Le prix des choses

le prix des choses

Ça fait très longtemps que j’avais envie de vous parler du « prix des choses ». Je ne sais pas si certains l’auront remarqué mais en tant que blogueuse/youtubeuse, ces dernières années j’ai clairement noté que plus le temps passait et plus le « prix des choses » devenait un sujet récurrent. Et plus particulièrement le « c’est trop cher ».

Alors attention, loin de moi l’idée de transformer ce post en longue lamentation car là n’est pas le sujet. Ces commentaires, que ce soit chez moi ou chez d’autres ne sont pas vraiment des commentaires désagréables (le monde de l’internet a connu bien pire, croyez-moi ! ^^) et j’ai plutôt l’impression qu’ils sont souvent laissés suite à un sentiment de frustration. La frustration de ne pas pourvoir se payer quelque chose, majoritairement. Et moi je n’aime pas quand les gens sont frustrés. La frustration c’est bourré d’ondes négatives et c’est contre-productif. La frustration ça ne sert à rien. Ou comme dirait Truman dans Nos Jours Heureux « C’est d’la merde !!!« .

Aujourd’hui j’avais donc envie de vous parler de tout ça, du prix des choses, du pourquoi certaines choses sont chères et d’autres non. Tout en faisant de mon mieux, comme d’habitude, pour éviter les généralités ! :)

NON MASS MARKET VS MASS MARKET

Oui, j’avoue, tout est parti de ma dernière vidéo Non Mass Market. Si vous ne connaissez pas ces vidéos, elles reprennent tout simplement le concept des haul mais je n’y présente que des achats issus de petits créateurs, made in France, fabriqués à la main etc. Des choses qui ne viennent pas de la grande distribution, en clair. Et donc des choses qui, pour la plupart, coûtent un certain prix. Dans cette vidéo je présentais des bijoux, des vêtements fabriqués en France et en petites quantités, de beaux objets, produits dans des conditions respectueuses, notamment de l’humain et qui promettent une durée de vie belle et longue. Et une remarque est revenue très souvent au milieu des commentaires: c’est TROP cher.

Entre temps (puisque je mets toujours, à la louche, 6 mois, avant de pondre ce genre d’articles) ma collection Ekyog est sortie et là, hop, un tour gratuit, le même genre de remarques « c’est trop cher » « on nous prend pour des c*ns ».

Je suis sans aucun doute une vieille tête de mule mais j’ai beaucoup de mal à accepter ces commentaires. Pas parce qu’ils me touchent directement ou me blessent (il ne s’agit pas de moi, je pense que c’est assez clair) mais parce qu’ils disent quelque chose de nous que je trouve très malheureux: nous avons perdu la valeur des choses.

Alors avant de continuer cet article je tiens à préciser que tous ceux qui verraient un jugement de valeur ou une critique ou quoi que ce soit de négatif dans les torrents de mots qui vont suivre, sont dans le faux. N’oubliez pas que en ce qui me concerne, le fait que vous achetiez tous vos vêtements chez H&M ou qu’ils soient tous fabriqués en France/bio/ou que sais-je n’a aucun impact sur ma vie. Ça ne me regarde pas et partant de ce fait je n’ai donc aucune volonté de juger vos choix personnels (d’autant plus que, ne l’oublions pas, je ne vous connais pas ;)). Mon but est plutôt de rendre des choses qui sont peut-être un peu opaques, un peu plus transparentes et, pourquoi pas, d’éviter des débats stériles et de la frustration inutile.

POURQUOI C'EST CHER

Le mass market, comme son nom l’indique est une production de masse. On fabrique en quantités gargantuesques, on vend dans des nombreux points de vente, physiques comme en ligne et bien souvent on fait fabriquer dans des pays dits « à bas coût » comme la Chine, le Bangladesh, la Turquie, l’Ukraine et j’en passe.

Pour vous donner un exemple, en 2010 le salaire horaire moyen au Bangladesh était de 0,24 centimes et en règle générale le salaire des ouvriers, ceux qui ont fabriqué de A à Z un tee-shirt vendu une trentaine d’euros, ne représente que 1% du prix final.

Autre exemple très concret, cette « décomposition du prix d’un tee-shirt » produit au Bangladesh :2013_51_prix_t_shirt

(source)

Pour un tee-shirt fabriqué au Bangladesh et vendu 29€ : un ouvrier gagne 0,18 centimes, son usine 1,15€, les sous-traitants 1,20€, le magasin lui ramasse 17€. 17€ c’est donc la marge du magasin/de la marque sur les 29€, autrement dit ce qui atterri directement dans sa poche.

Evidemment c’est un exemple extrême, si on prend l’exemple du « fameux » tee-shirt à 5€ d’H&M, les choses semblent un peu plus terre-à-terre: Un t-shirt à 4,95€, c’est 1,40€ (27%) pour le Bangladesh, 6 centimes pour le transport, 2,16€ (44%) pour la commercialisation en Europe, 79 centimes (16%) pour la TVA et 60 centimes (12%) dans la poche de H&M (source). Les articles entrée de gamme chez ce genre de marques sont plutôt là pour donner une impression de « pas cher et accessible » (ce qui est, effectivement, le cas) plutôt que pour se faire des cou*lles en or. Il n’empêche qu’une fois de plus, on remarque que ceux qui font un peu tout le boulot, les fabricants, ont une part du gâteau bien maigrichonne.

Ces marques ont aussi, évidemment, des charges à payer, des loyers en cas de boutiques physiques et tout un tas d’autres frais. Mais on sait pertinemment que de nos jours les grands groupes, que ce soit dans l’industrie du textile ou tout autre secteur d’activité, font des pieds et des mains pour payer le moins de charges et le moins d’impôts possible, délocalisant leur siège social dans des pays à la fiscalité avantageuse et j’en passe… Et surtout énormément de grands groupes ne pensent qu’au profit et se soucient peu de la qualité, des conditions de fabrication, de l’écologie ou de l’aspect humain.


Passons maintenant au contre-exemple avec les vêtements ou accessoires de petites marques. Je connais pas mal de petits créateurs et j’ai la chance que certains aient accepté de me dévoiler un peu l’envers du décor pour pouvoir alimenter ce post.

➡️ Je vais prendre l’exemple du sweat « Artisan » de Carrousel (et je ne remercierais jamais assez Elisa, la créatrice de la marque, d’avoir accepté que je la cite !)

  • Le prix de vente du sweat Carrousel est de 65€. Pour un sweat Elisa a besoin d’1m de tissu qu’elle paye 15€ (TTC et frais de port compris).
  • La coupe et le montage d’un seul sweat prennent 45 minutes. À 0,60 centimes HT (ce qui est le coût moyen de production du Made in France), on arrive à  27€ HT, soit 32,4€ TTC.
  • La sérigraphie lui coûte environ 3,50€.

Ce qui nous donne un coût de production pour 1 sweat Artisan de 50,9€. Soit une marge sur le prix de vente de 14,1€ (soit ce qu’Elisa gagne en vendant 1 sweat).

artisan carrousel

Et alors soldé à 52€ (comme c’était le cas lorsque j’ai commencé à écrire cet article)…je vous laisse calculer le bénéfice de la marque…(oui, ça fait bien 1,10€)(alors, c’est la TEUF ou c’est pas la TEUF  la mode éthique ?).

Tout ça sans compter tous les frais adjacents liés à une activité professionnelle non salariée: payer un comptable, payer les charges sociales, le RSI (soit plus de 40% du bénéfice), une assurance, voire plusieurs, les majorations parce que les achats de matières premières (tissus etc.) ne sont pas faits en grandes quantités, etc.

➡️ Une marque que j’aime beaucoup pour son extrême transparence : Juste Textile !

Tout est produit localement et absolument tout est d’une transparence limpide ! Ici on ne connait pas la marge réelle faite sur un modèle mais tout est détaillé sur cette page. On remarque malgré tout que la production représente près de la moitié du prix d’un tee-shirt quand le fonctionnement de l’entreprise (autrement dit les charges sociales, autrement dit les salaires) n’en représente qu’1/10ème.

prix_JUSTE

Un débardeur coûte donc 80€, ce qui est un prix élevé, certes, mais comme on peut le constater il n’y a pas d’arnaque… Simplement un prix « juste » (ahah ! fallait que je la place, désolée ;) ) pour une production locale et respectueuse. La marque va d’ailleurs jusqu’à réduire ses marges au maximum (en gros juste de quoi lancer et faire vivre l’entreprise) en attendant de pouvoir produire plus (donc moins cher) pour pouvoir augmenter ses marges et vivre un peu mieux.

➡️Autre exemple avec un article de maroquinerie (ici la marque n’a pas souhaité être citée):

  • Un sac en cuir dont le coût de fabrication est de 125€ car fabriqué en petites quantités, non pas en France mais dans un pays de l’Union Européenne, sera revendu 225€ soit une marge de 100€. Ce qui peut sembler correct mais de ces 100€ il faut déduire les frais de livraison des sacs jusqu’en France, les charges sociales (+ de 40%, piqûre de rappel) et tout le reste. Le tout pour un sac qui va être produit à moins de 100 exemplaires… Je vous laisse imaginer qu’on peut difficilement vivre de ce genre d’activités…

➡️Allez, encore un petit pour la route:

J’ai demandé à une amie à moi qui possède une petite marque de me parler un peu des coulisses de son métier.

Elle m’a donc expliqué comment fonctionnait la vente dans des boutiques dites « multi-marques » (comme Monshowroom, Place des Tendances etc.).

Si elle décide de vendre une partie de sa collection dans une boutique multi-marques (pour profiter de la visibilité de ces grandes enseignes, principalement), elle devra reverser 14% du total des ventes à la boutique multi-marque. Ça semble normal, la boutique ne va pas vendre ses articles sans rien demander en échange, ok.

Par contre, pour se faire elle devra fournir aux commerciaux de la dite boutique, une collection complète de ce qu’elle souhaite voir vendu chez eux. C’est à dire que si elle veut vendre [3 tops – 2 jupes – 1 robe] de sa collection dans 6 boutiques différentes elle devra produire [3 tops – 2 jupes – 1 robe] x 6 pour chacun des commerciaux, pour que ces derniers puissent présenter la collection et prendre des commandes. À la différence de la production des collections qu’elle vendrait sur sa propre boutique, ces « mini-collections » lui coûtent 3,5 fois plus cher car elles sont fabriquées en petites quantités. Par dessus le marché ces modèles ayant souvent des défauts ils sont quasiment invendables par la suite.

On ajoute à ça qu’il faut prévoir un shooting et une sorte de lookbook spécial pour les commerciaux. Compter alors entre 600 et 1000€ pour un photographe et un studio, environ 1000€ pour une chouette mannequin, 200€ pour une maquilleuse. Tout ça uniquement pour voir sa marque vendue sur une boutique multi-marque et mise en avant (ou pas).

Pour se faire connaître des commerciaux/stylistes des grandes boutiques (soit ceux qui décident ce qui sera en vente sur leur site) il est préférable de se rendre à des salons spécialisés comme, par exemple, le Who’s Next. Pour ce faire il faut compter plus de 4000€ pour avoir un stand de 9m2. Et, évidemment, un emplacement un peu moisi puisque les meilleures places (et les plus chères) sont laissées aux grandes marques qui attirent beaucoup plus de clients que les petits créateurs. Tout ça sans compter les frais inhérents, le transport si on ne vit pas à Paris, l’hébergement, la nourriture etc.

Pour résumer, pour essayer de faire vivre sa marque en vendant ses créations au travers de grandes boutiques elle doit débourser des sommes faramineuses qui, en toute logique, impactent sur le prix de ses articles.


