse que je me suis faite de ne pas être le « boulet vegan » pour mes proches, et au contraire de leur présenter mon parcours de manière positive, de les encourager pour leurs progrès.

    Et cette auto-culpabilité, elle me tenaille tous les jours. C’est exactement que tu as décrit, inutile que je répète tes mots. J’essaie d’y remédier petit à petit, de changer une petite chose ou deux dans mon quotidien pour progresser, certes lentement mais sûrement. Oui, je me dis toujours que je pourrais faire mieux, mais dans ces moments il faut que je repense au chemin parcouru, et que je me remotive, que je mette en place encore une action pour continuer à avancer. Par exemple, j’ai ENFIN fait mon lait de soja maison il y a quelques jours, depuis le temps que j’y pensais. J’aime me dire que j’avance à coup de petites victoires.

    Donc MERCI, Coline, pour cet article qui me rappelle tout ça, qui me motive, me conforte dans mon chemin. Tu m’apportes beaucoup.

    PS : j’ai vu ta campagne YouTube dans le métro ce matin, quel plaisir de voir ton sourire au milieu de tous les parisiens grincheux ;) (je plaisante pour les parisiens, pas taper!)

  41. Super article Coline!!! mais je t’avais déjà laissé un commentaire sur la soie le mois dernier et je te rassure, il y a beaucoup plus de soie synthétique dans nos boutique que de vraie soie provenant de vers à soie!! La vraie soie n’est pas lisse, elle a un aspect très particulier, voici un article qui l’explique très bien!! On parie combien que ta robe est végane finalement??! ;-)

    http://www.princessefoulard.com/blog/tissu/soie/reconnaitre-la-soie/

    1. Oh merci de me redonner le lien, je me souviens que tu m’en avais parlé mais j’avais oublié d’aller regarder l’article ! ^^ Je vérifierai ce soir ce qu’il en est de ma robe « en soie ». Je me pose juste une question, les marques ne devraient-elles pas le signaler ? S’il s’agit de soie synthétique ou naturelle ? Je vais poser la question à la marque de ma robe, tiens… ^^

      1. ça ferait pas très classe de rajouter « synthétique » sur l’étiquette je pense lol mais j’espère qu’ils seront honnêtes et qu’ils t’en diront plus… tiens nous au courant ;-)

  42. Mais je dis OUIII à cet article. Je ressens complétement cette culpabilité qu’elle soit personnelle ou extérieure. Changez les choses petit à petit c’est déjà bien. J’ai toujours ressenti ce sentiment de vivre à contre courant de la société par mes choix (manger bio, il y 15 ans, tu passais pour un con) et c’est pas toujours évident. Si chacun fait un pas, on avance et c’est ça qui compte. MERCI Coline.

  43. Merci Coline, cet article me fait tellement de bien!
    J’ai parfois envie d’envoyer balader tous les efforts que je fais au quotidien parce que je culpabilise de ne pas être irréprochable dans tous les domaines qui me tiennent à cœur. Et c’est tellement contre-productif, je sais! Je le sais mais c’est plus fort que moi alors j’essaye désormais de lâcher prise et de changer mon regard sur les choses, en me concentrant déjà sur ce que je fais de bien (selon moi) et de laisser de côté ce qui n’est pas parfait.
    Quant aux jugements des actions des autres, ça a longtemps été un problème pour moi mais j’arrive de plus en plus à prendre de la distance avec tout ça. C’est vrai que quand un sujet nous exaspère, nous choque et nous révolte, on a parfois du mal à comprendre pourquoi les autres n’agissent pas de la même manière que nous mais chacun sa route, chacun son chemin (c’est cadeau ♫♪ :D ) et surtout chacun son rythme!

    En tout cas, tu as su trouver les mots pour me conforter dans cette voie de l’indulgence et je t’en remercie :)

    1. Et surtout, passe le message à ton voisin ! 😂 Plus sérieusement, la contre-productivité, c’est exactement ça ! Pour reprendre l’exemple de mon chéri, puta*n, qu’est-ce que j’ai pu l’emmerder avec mes histoires de trucs bio, d’animaux etc. Aujourd’hui je pense que j’ai encore des accès de « relou-isme » avec lui mais je sais que j’ai réellement compris que lui mettre la pression, l’étouffer sous des tas d’infos, lui montrer des reportages etc… ne servait à rien. Enfin je ne dis pas que ça n’a pas aidé à sa réflexion et que ça n’encourage pas son évolution mais ça reste tellement personnel !

  44. Bonjour Coline
    La « femme parfaite est une connasse » est un livre qui m’avait fait bien rire et surtout réfléchir.
    Vivons avec nos imperfections et nos contradictions et le jugement des autres ou sur les autres et bien…on les met de côté. Et surtout efforçons nous d’être heureux et bienveillant ! et imparfaite ;-)
    Bonne et heureuse journée à tous

  45. bonjour coline je lis ce billet et je dis alléluia personne ne voit les efforts quotidien que mon fait Alors que si tous les monde le faisait le monde serais meilleur. je te fais pars de mon expérience j’ai eu la chance de voir bea Johnson en conférence suite à cette confèrent ma ville à décider de faire un test avec 20 familles appeler zéro déchets le but étant de réduire nos déchets Mais un grand nombre de ces familles sont des jusque bouliste qui te regarde de travers au moindre écart cela fait bientôt un an que nous Suivons ce programme à peser nos Poubelle Toute les semaines recyclable et non recyclable nous avons fait beaucoup de progrès nous continuons à en faire chaque jour nous avons changé beaucoup de nos habitudes et pourtant il semble que ce ne soit jamais assez alors oui la culpabilité on la ressens et pourtant chaque pas petit ou grand et un pas vers le mieux alors laisser Nous tranquille car quand j’entends mais tu donne des Croquettes à la viande à tes chiens mais quelle horreur tu Dois les mettre au végétarisme faut pas pousser mémé dans les orties merci à toi coline d’être toi et rappel toi cette citation ‘ quand le sage montre la lune l’imbécile regarde le doigt ‘ bisous

  46. Super article qui me réconforte car pour ce qui est de culpabiliser tout le temps je pense qu’on peut me remettre une palme! ah ah ah J’aime le « pourquoi j’ai envie de cette robe zara alors que c’est des connards » combien de fois je me la fais et combien de fois je rase les murs presque à porter une cagoule de peur de croiser quelqu’un qui me connait en train d’acheter alors que j’avais dit une semaine avant « non mais faut arreter cette surconsommation et zara sont pas du tout éthiques, le conscious tout ça c’est des conneries du marketing! ». Mais putain ce pantalon en vinyl j’en ai trop envie j’aurais un putain de style avec!! Bon biensur il n’y a pas que ça mais tout ce que tu décris aussi dans ton quotidien j’en suis là aussi. J’avance doucement sur le sujet mais j’ai encore beaucoup de boulot et je reviens parfois en arrière. Quand je vois mes déchets je me dis merde ça va pas on y est pas encore! Quand je regarde mes boots en cuir et ma jupe en cuir que j’adore je me dis « merde c’est vrai Coline a raison elle porte plus de cuir, si je suis pour soutenir la cause animale il faut y aller jusqu’au bout. Donc la culpabilité tu as raison il faut parfois la laisser au placard et savoir être indulgent avec soi-même et nos contradictions.

  47. Et ce que tu es radieuse dans ta robe pas végane…Merde et merde et merde, tu fais déjà tant d’efforts pour partager ta positivité, pour parler de ton mode de vie sans faire culpabiliser tes lectrices qui n’en sont pas là. Je ne suis pas végane, ni même végératienne et j’aime pourtant l’animal plus que l’humain. Un jour viendra j’espère ou j’aurais moi aussi la force de faire plus qu’être écolo. Ce qui est déjà bien dabord ;-)

  48. WARNING! Commentaire très peu original..!

    I say Y.E.S. et M.E.R.C.I et B.R.A.V.O et, et je vais arrêter d’écrire comme ça…

    En vrai, ça fait du bien. Je sais pas si c’est une question de perfectionnisme ou non, mais je crois que l’on se torture un peu tous finalement et surtout quand on se lance dans un « projet » tel que le tiens, le miens, et celui de beaucoup de gens. (Ou même tout autre projet impliquant de grands changements dans ta vie en fait). Je passais mon temps à culpabiliser, et à essayer d’arrêter de le faire, de me dire un peu tout ce que tu as dis là. Et puis y a la pression des gens que l’on croit « parfaits » (les vegans parfaits, les écolos parfaits, les minimalistes parfaits..) et y a celle des gens que ta petite voix psychopathe appelle des « Belzébuth » (mange un big maaaaac, bois du cocaaaaa, achète ces boots en cuiiiiiir) et puis y’à toi au milieu.
    Mais de voir écrit et résumé, un peu tout ce qui se passe dans ta tête, par quelqu’un d’autre, surtout quelqu’un que tu suis et que apprécies beaucoup (#déclaration #lèchebotte #etbatantpis), ça fait du bien, et ça prend encore plus de sens à mon goût.
    Voilà, donc c’est cool Coline! Bonne journée!

  49. Coline,
    Super article, MERCI !
    Tu as tellement raison… De mon cote je fais mon bout de chemin doucement. Je mange toujours de la viande toussa toussa mais ça me trotte… Doucement, a mon rythme ! Mais je n’en parle pas a ma communauté car justement j’ai peur des réactions… et que ça me bloque.
    Du coup je me dis… plus tard !
    Big up à la conclusion  » Le tout porté par une Coline bien heureuse (modèle unique). Pas pour la robe en soie. Plutôt pour son indulgence vis à vis d’elle même. »
    Pleins de BISOUS de chez #BISOUNOUSLAND
    France

  50. Coucou Coline moi j’ai envie de te dire c’est superbe (je ne le suis pas du tout mais j’admire)! J’aime trop le miel mais aussi le fromage bio des amis producteurs nous sommes inscrits à la ruche j’ai envie de dire chacun amène sa pierre à l’édifice ? Oui je prends deux douches par semaine j’essaye de ne plus acheter Zara ni primark et autres (mais avant j’y étais accro)mais en même temps je me vois mal faire 60km par jour à cheval et oui j’habite loin de tout il nous faut une voiture sinon nous vivons en autarcie…. bravo à tous chacun ses efforts quotidiens tant qu’il y en a !!!

    1. Je vis en Savoie, le fromage et le miel sont des produits locaux et naturels, les vaches sont en liberté dans les prés et montent en alpage, je vois pas le mal à manger ces produits, que deviendront les vaches sans éleveurs?

  51. Merci c’est exactement ce dont j’avais besoin ce matin ! Pour l’instant j’essaye de manger le moins de viande possible pour devenir à terme végétarienne et ton article m’a complètement reboostée ! Je fais ça un peu plus pour la cause animale que pour l’écologie bien que selon moi les deux vont ensemble finalement.
    Merci encore pour ce magnifique article .