EN CLAIR

Bref, tout ça pour expliquer que, comme je l’ai déjà vu/lu si souvent: NON les petits créateurs/les marques de mode éthiques/etc. ne se font pas des marges et des bénéfices de fou et ils ne choisissent pas de vendre leurs articles à un prix élevé… Ils n’ont juste pas le choix. Parce que passion ou non, le but d’un métier est malgré tout, in fine, de pouvoir en vivre, donc de gagner de l’argent et je pense qu’aucun salarié n’accepterait d’avoir les revenus de certains petits créateurs…

Ce que nous oublions trop souvent (ou ce que nous ne savons tout simplement pas)(et c’est là où j’espère que cet article sera utile :)) c’est que produire quelque chose ne s’arrête pas à « je voudrais le vendre une bliiiiiiinde, s’il vous plaît ». Il y a des tas de critères à prendre en compte et qui vont avoir un impact sur le prix de vente:

• le pays de fabrication

• les matières utilisées

• la quantité produite (c’est simple, moins un produit et plus c’est cher et vice et versa)

• la domiciliation de l’entreprise (une entreprise basée, par exemple, au Luxembourg s’en sortira bien mieux qu’en France de par les taux d’imposition et charges/taxes très différents)

• la façon dont les choses sont produites (est-ce que l’on fait attention à l’environnement et aux employés ou, au contraire, on en a rien à foutre, vas y ça coûte moins cher ?)

 

CA RESTE CHER

Le prix des choses, ce qui est cher ou ne l’est pas, reste une notion très subjective. Ce qui est cher pour moi ne le sera peut-être pas pour mon voisin. Ce qui n’est pas cher pour moi le sera peut-être pour vous. Je vois souvent les gens parler de « la crise »… Alors évidemment le coût de la vie est de plus en plus délirant et les salaires, eux, ne bougent quasiment pas (je vais être payé 2€ de plus cette année? WOUHOU! C’est la TEUF ou c’est pas la TEUF ??), sans parler du chômage ni de tout ce que l’on doit payer, chaque mois, pour vivre un minimum correctement (genre un toit au dessus de sa tête, avoir l’eau courante, un peu de chauffage en hiver et de quoi bouffer).

Et OUI, acheter Made in France ou des bijoux fabriqués à la main, ou des vêtements (ou une pelle et une balayette) qui vont réellement durer dans le temps représentent un certain coût. Certains ne peuvent pas se le permettre et, malheureusement, ça a toujours été ainsi. Il y a des inégalités, des personnes qui gagnent extrêmement bien leur vie et d’autres qui galèrent comme des perdus pour un SMIC et d’autres qui essaient désespérément de trouver du travail. On peut difficilement refaire le système…

Quelle que soit toute la bonne volonté, l’éthique et l’engagement derrière certains produits, oui, parfois « c’est trop cher » pour nous.

REMETTRE EN PERSPECTIVE

Par contre ce sur quoi je ne reviendrais jamais (ou difficilement, on va dire ;)) c’est qu’entre un pull à 150€, fabriqué en Chine en quantités monstrueuses et dans des conditions qui puent et un sweat à 150€ fabriqué à la main en France dans des conditions respectueuses de l’humain et en petites quantités… Qui est le plus cher ? Qui abuse sur les prix ?

Je pense notamment à des marques comme Sandro, IRO, Ba&sh etc. qui ont des tarifs excessifs pour une qualité parfois plus que médiocre (qui veut une robe à 200€ fabriquée en Chine et 100% acrylique ?) et qui jouent uniquement sur le prestige, sur la popularité de leurs marques pour vendre à des prix totalement prohibitifs. Qui ont aussi sûrement les moyens de se payer des attachés de presse et de s’offrir de jolies parutions presse ou des partenariats avec des « influenceurs », ce qui n’est, croyez-moi, absolument pas le cas des petits créateurs qui ne peuvent compter que sur le bouche à oreille et éventuellement avoir un peu de bol et taper dans l’oeil d’une rédactrice de magazine ou d’une blogueuse.

Alors ça n’enlève rien au fait que dans les deux cas certains ne pourront pas se payer un de ces deux pulls mais ce qu’il est important de comprendre, je crois, c’est que ce qui est cher de nos jours, ce ne sont pas les pulls made in France à 65€ mais les tee-shirts à 30€ fabriqués au Bangladesh par des personnes maltraitées, sous-payées, qui bossent dans des conditions épouvantables, qui sont en contact avec des matières extrêmement toxiques qui, en plus de mettre leur santé en danger, mettent la planète en danger et, en dernière ligne, les consommateurs en danger. Quand on achète un tee-shirt à 30€ (ou une robe made in China à 150 balles, 100% acrylique) on apporte malgré nous un certain soutien à un système nécrosé, des sociétés qui manquent souvent d’humanité et qui n’ont que le profit et l’argent dans leur ligne de mire, quelles qu’en soit les conséquences.

Quand on achète un pull à 150€ fabriqué en France on soutient des personnes pleines de bonne intentions, qui se battent au quotidien pour faire vivre leur idées et leurs passions, qui ont du respect et qui bien souvent, s’en sortent à peine.

Acheter ce genre d’articles c’est aussi dire MERDE au système, dire merde à la mauvaise qualité, à la surconsommation et au mass market.

Et c’est aussi faire un choix. Je pense que nous avons tous pour 60-80-100€ de pulls dans nos armoires. 1 pull Zara à 40€, 2 pulls H&M à 20€, ce petit sweat Primark à 10 balles et ce petit sweat Mango soldé à 10 balles aussi et hop, on y est. 100€. Est-ce qu’on a trouvé ça cher lorsqu’on les as acheté ? Sûrement pas. Mais si on prenait le temps d’additionner les prix de tout ce que l’on a chez soi… Je pense que beaucoup serait surpris de voir tout « l’argent » qu’ils possèdent dans leurs armoires ou même dans leurs maisons.

Une étude a d’ailleurs été faite à ce sujet en Angleterre démontrant qu’une femme anglaise moyenne (je pense qu’il faut entendre par là, salariée, avec des conditions de vie « normale », ni riche ni pauvre) possède près de 4000£ (soit environ 5000€) de vêtements non portés dans sa garde-robe ! (!!!!)

Certains pourraient s’offrir du Made in France, ou des vêtements écologiques/éthiques s’ils décidaient…d’acheter moins.

L’une d’entre vous m’a raconté il y a quelques temps que sa grand-mère avait pour habitude de dire « je n’ai pas les moyens d’acheter bon marché ». En clair elle ne pouvait pas se permettre d’acheter un nouveau pull à chaque hiver et elle préférait en acheter un seul, de très bonne qualité, certes à un prix élevé mais qu’elle allait pouvoir garder des années.

pas les moyens acheter bon marché

Alors ne me faites pas dire ce que je ne pense pas, je ne suis pas en train de clamer que merde vous faites quand même zéro effort, allez donc claquer 100 balles en une fois chez Ekyog plutôt que 100 balles en 5 fois chez H&M. Encore une fois chacun est libre de faire ce qu’il veut, de faire ses propres choix, moi je m’en fiche. Je ne fais qu’exposer des faits. Si vous êtes étudiant ou sans emploi, évidemment il faut bien s’habiller et vous n’allez pas aller claquer 1/4, voire plus, de vos revenus dans un pull. Ça tombe sous le sens. Et surtout personne ne nous demande d’être parfaits et irréprochables. Moi par exemple, même si j’essaie de plus en plus d’éviter certaines enseignes, si un jour je vois un truc qui me plaît, qui me va et qui a été fabriqué en Chine bon, ben…je vais sûrement l’acheter. Et je crois que je ne serais pas un monstre pour autant.

En gros rien ne sert d’être extrémiste. Si certains on fait le choix de passer en mode no-consommation, de ne plus rien acheter de neuf ou de n’acheter que du Made in France, c’est leur droit et leur choix et c’est tout à leur honneur. Mais pour autant ça ne signifie pas que ceux qui ne suivent pas la même voie sont de sombres merdes. Non mais vraiment, J’INSISTE, ce ne sont PAS de sombres merdes.

LAQUALITE

On pourrait aussi parler de la qualité des choses. Suite à ma vidéo certaines avaient signalé que certains de leurs pulls « low cost » tenaient très bien la route et d’autres que leurs chaussures de bonne qualité achetées il y a 5 ans n’avaient pas tenu le coup.

Bon, qu’on soit bien clair : la véritable qualité est de plus en plus difficile à trouver et surtout à reconnaître. Acheter un jean à 200€ ne vous garanti absolument plus que ce dernier vous suive pendant 10 ans, voire toute votre vie. Tandis qu’un truc à priori un peu « merdique » peut durer des années et extrêmement bien vieillir. Pour la petite histoire j’ai toujours en tête deux exemples que je vis quasi quotidiennement :

  • J’aime bien les culottes H&M. Elles sont bien coupées, elles sont abordables et jolies. Il y a 9 ans, quand j’étais enceinte, j’ai acheté un culotte spéciale grossesse (tout le monde est ravi de le savoir………………), qui s’est avéré être une culotte tout à fait normal mais bon, passons. Je l’ai donc achetée il y a près de 10 ans et ce n’est que depuis 1 an et quelques qu’elle commence à se détériorer. À côté de ça j’ai acheté, toujours chez H&M, d’autres culottes il y a environ 1 an et demi et bien la moitié est déjà trouée. Même marque, même articles, qualité pourtant totalement différente.
  • Même exemple avec 2 tops achetés chez Zara il y a environ 1 an, exactement en même temps et pour à peu près le même prix: l’un d’entre eux tient jusqu’à maintenant très bien la route. Il est en synthétique, avec de la dentelle/guipure, je le porte quasi toutes les semaines, je le lave tout le temps, c’est un peu mon « top de soirée » donc autant vous dire qu’il en a vu des vertes et des pas mûres. L’autre top, est tout aussi synthétique, je l’ai porté 1 fois (et ce n’est pas une façon de parler, je l’ai VRAIMENT porté une seule fois) et le truc s’est déchiré. Une fois de plus même marque, même articles, qualité pourtant totalement différente.

À côté de ça je pense aussi à ce gilet Rick Owens que j’avais pu m’offrir grâce à un bon d’achat. Tricoté main en Italie, 100% laine. Ce gilet est de loin une des pièces le plus quali que je possède: je le porte tout le temps, je m’en sers comme manteau, comme couverture, il m’a suivi pendant 3 semaines aux Etats-Unis l’automne dernier, a été roulé en boule, a pris la pluie, la grêle, le soleil, s’est tapé 16h d’avion, je n’en prends pas particulièrement soin et il n’ a pas bougé d’un iota depuis presque 2 ans. Quasiment pas de bouloches, sa forme reste intacte. Il est génial. Mais évidemment il coûtait un prix absolument exorbitant.

En parallèle, cet hiver j’ai acheté un gilet en cachemire Hunky Dory, une jolie marque suedoise aux prix…ahem…qui vont bien. J’avais envie d’un joli gilet noir que je pourrais porter tout le temps et surtout longtemps ! Et bien au bout de 6 mois le truc ressemble à une serpillière. Blindé de bouloches, il attrape toutes les merdouilles qui passent et il commence à se trouer ! 6 mois, pour un gilet payé 200€, ça fait mal.

rick owens x hunky dory

La « qualité » aujourd’hui est malheureusement devenue une notion très subjective et qui tient à…pas grand chose. L’une d’entre vous me disait sur Facebook que « cher n’est pas forcément égal à qualité et pas cher n’est pas forcément égal à merdique » et je suis entièrement d’accord avec elle (la preuve avec mes culottes et mon gilet Hunky Dory… ;)). Quand on achète un pull, par exemple, on ne peut jamais savoir quelle est la longueur des fibres qui ont été utilisées pour le confectionner (car oui, sachez que fibres courtes = qui se cassent =  coucou les bouloches), de même pour un tee-shirt mais on peut quand même partir du principe qu’un pull à 30€ n’aura pas été tricoté dans des fibres longues et solides.

J’avais d’ailleurs partagé il y a quelques temps la petite histoire « de ouf » d’un tee-shirt mise en ligne par Loom (d’ailleurs entre temps la marque a été lancée! :D)… Je pense qu’il est de bon ton de la recoller ici !

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Cliquez ici pour accéder à toute l’illustration et toutes les infos !

On y apprend notamment qu’on achète 2 fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans (pile le moment où la fast-fashion a débarqué dans nos lifes, tiens…), que pour réduire les coûts les marques taillent dans la qualité (une fibre de coton 1,5 fois moins longue coutera 1,5 fois moins cher..hé hé, logique !), que l’industrie textile est la 3ème plus grande consommatrice mondiale d’eau (derrière le pétrole et le papier) et que de nombreux articles de fast-fashion contiennent des substances extrêmement toxiques comme les NPE qui entraînent des dérèglement hormonaux. #youpi

 

RESTER COOL

Je pense que ce qu’il faut retenir de tout ça c’est qu’il faut (autant que faire se peut) rester cool. J’avoue que plus j’y pense et plus je me dis que la solution ultime (enfin encore faut-il qu’il y ai réellement une solution ultime…) n’est pas de boycotter le « mass market » et la « fast-fashion ». Aujourd’hui on a la chance d’avoir le CHOIX. Le choix de soutenir des petits créateurs, une façon différente de faire les choses ou le choix de s’habiller à moindre coût ou les deux en même temps.

Je me dis toujours que si tout le monde arrêtait d’acheter chez Zara et Primark, que deviendraient toutes les personnes, d’un bout à l’autre de la loooooongue chaine, qui travaillent pour ces marques ? Et puis surtout la « mode » reste un plaisir comme un autre, tout le monde devrait avoir le droit de se payer un vêtement pas trop onéreux, tout en ayant une qualité respectable.  C’est sûrement très naïf mais j’ai l’espoir que par des actions moins radicales, on puisse faire évoluer les choses dans le bon sens. À force de signaler aux marques que leur qualité laisse franchement à désirer, à force de rejoindre des actions visant à donner de meilleurs conditions de travail aux ouvriers du textile, à force d’essayer de se faire entendre.

Je pense souvent la grande campagne Detox lancée par Greenpeace il y a 4 ans (vous pouvez lire un très bon résumé juste ici) et qui a porté ses fruits. On peut aussi soutenir des collectifs comme Ethique sur Étiquette ou se tenir informé et rejoindre des campagnes via Peuples Solidaires , aller faire un tour sur Fashion Revolution et jeter un oeil à leur HAULternative ou leur excellent guide sur How to be a Fashion Revolutionary !

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Consommer de la mode éthique ne s’arrête pas à aller faire ses courses chez Ekyog et chez les marques Made in France. Il y a énormément d’alternatives comme acheter d’occasion sur les vide-dressing, les sites spécialisés dans le domaine (vide-dressing.com , vestiairecollective, vinted…), faire des échanges avec ses copines, louer des vêtements, profiter des soldes pour se payer une jolie pièce produite respectueusement

CONCLUSION

Pour conclure je dirais que ce serait juste chouette si on arrivait à prendre la mesure de ce que coûte la mode éthique (et encore une fois par éthique j’entends bio ou made in France ou dans des matériaux de qualité ou produit dans des conditions respectueuses de l’homme et de la planète etc. ÉTHIQUE au sens large ) et qu’on arrêtait de hurler à l’arnaque.

Je me rends bien compte qu’en tant que « consommateur lambda » on ne prend a-bso-lu-ment pas la mesure de tout ça, qu’on se dit rarement « pourquoi ce tee-shirt coûte 50 balles alors que celui-ci en coûte 5 ? Quelle est la VRAIE raison ? », qu’on ne se demande jamais en quelles quantités peuvent être produites les choses et quel impact ça peut avoir sur les prix… Qu’en gros on a tendance à ne pas trop se poser de questions et à souvent conclure à du « foutage de gueule » alors que, malheureusement, les choses sont un peu plus complexes que ça.

J’espère sincèrement que cet article vous aura éclairé sur le sujet, vous aura éventuellement apporté des réponses et que j’aurais réussi à me faire comprendre (Le jumeau maléfique de Jean-Michel Raconte Mal, c’est moi… Ne l’oublie jamais !)

Prenez soin de vous et passez une très belle journée ! ❤️

449 commentaires sur Le prix des choses

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  1. Merci Coline pour cet article très instructif! 😊 J’espère découvrir de nouvelles « petites marques » grâce à ton blog!

  2. Ahh Coline…. Cet article fait tellement du bien ! Merci ! Cela ressemble à l’éternel débat que j’ai souvent avec mes amies (« Ohh mais t’as acheté un pull à 100 euros ? C’est trop cher » – « Euh en fait t’as acheté 6 articles chez Mango la semaine dernière, c’est pareil non? » – « Non car j’ai plusieurs trucs »…).

    En revanche je suis un peu plus optimiste que toi sur les inégalités entre les personnes qui galèrent pour un SMIC et celles qui gagnent très facilement leur vie : je pense que l’on pourra faire changer les choses, même s’il faut du temps ;)

    1. Bon article! Perso et malheureusement en tant qu’étudiante qui aime la mode et changer de vêtements assez souvent je n’ai pas encore les moyens de boycotter ce mass market et d’acheter des vêtements à un prix plus élevé, qui je trouve sont souvent plus stylé, c’est vrai que c’est frustrant! Dans tout ça ,je pense que nous avons une part de responsabilité et d’un autre côté ce système capitaliste crée des besoins qui en étant rationnel sont inutiles dans le fond et génère des frustrations en prime. D’après moi, disons qu’avec un salaire moyen, il est difficile d’éviter les frustrations dans un monde qui pousse à la consommation où nous sommes surchargé de publicité, de centres commerciaux, etc… et la mode tout comme la culture ne devrait pas être destiné qu’aux personnes qui gagnent « bien » leur vie…en fait je pense que je comprend cette frustration et de manière utopique j’aimerais qu’ont puissent  » tous « s’offrir des vêtements fabriqué de manière « éthique » et de qualité en même temps…:)
      Sinon à ce propos je te conseille de regarder le reportage « The true cost » de Andrew Morgan , si ce n’est pas déjà fait je pense que tu vas kiffer:)

      Peace

  3. C’est article est TOPISSIME !!!!! Alors oui j’avais déjà conscience la chose et je m’étais extrêmement renseignée mais je me dis que pour tous les lecteurs c’est ultra génial et qu’il faut le partager (partout tout le temps !!!) Merci Coline !!!!

  4. Bravo Coline pour ce super article qui remet les idées en place (parce que oui, je fais partie de ces personnes qui se disent « c’est trop cher ce pull à 90 balles »). Mais j’aime quand même acheter des fois de belles pièces Ethique. Bref super article que beaucoup devrait lire pour se remettre les idées en place. Merci de nous faire partager tout ça.

  5. Merci pour cet article très intéressant ! Les exemples des petites marques avec les prix détaillés surtout, ça aide à mieux comprendre comment fonctionnent les choses.
    Lors d’un reportage sur la mode, le directeur d’Hermès disait « c’est couteux mais ce n’est pas cher ». Et c’est exactement ça, acheter 500€ une paire de bottes en cuir de qualité, le tout fait main, dans un atelier en France par une personne bien payée,…etc, ce n’est pas cher, c’est un prix élevé mais c’est le prix que ça vaut. En revanche, acheté 200€ une robe Iro faite en Chine, par une personne sous-payée, dans du synthétique de mauvaise qualité, c’est très cher !

  6. Bravo.
    Ce texte est fluide et clair. Il permet de mettre les choses en perspective et parfois (souvent!) c’est indispensable. Partant du principe que les enfants avaient le droit à la qualité et à une certaine originalité, j’ai crée une petite marque de vêtements pour enfants cousus dans un atelier en Savoie.
    Quel plaisir de coudre des habits que les parents ne vont pas jeter, qu’ils vont pouvoir transmettre d’enfant en enfant voire plus! Quel plaisir aussi de choisir des matières respectueuses et de prendre soin des couturières.
    Comme vous le dites l’important c’est d’agir de manière éclairée.
    On sait ce qu’on achète et on fait des choix.
    Voilà, merci. Merci aussi à « 100% Juste » pour son travail.
    Finalement c’est mieux de connaitre le prix des choses!
    (ps: je me permets de partager cet article sur notre page Facebook Coeur&Cerise)

  7. Félicitation c est vraiment un article intelligent et respectueux dans ton écriture c est chouette d avoir Un article bien expliqué et riche de source ca ouvre les yeux merci

  8. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes font ce genre de commentaires… On a le droit d’acheter ce que l’on veut.
    Je ne dis pas qu’il faut bannir H&M ou Zara et Cie, ni diaboliser les marques « plus onéreuses ». Il faut juste remettre en perspective comme tu le dis !
    A choisir, quand je le peux, je préfère acheter moins et de meilleure qualité, et surtout en me disant que mon achat « est utile », plutôt qu’enrichir les certains groupes qui exploitent littéralement ces pauvres gens au Bangladesh ou d’autres pays du genre. Mais bon, je continue malgré tout à aller chez Zara… C’est le sujet sans fin !

    Bonne journée !

  9. Bonjour Coline !

    Ton article est top ! Je suis très sensible à ton discours, mais je manque de temps pour repérer les habits sympas et éthiques, sans que ce soit à des prix délirants ( au delà de 150 euros, je ne peux plus suivre)…. surtout au niveau des pompes…
    Je serai friande de slections/ conseils de ta part !

    1. Oui, moi aussi je serais intéressée par un petit « annuaire » des marques/sites ethiques et/ou bio que tu affectionnes :)

  10. Super article :)

    J’ai très envie de pointer le site bonnegueule.fr, qui parle aussi très bien du « prix des choses » : le mass market, les marques de vêtements qualitatives, les fausses idées sur le coût des vêtements (du luxe non qualitatif face à du milieu de gamme très qualitatif, alors qu’on à tendance à penser l’inverse), comment nous consommons le vêtement aujourd’hui. Ils font d’excellents articles, et même s’il s’agît de mode masculine, la manière dont ils parlent des vêtements nous concerne tous :) J’adore les suivre

    Moi je n’ai pas encore les moyens d’acheter qualitatif mais je le fais sur une pièce ou deux dans lesquelles j’investis. J’essaye de choisir une marque dont je suis sûr qu’elle me tiendra un peu (Hey quand même, une ceinture levis qui tient des années, même si maintenant elle ressemble à un vieux serpent qui sait plus où aller, c’est pas la classe ? lol).

    Je ne sais pas si je suis la seule mais, même si je n’ai pas trop d’argent à mettre dans les vêtements pour le moment, ça me fais grincer les dents quand je dois acheter du H&M ou autre en mass market. Parce que je sais que niveau qualité c’est pas ce que je préfère :p c’est donc vraiment une question subjective tout ça !

    Merci pour l’article, A+ ;)

  11. Hello Coline,

    Je n’ai pas pour habitude de commenter des posts mais là je suis conquise par la justesse de ton ton et surtout par ta modération que je trouve tout à fait appropriée : tout n’est pas blanc ou noir.
    Etant moi-même une petite créatrice (et je vais aussi chez Zara, oupsi), je suis souvent confrontée à ce « c’est trop cher ». Sauf que… les gens ne voient pas le travail derrière chaque pièce, les shootings interminables, les retouches photos artisanales car on ne peut pas se payer un photographe, les marges rognées aux maximum, les investissements souvent sans retour que l’on fait… Je pense qu’aujourd’hui sans investissement extérieur (i.e.: fonds ou VC), il est malheureusement très compliqué de se lancer et de faire de sa marque son gagne-pain, d’autant que la concurrence est rude (combien de marchés des créateurs, de ventes privées, de stands éphémères pour vendre 2 pièces ?) et qu’il ne faut pas se mentir, le pouvoir d’achat en baisse.
    Du coup, je tenais à te remercier pour ton article et pour ta démarche en général, car je trouve que tu fais partie des rare blogueuses à promouvoir les petits créateurs. J’ai l’impression de voir toujours les mêmes grandes marques sur la plupart des blogs. Bien sûr, cela est justifié, il est normal que les blogueuses acceptent des articles rémunérés, étant donné qu’elles proposent à nous lectrices, du contenu gratuit. En revanche, c’est vrai qu’un regard bienveillant de leur part vers la petite création, de temps en temps, serait apprécié ;) !
    Un grand merci donc :) !