  52. Ce que tu dis me ramène à la différence entre la morale et l’éthique… La morale souhaite imposer à tous les mêmes principes sans prendre en compte les situations, les besoins et les tolérances personnels de chacun. Pour prendre un exemple totalement différent -bien que je sois très sensible à toutes les questions que tu poses-, c’est vouloir imposer un modèle de couple, comme le couple hétérosexuel, mais également le couple exclusif alors que certains couples vivent très bien le polyamour (ce n’est pas du tout du mon cas, j’ai une relation tout ce qu’il y a de plus conventionnel, en couple avec le même homme depuis 11 ans). Tandis que l’éthique s’intéresse davantage aux valeurs qu’aux actes qui répondent à ces valeurs car ces derniers changent en fonction des individus. Par exemple, la fidélité dans un couple, c’est moins le fait de ne jamais avoir d’autres relations que d’être fidèle aux engagements qu’on a pu prendre envers l’autre… quels qu’ils soient (tant qu’ils respectent les droits humains, bien que ceux-ci évoluent en permanence) ! L’éthique, c’est de ne pas imposer aux autres un mode de vie (celui qu’on a soi-même adopté par conviction) sous prétexte qu’on pense que si c’est mieux pour nous, c’est mieux pour les autres. Pour finir sur mon exemple d’un couple non exclusif, cette démarche ne concerne que le couple en question et tant qu’il est heureux de cette manière et qu’il ne fait de mal à personne d’autre, toute personne en dehors du couple n’a pas de raison de s’en mêler… Bises!

  53. Je crois que c’est juste ça la clé, pour n’importe quelle « cause », rester ouvert à l’Autre, accepter la différence et les divergences d’opinion! Je me tourne vers un mode de vie plus respectueux de la nature et des êtres vivants qui peuple notre chère planète Terre mais je veux appartenir à aucune case et ne serais jamais végane. Je trouve que s’inclure dans un groupe c’est parler le même langage et partager bien des choses mais c’est aussi s’exclure d’autres groupes tout aussi intéressant, s’est parfois se fermer aux autres…alors j’ai choisi de rester une abeille qui butine et s’inspire ici et là en veillant à laisser toujours la discussion ouverte. Et comme tout le monde j’ai un seuil de tolérance et d’indulgence qui varie mais je tente juste d’être respectueuse et de ne pas imposer ma parole comme celle de la vérité! Merci donc pour cet article car il me semble que la toile s’enflamme et que beaucoup de violence s’en dégage ces derniers temps. Un peu de douceur (merde! ;) )

  54. « Tout le monde a droit à sa part d’incohérence » *une citation de ma belle-mère philosophe.

    ♥ Superbe article & cette robe te vas trop bien !

  55. Ma chère Coline… Je te remercie du plus profond de mon coeur pour cet article. Depuis de nombreuses années, de par l’éducation que j’ai reçue de mes parents et particulièrement de mon papa, je suis sensibilisée à l’écologie. Compost, toilettes sèches, recyclage, isolation à la paille, chauffage au bois… et bien d’autres encore ont fait partie de mon quotidien des années durant. Aujourd’hui, j’ai 20 ans et j’ai quitté le domicile familial pour habiter un petit studio en plein centre-ville. J’ai été partagée entre le soulagement de retrouver un confort moderne (tellement plus simple à vivre !) et la culpabilité de jeter mes épluchures à la poubelle/faire caca dans de l’eau potable/appuyer sur un bouton pour me réchauffer/etc. Alors j’ai essayé de faire les choses « bien » autant que je le pouvais (ou plutôt autant que je m’en sentais capable). Mais je suis loin d’être un exemple. Je suis un pur produit de la société de consommation, un véritable panier percé (tu en parlais d’ailleurs très justement dans un article il y a des années). J’achète trop de fringues/trop de produits suremballés/trop de produits non-bios… et mes amis ne se privent pas de souligner la contradiction entre mes convictions, mes valeurs, et mon mode de vie. J’en suis consciente, mais je n’ai pas la force, pour l’instant, de me jeter dans le grand bain à 100%. Longtemps, j’ai culpabilisé. Maintenant, je me dis que je fais ce que je peux. Et lorsque toutes les conditions seront réunies, peut-être mettrai-je tout cela en application. En attendant, je « fais ma part », et j’apprends, jour après jour, à accepter que je ne suis pas parfaite, que j’ai du sang sur les mains, mais que j’ai toutes les cartes en main pour vivre au mieux, et permettre à tous ceux qui m’entourent de vivre au mieux. Merci pour ta bienveillance, qu’elle puisse toucher les gens et leur permettre de comprendre qu’il n’y a pas de petits pas, et que chaque effort compte. Passe une belle journée, je t’embrasse. Sarah

    1. Merci pour ton message <3 Je comprends totalement tout ce que tu ressens et je crois que tu as compris le plus important : s’écouter et être doux avec soi-même.

  56. Ahhhh ! Ça fait du bien de lire ça ! Être indulgents et surtout avec soi-même, pas toujours évident mais cest déjà preuve qu’on essaie ! merci pour ce bel article !

  57. Je suis d’accord avec toi : j’ai moi aussi un peu de mal à être indulgente avec moi même depuis que j’ai décidé de consommer mieux, je me dis que je suis très loin du zero déchet mais j’y travaille et j’essaie de relativiser. Non je ne veux plus jamais rien acheter chez Zara, H&M et consorts parce qu’ils fabriquent de la merde dans des conditions déplorables mais si je craque un jour, j’essaierai de ne pas m’en vouloir à mort.

  58. Coucou Coline,

    Quel bel article, long mais encore une fois pertinent. Sur la valeur des choses et de la façon de vivre de chacun.
    Perso, je ne suis absolument pas « vegan » (pour moi, un terme un peu galvaudé par les temps qui courent, pardon à tous ceux qui le sont…). Mais quand je vois des gens qui, amis ou pas, décident brutalement d’un coup d’un seul de « ne plus manger du tout aucun produit d’origine animale, quand on voit ces horribles massacres de petites bêtes dans les abattoirs… » En même temps, il faut souligner que ces gens dans les abattoirs filmés tels des Jack l’Eventreur sont du personnel « minoritaire » qui doivent déjà avoir une case en moins. Bref.
    Cela fait aussi énormément de tort aux vrais éleveurs qui ont du coup moins de demandes d’abattage de leurs bêtes de la part des vrais abattoirs (sains, sensibles à l’animal, oui ça existe), et donc ne peuvent plus vivre de leur élevage.

    Seconde chose : les personnes qui du coup ne consomment plus que légumes, fruits, herbes. Achètent-ils Français ? local ? de saison ? sans OGM ? sans pesticides ? sur le marché ?
    Parce que perso, je ne mange pas tant de viande que ça (et depuis longtemps), mais quand j’achète, je consomme local, de saison, pas des bananes de Côte d’Ivoire ou des avocats du Pérou, ni des lots de carottes au supermarché du coin par exemple.
    Parce que c’est ça aussi le respect de l’environnement et de notre santé. Et ça va de soi avec l’entretien de la maison aussi. Mais c’est un autre sujet.

    Merci pour cet article, belle brune, je n’ai pas forcément les moyens de me procurer tout ce que je voudrais en « bio »(les fringues et chaussures, notamment), mais j’y contribue fortement en tout cas à près de 80% chez moi. Grâce à mes parents qui sont à fond là-dedans, aussi.

  59. MERCI !!!
    C’est un super article, je te suis à 100%, ton blog fait du bien et je t’en remercie 1000 fois !!! Tu devrais être recommandée par la sécu :) c’est sérieux ! La culpabilité pour ma part je l’expérimente dans pleins de facettes de ma vie, mon travail, l’écologie , ma relation à mes parents ET depuis peu je suis maman, et mon dieu la culpabilité à 3000% pour TOUT ! AU SECOURS !!!! C’est usant de culpabiliser. Donc merci pour ces mots ! Bisous à toi !

  60. Comme tu vas sans doute recevoir des tonnes de com’ à rallonge, je vais faire simple et concis. Merci pour ce bel article. Plein de spontanéité, d’authenticité, de naturel et d’honnêteté. Tout ce que je viens chercher lorsque je me balade sur ton blog/snap/youtube.
    L’indulgence et la bienveillance…en voila des mots précieux mais parfois si difficiles à appliquer. Parce qu’on a tous nos valeurs, nos idées desquelles on ne démorde pas :)
    Mais il est bon de se poser, souffler, respirer un bon coup parfois pour prendre le temps d’être bienveillant et indulgent.
    Sur ce miss, je te laisse…faut que j’aille chialer/rire/réfléchir devant Captain Fantastic <3
    Bécots bécots!
    Sonia, JCVD's secret daughter
    ps: perso j'utilise l'expression "partir en croisade"…pour les fois où je m'enflamme à vouloir convaincre le monde de mes idées hihi…et donc me demande parfois "euh…là, est ce que ça vaut le coup de partir en croisade…?" et finalement, parfois non :D

  61. Merci Coline,

    ton article m’a fait beaucoup de bien à lire.
    Etant végétarienne/presque végétalienne, à essayer de devenir végane
    (difficile pour moi de me passer de laine… j’avoue c’est le plus dur pour moi !),
    j’ai ressenti toutes les émotions que tu décris très bien,
    la culpabilité que l’on s’inflige soi même, mais également celle que les autres
    (#pasdutoutvegan #megacarnistes #megapasbio #megapasecolo) te reprochent alors que toi tu penses faire ton maximum et t’améliorer de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois, etc…

    Bref, merci, ça m’a fait beaucoup de bien de te lire.

    Cyrielle / Off stage girl

    PS : cette robe te va très bien <3

  62. Waow. Tout ceci pour une robe ? Nan jdeconne!
    Jai également CE genre de réflexions et de ressentis quand je publie mes photos  » tu cautionnes cela Toi? Tes modèles sont en fourrure tu sais … » oui ou non, a vrai dire Moi j’ai fait le choix de faire attention à ma consommation, alimentaire. De ne plus consommer de plastique ou du Moins de limiter . D’acheter Moins de fringues et Moins parce que  » c’est beau » mais en me disant que y’a des sans abris. & du coup… bah culpabilité bonjour. Donc je comprends ton article il est d’ailleurs tres Bien écrit tres beau tres réaliste. Enfin voilà pourquoi je te suis depuis 3 ans deja. Et mon chéri avance aussi PAS à PAS nous ne sommes pas  » végétaliens » & à vrai dire je n’aime pas CE mot car il fait rentrer dans des cases et des stéréotypes .
    Je préfère dire  » je ne mange pas ceci ou pas cela » c’est genial pour ton chéri aussi ^^
    Je me reconnais dans beaucoup de tes textes :) notamment ton côté bisounours ! PAS assez d’amour sur la planète <3 jamais assez à mon sens en tout K ! Bises! & continues d'être Heureuse ca fait du bien aux yeux :)

  63. Excellent article! Pour ce qui est de la culpabilité vis à vis de…euh à peu près tout, une fois qu’on commence dans cette voie, ça porte le nom de dissonance cognitive. On sait tout ce que notre mode de consommation implique, on le SAIT, mais on se voile la face, parce que c’est bien plus confortable de l’ignorer. On invoque aussi des excuses bidons, et l’industrie nous brainwash à grand coup de propagande (Greenwashing coucou! Mais aussi: c’est correct de manger un cochon, c’est con un cochon!) Pour en savoir plus sur le sujet, je t’invite à lire l’excellent livre de Martin Gibert, Voir son steak comme un animal mort. Moitié moins glauque que le titre le laisse entendre et très instructif !