  12. Bravo pour cet article très complet qui explique clairement le prix des choses. Nous pourrons continuer longtemps sur le sujet comme vous en douter. Aujourd’hui nous achetons de plus en plus, et nous abandons rapidement nos beaux vêtements achetés récemment. Mais pourquoi le délaisser ? Partagez le avec vos amis, donner le ou vendez le! Cela évitera d’avoir autant d’argent qui dort dans votre placard. :)

    A très vite
    Bonne journée.

    La team Uttarak – e-shop masculin

  13. Merci beaucoup pour cet article, et le travail que tu as fourni pour le nourrir et l’écrire. Ça me booste complètement moi qui suit Loom depuis son lancement (je prie tous les jours pour qu’ils sortent bientôt des articles féminins), et qui vient de craquer 350€ dans 3 articles en laine en Irlande, made in Ireland, 100% laine, avec les ateliers et les vrais gens qui fabriquent derrière la boutique…Je culpabilisais un chouilla, et avec cet article, je me dis que non, j’ai bien fais, et que j’ai hâte de vivre les prochains hivers avec ces souvenirs !

    :)

  14. Je te remercie pour cet article. Ça fait du bien de voir que certains comprennent les prixs des créateurs !!! Je le suis moi-même et quand je suis sur des marchés de créateurs et que l’on me dit que je suis trop cher (60€ pour une robe) je leur réponds que je ne compte qu’1/3 de ma main d’oeuvre dans le prix !!!
    Ça fait du bien de voir quelqu’un relativiser sur tout ça !!!! Et perso, j’ai du mal a mettre 200€ dans une robe 100% acrylique… ;-)

  15. Merci pour cet article très complet et très intéressant!

    Je suis pour le made in France et pour l’achat de vêtements et accessoires aux petites créatrices Françaises. C’est sûr, c’est plus cher mais déjà c’est de la meilleure qualité, il y a un service après-vente (on peut toujours contacter la créatrice si le produit est défectueux au bout de 6-12 mois alors que chez H&M ou Mango, c’est mort!), et ça permet de créer de l’emploi en France. Après, comme tu le dis, il n’y a aucune comparaison possible entre les multinationales qui délocalisent leur production dans les pays à bas coût et les petites créatrices Françaises. Ce n’est pas du tout la même législation en termes de droit du travail, la fiscalité est différente etc.
    Et puis si on calcule un coût de revient de production complet, en prenant en compte tout le temps que la créatrice passe pour créer ses modèles : de la réflexion des pièces de la collection, à la fabrication des prototypes etc. et si on additionne toutes les charges qu’elle doit payer : charges sociales, électricité pour faire fonctionner sa machine à coudre, etc. Je ne pense pas qu’elle se fasse une marge de malade! Les prix des créations made in France valent ce qu’ils valent!

    En ce qui concerne les marques comme Maje et the Kooples. J’adore ce qu’ils font mais c’est vrai que ça coûte très cher pour ce que c’est. Il y a quelques années chez The Kooples, toutes les blouses (presque toutes) étaient en soie. Elles coûtaient plus de 100€ mais on se disait que c’était de la soie, que c’était de la belle matière etc. Mais aujourd’hui, les prix n’ont pas baissé et on se retrouve avec des blouses à 150€ qui sont faites avec un tissu synthétique… !!!! Les prix augmentent sans cesse, c’est sûr qu’il faut prendre en compte l’inflation mais faut pas abuser non plus! Ah et je ne savais pas que Maje fabriquait en Chine… (je suis déçue!)

    Belle journée,

    Julie

  16. Salut Coline c’est mon premier commentaire mais je te suis depuis un petit bout de temps maintenant. Merci pour cet article très intéressant. Je partage complétement ton point de vue, on a le droit de se faire plaisir dans la vie après tout. Bonne journée

  17. Tiens cet article tombe très bien, j’ai regardé hier soir le documentaire The True Cost (que je te conseille d’ailleurs si tu ne l’as pas vu) et qui fait bien réfléchir … J’espère avec le temps pouvoir me payer des pièces de petits créateurs respectueux de l’environnement et surtout de l’humain (!!), m’enfin pour l’instant j’ai 18 ans je suis étudiante c’est compliqué… Mais ça fait son bout de chemin dans ma tête
    Merci pour ce super article Coline !

  18. Bonjour Coline,

    Je te remercie d’avoir écrit cet article complet dans lequel je me retrouve. Je constate les mêmes choses que toi, certaines marques profitent de leur notoriété et je les trouve cher pour « ce que c’est », dans le sens où les collections sont fabriquées en Chine.
    Il m’arrive de trouver des choses chez Het M, Mango, Zara, Etam mais je trouve que les prix ont augmenté. Je reconnais que ma consommation est en train de changer. Je fais de plus en plus attention à l’endroit où est fabriqué le produit et je reconnais que j’ai de plus en plus de mal à accepter qu’un produit soit vendu 200 euros alors qu’il est fabriqué en Chine.
    L’autre point que je remarque, c’est la baisse de qualité de certaines marques (Comptoir des Cotonniers, Cop.Copine). J’ai des robes de ces deux marques qui ont plus de dix ans (Papa Noël gentil) et qui n’ont pas bougé (si je ne le mets plus, c’est parce que mes hanches et mon popotin ont décidé de s’élargir sans mon accord). Maintenant quand je me rend dans ces boutiques, je suis déçue… Peut-être que je deviens plus exigeante, je ne sais pas.
    Maintenant, je préfère mettre des sous de côté pour acquérir un vêtement de bonne qualité, fabriqué en France, à un prix juste et défendre la création. Et si le produit est en rupture de stock, j’attends un petit peu et je me dis que je finirai bien par le trouver sur un site d’occasion. :)

    Encore merci pour cet article,

    Sha (une lectrice qui te suit depuis longtemps et qui poste son premier commentaire ^^)

  19. C’est un très chouette article qui démontre de manière implacable pourquoi il est bon de consommer responsable. Mais je me permets de préciser qu’il y a une dimension psychologique à prendre en compte. Acheter, consommer, on ne le fait pas que dans le cadre vital. c’est également un moyen « d’aller mieux » et on repère dans les foyers les plus précaires une consommation qu’on pourrait dire moins responsable si on s’arrête à ça. On peut effectivement repérer trois achats médiocres pour le prix d’un de qualité par exemple. Pour ma part, je pense qu’il ne s’agit ni d’irresponsabilité, ni d’inintelligence, mais de compensations, notamment sociale. Avoir, c’est aussi Etre, en tout cas c’est le message véhiculé. Et je pense qu’il est difficile d’être dans la restriction lorsque se fait sentir le besoin de combler. Bien sûr ce ne sont pas des valeurs que je prône, mais je comprends que certains consomment différemment de moi. Et je ne me dis pas qu’ils ne comprennent pas ou qu’ils ne savent pas, il y a peut-être d’autres explications moins simples. En tout cas, ton article aura le mérite d’informer et je le redis, je le trouve très bien rédigé, sans jugement de valeur, ce qui est rare lorsque l’on aborde ce type de sujet.

    1. Très belle analyse ! l’avoir et l’être sont devenu tellement…semblables de nos jours, c’est tellement difficile de s’en détacher, de se dire « non je n’ai pas besoin de ce truc pour être heureux / +épanoui / +joli / +mieux dans ma peau /… » Et oui, on peut en être conscient et tomber, malgré tout, « dans le panneau ». Si on ajoute à ça cette société de l’apparence et sa pression quasi constante… Pfiou… :(

    2. Je partage entièrement ton avis Lilas Gisel et ton analyse est beaucoup plus claire que si j’avais essayé de m’exprimer donc merci 😊😊
      Évidemment merci beaucoup Coline pour cet article claire, riche, argumenté, pointu et surtout non manichéen ! Je partage toujours ton point de vue sur la modération et encore une fois tu m’as conquise 😉 J’apprécie énormément quand tu fais des articles de ce genre et je pense que si je suis ton blog de façon si assidu depuis plus de 5 ans c’est grâce (entre autre) à ta liberté de choix et de ton (et aussi ta bonne humeur 😉😉😉) qu’on ne trouve malheureusement presque plus chez d’autres blogueuse pro (même si comme c’est mentionné dans un commentaire, je comprends parfaitement qu’elles en vivent et qu’elle n’ont pas forcément toujours le choix des prestations qu’on leur propose).

    3. Je suis d’accord avec ce commentaire et je rejoins tout ce que dit Coline. Les gens doivent arreter de dire « c’est trop cher » et dire plutot « c’est trop cher pour mon budget », ce qui n’est pas la meme chose. Pour revenir à ton commentaire Lilas Gisel, c’est très vrai, et Internet, les blogs et les réseaux sociaux sont également responsables de la pression envers les jeunes (et moins jeunes) femmes à acheter tout le temps. Je suis plusieurs blogs, mode et beauté, et on ne peut pas dire qu’on n’est jamais frustrée quand on voit une blogueuse déballer ses achats tous les mois… On se dit qu’on voudrait bien la meme chose, et on se rabat sur ce qu’on peut se permettre financierement. C’est tout un systeme, fort bien huilé, et au final on y trouve notre compte- frustration et dépression mises à part, chez les plus fragiles- sauf les pauvres travailleurs du tiers-monde qui eux restent sous -payés et c’est une honte, car les grands groupes pourraient faire un effort mais s’en fichent pas mal-en gardant les memes prix! bref long sujet.

    4. L’analyse sociologique est aussi très intéressante, je suis d’accord. Aujourd’hui, beaucoup de gens n’ont pas confiance en eux et se sentent obligés d’avoir, de paraitre pour exister. C’est tellement dommage. Même si je n’ai jamais acheté de vêtements à l’excès, depuis que j’ai vidé mon dressing et que je me contente que moins de pièces de meilleure qualité, je me sens beaucoup mieux. Quand j’enfile un vêtement, je me sens bien, parce qu’il est beau, qu’il me va à moi et pas à la fille de la pub ou à ma meilleure amie, parce qu’il a une belle histoire… Du coup ça ne me gêne pas de le remettre régulièrement. Et j’ai l’impression de ne pas être la seule, que les mentalités évoluent de ce coté-là, dans certains « cercles » en tout cas.

    5. Très juste effectivement….j’avais conscience de ce que tu dis sans l’avoir réellement réalisé finalement.
      Comment faire différemment quand c’est aussi lié ? je pense qu’il faut travailler dessus, c’est un bon point de départ !

  20. Merci Coline pour cet article. C’est un beau travail et j’espere une revelation pour certain(e)s. Bonne journée :)

  21. Super article Coline ! Merci pour toutes les infos qu’il contient.
    Je fais également de plus en plus attention à la qualité de mes achats et aussi à diminuer la quantité. Acheter moins en choisissant des basiques que je pourrais garder des années. Je m’était rendue compte que tous les pulls de mon mari duraient des années sans bouger et que les miens étaient boulochés après 2 lavages. Lui faisait donc beaucoup moins d’achats que moi et je me suis alors lancée dans une enquête comparative sur la composition des ses pulls et des miens: lui tous 100% coton (sans exception) et les miens viscose, acrylique, polyamide etc… Désormais j’essaye de choisir du 100% coton mais c’est presque mission impossible si on veut aussi, accessoirement, que le vêtement nous plaise. Et selon ton article même le coton peut avoir différentes qualités, mais bon le principal est la prise de conscience, et je m’accorde tout de même quelques petits craquages !

  22. Bravo Coline pour cette efficiente reflexion. J’adore ton point de vue et la maniere humble que tu as de simplement nous inviter à reflechir sans jugement ou ligne de conduite universelle à tenir.
    C’est une analyse ressourçante !

    In fine, chacun fait ce qu’il peut avec avec ce qu’il a, avec ses valeurs, ses moyens, ses gouts, son libre arbitre et sa vision mise en perspective ou non du monde.

    Belle continuation.