  64. Mais quel bien ça fait de lire ça !! « La culpabilité, c’est de la merde » Aaaaah ! Bouffé d’air frais en mots ! Tu dis quelque chose de totalement logique et pourtant de difficile à admettre : ous sommes juste humains et chez nous la perfection n’existe pas !
    Et ça fait du bien de lire ça parce qu’avant tout, ton article nous rappelle de nous aimer comme nous sommes, avec nos imperfections, et c’est un message positif alors merci ❤ 🐀
    Signé : une fille qui n’est PAS Béa Johnson (et ça va, je le vis bien).

  65. MERCI Coline pour cet article, il résonne infiniment en moi ! Ce n’était pas une question qui ce posait vraiment pour moi avant que je décide de devenir végétarienne. Mon indulgence envers moi même alors sèchement baissé, c’est simple je me suis senti et encore aujourd’hui, pris dans un étau, entre d’un côté les non végé qui te regarde bizarrement de font des remarques et puis de l’autre les vidéos extremistes vegan ou si t’es pas vegan t’es pas humain. Et bien en dehors de ça il y a moi même celle qui est trop gourmande et curieuse pour ne pas craquer, essayer certins plats, cella qui a peur de dire non, qui a envie de faire plaisir à papy, mamie, celle qui ne veut pas devenir vegan… Bref je suis un bordel, au final mon régime est indéfinissable, je suis végétarienne à 80% disons. Une partie de moi tend à vouloir à aller à 100% l’autre à envie de s’autoriser des exceptions de temps en temps.

  66. J’avais adoré ton article sur le prix des choses, j’adore celui-ci également. Tu arrives à mettre en mots beaucoup de maux de nombre d’entre nous qui se remettent en question. Je me retrouve dans tes écrits, et ça fait du bien. Bon courage sur ton petit bout de chemin, et merci.

  67. MERCI !
    Ovo Lacto ( et encore je n’aime ni le lait, ni le fromage) végétarienne depuis mes 14 ans (j’en ai 38) j’ai opéré un tournant dégante depuis 1an. N’ayant pas de gros moyens j’ai pour l’instant décidé d’achever mes pompes et sacs en cuir …et je pense que j’en ai pour 5 ans !! et bien on me l’a balancé à la tronche que c’était inadmissible pour une vegan. Franchement ça saoule …..parce que faire venir de l’huile de coco, du sucre de coco, du sirop d’agave de l’autre bout de la planète c’est mieux ?? je ne sais pas , mais je suis dégante et locavore. Et se sont mes convictions et elle valent aussi bien que celles des autres non ? :)
    Bon courage ;)
    PS: et il y a un mois j’ai mangé un tarte flambée ou je n’ai pas réussi à retirer tous les lardons, et j’irai en enfer ….

  68. Nous portons le poids de la culpabilité de nos ancêtres. Et notre sentiment d’impuissance tient au fait que le court du monde dans le quel nous vivons aura toujours été décidé par d’autres morts depuis longtemps.
    Mais cette culpabilité n’est pas vaine car nous contribuons au monde futur, un jour nos choix auront un sens.

    Et merci pour cet article

  69. Je garde cet article dans ma poche et le ressortirai dès qu’on me fera des reproches quand je ne suis pas toujours tous mes principes.

  70. Hello,

    Je pense que le + important et de s’écouter et faire des choses qui nous ressemble.
    Suivre 1 règle, 1 mode d’emploi, 1 mouvement d’une seule manière avec zéro écart est un peu extrémiste…

    On fait des petites choses tous les jours qui restent dans l’ombre, n’appartiennent à aucun mouvement mais qui émanent juste de notre personnalité et n’appartiennent qu’à nous…

    Nos actes sont plus beaux et ont plus d’impactes lorsqu’ils sont sincères.

    On peu pas nous  » caser  » dans une  » équipe  » car on a fait tel ou tel acte….Dans ce cas, faut qu’on se dépêche à inventer des tats de « sous groupe » pour vite y caser les gens. Genre, le mec qui se lève pour laissé la dame s’asseoir dans le bus fait partie du mouvement  » Nicecar » et si demain il ne le fait pas on va lui retirer son label ? le critiquer ? lui dire qu’il l’a fait hier ? qu’il est en CDI du Nicecar et que ça se fait pas de plus le faire ? Vlà la pression…( Vlà l’exemple délirant que je viens d’inventer …)

    Enfin bref ! ;)

  71. je ne suis pas vegane et ne le serais probablement jamais (j’aime trop le fromage….et je déteste les substituts à base de soja je suis allée dans un hotel VEGANE cet été et le petit déj au beurre vegetal c’était pas terrible mais pas grave, l’hotel était fort sympathique par ailleurs…) et je mange de la viande.

    Mais je comprends et respecte tout à fait cette demarche..et si je porte encore du cuir, j’ai découvert avec plaisir les marques de chaussures VEGANE indiquées sur ton site, je fais attention quand j’achète des produits de beauté (non testés sur les animaux) ….Ce qui est dommage, malheureusement c’est quand un mode de vie choisi nous rend intolerants vis à vis du mode de vie des autres, …et surtout quand on veut te faire culpabiliser au moindre écart….on a une vie, vivons la comme bon nous semble, en respectant les choix des uns et des autres….et en faisant ce qui nos semble juste…

  72. Ca fait des années maintenant que je lis ton blog et je n’ai jamais laissé de commentaires. Pas dans mes habitudes. Mais là, oui. Ton article invite à l’indulgence mais j’ajouterai à la légèreté également. On vit tous avec ses contradictions (exemple peu glorieux : fumer mais adorer faire du sport…) et tout ce qu’on peut faire, à mon sens, c’est juste vivre les choses, à son rythme, du moment qu’on sent que l’on est sur la voie (petit scarabée) alors nos choix feront leur route. l é g è r e t é ;)

  73. Je viens de lire ton article qui fait du bien, je suis complètement d’accord avec toi. Être parfait à 100% sur tout les plans écologique / cause animale / healthy à l’extrême n’est simplement pas possible à mon avis. Mais il me semble qu’on se doit de faire un effort parce que le système actuel est sacrément tordu et mal en point.
    Pour ma part, j’ai une alimentation « plant based », qui se rapproche un peu du véganisme sans l’être et pour être honnête, je ne souhaite pas devenir vegan. Je ne mange pas de viande, limite les produits laitiers au max, et s’il m’arrive de consommer des produits dérivés des animaux j’essaye de privilégier des démarches plus respectueuses, cela dit sans être parfaite, mais je pousse le « mieux ».
    Il y a quand meme quelque chose qui me dérange dans le véganisme, bien que je trouve que le mouvement vegan « dans le bon » et qu’ à mon sens c’est une démarche sacrément positive. Ce qui me dérange donc, comme dans d’autres mouvements, c’est le coté ÉTIQUETTE, qui me semble le pousse à se refermer un peu sur lui-même. Parfois j’ai l’impression que les gens (moi y compris) pensent que pour être « faire mieux » il faut choisir un camp : Être Vegan / Environnementaliste / Freak du bio(^^) ou autre
    Ca fait un peu limite culte religieux tout ça, ou chaque clan prêche l’autre parce qu’il n’est pas parfait selon les standards de l’autre!
    Pour être honnête, je me sens bien concernée par ces trois points mais ma priorité se porte d’abord sur l’environnement, ensuite sur la santé (Hello Monsanto et co) et ensuite sur la cause animale; bien qu’ils soient tous en interaction, et qu’ils s’influencent positivement les uns les autres. Cela dit chaqu’un sa vision des priorités.
    Quelque chose qui me chiffonne pour expliquer dans ce côté étiquette : par exemple pour moi la consommation de miel « artisanal » n’est pas un problème. Le miel industriel une catastrophe clairement, mais, (et je n’ai plus la source de l’article que je voulais attacher mais je le joindrais si je le retrouve!) les petits apiculteurs qui chérissent leurs abeilles prolongent leur durée de vie en les « aidant », et elles vivent plus longtemps que si elles était dans la nature (et vue l’état des abeilles aujourd’hui, il vaut mieux les aider!). Le papa de ma meilleure ami est apiculteur et vraiment, il aime ses abeilles et il en prends soin, plus pour les abeilles que pour le miel. Bon après je sais bien que le but du véganisme est « de ne pas utiliser les animaux ou leurs dérivés pour des besoins humains ». Ce n’est pas une critique contre les Vegans hein promis (j’aurais pu prendre un autre courant), mais un exemple pour illustrer ce qui me gene dans les étiquettes de tel ou tel mouvement, ou j’ai parfois l’impression qu’il faut « tout suivre » / se convaincre de tout ce que le mouvement prône, pour arriver à se définir dans la société et rentrer dans une case (que ce soit celle vegan / bio / écolo ou autre) et pour arriver a expliquer/justifier sa démarche!

    Après tout, il me semble que la priorité n.1 est vraiment une « PRISE DE CONSCIENCE » de tout ce qui ne va pas dans nos façons de consommer, et qui prendra longtemps pour toucher tout le monde mais qui est déjà en marche^^. Si chaqu’un fait un effort dans ses modes de consommation, d’une façon ou d’une autre , selon ses moyens, en privilégiant tel ou tel aspect, ça nous donnerait vachement plus de pouvoir, sans avoir besoin de se justifier et de se juger les uns, les autres de quel camps que ce soit.

    Alors oui je te remercie vraiment pour cet article et le mot d’ordre : Tolérance!
    Désolé pour ce commentaire un peu fouilli, je ne suis pas sûre que tout soit très clair mais bon^^. Et merci d’être la Coline, vraiment! 🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭🐭

  74. « La culpabilité c’est de la merde. » J’ai envie de peindre cette phrase sur mon mur. ça ferait marrer mon copain mais je suis pas certaine que les proprios soient d’accord :/
    M-E-R-C-I Coline pour cet article. Je partage rarement les articles des blogs que je lis mais celui-ci je l’aime d’amour. Il a illuminé ma journée <3

  75. T’as tout dit…. Magnifique article, très bien écrit et très agréable à lire. Je te rejoins sur tous les points. Bravo Coline et merci pour ce texte qui m’a beaucoup plu et que je vais faire suivre à mon entourage :)

    Très bonne journée à toi.

  76. J’adore cet article Merci Coline, je ne suis pas du genre à m’étaler à écrire des pages et des pages, je vais juste dire que cet article est super, ,c’est exactement ça, un peu de tolérance fait vraiment
    Pas de mal!

  77. Des mots très inspirants, réconfortants, qui font comprendre qu’on est pas seul dans cette situation, qui réchauffent le coeur et qui me pousse à croire un peu plus en moi. Rien que ça, merci Coline.

  78. Tout à fait d’accord. Et il faut arrêter avec les gourous du parfait, il y ce qu’ils montrent et ce qu’ils sont, contradictoires, cad humains. Bea Johnson a une immense propriété à San Franciso avec…piscine et jaccuzzi. Vous avez dit « écolo »?? Bref, que toutes celles que ça fait culpabiliser après lecture de son bouquin de se dire qu’elles n’arrivent pas à finir l’année avec un bocal de déchets lisent bien cela, et se disent que même si la démarche est louable (et sincère je l’espère) , la nana n’est pas une sainte pour autant. Pour ma part, je préfère l’honnêteté de l’imperfection que l’hypocrisie de l’image qu’on veut nous montrer. Qu’on nous dise que « bah ouais, la route n’est pas toujours simple », que des fois c’est relou car c’est la vérité plutôt que d’écouter quelqu’un prétendre que c’est un long fleuve tranquille, que tout le monde devrait être parfait, et qui ne l’est pas pour autant, car LE ZERO DECHET N EXISTE PAS (à part mort- et encore) et le principal c’est de faire de son mieux et de progresser, quel que soit son rythme. Merci pour ton article, et merci d’être vraie.

  79. « La carotte, plutôt que le bâton », si je devais résumer ton article en une seule phrase.
    « La culpabilité c’est de la merde » aussi (mais ça, il m’a fallu 13 ans d’analyse pour y parvenir ;-) Lucky you, si tu y es arrivée à moindre frais!). Y a rien de tel pour décourager les gens sous prétexte qu’ils font un truc de pas tout à fait nickel (le perfectionnisme, ce fléau).

    Je suis complètement d’accord avec ça. Et arrêter avec les injonctions permanentes. Les « Ah tu es « flexitarienne? Bientôt tu seras végétarienne et puis vegan, tu verras, ça va venir ». Peut-être. Peut-être pas. C’est mon chemin, pas une course d’obstacles, j’ai pas décidé et au pire, me spoilez pas… ;-)
    Lâchons les check-list, les catégories, les distributions de bons points ou de mauvais (personne ne te desservira un oscar pour ton véganisme, au final, c’est juste en ton âme et conscience que ça se passe) et aimons. Nous, la planète, ses habitants.

  80. j’ai beaucoup aimé cette article !
    Je me suis aussi fait la réflexion que dans un monde de bisounours il faudrait être : 100 % bio, Végan, minimaliste, zéro déchet, acheter que local et de saison, faire tout ses trajets en vélo, faire son compost, acheter des vêtements éthiques etc..
    Mais dans notre société moderne on ne peut faire tout ça.. alors c’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide.
    Les gens vont toujours pointer la part de toi qui ne fait pas tout bien, sous entendu « oui mais et ça et ça ? » mais comme tu le dis avoir déjà conscience de tous ces problèmes dans le monde et tenter au quotidien de faire un peu sans contrainte, ni culpabilité mais juste par envie et bah c’est le principal !!

  81. Tres bel article Coline. Je t’envoie des ondes positives pour contrer tout negativisme qui peut arriver a tout moment (la robe est canon !) :)

    (je n’ai pas de petite souris sur mon clavier mais la pensee y est !!)

  82. hello Coline, super chouette article ! impression qu’il y’a toujours des gens pour critiquer ou culpabiliser les autres :
    – tu es au régime et tout le monde autour de toi s’improvise nutritionniste « mais t’as le droit de manger ça ?? »/ « bah, ça va ! et ton régime alors ?? c’est calorique ce gâteau, hein ? »/ « faut pas pleurer après si tu fais des écarts… » / « tu perds trop de poids, fais attention ! » …arghhhh
    – tu n’allaites pas « tu sais que c’est mieux d’allaiter pour le bébé  » / tu allaites : « et le papa alors , c’est pas bon la fusion ! » bref, tout le monde s’improvise pédo-psy et sage-femme, même tata marcelle qui n’a jamais eu de gosse…
    – tu es croyant « bah, si t’es catho, tu devrais aller à la messe tous les samedis et tu fais pas ça pourtant ? »/ « tu es musulman et tu bois de l’alcool ??!! »…tu n’es pas croyant « tu te crois plus fort que tout le monde ? tu n’as donc aucune spiritualité ? c’est triste ! »… tout le monde s’improvise pape ou censeur
    -bref, on aura compris que pour certaines personnes, on fera tout de travers quoi qu’on décide de faire et pour elles, ça a l’air presque jouissif de mettre en exergue les contradictions des autres. Mais regardez-vous un peu et lâchez-nous ! J’ai une copine qui me dit toujours « on ne peut reprocher que si on est irréprochable ! » bah, voui, elle a raison !
    Comme toi, Coline, on réclame de l’indulgence et de la nuance ! bisesssss
    une fidèle lectrice et snapchatiste

  83. Hello Coline,
    Merci encore une fois pour cet état d’âme qui met par écrit ce qui se passe dans ma tête.
    J’ai l’impression de grandir un peu avec toi car tu pousses la réflexion et l’engagement plus loin, sans être ni moralisatrice, ni culpabilisante. Ta sur-médiatisation doit souvent mener à des critiques, mais garde le cap, car le plus important c’est l’impact positif que tu as sur des lectrices comme moi. Courage et merci.

  84. Mais TELLEMENT vrai, Coline !!!! La machine à culpabilité est celle qui fonctionne le mieux, même sans l’extension de garantie, dans nos mondes modernes, réels et virtuels… Perso je Béa-ise (Johnson), je Pierr-ise (Rabhi), je Flor-ise (Servan-shreiber), et depuis peu, parce que ça ne suffit pas et parfois nourrit ma machine à culpabilité, je Hélèn-ise (Bonhomme), parce qu’elle me fait beaucoup de bien (trois enfants au compteur et 33 élèves de 3 ans, comment dire… ça me parle la culpabilité), et je le partage avec plaisir avec toi, qui nous donne du sourire, souvent dans la vie !!!
    Des bises, on est nombreux(ses) à te comprendre !!!

    https://fabuleusesaufoyer.com/

  85. Mais comment fais-tu Coline pour toujours trouver les mots ? Pour avoir toujours autant de bienveillance et de recul ?
    Ton article me parle énormément car je vis en permanence dans l’ombre de celle que je voudrais être. Dans l’ombre d’une moi parfaite. D’une version de moi BeaJohnsonesque, vegetalienne, FaberetMazlishienne, finalement assez bloguesque. Je me sens mal parce que ma maison n’est pas cette bulle de bonheur avec des enfants souriants et épanouis dedans. Parce qu’il y a encore la montagne de contenants en plastiques de ma dernière commande de japonais qui traîne dans la cuisine. Parce que j’achète des merdouilles made in China à Action. Parce que je ne fait pas mes courses au Biocop et que j’achète du Bio Discount qui finalement est pas si bien que ça parce que c’est quand même vachement industriel pas du tout éthique. Parce qu’à chaque fois que je fais les courses je pense aux emballages et aux déchets générés.
    C’est fou cette pression qu’on se met tout seul… Faire les courses devient compliqué pour moi parce que je ne fais pas assez bien. Parce que comme tu le dis, quand tu penches d’un côté on te tire par la manche en te disant « Hey mais t’as pas vu que de l’autre côté c’est la mémerde ? »
    Bref.
    Merci pour cet article. J’espère que tes mots atteindrons mon cerveau et qu’il se détendra un peu du slip.

  86. Oui, il faut savoir être indulgent avec soi – même. Et avancer pas à pas. En ce qui me concerne, je suis végétarienne et souvent, quand je parle de la cause des animaux, on me rétorque :  » Et les petits Chinois qui travaillent dans les usines ? Tu trouves pas que ça mérite d’être défendu aussi ?  » Et je réponds :  » Oui, bien sûr. C’est ce vers quoi tu t’es engagé toi ?  » et là, souvent, mon interlocuteur me répond non. Qu’il n’est engagé dans rien, qu’il ne défend aucune cause. Alors voilà ma réponse à tous ceux qui ont une critique à faire : Si vous n’êtes engagé dans aucune cause, ne venez pas pas m’em…..bêter :-D Engagez – vous d’abord dans une cause pour comprendre qu’un engagement est difficile et parfois source de contradictions. Après, on pourra en parler. :)

    1. @coline peux tu nous dire comment tu es devenues Vegane? Je veux dire par la Que je me suis penchée sur le sujet en mars dernier. C’était un soir et je discutais sur les réseaux sociaux avec une amie. ELLE postait bcp de photos et de vidéos sur les abattoirs. Je lui ai demandé en privé CE quelle mangeait car je la croyais végétarienne. ELLE m’a d’abord parlé tres cru, comme si j’étais Moins Bien quelle car je consommais peu de viande rarement et exclusivement du poulet, en filet et de telle marque. Ainsi que des lardons pour mes pâtes carbo (d’ailleurs CE plat me manque bcp depuis mars) j’ai pris une grosse claque dans la figure CE soir la. Car elle était cash et on a discuté sévère Vegan/ effet de mode ( bref c’était mon point de vue à l’époque) ELLE a réussi à me faire remettre en question, ou à provoque un déclic chez moi. Le lendemain je suis allée dans un bioshop et j’ai découvert plein de produits sans animaux: du lait, fromage et meme de la viande sans viande ! Quoi ? J’ai eu bcp de critiques à CE sujet car au début j’utilisais pas mal de galettes au soja et de steak végétalien.et les gens macccusaient de faire tourner une industrie sans animaux. C’était pas mieux à leur yeux… au fil du temps j’ai lu no steak d’Aymeric Caron. Et je me suis documentée sur les produits cossmetiques cruelty free. C’était un déclic d’un coup d’un seul. & depuis je ne mange plus de viande, je n’achète plus de fromage mais jen mange encore en extérieur quand il n’y a pas le choix car des pâtes au fromage c’est mieux qu’au saumon selon Moi ^^ Enfin tout CE blabla pour dire que j’ai eu PAS mal de réflexion dans la tronche et j’ai compris les végétariennes qui ne voulaient plus partager leur assiette en photo, de peur d’être toujours critiquée . Je te passe ensuite les réflexions du genre  » & tes jeans ils sont made china et Ta lessive tu l’as fait Toi meme ?  » pendant un mois ou deux j’étais braquée frustrée et dégoûtée du Monde mais jamais au grand jamais je n’ai voulu revenir et manger un animal dans l’assiette d’ailleurs pour moi c’est juste vomitif de le voir . Jabuse dirons certain mais je ne sais pas si vous aussi vous le percevez ainsi mais je vois l’animal baignant dans la sauce de sang et cela me renvoie aux images L214 des abattoirs caméras cachées et je me sens mal à un point Que j’ai envie de me cacher dans un coin Rien qu’à l’idée de toute ces années à bouffer de l’animal. À côté de cela ma peau est jolie plus belle qu’avant . Et mes cheveux également ( Moins toxiques par les produits aussi je pense) j’ai perdu mes kg en trop. Je me sens bien dans la peau et je n’ai plus du tout de troubles digestifs tellement j’en souffrais je ne dormais plus comme avant. Tout ceci s’est envolé! Par l’opération du saint esprit ou peut être parce que psychologiquement j’en avais besoin va savoir le corps humain est si étrange, merveilleux , surprenant ! Voilà mon roman est terminé mais je suis plus souple avec autrui dorénavant car j’avais vraiment l’impression de me braquer des Que qqun me montrait son assiette ou surtout quand ma mère meme 8 mois apres me proposait une tranche de jambon lorsque je venais aux repas de famillle… mtn, j’avoue qu’il est difficile de leur annoncer que je ne mange plus doeuf ni de lait car on a grandit à la ferme et mes grands parents étaient agriculteurs. Mon oncle l’est aussi. Les générations « anciennes  » cuisinent aussi au beurre. Alors je me fais et je mange. Car je me vois mal demander à ma mère CE qu’elle a Mis au moindre repas, au moindre ingrédient… mais j’avoue que j’y songe et ca en devient pénible car je n’ai pas envie de manger qq chose pour lequel je ne suis pas d’accord… Que faire … dur comme choix

  87. Salut Coline,

    Merci pour ce message d’humilité. Je ne suis ni végan/végétarienne/végétalienne etc.. mais je respecte les personnes qui le sont. Chacun fait comme il le sent. Par contre je ressens un peu le même problème que toi quand je parle avec certains végan/végétalien/végétarien, j’ai juste l’impression de ne pas avoir reçu la science infuse parce que je n’ai pas encore adhéré à leur avis… Mais alors merci et merci encore de ne pas juger les autres et de ne pas te juger toi au passage car personne n’est parfait sur cette planète ;-) et chacun fait ce qui lui plait !