    Marie

  23. Je vais sans aucun doute reprendre les mots des personnes qui ont également laissé un commentaire sous ce post, mais tant pis.
    MERCI, vraiment MERCI. ça fait un bien fou d’entendre la vérité, et de remettre les choses à leur place.
    Le fait est que nous ne connaissons pas tous les tenants et les aboutissants de la production des articles que nous achetons au quotidien, et en quelque sorte c’est normal puisque personne n’en parle. Mon esprit est plus au clair maintenant, et j’espère bien ne pas être la seule à être en pleine prise de conscience!
    J’adore toujours autant te lire parce que tes post sont plein de fraîcheur et de réalité. Tu es une bouffée d’air frais dans mon quotidien et tu m’inspires beaucoup. Reste telle que tu es, et continue à nous ouvrir les yeux (on en a bien besoin!)
    Belle journée à toi

    1. C’est tout à fait ça : personne n’en parle ! Donc franchement, merci à toutes mes copines qui ont accépté de se confier un peu sur le sujet et de me permettre de poser des faits/des chiffres concrets sur le sujet ! Si ça peut aboutir à des « prises de conscience » comme tu dis et ben c’est super ! :D

  24. Article vraiment passionnant et qui fait particulièrement réfléchir… Bon, je suis dans la catégorie pas hyper nantie (chômage depuis un moment etc.) et c’est déjà la fête quand je m’achète un t-shirt à 10 balles et un jean à 30€ mais je ne désespère pas de pouvoir changer mes habitudes un de ces 4 parce que oui, ça me gonfle déjà d’acheter des fringues et encore plus quand t’as l’impression que ton paquet de kleenex a une durée de vie plus importante que le-dit t-shirt…

  25. Nous avons tous TROP de TOUT… Trop d’habits, trop de tupperwares, trop de bouffes dans le placard…. On à besoin de tout ça, c’est certain (quoique les tupps… je ne suis pas sûr…) mais on n’utilise pas les 3/4 de ce que nous avons au quotidien.
    Je suis en train de faire les cartons pour déménager. A chaque déménagement je fais le tri. Le superflu est apporté à Emmaüs ou à la déchetterie, mais à chaque fois, j’ai l’impression de me débarrasser d’autant.
    Nous nous rassurons dans le matériel. Posséder plus, c’est exister. Les marques, la grande distribution, créent de toutes pièces des besoins qui nous sont inutiles. Résultat, cher ou pas cher nous ne pouvons pas assouvir ces besoins qui ne sont pas les notre à la base, et cela crée: de la frustration. Je te rejoint. On dit que c’est la crise, que la vie est chère. Moi même j’ai un boulot avec un salaire de M***, mais est-ce que j’ai vraiment de besoin de tout ce qui se trouve dans ma maison?
    J’essaie de ne pas surconsommer (et mon budget m’aide beaucoup pour ça!!), et de consommer mieux. Lorsque j’ai besoin d’habits pour les enfants, je vais d’abord faire un tour du côté d’Emmaüs. C’est effrayant la quantité de fringues qu’il peut y avoir, et donc la quantité de fringues que l’on achète. Parce que le temps où l’on ne trouvais que des combi de ski des années 70, c’est fini. Maintenant, on y trouve même des fringues neuves, avec l’étiquette, oui Madame!!!
    D’ailleurs un exemple concret pour appuyer ton article et l’idée que cher n’est pas synonyme de qualité: LES ENFANTS!!! Un jean acheter 30€ aux Galeries Lafayette et un autre acheter 9€ à Kiabi ont, bizarrement, la même durée de vie…… Ça ressemble à l’histoire du poulet bio acheté à Carrouf ou autre: c’est le même que les autres, mais ils ont juste changé l’emballage (véridique!! foie de salariée qui à bossé dans une usine de conditionnement de poulets!!)
    Franchement on n’est pas aidé. Alors faisons le tri. De ce que nous avons en trop chez nous, des idées qu’on essai de nous vendre, et lorsque nous achetons. Parce que nous devrons toujours acheter, c’est comme ça…Essayons en tous cas. Voilà. Bonne journée.

    1. Je rejoins Mélanie sur la surconsommation.
      Avant j’avais un niveau de vie assez confortable avec mon conjoint, je faisais beaucoup de shopping et j’achetais beaucoup de conneries sur des coup de coeur, sans réfléchir avec quoi j’allais le porter ou si j’en avait déjà 10 qui dormaient dans l’armoire. Et j’achetais aussi beaucoup de déco et de bibelots.
      Puis je me suis retrouvée seule avec un salaire plus que moyen et j’ai du faire un grand tri, déménagement dans un studio oblige. Je n’ai gardé que l’essentiel, j’ai revendu ce qui pouvait l’être.
      J’ai racheté des petits meubles et de la vaisselle dans les dépôts-vente et à Emmaüs, des articles en parfait état et de bonne facture ! Style poële le Creuset en fonte à 1,5 €, plat à tarte Emile Henry à 2€ .. Les vide greniers aussi sont des mines d’or pour ça. Evidemment on est jamais sur de tomber sur ce qu’on cherche au moment voulu, mais c’est le jeu. Et comme j’adore chiner et farfouiller, je suis servie !
      Aujourd’hui j’ai un nouveau conjoint donc mon niveau de vie est plus aisé, mais je continue quand même mes virées vide grenier, Emmaüs, dépot vente et compagnie.
      Je me fais une liste de choses à acquérir. Cet été par exemple dans ma liste d’achat vide grenier je voulais des petites tennis blanches, des hauts basiques et des ceintures : j’ai trouvé 2 paires de Superga dont une neuve (10€ les 2), un haut Comptoir neuf (4€), un haut zara dentelle neuf (1€), une blouse brodée promod (1€), une ceinture Sandro (1€ !) et 2 ceintures vintage en cuir (1€50 les 2…)
      Le tout en très bon état, c’est effectivement dingue le nombre de stand ou tu trouves un tas énoooorme de fringues portées une seule fois voire pas du tout.
      Pour cet hiver j’aimerai un nouveau manteau (encore que là ce n’est pas un réel besoin …), j’attends septembre pour écumer les dépôts-ventes. A force j’ai mes adresses, je sais qui a des petites marques sympa pour pas cher, je connais la dame qui revend des bijoux de petits créateurs sans trop connaître leur prix, et je connais ce dépôt vente des beaux quartier qui fait tout à -70% à la fin des soldes.
      Je m’éloigne un peu du sujet initial, car je ne consomme pas éthique et français du coup, mais j’essaye au max d’acheter utile et d’occasion

  26. Très bon article qui apporte de nombreux éclairages.

    Je rêve aussi qu’un jour, plus personne n’achète rien chez ces grandes marques qui font du mal à la planète et aux hommes (les marques de fringues mais pas que, les produits ménagers aussi, la bouffe dégueu rempli de colorants ou faite à partir des morceaux les moins bons, etc. etc.), je suis révoltée par l’idée que ceux qui ont moins d’argent sont obligés de consommer moins bon (non-seulement au goût mais aussi pour la santé), ça me révolte vraiment, bon sang comme je partage chacun de tes mots Coline…

    Il n’empêche que (et je suis désolée, ce n’est pas du tout contre toi mais c’est mon expérience et celle de nombreuses autres lectrices à ce que j’ai vu), Ekyog chez qui j’ai acheté de nombreux articles parce que j’adore leur philosophie et que je peux me les offrir, eh bien ce n’est pas de la super qualité… :(

    Il y a un gros problème de couture surtout, j’ai dû repriser quasiment tous mes tops qui se trouaient sous le bras notamment, ou alors un ourlet se découd, etc. Et pas au bout de 10 ans hein, non, assez rapidement malheureusement. Je précise que je n’ai pas de sèche-linge et que je lave à froid ou tiède en mode éco, donc peu de tours au séchage et à l’essorage. Et aux paillettes de savon de Marseille. Et je ne repasse pas.

    Bref, j’ai peut-être juste pas eu de chance mais forcément, au bout d’un moment, j’ai arrêté d’aller chez Ekyog. Je regarde toujours ce qu’ils font, je pourrais acheter leurs vêtements, mais pour moi c’est trop cher par rapport à la qualité, même si la philosophie est géniale, et je le regrette.

  27. Ca fait un moment que je ne me suis pas achetée de vêtements un peu pour plein de choses dont tu parles dans ton article. D’un côté j’en ai franchement marre d’acheter des vêtements dans les enseignes type H&M. C’est toujours la même chose, c’est pas quali du tout et ça a tendance à vite ne plus ressembler à rien en quelques lavages (au final ça fait cher pour ce que c’est et pour le temps que ça dure). Mais d’un autre côté, je n’ai absolument pas les moyens d’acheter des vêtements chez des « indépendants », des trucs made in France etc (étudiante toussa toussa). Du coup je n’achète pas. Et comme je donne tous mes vêtements à des associations quand je ne les porte plus, je commence à ne plus avoir grand chose à mettre :’) Près de chez moi il y a tout de même des petites boutiques indépendante qui vendent des fringues de marques anglaises par exemple. Ce n’est pas de la grande distribution, ni du petit artisans. C’est un entre deux avec des prix entre deux et ça va pour l’instant. Mais c’est vrai que j’aimerai acheter des produits de qualité avec des matières chouettes qui respectent aussi l’environnement. Je préfère acheter moins mais acheter mieux, mais pour l’instant j’ai pas les moyens de grand chose haha :’)

  28. Je me dis « tiens, un nouvel article chez Coline, je vais lire ça le temps que mon ordinateur se lance, ça me laisse 5mn avant de me mettre au travail » tu parles, tu m’as pris 1/2 heure hihihi !!
    Plus sérieusement, cet article est vraiment top, et je pense que tu peux mettre un +1 à ton objectif, car tu m’as eue !
    J’étais, comme beaucoup, au courant de tout ça mais sans vouloir le voir vraiment, sans trop m’en préoccuper. Mais là, de se faire « ouvrir les yeux » de façon si évidentes, je ne peux plus faire semblant et je crois qu’il est tant que je me lance dans les achats vestimentaires respectueux !
    Ca fait un moment que j’ai passé le cap au niveau alimentaire, que la viande a définitivement été supprimée de mon assiette, et il est peut-être temps de passer à l’étape suivante.
    Ma conscience et notre planète le demandent !!

    Merci Coline pour cet article vraiment au top, que je m’empresse d’envoyer à ma mère et mes soeurs qui seront ravies de le lire ;)

  29. Super article, merci !

    Si comme beaucoup j’ai cédé et je cède encore aux sirènes du mass market, j’ai aussi été formatée très jeune par ma famille : ma mère est fille, petite fille et arrière petite fille de tailleurs / couturiers. J’ai donc été élevée dans l’idée qu’un tissu de qualité et de belles finitions étaient indispensables, et enfant, j’ai toujours vu ma mère tâter les tissus et regarder les coutures avant d’acheter. Evidemment, la qualité des tissus se dégrade de plus en plus, même quand on achète un coton chez une marque éthique et non mass market, on voit la différence malheureusement (j’ai comme étalon cette blouse héritée de ma mère, achetée dans les années 70 et comme neuve aujourd’hui malgré port et lavages intensifs : surréaliste !). Du coup, j’ai gardé ce formatage en grande partie, ça m’a toujours empêchée de payer des centaines d’euros pour du polyester ou pour du coton que je n’avais pas manipulé. D’ailleurs, j’achète désormais beaucoup chez Ekyog (dans le sens que la plupart de mes nouveaux vêtements viennent de chez eux, je n’achète pas beaucoup de manière générale) et je fais quasi systématiquement le pas d’aller voir et essayer en boutique avant de me décider. Je touche du bois mais jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue (mais n’ai jamais testé leur lin sur lequel j’avais lu des avis mitigés).
    Mais bref, voilà, je n’ai jamais été sensible à cet argument du « trop cher » quand on préfère acheter un truc pas cher mais dont on est à peu près sûr qu’il ne survivra pas à la saison… D’un autre côté la démocratisation de la mode incite à changer de vêtements régulièrement :/

    Sinon je m’interroge sur quelque chose que tu as écrit : « par dessus le marché ces modèles ayant souvent des défauts et sont donc invendables par la suite. »
    Est-ce que cela signifie qu’il vaut mieux acheter directement chez une marque plutôt que chez un revendeur ?