  88. « Bats-toi pour tes idées, mais ne pense pas que c’est la seule est unique vérité ».

    Voilà comment je résume cela, c’est vrai que pour moi ce combat est très digne, j’ai toujours défendu la cause animale, j’essai le plus possible de limiter mon impact destructeur sur les animaux, la nature. Alors non, je ne suis pas vegan, mais plutôt végétarienne, j’aimerais l’être, mais c’est difficile, d’une part par mon métier ou j’utilise de la colle animale.. et je craque toujours sur un peu de fromage ou des oeufs. Par contre la viande c’est fini depuis bien longtemps, les vêtements en cuir aussi, la laine… je ne jette pas mes vêtements pour autant mais je ne rachète pas de laine ou peaux idem pour le maquillage (cruelty free). Je suis plutôt écolo, pas de produit chimique pour nettoyer chez moi…
    Je serais peut-être vegan le jour ou je changerais de métier, pour être complètement en adéquation avec mes convictions (va falloir que je vende mon diesel, bien que j’utilise ma voiture très peu). C’est pour ça que je ne « prêche » pas le veganisme, ce serait hypocrite, mais j’encourage la remise en question, ce qui peuvent plus facilement le devenir (vegan). Je suis connu depuis le temps par mon entourage pour être celle qui mange pas de viande, à qui on prepare une assiette spéciale au repas.
    Je m’intéresse et partage toutes les idées des personnes vegan sur la toile. Je ne pourrais pas je pense être ami ou en couple avec une personne qui ignore ou défend pas un minimum la cause animale. Je culpabilise même de pas avoir prit un chien à la SPA (j’ai un chien de race). je m’égare…

    Bref, je comprend ton point de vue à 100% et bravo. Merci encore de faire partager ce message et tes idéaux car ils sont beaux.

    Bisous de Bourgogne ou ça « caille sa mère » aussi!

  89. Et puis, le risque avec le manque d’écoute les uns envers l’autre, c’est de se couper de la réalité des uns et des autres. On a vu ce que ça donne politiquement dernièrement… J’avoue, cette ‘vague végétar(l)ienne’ me gonfle. Là, en te lisant, je me rends compte que le risque, c’est de me couper des bonnes choses qui sont aussi sur les blogs qui parlent de ça. Je ne compte pas devenir végétar(l)ienne, je tricote de la laine et je brode de la soie… mais je couds mes propres vêtements, j’essaie de sourcer au maximum mon matériel de couture/tricot/broderie, le peu de viande que je mange est bio et local, je réfléchis à mes actes au quotidien, pour minimiser mon impact sur l’environnement. Je suis prête à écouter les autres, si on n’est pas dans un dialogue ‘je veux te convaincre’… J’ai pas la vérité, je ne cherche pas à convaincre que j’ai raison, que l’autre a tort. Et j’aime être entourée de gens différents, ça permet de s’apporter chacun des choses ! Bref <3

  90. Bonjour Coline,

    Cela fait quelques années que je suis ton blog, j’ai toujours aimé ta fraicheur et ton engagement.
    Tes articles (et d’autres) me motivent pour tendre vers le végétarisme, je laisse les choses venir d’elles mêmes et c’est ce qui fonctionne le mieux, sans pression ! Et mon homme pas spécialement engagé et élevé dans une famille de chasseurs s’est fait la réflexion il y a 2 semaines « mais en fait on est devenus quasiment végétariens ! » Je pense que si je lui avais cassé les pieds avec ça, l’effet aurait été tout autre…
    Bon l’indulgence ça me parle, surtout qu’en ce moment je suis enceinte et que j’ai des féroces envies de viande ^^
    Tu es particulièrement exposée aux critiques de part ton métier, qui en plus implique que tu consommes un minimum tout de même. A ta place j’en aurai très vite eu marre de toutes ces réflexions… Bravo pour ce que tu fais.

  91. C’est impressionnant l’indulgence que tu transmette dans ton écrit. Je trouve ça dingue que tu arrive à penser comme ça malgré toutes les horreurs qui nous entour ! Personnellement, ta première vidéo sur le véganisme m’avait beaucoup inspirée pour avoir plus d’indulgence envers les autres, mais je trouve très difficile de garder cette pensée chaque jour. Je pense qu’il est aussi important, quand une personne s’intéresse à un sujet comme le véganisme, l’écologie, le commerce équitable ect.. mais qu’il ne la pas « mis en place » dans son quotidien, d’être honnête sur l’impact que cette personne a envers soit un animal, soit une personne, soit la planète. Et cette honnêteté provoque souvent de la culpabilité pour la personne que tu renseigne. À partir de la, je ne pense pas que cette culpabilité que tu choisis toi même de t’infligée est mauvaise, au contraire elle permet ( en tout cas pour ma part ) de choisir une direction que tu penses être meilleure. Donc c’est plutôt positif ! Je pense surtout que cela dépend de la manière dont tu abordes ce sujet. Si tu cherches à faire quelque chose de positif et de bon, sans méchanceté aucune, c’est quasiment imposible de faire volontairement du mal à une personne à cause de ses choix de vie. Evidemment, on se base tous sur notre propre vécu, pour ma part le plus important c’est d’essayer de faire le maximum de bien autour de nous, que se soit pour des personnes végane ou non.
    En tout cas, merci pour cette article, qui me fait encore une fois pas mal cogiter ! :)

  92. Ça fait tellement de bien de lire cet article, bien de bienveillance envers autrui mais aussi envers toi même… effectivement, se dire que ce que l’on fait « n’est jamais assez », c’est aussi prendre le risque de se dire « bon bah foutu pour foutu… » et de tout laisser tomber. Je suis fière pour ma part de manger végétalien aussi souvent que je le peux. Je ne m’en veux pas quand je prends un morceau fromage avec ma soupe du soir. J’évite le cuir mais malgré tout, je ne peux me séparer de cette paire de chaussure offerte par ma mere pour mon anniversaire et de ce perfecto offert par feue ma grand mère. J’estime faire de mon mieux en fonction de mon mode de vie, de mes aspirations. Je sais que ce n’est pas parfait mais je fais de mon mieux. Et j’en suis fière. Tu as raison, arrêtons la culpabilisation à outrance. Cela fait parti des émotions négatives et un sentiment négatif n’engendre jamais du positif. Ce sont des sentiments tels que la bienveillance, l’indulgence, la tolérance et l’acceptation de l’autre qui permettent d’avancer. Je suis enchantée de savoir que tu penses de cette façon Coline. Merci pour cet article 🐭

  93. super article, ça donne envie de s’intéresser car tu n’es jamais moralisatrice dans tes propos mais plutot positive!
    Moi ce qui me décourage un peu c’est d’imaginer qu’à l’heure actuelle vivre totalement vegan est très compliqué car il faut considérer chaque produit du quotidien avant de l’acheter et pouvoir se le procurer… Continue de nous donner des pistes, que ce soit niveau look ou produits de beauté, du quotidien, alimentation… etc
    <3

  94. Un grand MERCI Coline pour cet article superbement écrit!!
    Cela m’a fait écho à un des 4 accords Tolteques de Miguel Ruiz (je te le conseille d’ailleurs) qui dit : quoiqu’il arrive,fait toujours de ton mieux..!

  95. Je… Tu… Euh… Les mots me manquent. Alors, juste, M E R C I.
    Je me répète, mais je comprends pas que ton compteur d’abonnés n’explose toujours pas.
    Tu disais hier que tu étais pantoise que Youtube t’aies choisi. C’est peut-être bien pour ce qui est ėcrit plus haut que cette année c’était toi et pas une autre ;)
    J’espère que beaucoup vont venir par ici, et lire ces nombreux articles comme celui d’aujourd’hui. Qu’ils vont s’en inspirer.
    Bref, encore merci.
    Très belle soirée.
    Coeur avec les doigts.
    Sincèrement.

  96. Alors moi, je veux des toilettes sèches mais je crois que je peux toujours attendre.
    L’argument qui tue : on ne va pas faire comme les poneys dans la paille…
    Et pourquoi pas !

  97. Bonsoir Coline, je viens de tomber sur ton article et il m’a mis un baume au coeur pas possible ! Je suis végétarienne depuis bientôt 2 ans et végane depuis peu. Du haut de mes petits 18 ans, j’ai beaucoup souffert du regard souvent critique et blasé des adultes sur les « lubies » que je défends. J’ai eu à me justifier un milliard de fois vis à vis d’un milliard de commentaires à la con, depuis le cri de la carotte en passant par les carences en protéines et le fait que j’achète des bananes et que « oui bah les bananes niveau empreinte écologique on fait mieux, hein ! ».
    Mais ce que les gens ont du mal à comprendre c’est que je ne suis pas végane pour leur donner une leçon, ou bien pour me prendre pour une super-héroïne-écolo-qui-va-sauver-le-monde-des-méchants-éleveurs. Je suis végane parce que je pense que même une goutte d’eau dans un océan peut représenter quelque chose à l’échelle de cet océan. Je ne veux plus que les animaux souffrent alors j’agis à mon échelle.
    J’aimerais être parfaite sur tous les points, manger local et bio, ne pas avoir envie d’utiliser du cuir quand je couds des costumes (car oui, je veux travailler dans la mode et il est difficile de se défaire d’injonctions bien ancrées sur les matières à utiliser), pouvoir aider tous les gens que je vois souffrir dans les rues de Paris, ne me déplacer qu’à vélo même quand il fait -15 en plein hiver, arrêter de mettre du Destop dans mes chiottes parce que ça pollue. Or j’ai appris que l’apprentissage du véganisme passe aussi par l’apprentissage de l’imperfection. J’ai fait des erreurs, j’ai mangé des gâteaux fait par des amis et qui contenaient des produits animaux parce que j’avais peur de décevoir les dits amis, j’ai gardé mon stock de chutes de cuir et je continue à l’utiliser petit à petit jusqu’aux jour ou il sera épuisé, j’ai acheté des pinceaux en poils d’animaux pour mes études d’art sans m’en rendre compte, j’achète toujours des bananes et des dattes et parfois même des légumes même pas bio dans des grandes surface aux impacts écologiques tous pourris.
    Je pense tout de même que le plus dur pour moi à été d’accepter le fait que je ne pouvais pas convaincre les gens automatiquement autour de moi, que je devrais sans doute attendre longtemps avant de devoir arrêter de me justifier dans ma démarche. Souvent j’ai juste envie de quitter des discussions qui tournent en rond sur le sujet du véganisme, de hurler qu’on me laisse faire ce que je veux dans mon coin sans me casser les pieds, et qu’on arrête de me demander d’être tout le temps parfaite dans ce dit véganisme. Mais je crois toujours qu’une goutte dans l’océan peut faire la différence.
    Alors ton article me touche profondément parce que je pense que le monde à besoin de tolérance et de gentillesse (et de licornes et de poneys roses aussi), mais qu’il est aussi possible d’essayer de toucher les gens sur des sujets qui nous animent sans vouloir à tout prix les contraindre, simplement les informer. Du coup j’essaie de faire l’apprentissage de l’indulgence, envers les autres et envers moi -même…
    Je comprends ton ressenti vis à vis du fait de te retrouver avec une robe en soie, mais du reste arrêtons de nous flageller et allons de l’avant ! Tu es magnifique dedans et tu as l’air heureuse, c’est important aussi :)

    Coline (promis c’est mon vrai prénom !)