  30. Vaste débat !!!!
    Pour ma part je préfère acheter Français & acheter moins que par ex une de mes collègues qui achètent chinois mais en quantité hallucinante.
    Au bureau ça donne un défilé de mode quotidien pour sa part, moi non..

    Maintenant il est aussi vraiment difficile d’acheter français en magasin..
    Par ex je préfère aller dans une petite boutique près de chez moi que d’acheter sur internet.
    Mais en province (reculée) il est un peu plus difiicile peut être que sur Paris ou d’autres grandes villes françaises.

    Par contre je me pose une questions certaines blogueuses/youtubeuse..Beaucoup de vêtements qu’elles reçoivent sont gratuites en contrepartie à elles de faire la pub sur cet article.
    Honnêtement acheteraient elles les pulls / pantalons / jupes / robes / tops qu’elles proposent si elles achetaient les articles ?

  31. Je partage et ton avis, et cet article qui est juste trop bien écris (juste un petit « S » qui manque lol « nous ne savon ».

  32. Coline, merci! Merci! Merci! Merci!

    Merci pour toutes ces prises de conscience… Je voulais m’acheter 2 sweat chez Bizbee du coup je viens d’en acheter 1 artisan à la place.
    Depuis cette année je suis rentrée dans une démarche « Go green ». Tout d’abord en réduisant mes déchets, puis en réduisant l’achat de bouffe industrielle (type pate toute faite, sauce tomate faite, etc.) et en essayant d’acheter moins mais mieux. Et tout ça c’est un peu grace à toi, tes vidéos et les solutions que tu nous apportes.

    On va dire que tu me guide un peu sur ce chemin. Et là alors que j’allais craquer tu fais un rappel coïncidence? je ne crois pas.

    Perso les pull à 65€ je ne les trouve pas cher… Par exemple j’ai vu un sweat Claudie Pierlot en outlet à 70€…
    Tout est une question de point de vue comme tu l’explique, tu peux faire le choix d’acheter 1 pull à 60$ ou 3 pour la même somme.
    Par contre, salariée d’une boite privée que je suis, je ne m’étais pas rendue compte des charges qui incombait aux entrepreneurs français. Merci pour la découverte de Loom, aussi cher que du Gap mais qui a l’air d’être plus quali.
    Des tee-shirt à 20€ soit le même prix que chez Jules, mais surtout des choses simples. Par exemple la semaine dernière mon mec cherchait un sweat à mettre aussi de ses chemises sans motifs #quêtedelimpossible

    Continue Coline, continue.

    Et surtout merci.

    P.S: sorry pour ce commentaire sans queue ni tête.

  33. Bonjour Coline et merci pour cet article (et votre position!)
    je suis une créatrice de bijoux qui démarre et je peux vous garantir que ce n’est pas facile de fixer les prix de ses créations en tenant compte du réaliste (prix des fournitures, du temps passer à créer le bijou), du raisonnable (ne pas sous-évaluer son travail mais ne pas le sur-évaluer non plus! appliquer des prix justes pour vendre) et du vital (quelle marge vais-je en tirer en guise de salaire?!)
    et puis il est question d’une certaine démarche aussi: la proximité, la consommation oui mais pas de masse assourdissante et peu éthique…

    merci encore Coline!
    Mélanie.
    neuköLln atelier

  34. Je suis tellement d’accord avec toi! Je suis dans une optique acheter moins pour acheter mieux. Et c’est fou les pulsions débiles que je dois réprimer tout au long de la journée pour ne pas craquer. En même temps je suis blogueuse mode, des sapes j’en vois toute la journée. Mais déjà, je trouve cela gratifiant de prendre le controle sur son budget et d’acheter des pièces en réfléchissant bien et en étant fière de les porter.

  35. Merci Coline pour cette article. J’aime quand tu écris autant !! J’adore même.
    Je l’ai lu avec attention et je suis parfaitement en phase avec toi.
    PS : je viens d’acheter As You Like avec ta FACE dessus et dedans :) Merciiii

  36. Merci pour ce bel article ! Étant ancienne vendeuse je suis passé par un tas d’enseignes aussi bien de la chaîne qu’on retrouve dans n’importe quelle ville, de la chaîne un peu plus « huppée » au petit commerçants multimarques éthique. Et bien j’ai pu me faire mon propre avis. J’ai de tout dans mon dressing et je l’assume. Parfois on m dis que je suis folle pour certaine pièces et d’autres me disent que je devrais acheter moins mais mieux. Mais la recette c’est plutôt « est ce que j’en ai envie ?  » est ce que j’en ai besoin ?  » est ce que sa me fait plaisir ou c’est juste compulsif  » #syndromedeOADM (obligation d’acheter dans un magasin).
    Parce que parfois le plaisir de réfléchir sur une pièce dont on a envie peut parfois nous faire changer d’avis et surtout patienter. En effet je peux avoir craqué sur un manteau, un jour où je fais les magasins et que ce jour la j’ai mis ma veste en jean et que franchement je caille les miches ! Et avoir envie d’acheter ce manteau. Et bien maintenant je réfléchis. Ce manteau a 69.99euros il est chouette mais est ce que je devrais pas attendre un mois de plus et pouvoir m’en payer un à 140euros qui me fera un hiver de plus ?
    Et en même temps il est pour moi impossible d’acheter des débardeurs tout simple (jen met tout les jours de lannee ôui j’suis frileuse) a plus de 10euros parce que j’en ai un de chaque couleur dans mon armoire. Bah oui le calcul est vite fait. 4,99×10 se fait 50euros. 40euro dans le joli débardeur noir simple made in France × 10 sa fait 400 euros. 400 euros c’est un sac en cuir made in france ou autre chose (freedom achète ce que tu veux avec 400euros oui même des pistaches c’est bon les pistaches et sa existe made in France hahaha).
    Bref tout çà pour dire que tu as raison sortons un peu de la culpabilité. Il faut faire vivre tout le monde mais tout le monde ne te fera pas vivre.
    Consommer en son ame et conscience avant tout. La mode est un art pas un vice arrêtons de le considérer comme tel.
    Le vice intervient par notre action.

    Bises à toi. Continue tout est super

  37. Franchement chapeau pour cet article très intéressant !!! Tout est dit avec des mots justes!

    Bonne journée.

  38. Excellent article !! Bravo pour cette mise au clair pertinente toute en retenue pour ne faire culpabiliser personne. Merci de pointer du doigt les Maje, Sandro et autres qui se foutent de notre gueule !
    Toutes ces théories s’appliquent selon moi à tout tape de consommation : meubles (bonjour Ikéa!), bouffe, etc. Une très belle journée !

  39. Waouh quel article! Vraiment génial et très intéressant. Effectivement je pensais aussi que les petits créateurs se faisaient plus se marge c’est bien que tu l’aies expliqué. Je te rejoins sur les marques qui abusent il y aussi Zadig qui apparemment n’est vraiment pas de la bonne qualité ils devraient avoir honte.

    Laura

  40. On est ce que l’on consomme, ce que l’on mange, ce que l’on lit

    <3 <3 <3 sur toi !

    Marre qu'on me dise que je dois "avoir les moyens" et que "c'est surement facile pour toi" d'acheter ce sweat Ekyog à 85€ (Collection en cours, il est tellement beau, tellement doux, tellement génial) ou ces produits de beauté et nourriture bio.. Ou alors "ouais c'est ça, tu fais encore ton écolo!" pfff" !

    Je fais avec les moyens qui sont les miens, mais surtout je les prends mes moyens, et je fais des choix. De moins en moins de Zara ou d'HetM, voire presque plus. Mais quand cela arrive, je culpabilise pas pendant 107 ans.

    Bref je te <3

  41. C’est vrai… mais la soumission à l’éphémère (la mode) impose de consommer rapidement aussi et en masse. Le made in France et « petit producteur artisant mignon gentil » n’a pas sa place dans l’immédiat mais sur le long terme (la qualité et longévité de ses vêtements surement…). Tant que la « mode » existera et qu’aucune marque ne s’en affranchira, il ne faudra pas s’étonner que les petits galèrent au profit de la masse plus séduisante, plus rapide et moins chère à qui on peut dire OSEF la qualité, de toutes façons dans 6 mois ce teeshirt est démodé ;).

    Big up à ceux qui tiennent le coup, mais le concept même de « mode » est tellement ancré dans la consommation qu’il n’y aura aucune place pour les petits sur le long terme… il va falloir faire des compromis !

    Enfin, moi je me souviens que mon papi n’a jamais été très riche et vraiment un peu pauvre… j’ai hérité de lui des vêtements…moches…mais qui ont 50 ans et qui ne bougent toujours pas. A l’époque son pull lui tenait chaud; aujourd’hui son pull fait de moi un hipster heureux (je suis la mode)… sauf le jour où la mode du hipster (déjà un peu terminé quand même) sera enterrée ;)…après je n’irais pas comme lui, acheter un pull trop cher qui me durera longtemps, j’irais chez H&M comme nous tous par peur que la boutique FR du coin de ma rue et son pull à 150 balles (min pour un mec) ne me dure que trop peu de temps… et que la mode affichée ne soit terminée trop tôt.

    C’est tout pour moi :)

    Jean

  42. yes, Coline, je suis bien d’accord avec toi !
    Chez moi, cette réflexion n’est pas encore totalement appliquée pour les fringues, mais pour les bijoux, si !
    j’ai eu le déclic avec mon amie Salomé Charly ( http://www.salomecharly.com/ ) que tu connais bien ! j’en avais trop marre d’acheter des bijoux qui ne tenaient pas la route . Maintenant, je me paye un bijoux chez elle tous les 6 mois environ, et je n’en achète plus ailleurs. Et les compliments que je reçois quand je les porte me conforte dans ce choix !
    Bravo à toi et a ton soutien pour ces marques .

  43. Bonjour Coline

    Merci pour cette information mais il faut comprendre que vous les bloggeuses vous nous présenter tous les deux jours des nouveaux produits Extraordinaire vous suicidez l envie de toujours avoir plus en sachant que la plus part de de vos s abonner sont des jeunes filles qui n ont pas les moyen de consommer .*
    Je crois que vous êtes complètement déconnecter de la réalité .je crois personnellement qu’ il y a plus important dans la vie que de choper le dernier mascara ou la dernière crème alors bien sur vous faite votre job mais n oublier jamais qu’ a force de nous donner des informations commencer vous les bloggeuses de nous vendre du vent .
    Sur c est quelle ligne je te souhaite Coline bonne continuation
    Cordialement
    Nadia-rose

  44. Mille mercis Coline de cet article,

    j’ai voulu l’écrire une paire de fois et je me suis un peu découragée. J’ajouterai aussi que choisir de soutenir la mode éthique, c’est aussi un moyen de soutenir un monde qui nous semble plus juste. Dit comme ça, c’est un peu cucu-la-pral, je sais. Mais tant qu’à se casser le c$¨ à bosser, je préfère me dire que tout ça sert à soutenir le travail de quelqu’un qui fait ça bien plutôt que de contribuer à l’exploitation d’enfants dans des usines de textile. Tant qu’à faire…

    Je sais pas si tu connais mais il y a un test absolument terrifiant à faire et qui m’a vraiment beaucoup marquée. Il permet de savoir quel est l’impact de notre consommation et combien d’esclaves travaillent pour nous permettre cette consommation. A première vue, on se dit « ouais bof, merci mais je suis vraiment pas une grande consommatrice » et le résultat laisse sans voix… ( http://slaveryfootprint.org/)

    Bonne journée à toi et Go Green !

  45. Article Tip-Top qui aidera les personnes qui n’avaient pas forcément conscience de toutes ces choses.
    Pour ma part, je savais que ce qui est « made in france » ou fabriquer par des petits créateurs est plus cher car fabriqué en série limitée et j’aimerais pouvoir de temps en temps me faire ce plaisir d’une part dans le but de consommer mieux mais aussi pour le côté « pièce exclusive ».
    C’est pourquoi je ne commente jamais en disant « c’est trop cher » même si ce n’est pas l’envie qui manque parfois.
    Mais dans mon cas ça serait le « c’est trop cher » de la grosse frustrée de la vie car je bosse pour un salaire pas dégueu mais c’est pas non plus la folie hein mais comme je vis seule (« je suis seuuuuuuule au mooooooonde » Corneille sort de ce corps), rien qu’en payant le loyer, les factures, la mutuelle, le crédit voiture, l’assurance voiture, l’essence, les impôts, et bien évidemment les courses, autant dire qu’à la fin du mois je serais capable de dire que même un pull H&M/Zara et compagnie à 30€ ça reste trop cher :p
    Après la question que je me pose c’est « si on gagnait vraiment mieux notre vie est-ce qu’on achèterait plus de « made in France »,… ou est-ce qu’on claquerait 2 fois plus dans les centres commerciaux ? » Allez-y vous avez 4h ;)
    Par contre là où tu es « énervante », c’est que tu nous montres toujours des choses CANONS (sérieux tu ne pourrais pas de temps en temps nous proposer des vêtements style le gilet serpillère du Père Noël est une ordure ça changerait :p ) mais on ne peut pas se permettre de les acheter donc on est PAS CONTENTE PAS CONTENTE parce qu’on ne peut pas faire « tout pareil que Coline » ;)

  46. Super article, très intéressant, très complet et qui fait réfléchir : vais-je encore acheter 60 débardeurs cet été à 5€ pour n’en mettre qu’un au final, ou est-ce que je vais plutôt m’offrir LA pièce super sympa mais un peu plus cher ???

  47. Merci Coline pour cet article. Je m’intéresse au problème, j’y suis sensible et je suis assez d’accord avec toi. Cependant, chaque fois, une question me hante « et si on arrête d’acheter ce qui est fabriqué au Bangladesh pour presque rien, comment feront-ils sans ces quelques centimes par jour qui leur permettent de survivre? » , je me dis qu’il faut renverser la situation et retourner vers une autre sorte d’économie, plus locale moins mondiale. C’est la seule solution je pense, mais le chemin me paraît looong et chaotique jusque là. Qu’en penses-tu?

    1. Oui c’est exactement ce que je dis à la fin du post… Boycotter ne me semble pas la solution idéale ! Je pense que chaque personne insatisfaite d’un produit ou d’une marque devrait le dire, le dire à la marque, le dire, pourquoi pas, sur les réseaux sociaux…bref, ouvrir sa gu*ule ! On a trop tendance à oublier qu’au fond, le pouvoir, c’est nous qui l’avons, nous les consommateurs. Sans consommateurs les marques ne sont rien et je suis sûre qu’à force, elles finiront par entendre les remarques et les demandes qu’on peut leur faire. La mondialisation ne reviendra pas en arrière (enfin j’ai du mal à l’imaginer, tout du moins ^^) mais bon, au final en soit ce n’est pas si terrible qu’un tee-shirt vienne de Chine… Ce qui est terrible par contre c’est la vie des gens qui ont travaillé dessus, l’injustice et l’inégalité et pour ça il faut réussir à s’engager un mimnimum, signer des pétitions et, encore une fois, faire part de son mécontentement autant que possible :)

      1. Je suis tout à fait d’accord avec toi sur l’engagement ;-) tant que faire se peut, faisons comme toi et utilisons nos blogs pour mobiliser. J’essaie régulièrement de faire passer quelques messages, à travers des photos sur la grande plateforme publicitaire qu’est Instagram, sans grand succès j’dois dire!… le hashtag #zara est bien plus recherché que le hashtag #solidaire :-(

      2. Bonjour!
        Super article, je suis contente en effet que tu aies mentionné le bout de la chaîne d’approvisionnement des grandes enseignes! Je travaille dans des usines de confection au Cambodge, et c’est tout de même grâce à elles que les conditions de travail s’améliorent et que l’économie des pays se transforme. Alors ca donne un drôle de résultat sur place où un t shirt mango acheté en magasin peut coûter 50$ parce qu’il a été re importé, et devient un produit de luxe! Résultat on consomme beaucoup moins, on se fait faire des vêtements, on rachète aux gens qui partent, on a un comportement beaucoup plus éthique!
        Je suis tout à fait d’accord avec le fait de consommer de manière plus responsable tout simplement, et que la diabolisation des grands groupes qui réduisent leurs marges au max n’est pas vraiment fondée. En revanche comme tu le mentionnes, il est important de réfléchir à deux fois avant de dépenser dans les enseignes type iro/smcp/bash…

        Merci en tout cas pour l’exposé très juste!

      3. Cela dit, la Chine commence à changer sa manière de faire, car elle comprend peu à peu qu’elle ne pourra plus vendre à l’Occident de la même manière. Les choses bougent, les salaires augmentent, tout n’est plus systématiquement produit de manière irresponsable. Et ça, c’est un peu grâce à nous, consommateurs !

  48. Plutôt intéressant comme article :) Et effectivement le documentaire The True cost est à voir ainsi que toutes les vidéos qui circulent sur ce sujet; il me semble que c’est important que l’on soit conscient de ce genre de problèmes peut importe l’âge ou la situation.

  49. Merci Coline pour cet article très bien écrit et très complet sur le sujet !! C’est amusant au début je ressentais une certaine vexation/culpabilité car oui j’achète de part mes moyens des marques pas forcément correctes mais j’essaie de changer cela petit à petit et j’ai aimé ta manière de dédramatiser cela dans l’article. Par exemple j’étais super contente dernièrement d’avoir acheté des boucles d’oreilles de production éthique, avec le sentiment d’avoir contribué à « quelque chose ».
    Après ce qui me met hors de mois ce sont les marques dites « de luxe » qui font payer de la merde a des prix exorbitants, et tu l’as très bien expliqué aussi.
    Globalement que le fond du problème n’est pas spécifique a la mode je crois, il suffit de se pencher ne serait ce que sur l’industrie alimentaire pour s’en rendre compte.
    Cela serait super le même article sur les cosmétiques et le makeup, je pense que cela nous apprendrait plein de choses également ! A bientôt et au plaisir de te lire Coline :)

    1. Ah ah ! ^^ Je pense que c’est un sentiment normal ^^C’est pour ça que j’ai biiiiien précisé qu’il n’y a pas de jugements et que chacun fait de son mieux et surtout COMME IL VEUT ^^ Quant à l’industrie alimentaire… Mon dieu… J’ai limite envie de dire « ne m’en parle pas » tellement ça me met hors de moi ! –‘

  50. Bonjour Coline, je suis une lectrice de l’ombre qui passe souvent sur ton blog, regarde tes vidéos, sans laisser de traces :)
    Aujourd’hui, j’ai lu cet article et je souhaite te laisser un message : je suis d’accord avec toi, mais j’ai aussi des remarques et questions auxquelles je n’ai pas de réponse…. je crois aussi que la conso « mass market » vient du fait que la mode change souvent et devient un objet de convoitise (moi j’y suis peu sensible, mais j’aime le changement) et donc, on (= le « monde ») a envie de changer de « pièce », etc… Je m’achète parfois de jolies pièces, il m’arrive de trouver du made in France, mais ça devient difficile, même si je suis à 100% OK avec ce que tu dis. J’achète aussi du mass market…. mais là où j’avoue avoir été très déçue (et tu en parles dans l’article) c’est quand de grandes marques « françaises » de luxe font fabriquer à moindre coût (on l’imagine) des vêtements au bout du monde, collent leur étiquette et vendent ça « une blinde » : je ne fréquente que très peu les grands magasins (type Printemps, Galeries lafayette) mais j’avoue qu’avoir vu ça sur des marques très connues (made in Bangladesh ou China), ça m’a écoeurée…
    Autre chose, je suis maman, de trois enfants : et on sait qu’ils grandissent +++ et là, j’avoue que c’est compliqué de faire sans acheter ou d’acheter français, parce qu’au rythme où ils grandissent, ils ont besoin de changement (surtout trois enfants !)…. Alors dans le fond je suis totalement OK avec ton article, je suis dans la même « mouvance » d’essayer de bien faire en cédant parfois au mass market, mais pour autant, pour les enfants, ça reste presque un luxe…. qu’en penses-tu?

    1. Je te rejoins à 2000% au sujet des enfants ! À moins d’avoir un budget de foufou ou de passer des heures et des heures sur Ebay c’est franchement compliqué de les habiller éthique. Pour moi ça ne s’applique pas aux enfants et c’est même plutôt une perte d’argent qu’autre chose vu la vitesse à laquelle ils grandissent ! Si on ajoute à ça qu’ils ne sont parfois pas hyper soigneux (une paire de pompes chez ma fille…Allez, 3 mois si j’ai du bol –‘) donc au bout d’un moment…On ne peut pas être sur tous les fronts ^^

      1. Merci pour ta réponse (mon comm est finalement passé ) : si je te dis que j’ai deux garçons qui ont découvert le foot en se jetant à terre à chaque ballon (quand ils jouent à la récré) et qu’un jean me fait à peine un mois? bon, maintenant, ça s’est calmé ! Mais ils grandissent +++ et quant à ma fille, elle est aussi assez peu soigneuse, hélas, elle est pourtant très « fille », mais prend peu soin de ses chaussures ou vêtements :(
        quand elle est né, j’ai fait des petites folies, une robe Kenzo, des t-shirts, etc… mais c’était en magasin d’usine en période de soldes, sinon, jamais je n’aurai pu…
        Enfin bref…
        A bientôt

      2. Maman de deux p’tits loups, je ne peux qu’approuver.
        Cela fait plusieurs mois que je suis engagée dans une démarche qui se veut « minimaliste », ou du moins plus minimaliste, et je bute beaucoup sur la question des enfants. Ils croulent (en tout cas les miens) sous les fringues, les jouets, les livres, les dvd… achetés par la famille et les amis. J’ai beau essayer de sensibiliser tout le monde sans heurter sur le fait que ça n’est, à mon sens, pas « bon » d’avoir autant, qu’ils n’en profitent même pas, que cette surabondance était plus génératrice de stress qu’autre chose (il y a de sérieuses études là-dessus), que c’était un peu contraire à mes valeurs… Je n’arrive à aucun résultat. J’ai fini par lâcher l’affaire, choisissant de privilégier la paix familiale.
        Tout ce HS pour dire que je suis d’accord avec toi sur le fait que :
        – les enfants, c’est un sujet compliqué
        – parfois il faut savoir mettre de l’eau dans son vin

    2. C’est drôle car moi c’est l’inverse qui se produit chez nous, j’ai commencer le mademoiselle in France avec ma fille car on trouve des créatrices qui font de jolies choses main et pas trop cher vu que ce sont des petites pièces, jupettes pour 25€, etc… je prend volontairement toujours une taille au dessus et elle les mets 2 ou en saisons et je me tourne beaucoup vers l’occasion, de plus en plus de site fleurissent….

  51. Simplement un énorme MERCI pour cet article.
    J’ai participé au concours avec EKYOG car je suis cliente depuis de nombreuses années et quand j’ai lu les commentaires qu’il y avait sous la publication j’étais énervée..
    Moi même commerçante et mettant en avant la création française et responsable j’entends « c’est trop cher » si souvent …
    Bref surtout continue comme ça !!

  52. Bravo pour cet article !!
    Je te trouve trés juste, tu complexifie une situation sans passer dans le jugement, et c’est tellement agréable à lire ce genre d’engagement :) !
    Merci en tout cas et ça fait du bien de lire ce genre de choses, ensuite on fait tous comme on le peu… Mais déjà d’en prendre conscience permet de faire un premier pas vers quelque chose de plus beau =)

  53. Je trouve ton article très intéressant et fort bien structuré. En théorie, je suis d’accord à 100% avec ta réflexion, et mes envies de fringues se veulent le plus éthique-qualité possible. Je suis prête à acheter moins et plus cher si je peux acheter mieux et plus humain. Mais les limites de taille sont à mon sens un véritable problème à soulever. En tout cas je vais me renseigner au sujet de certaines marques que tu as citées et que je ne connais pas. Merci pour cet article!