  98. Hey coline, je passe par la pour te dire que j’ai beaucoup aimé ton article, je trouve qu’il est d’une sincérité que l’on se retrouve dedans. Car oui on est quand même tous les mêmes , on se repproche tous des choses en se disant qu’on aurait pu faire mieux … Bref tout ça pour dire que tu as raison et que je me retrouve un peu dans ce que tu dis ,travaillant pour un grand groupe espagnol que tu as cité j’en ai un peu honte au vu de ce que je pense de ces vêtements qui voyagent plus que n’importe nous dans toute une vie , mais bon c’est ma manière à moi de gagner ma vie et j’apprends donc à déculpabiliser , a etre indulgente avec moi même, avec mes contradictions.
    Voilà , j’avais juste envie de te dire que ça fait du bien de te lire et de voir à travers les commentaires qu’on est enfin de compte tous un peu dur avec nous mêmes.
    Bisous à toi !

  99. Coline, il faudrait traduire ton article dans toutes les langues afin de pouvoir en innonder le reste du monde!!! Il re donne tellement de baume au coeur et d’estime de soi (coeur avec les doigts)!
    Merci pour cette mise en réflexion et ce flot d’amour au final ♡♥♡

  100. Personne n’est parfait, on est tous fait d’ombre et de lumière, de bonnes intentions et de comportements de gros enfoiré, de volonté et de procrastination, d’envies et de renoncement. En fait, quand tu dis tout ça tu nous montres que tu es simplement humaine. Il faut accepter nos contradictions car on est ainsi fait. Si tu acceptes tes propres contradictions, tu accepteras celles des autres. D’où ma conclusion : ceux qui pointent nos imperfections sont ceux qui n’acceptent pas les leurs et je leur envoie toute ma compassion pour qu’ils puisent comprendre la bienveillance vis à vis de soi :)
    Bravo pour tout ce que tu fais déjà, même si tu portes une robe en soie juste là, imagine tout le bien que tu as fait à la planète et aux animaux en faisant tout ce que tu as déjà fait. Ton intention est là et c’est le plus important :) Keep going :)
    PS : je suis végétarienne et j’ai mangé une pizza avec de la poitrine fumé il y a 15 jours (my god!!!)

  101. Tout simplement : merci c’est tout à fait juste , la bienveillance envers les autres mais aussi envers soi c’est indispensable .

  102. Milles Merci et Milles Bisous,
    Je pense que toi et ta « positive attitude » font du bien à beaucoup de monde! Alors ne n’arrête surtout pas petit chat!^^

  103. Un très bon article Coline…je suis d’accord avec toi, il faut juste apprendre à se remettre en question, à se demander si, au fond, notre manière de vivre est « la bonne », si on ne pourrait pas améliorer 2/3 trucs dans notre quotidien, renoncer à plusieurs produits/routines chaque année, dès lors qu’ils causent plus de tort aux autres qu’ils ne nous procurent de satisfaction.
    Si chacun parvenais à repenser, petit à petit, sa consommation, ses relations avec les autres, son regard sur ce qui ne lui ressemble pas, nous n’en serions pas là. Nous sommes tous différents, nous avons nos points forts et nos points faibles, il est juste important d’en avoir conscience et de travailler dessus au fil des années!
    Bref…un article POSITIF! Merci et une très belle journée à toi :)

    PS: cette robe te sied à merveille!

  104. Quand je parle de mon veganisme, de mon intérêt pour l’écologie, le minimalisme, la reduction des déchets, etc, je me rappelle toujours que 1.je ne suis pas parfaite 2.je ne suis personne pour donner des leçons aux autres, et 3.j’étais comment moi il y a quelques années ? Donc oui, je suis d’accord avec toi, indulgence envers les autres et envers soi même. L’important, c’est le chemin parcouru :)

  105. Je te suis depuis des années, mais je crois que je n’avais jamais commenté.

    Ton article m’interpelle car il fait écho au ressenti que j’ai depuis plusieurs mois : je lis bcp de blogs/pages Facebook/comptes Instagram végétariens et végans et ce que je peux y lire sur certains est très culpabilisant pour celui qui essaie de changer d’alimentation sans arriver à tout changer du jour au lendemain. J’ai pourtant essayé, je n’ai jamais été une grosse consommatrice de viande, ms pourtant cela n’a conduit qu’à de la frustration.

    Pourtant, petit à petit en découvrant d’autres aliments (merci les magasins bio qui se multiplient dans ma campagne) que ceux que j’ai l’habitude de consommer, je me rends compte qu’on peut changer d’alimentation et y prendre plaisir, même s’il y a certains produits que je continue de consommer pour l’instant, il y en a d’autres qui ont disparu de mon quotidien.

    Tt ça pour dire qu’au lieu de juger les autres, partager son expérience peut être bien plus utile et donner envie aux autres.

  106. Un très bel article Coline ! Merci beaucouo :)

    Je suis complètement d’accord avec toi et me retrouve dans de nombreux commentaires !

    Je suis végétarienne depuis presque un an maintenant, mais pas encore prête à passer à l’étape végane. J’ai pourtant conscience que souhaiter défendre la cause animale tout en consommant encore des produits laitiers et des oeufs c’est ne pas aller jusqu’au bout de mes idées.
    Alors bien entendu moi aussi il m’arrive de culpabiliser en regardant tes vidéos, en suivant certains comptes Instagram ou d’autres blogs, et de me dire que je n’en fais pas assez, que je ne cuisine pas assez, que je ne m’informe pas toujours correctement, que je ne sais pas expliquer mes choix assez clairement aux autres, en bref que je suis un peu naze…

    Il faut donc sans cesse se rappeler que se comparer ne sert à rien. Essayons plutôt d’être inspirés par les actions des autres sans forcément chercher à les calquer là, tout de suite, maintenant. Comme tu le dis très bien, toutes les personnes sensibles à la cause animale et à la protection de l’environnement suivent chacune leur propre chemin et entreprennent des changements de mode de consommation à leur rythme, en fonction de leur bagage de départ et aussi de leurs possibilités à un instant T. Voilà pourquoi tout changement (aussi petit soit-il) et même toute démonstration de curiosité allant dans « la bonne direction » devraient être célébrés par la personne qui les entreprend et par les autres.

    C’est drôle de se rendre compte que chercher à consommer éthiquement, et donc « mieux », apporte aussi son lot de « moins », et ce pour tout le monde.
    Alors merci encore pour ton article, ça m’a fait du bien de le lire ce matin !

    <3

  107. Coucou Coline,

    Merci pour cet article. Il est vrai que depuis que tu nous parles de véganisme and co, ça me pousse à me poser encore plus de questions sur ce sujet (qui a pris beaucoup d’ampleur ces derniers temps).

    Bien que je comprenne le comment du pourquoi et que je sois sensible à la cause des animaux, coucou Brigitte Bardot c’est moi aussi (je dis pardon quand j’écrase un escargot par inadvertance) il y a quelque chose qui me mettais mal à l’aise mais je comprenais pas quoi….

    Avec cet article ça a fait tilt, donc un grand merci de partager avec nous ton chemin sur le sujet, j’imagine combien c’est délicat.
    Ce que j’ai compris c’est qu’il y a une grande (énorme, gigantesque) différence entre dire « je SUIS végane » et je FAIS telle ou telles actions pour respecter les animaux.
    Quand quelqu’un dit je suis végane, il se met une étiquette et s’enferme dans une case. On a donc du mal à l’imaginer dans une autre case, exemple écolo. Tout d’un coup ce qu’il FAIT devient ce qu’il EST. Et moi quand je lis je suis végane, je me demande « qui je suis? » par rapport à cette personne. Donc si toi tu ES végane, moi je SUIS une personne qui mange de la viande et qui donc participe à toute cette cruauté et tout d’un coup ça me fait porter une énorme culpabilité. Je pense que c’est pour cela que les gens sont autant révoltés contre les véganes… J’avoue que ta première vidéo sur le sujet m’a énormément énervée. (Il se trouve que pour des raisons de santé je ne peux pas arrêter de manger de la viande, j’en mange moins mais j’en mange quand même).

    Je trouve le discours bien différent quand une personne parle de ce qu’elle FAIT pour avoir une consommation plus responsable. Par exemple, j’aime beaucoup le discours de Victoria de Mango & Salt car ça me renvoie jamais à qui je suis par rapport à elle. Elle dit ce qu’elle FAIT, elle ne dit jamais je SUIS.
    Et j’aime cette source là d’inspiration car elle me permet au fil de ces posts de faire mon petit chemin intérieur, changer un truc par ci un truc par là. Et puis ça permet aussi de ne pas juger l’autre dans ce qu’il est et d’avoir cette tolérance dont tu parles.

    Commentaire un peu tardif, j’ai pas lu les autres, désolée si quelqu’un a déjà écrit quelque chose de similaire. J’avais vraiment envie de partager mon ressenti avec toi…

  108. Bonjour Coline,
    Je te suis depuis quelques années et j’ai été ravie de ton come-out végane ! Quant à moi, je le suis devenue il y a trois ans, suite à la lecture du livre de Jonathan Safran Foer, « Faut-il manger les animaux », découvert sur un post du « Blog de la méchante ».
    J’ai beaucoup apprécié tes posts sur la cosmétique cruelty-free.
    L’article que tu cherches n’était-il pas de Tobias Leenaert ? Je n’ai vu de lui que des vidéos, mais sa stratégie de communication « soft » semble se rapprocher du contenu de l’article que tu recherchais.
    On est vraiment noyé dans la masse d’informations …

  109. Slt Coline !

    Je te lis souvent depuis longtemps et je réagis très peu mais là je suis contente de te lire…

    J’avais l’impression que depuis que tu étais devenu « Végan » ton blog ne tournait uniquement autour de ça : Tu allais de solutions véganes comme les chaussures en passant par la bouffe et le maquillage et du coup perso moi qui mange de la viande porte des perfectos et des boots motardes je lisais tes articles (pour comprendre tes motivations) un peu consternée par tant de détermination et d’obstination à trouver un pull sans laine….

    Perso je trouvais les vidéos et le ton un peu moralisateur pour « les autres méchants » qui n’adhérent pas à ce mode de vie bien que perso j’adore les animaux mais j’adore aussi les enfants et je vais pas me balader nu car chez Zara ils ont décidé de faire travailler les petits Syriens persécutés par les fous de Daech qui détiennent une grosse partie de la production de coton….

    Nous ne pouvons pas éviter et solutionner toute la misère du monde et je pense que nous pouvons contribuer à un monde meilleur chacun à sa manière. Perso je n’achète plus de vêtements en magasins uniquement en vide dressing et brocantes idem pour les meubles je privilègie le DIY et la récup c’est ma manière à moi de consommer.

    Du coup pour en venir au fait je suis contente que tu portes cette fucking robe en soie car RAF ! Ton mode de vie en général va dans le sens de la protection animal donc tu n’as rien à te reprocher et tu n’as rien à prouver à personne. Etre un « végan » model personne ne te le demande c’est toi ta vie, tes choix et franchement c’est pas humain de controler tout ce qu’on fait , qu’on porte la colle qui dans les converses… C’est trop je trouve !

    Lache un peu prise et profite de la vie !

    Allé gros bisous Coline !

    1. Merci Estelle 😊 Ne t’inquiète pas, avec le temps qui passe j’ai définitivement appris à lâcher prise (pour ce qui est de profiter de la vie je crois que je n’ai pas trop de soucis à me faire 😂). Disons qu’à présent mon but c’est que le plus de personnes qui me suivent voient les choses de la même façon (enfin sans partir en mode gourou, hein ! ^^).
      Pour le reste je trouve que tu soulèves un sujet intéressant quant au « tournant » que tu as vu s’opérer ici. Je pense qu’il ne faut pas immédiatement s’opposer au véganisme ou aux « produits véganes » sous prétexte qu’on ne l’est pas. Je suis bien consciente que c’est une petite case et qu’on a tendance à se dire « je suis dedans » ou « je ne suis pas dedans » mais je crois qu’il faut prendre les choses avec un peu plus de légèreté et surtout ne pas se sentir jugé par les choix différents des nôtres. Je pense que si tu y regardais de plus près et avec moin…hmmm… d’à priori ? tu verrais qu’il n’y a pas la moindre moralisation dans mon discours :) Je pense tout simplement que certains se sentent jugés car ils sont confrontés à quelque chose qui, en soi, est un « engagement » (omg tellement de guillemets 😂) assez fort et qui reste difficile à prendre, qui a un côté très radical. Le fait d’y être confronté, d’entendre parler de chaussures véganes ou de produits cruelty free éveille forcément en nous des questionnements mais il faut, dans la mesure du possible, éviter de diaboliser tout ça, éviter de le rejeter en bloc… Car finalement je continue à parler de la même chose qu’avant (plus ou moins ;)), simplement avec des produits qui n’ont pas engendrés de souffrance animale. Ce n’est pas différent de tous les articles que j’ai pu faire sur l’écologie ou le bio. C’est juste que, peut-être, tu t’y retrouves moins et tu te sens (et c’est humain ^^) un peu jugée, toisée, moralisée… Mais crois-moi, ce n’est pas du tout le cas :)

  110. Bonjour Coline,
    je me suis reconnue dans ton texte, sur le fait que souvent, je passe mon temps à me juger et à réfléchir sur la moindre de mes actions, c’est très fatiguant, culpabilisant et au final je deviens presque malveillante envers moi-même (à me dire « t’es nulle tu peux faire mieux que ça non ») et donc… avec les autres aussi!
    Je ne suis « que » végétarienne. En fait, je pense que chacun fait son cheminement à son rythme, avant je me trouvais monstrueuse car mal-grès ce que je savais sur les conditions de vie et d’abatage des cochons, j’ai continué pendant une année au moins à manger saucisson et autres jambon de Bayonne, puis, à un moment, du jour au lendemain, j’ai stoppé et ça ne m’a jamais manqué, pourquoi, comment, je ne sais pas l’expliquer mais je pense qu’inconsciemment j’étais arrivée « au bout du chemin ».
    En famille, en couple et avec les amis, je m’efforce de ne jamais en parler car je ne veux pas passer pour une donneuse de leçons insupportable, je fais les choses « dans mon coin » sans faire chier personne et je pense que c’est ainsi que les gens peuvent s’intéresser à ce qui est important pour nous (et pas en allant au conflit).
    Par exemple, à Nöel, j’apporte ma part et je ne dis rien au autres qui mangent du foie gras (même si j’aimerais ne plus en voir sur la table). Ma mère la dernière fois m’a fait très plaisir en me disant qu’elle avait acheté du haché végétal pour faire des spaghettis bolo et que c’était très bon et plus besoin d’acheter de viande hachée. Pour moi c’est une petite victoire.
    Alors merci pour ce billet très juste, et vive l’indulgence, la tolérance et les Popples (pour changer des Bisounours)!

  111. Super super super article :)
    Je suis d’accord avec presque euh…tout, je me retrouve dans pas mal de points, de la culpabilité à ces remarques sur ce que je ne fais pas, cette propension à critiquer ce que l’on fait déjà par souligner ce que je pourrais faire en plus… critique qui vient des autres mais de moi-même aussi…
    Tes mots font réfléchir, je trouve qu’on est tellement dans une société qui juge, à fond, qui devient parfois bien intolérante… même au lactose (ahah, désolée c’est nul, fallait que je la fasse)
    Merci pour ce billet.

  112. Merci Coline pour cette introspection que tu partages si bien.
    Tout pleins d’ondes positives, continue, j’adore ce que tu es.

    Bisous du bassin d’Arcachon

  113. Merci et bravo Coline!
    Et tu connais la série de bandes dessinées « les vieux fourneaux » de Wilfrid Lupano? C’est très très drôle, et tout plein d’énergie positive, tout en envoyant une sacrée dose de satire de la société. Lis le!! Je sais pas pourquoi mais j’ai tout de suite pensé à toi en le découvrant.

  114. Bonjour Coline,

    J’ai toujours aimé ton blog, parce que je trouve que tu es vraie. Je l’ai déjà écris.

    Il est vrai que sur ta vidéo « chaussures véganes » j’ai trouvé cela assez extrême, moi qui ne suis absolument pas du tout dans le véganisme. Cela me faisait penser au « dentifrice halal ». Chose que pour moi c’est une incompréhension totale. Enfin tout ce qui en découle de ce marché et qui parfois à ses travers…..

    Mais au fur et à mesure de la vidéo j’ai compris, en t’écoutant, qu’il y avait ce souci de colle etc….je reste pour ma part, à l’idée de me dire que c’est un peu poussé….surtout quand on sait que certains composants ont toujours fait partie du secteur du textile (notamment, la laine, la soie….) et je me disais que cela doit être une réflexion au quotidien qui doit générer forcément certaines frustrations (acceptées bien sûr, heu non, p’tet pas justement).

    Ce que j’en retire dans tes posts « coup de gueule », c’est que tu fais bousculer les pensées, les critiques sont là, parce que tu oses « avouer » ce que tu es réellement, sans le dissocier, tu l’intègres à toi, à ton travail, et tu le montres (choses que d’autres peuvent peut être mais souhaite moins le montrer en se disant qu’il est bon de le dissocier, pour ce protéger, pour ne pas recevoir de critique, pour ne pas qu’on remette en question leurs idées etc…)

    Et j’en conclue souvent, que ce que tu appels, la tolérance, c’est l’amour de l’autre. Je ne pense pas qu’on puisse être tolérant, indulgent, si on n’aime pas l’être humain, si on aime pas l’autres et sa différence.
    Etre tolérant, c’est avoir aussi un sacré recul sur soi même, et pousser sa réflexion beaucoup plus loin que le simple constat de ce que nous sommes, de ce que l’autre est, de ce que l’autre fait.

    Je pense que notre société est dans un sacré domaine de concurrence, de compétition. Qui fera mieux que l’autre ? Tu dois représenter un idéal pour certains, et c’est pour cela que tu dois avoir autant de compliment que de critique.

    Pour ma part, je suis en accord avec moi même, car je pousse la reflexion pour mieux vivre en accord avec moi même. Je ne suis pas du tout mais alors pas du tout végane. Mais j’aime lire, regarder, tester des recettes véganes. Changer ma manière d’aborder l’alimentation. (Les poivrons en novembre ok, mais ils sont français non ? Pour ma part en ce qui concerne les fruits et légume, je fais beaucoup plus attention a la provenance que le bio)

    Mais ce comportement, est un geste, une manière de pensée quotidienne. C’est un peu une lutte perpétuelle, une lutte de toute une vie, pour espérer atteindre au bout la sérénité. Cet accord avec nous même tant espérer. Cette relation avec soi, simplement soi, et arriver à être heureux.

    C’est la vie, c’est ça qui la rends si heureuse, si merveilleuse. Mais tu as cette chance de savoir te remettre en question, de te poser des questions, et d’essayer de te rapprocher au mieux de ce que tu souhaites être et surtout transmettre !

    Pour moi c’est ça le plus important ! C’est ça le bien être. Alors tout cela est un sujet qui pour moi te regarde tout simplement, et que tu dois être en accord avec toi même.

    J’ai envie de dire, que ça m’est égal que tu sois végane, que tu ne veuilles plus porter de laine, de soie, etc…je m’en contrebalance, parce que je te lis avant tout pour ce que tu es !

    Mafalda

  115. Merci pour cet article qui fait du bien !

    Mais quand même, une petite remarque que je me fais en général, notre capacité à s’attarder sur les critiques négatives et a les rendre plus importantes (ou du moins les faire davantage résonner dans notre tête) est quelque chose de tellement humain et énervant. Ces petites phrases nous marquent tellement que nous en venons à changer notre manière de parler de certaines choses, à prendre mille pincettes avant d’aborder un sujet et je trouve ça tellement dommage. J’ai décidé d’essayer de ne retirer que le positif. Dans une vidéo, je parlais d’un rouge à lèvre bleu et je m’excuse à moitié en le présentant car je ne parle que de produits bio normalement. J’ai eu la chance d’avoir une jeune femme qui m’a écrit un message plein de bienveillance et m’engueulait presque de m’excuser en mode « Mais tu achètes CE QUE TU VEUX, tu fais CE QUE TU VEUX, NE T’EXCUSE PAS !! » haha

    Et bien je peux te dire que ça fait un bien fou de sentir tout ce soutien et cette acceptation des paradoxes que l’être humain peut avoir en lui.

    Je ne suis ni vegan ni même végétarienne mais je fais des efforts à mon petit niveau, je suis peut être celle que tu étais il y a maintenant quelques années et j’espère avancer encore à mon rythme, quand, comme toi, je ne ressentirais plus de privation.

    Merci pour ces petits articles fleuves plein de bon sens. Ils font du bien !
    Belle journée
    Marie

  116. Cet article résume de manière tellement vraie et simple ce que je pense/ressens depuis plusieurs mois : MERCI Coline ! ;)

  117. J’adore ta robe et ta manchette mais les chaussures, c’est juste pas possible!!!!, tu aimes vraiment ou il n’y a pas de chaussures véganes mais esthétiques?

  118. Merci pour cet article, ça fait du bien cet état d’esprit. Je suis en pleine transition vers le végétarisme mais ce n’est pas toujours évident … Cet article me permettra de moins culpabiliser quand je n’oserai pas dire non aux bolognaises de ma mamie pour ne pas la peiner ;) Bonne continuation !

  119. Hey !

    Je ne vais pas rédiger un commentaire fleuve mais juste 3 choses :

    – Bravo pour ce message
    – Si tu ne connais pas encore, tu devrais lire « Introduction au carnisme – Pourquoi aimer les chiens, manger les cochons et se vêtir de vaches » de Melanie Joy. Un livre très intéressant, qui ouvre l’esprit qu’on soit vegan, végé, omni …
    – Je voudrai partager avec toi une petite citation très inspirante de Edward Everett que tu connais peut-être mais qui je trouve colle parfaitement avec l’idée de fond de ton article : « Certes, je ne suis qu’un. Mais je suis un. Je ne peux pas tout faire. Mais je peux faire quelque chose. Et le fait de ne pas pouvoir tout faire ne m’autorise pas à refuser de faire ce que je peux faire. ».

    See ya ;-)

  120. Salut Coline,
    J’aurai une question, peut etre bète , mais si je comprends bien que manger de la viande est cruel pour les animaux et d’ailleurs je me dis toujours que je devrais etre végétarienne, ce que je serais sans aucun doute si je devais tuer les animaux pour les manger!, par contre je comprends pas pour le lait, le fromage,les oeufs, pas ceux d’élevage en batterie bien sur mais ceux qui proviennent d’élévages en plein air qui respectent les animaux, aurait tu un lien explicatif?
    Merci et bon week end!

      1. Merci beaucoup Coline,
        ta vidéo est vraiment bien choisie, sans images choc et beaucoup de tolérance, et je comprends mieux ta démarche , je dois reconnaitre que j’étais plutot critique et pas très interessée par le sujet meme si je continuais à visualiser ton blog que j’ai commencé quand c’était un blog mode mais j’apprécie toujours ton style d’écriture et cette vidéo j’ai bien aimé, et je reconnais que j’ai jugé trop vite le véganisme comme excessif,bref ça donne à réfléchir…
        Passe une belle journée!

  121. Bonjour
    Merci pour ton article.
    J’ai une question concernant la robe, que je trouve sublime: comment est-ce qu’elle taille?
    Sinon, à part ça, j’apprécie beaucoup les thèmes que tu abordes, et autant les sujets que la manière libre et personnelle que tu as d’en parler. Et ça, ça fait toute la différence :)
    Bon week-end

  122. Une véritable bouffée d’air frais dans cette société catégorisante et si peu tolérante.
    Je me suis énormément identifié à cette article car je suis en pleins dans cette période, je suis végétarienne, mais je vis encore chez mes parents, je suis en prépa, donc je n’ai pas beaucoup de temps si pour m’occuper de moi, ni pour m’occuper de changer ma consommation. J’ai du mal à me passer de mon paquet de chamallow haribo, et en même temps, quand je l’ouvre je culpabilise tout le temps, car c’est un produit de consommation, car il y a des gélatines animal, car ça vient d’un supermarché, etc, etc.. Et encore, cela fait tout juste quelques mois que je ne garde pas la boule au ventre des heures car j’ai fait un encart. Mais la culpabilité est toujours là quand même, et il est très difficile de s’en débarrasser. Pour ma part je ne connais presque personne dans ma situation donc j’étais assez perdu avant de lire cette article, mais maintenant ça va vraiment mieux. Je réalise qu’on ne peut pas toujours tout faire bien, pour pleins de raisons, il faut juste le faire quand on est près, quand on veut ET quand on peut.
    Donc merci beaucoup pour cette article qui fait beaucoup de bien ! Merci infiniment !

  123. Hello Coline,

    Dieu que ça fait du bien de lire cet article. Dans cette espèce de tourbillon qu’est l’internet (ouais « l’internet » c’est plus marrant que internet tout seul ;) ), ça fait du bien de lire et de suivre des gens comme toi qui cherchent vraiment à partager et à nous éclairer. Toujours dans la douceur et dans l’indulgence, je sais que tes différents articles m’ont beaucoup aidée à sauter le pas du végétarisme (il y a maintenant presque 4 ans) et à me tourner vers le végétalisme et le vegan.

    Ce qui ne passe pas toujours quand tu es du côté omnivore de la barrière, ce sont les vegans moralisateurs et leur discours du « c’est pourtant facile » de devenir vegan. Pour moi c’est faux et archi-faux, si pour certains c’est une évidence; pour d’autres c’est une profonde remise en question de tous leurs principes de vie, un bouleversement intense, qui, comme tu le dis si bien, demande des efforts mais surtout du temps.

    C’est un cheminement très personnel, qui nous appartient, et qui ne devrait être accompagné que d’indulgence et de bienveillance, surtout envers soi. C’est très important de s’aimer et de s’écouter pour pouvoir diffuser autour de soi ce respect envers le vivant que « prône » le véganisme.

    Merci pour ta sincérité, merci d’avoir pris le temps d’écrire cet article qui moi me rassure dans mon cheminement, qui me donne envie d’en faire plus et de valoriser ce que je fais déjà pour pouvoir faire mieux demain.

    Une belle journée à toi Coline.
    Anaïs

  124. Eh bien un grand MERCI et mille fois OUI pour tout de que tu as écrit car, en y réfléchissant bien, la culpabilité est l’ennemie juré d’un écologiste.

    Je pense que si tout le monde faisait un seul geste écologique par jour, cela changerait la donne immédiatement… mais on sait tous que ça n’arrivera jamais réellement alors nous, on rattrape le temps perdu et on essaye de produire les efforts de 2, 5 ou 10 personnes.

    Voila la définition d’un écologiste selon moi.

    Encore merci pour ce billet que j’approuve totalement.

    P.-S. : J’ai visionné le film « Captain Fantastic » suite à ta vidéo Heart, Soul and Mind et j’ai été plus que conquise ! Mais qu’est-ce que j’aimerais faire parti de cette famille…

  125. Personne n’est parfait, peu importe la cause qu’il défend, aussi noble soit-elle.
    Je ne suis pas végane, je porte du cuir, j’aime la laine, le cachemire et la soie, je mange de la viande (pas tous les jours, j’essaye de diminuer ma consommation), je ne suis pas pour la fourrure et pourtant, ce qu’on fait subir à ces animaux me sidère toujours un peu plus chaque jour, certains ne comprendront pas puisque je porte le cuir d’un animal mort et qu’il m’arrive de le manger.
    C’est assez simple : je ne vois que le « produit fini », si je vois l’animal bien vivant, crois moi que jamais je ne le mangerais, je ne pourrais pas.

    C’est vrai aussi que beaucoup d’enseignes agissent comme des connards niveau exploitation, là je me retrouve face à un dilemme : si tout le monde se braque contre Zara & CO, que va-t-il arriver à ces gens? Bon j’aime beaucoup cette enseigne, je ne vais pas mentir et je n’aime pas les conditions ans lesquels ils travaillent seulement en France aussi, certains travaillent dans d’horribles conditions, que faire pour eux? Comment les boîtes comme Inditex pourrait « aider » (se bouger le cul ouais) pour offrir à ces gens des conditions de travail décentes? Il y a tellement à faire, que ce soit pour les animaux ou les humains, mais comme tu dis, nous sommes fait de contradictions, et il faut déjà être fier des efforts que l’on fait, aussi minimes soient-ils et faire un ou des écarts de temps en temps n’est pas un drame! Tant que l’on est en accord avec soit même c’est le principal! Après tout, nous sommes notre propre ennemi :)

    Gros bisous!
    http://paulynagore.blogspot.fr/

  126. Je ne suis pas très assidue dans la lecture de tes articles mais j’aime m’y perdre pour la beauté des photos et la qualité de tes écrits tel que celui-ci :) C’est assez rassurant de lire des choses comme ça surtout lorsqu’on remet en cause son mode de consommation! Je regarde bcp de vidéos en ce moment et j’avoue que certains commentaires me paraissent tellement catégorique sur le sujet que ça m’effraie plus que ça ne m’encourage :/ Alors heureusement, le modèle unique Coline me permet de ne pas m’arracher les cheveux ;)
    Bonne soirée à toi et encore merci pour cette indulgence :)

  127. Helloooooo!!!
    C’est le premier commentaire de ma longue carrière de lectrice de blog, c’est un peu le moment émotion et je veux te dire merci merci et encore merciiiiii!
    Continue à être cool et canon 😎

  128. C’est vrai que c’est dur de changer toutes nos habitudes d’un coup d’un seul, j’ai des enfants et le jour où j’ai décidé de ne plus leur faire manger de la malbouffe: ce fut plus facile à dire qu’à faire. Mais je fais des efforts et on avance ainsi en montrant à nos enfants le bon chemin: le respect des animaux, de l’environnement, et des autres :)

  129. Salut Coline ! J’ai pas l’habitude de commentez mais je trouve ta Réflexion très intéressante et très bien construite j’avais l’impression de m’y voir il y a quelques mois avec mes propres remises en question avec ma propre culpabilité (disparue) ahah

  130. Tenue simple et efficace! Et j’approuve à 100% ton discours, la perfection n’existe pas! Le principal c’est de faire quelque chose, en fonction de son envie et de son pouvoir. Tu fais déjà beaucoup, je t’admire pour cela!
    Ceux qui critiquent feraient bien de se regarder dans le miroir ;) Bisous

  131. Coucou Coline ! Merci pour le bel article, je suis trop étonnée parce que j’ai justement écrit un article sur les « extrémistes du vegan » qui a fait une vraie polémique sur les groupes Facebook vegan. Je me suis rendue compte néanmoins que sur les autres groupes, les gens étaient carrément d’accord avec moi et me remerciaient d’avoir mis les mots sur un ressenti général (c’est aussi ce que certains lecteurs m’ont dit en privé). Comme quoi, j’ai l’impression que sur ces groupes, les gens entretiennent dans le rejet de l’autre, de celui qui n’est « pas aussi vegan qu’eux », comme si c’était eux qui fixaient « les règles » ahah ! Ils se montent tous la tête c’est un truc de fou… Je serais vraiment ravie si tu pouvais aller lire mon article et me dire ce que tu en penses !
    Des bisous !

  132. Quand je lis ton article je me dis « Mais wouah des gens « intelligents » (au sens ouvert d’esprit) ça existe! ».
    Je « prône » le RESPECT (des autres, de leur religion, de la planète, des animaux,etc…) que ce soit la politesse ou justement l’indulgence, du fait que l’on ne soit pas TOUS pareil ( et heureusement d’ailleurs!) mais j’ai l’impression que c’est un truc qui se perd ( et je ne suis pas une vieille aigris adepte du « c’était mieux avant »,non, j’ai 19 ans!) alors de voir qu’une personne comme toi, qui peut atteindre un certain nombre de personnes, sortir un article comme ça sans qu’on te sorte « Ouai la hippie calme toi… » c’est génial et ça donne foie en l’humanité tout simplement ( en tout cas c’est mon cas).
    Enfin bref, j’adore ce que tu fais, ta façon d’être, ta façon de penser et de vivre ( et je te trouve très drôle et sérieuse à la fois). Alors continue comme cela pour le bien de la population qui te suit!

  133. Salut Coline,
    très belle robe. Question pûrement technique, je vais peut-être me la prendre pour mettre en soirée, est-ce que tu la trouves chaude ? Histoire de pas mourir de chaud au premier charleston ;)
    Bonne soirée.
    Amandine.