      1. Je ne sais pas si c’est ce dont voulait parler Cécile, mais la plupart des marques « éthiques » se limitent aux tailles standard (question de coût de production, probablement). Du coup, quand tu veux t’habiller en bonne qualité/éthique mais que tu as le malheur de faire plus que du 44, ben… c’est encore plus compliqué (et encore plus cher, quand tu arrives à trouver quelque chose). C’est notamment le problème que m’a posé ta collection capsule : très peu de tailles disponibles, et plutôt côté « petit »…

        1. Ah oui, ok ! Alors ça c’est encore un autre problème… LES TAILLES ! –‘ Je crois que les types font des études de marché ou des statistiques pour définir les rations (genre 1×36 / 2X38 / 2×40 / 1×42 pour une même pièce) et qu’ils se basent sur leurs ventes passées… Sauf que, ah ah, si les mecs ne vendent jamais plus grand que du 42 ben forcément, ils n’ont pas de retour sur d’éventuelles ventes de tailles 44 ! en gros j’ai l’impression que c’est un peu le serpent qui se mord la queue… Et si on ajoute à ça les marques qui «  » »prônent » la minceur (je ne sais pas pourquoi mais je pense direct à The Kooples qui taille, mais, MINUSCULE !) et refusent de dépasser le 40 parce que c’est pas « fashion » (et une paire de claques, c’est fashion ? 😡 )… Ben on n’est pas sorti de l’auberge :(

          1. C’est effectivement comme cela que ça fonctionne pour les tailles. Mais personnellement, j’ai sorti mes premiers produits jusqu’à la taille 44 et n’en ai pas vendu un seul par rapport aux autres tailles qui rentraient plus dans la moyenne… Quand on fabrique en petites quantités, on préfère donc s’en tenir aux tailles qui vont partir rapidement afin d’éviter de se retrouver avec du stock sur les bras.

        2. exact! Impossible d’acheter quelque chose dans ta collection capsule car pas ma taille : j’ai d’ailleurs écrit à Ekyog à ce sujet. Chez eux, je me contente des capes /poncho ou des gilets oversize sinon, je ne rentre pas dedans!

      2. Et bien certaines marques ne montent tout simplement pas très haut dans les marques. J’avais très envie de m’acheter ta jolie robe longue chez Ekyog, mais taille 1 ou 2 … Ben je ne rentre pas mon 110E dedans! Et j’ai ce problème avec beaucoup de marques (et comme je ne souhaite pas m’habiller chez Kiabi pour des tas de raisons qui me sont propres, et bien ça limite). Je me doute que les petits créateurs, avec toutes les difficultés financières que tu as évoquées dans ton article quant à la production de leurs vêtements, ne peuvent ni produire en masse ni proposer des vêtements allant du 34 au 58, mais moi je ne me demande pas s’il faut être riche pour s’habiller, car je pense que parfois c’est une question de choix de consommation. Je me demande surtout s’il faut être mince!

      3. Je pense que Cécile veut parler du fait qu’un grand nombre de marques ne dépasse pas une certaine taille (à savoir, le 44). C’est sûrement aussi le cas pour les très petites tailles mais j’étais plutôt confrontée au problème inverse il y a quelques années.

        Si on se recentre sur le sujet des petits créateurs, pour toutes les raisons que tu as évoquées, il est difficile pour des petites marques qui se lancent de proposer un très large choix de tailles, et c’est tout à fait compréhensible. Toujours est-il que ça reste une véritable frustration, quelle que soit la marque, de devoir faire une croix sur un vêtement (ou carrément un magasin) parce qu’on sait qu’on n’entre dans rien… du tout.

        J’ai quand même l’impression que ça s’arrange un peu, qu’on trouve de plus en plus « facilement » des vêtements grande taille mode, joli et abordable. Peut-être que je me trompe.

        Sinon, merci pour cet article, d’une incroyable justesse. Je ne désespère pas d’adopter un mode de consommation plus éthique ! Pour le moment, c’est un peu compliqué, mais c’est déjà beau d’avoir conscience de tout ça… MERCI donc !

    1. Oui typiquement il est compliqué d’acheter Ethique et made in France quand on taille du 44 (et que niveau proportions, acheter un vêtement sans essayage équivaut à marcher sur un fil les yeux bandés) et qu’on vit en province sachant que les ville importante se situe a 1h/1h30 de route…
      J’ai commencé avec les enfants et je me tourne de plus en plus vers le homemade… ça ne revient pas moins cher, les belles matières on un prix mais le travail effectué donne une autre valeur au vêtement qui en devient bien moins « jetable »

  54. Bonjour Coline,
    Artice très intéressant…qui nous confronte à la « valeur perçue » des choses en particulier des vêtements…j’ai tendance à dire souvent moi aussi c’est trop cher pour ce que c’est mais finalement j’accumule des choses pas chères que je donne régulièrement chez Emmaus et je garde finalement souvent les vêtements que j’ai payés plus chers….donc plus ça va plus je me dis que « less is more »…pour éviter de payer très cher je fréquente beaucoup les « solderies » où je trouve du Ralph Lauren, et autres jolies marques moins chères,…
    Quant à ZARA, HetM et confrères, j’ai une robe ZARA qui a 20 ans toujours actuelle…aujourd’hui plus difficile j’ai du mal déja à rentrer dans le L (depuis 20 ans j’ai pris malheureusement quelques kilos) et la qualité…Bof.
    Donc c’est vrai que parfois 100 Euros pour une pièce c’est parfois cher mais quelques pieces à 20 euros qu’on jette à la poubelle après 2 lavages…bof….

  55. Bonjour Coline,
    je ne commente jamais même si je lis avec plaisir tes articles depuis longtemps :)
    Aujourd’hui cet article me touche particulièrement parce que j’essaie, tant bien que mal, de vivre de mes créations. Et c’est très difficile.
    Ton article explique bien pourquoi nous, créateur•trices made in France nous vendons plus cher que les grandes enseignes, et vraiment, MERCI d’avoir pris le temps de l’écrire. (En plus il est très bien documenté, bravo pour le boulot de recherche en amont !)
    En tant que créatrice, j’ai énormément de mal à fixer mes prix, j’ai toujours l’impression que je vends trop cher : des nuits blanches à m’arracher les cheveux pour arriver à calculer le « juste » prix (j’ai toujours pas trouvé d’ailleurs…)
    Ton article est aussi douloureux à lire, parce qu’il me rappelle aussi combien le chemin est long pour arriver à l’équilibre créer-vendre-gagner assez en retour pour créer à nouveau. Clairement, je n’en suis pas (encore) là.
    Bonne journée :)

  56. Salut Coline, j’ai pris le temps de lire cet article, car le sujet m’interpelle depuis quelques temps.

    J’ai toujours aimé faire du shopping, et mon budget ne me permettant pas de faire des folies, j’ai beaucoup fréquenté les brocantes, les dépôts ventes, et les sites comme vinted, des pages Facebook de vide dressing ces derniers temps… (aussi bien pour vendre que pour acheter). Mais j’avoue que je craque encore souvent pour quelques pièces chez H&M ou chez Etam, Mango…

    J’aime aussi beaucoup American Vintage, et je profite souvent des soldes et des outlets pour acheter des vêtements chez eux. Pourtant, même si c’est une marque française, je ne crois pas que ce soit produit dans de très bonnes conditions… Et je pense qu’ils abusent un peu sur les prix ! Même si les matières sont souvent top, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous.

    Voilà, tout ça pour dire qu’en théorie, je rejoins ton avis, mais qu’en pratique, c’est pas toujours ça ! Je lorgne depuis un moment sur Ekyog, mais je n’ai encore rien acheté, le prix est rédhibitoire pour moi, en tant qu’étudiante ;)

    P.S. : j’ai remarqué une petite faute au début  » parussions » –> « parutions »

    Merci encore pour cet article très bien documenté :)

    1. Je ne parie pas grand chose non plus sur les « bonnes conditions » :/ American Vintage pour moi c’est un peu comme Sandro et compagnie. Et niveau quali c’est hyper aléatoire :( (sinon on en parle de mon épouvantable faute ?! Non mais il faut VRAIMENT que je me repose ! « parussions »…. Sérieusement… 😂)

  57. WahWahOuuuuu !! Merci pour cet article vraiment vraiment bien travaillé !!! Si rare aujourd’hui ! Ca aussi ça pourrait être un bon sujet à développer :P
    Bref, tu as tout bien expliqué et évidemment c’est très clair. Chacun chacune pourra donc faire sa conclusion et voir midi à sa porte comme on dit. Mais bon la conclusion semble évidente.
    On pourrait penser aussi/alors/donc : ah allalalala vive la France et ses milliers de taxes… Boycottons certaines marques… Quelles sont les crédules qui achètent encore cette marque sans dec’…
    Bref, merci pour cette belle et juste mise au point.
    Et oui ENSEMBLE nous pouvons changer les choses.
    Vives les réseaux sociaux qui pourraient être tellement plus utiles que le simple rôle qu’on leur donne aujourd’hui… ;)

  58. Je ne commente pas souvent, mais là oui, j’ai vraiment trop envie de dire : merci Coline !!!

    Je suis couturière. Je fais énormément de retouches bien sûr, mais j’aime aussi quand il s’agit de confectionner des vêtements, ça c’est chouette, c’est intéressant, c’est gratifiant, c’est du défi.
    Mais ça m’arrive régulièrement de voir arriver quelqu’un qui souhaite ci, ça, machin, truc, bidule, et « combien vous demanderiez du coup ?… Ah… Quand même »…
    … Et salut, plus de nouvelles.
    Ou alors : « finalement j’ai trouvé à peu près la robe que je voulais chez Pimkie pour 3 balles 50″…

    Du coup, il m’arrive parfois de faire des vêtements et de les laisser partir pour moins cher que ce que j’espérais, juste pour me dire que qq’un va porter une de mes créations. Ca rend à moitié contente et ça fait à moitié mal au coeur aussi.
    Des fois j’ai envie de crier aux gens « c’est pas TROP CHER bordel, c’est juste que je viens de te faire une pièce unique avec mes deux mains *et tout mon amour* ; et toi quand tu travailles tu es payé non ? Bah voilà » !!!

    Bon en revanche, histoire de ne pas juste me plaindre, le plus de mon métier, c’est que je me fais des trucs pour moi quand j’ai le temps, et ça, c’est l’éclate.

  59. Merci pour cet article qui éclaire bien sur les techniques de commercialisation, qui ne sont malheureusement pas connues de tout le monde…! Mais en même temps, je trouve que tu ne peux pas en vouloir aux gens de ne pas être renseignés sur le sujet, car comme tu l’as dit, il y a très peu de transparence là-dessus.

    Le contenu de l’article reste toutefois tip top, merci pour ça Coline ;)
    En revanche, si je peux me permettre, il y a pas mal de fautes d’orthographe dans ton article, ça m’a un peu dérangé dans la lecture …

    1. « je trouve que tu ne peux pas en vouloir aux gens de ne pas être renseignés sur le sujet »….Là je trouve ça un peu abusé…
      Je ne travaille pas dans la mode, c’est un milieu qui m’est totalement étranger.
      Mais il faut quand même avoir un minimum de bon sens quand on voit une robe travaillée vendue 30€…. qu’elle a été fabriquée à l’autre bout du monde, que quelqu’un a passé du temps dessus, avec un tissu lui même fabriqué par un fournisseur, qu’il y a eu des charges de location d’immeuble/usine pour les fabricants, des intermédiaires, du transport pour traverser le monde, le prix de location des magasins sur toutes les avenues du monde, le salaire du styliste qui a pensé cette robe, les vendeurs…et surtout, la marge que va se mettre un actionnaire dans la popoche…on peut quand même se douter que oui, il doit y avoir un truc pour qu’au final, cette robe coute 30€!
      Je ne travaille pas dans la mode, mais c’est universel, sur ma fiche de paie, j’ai des charges patronales exorbitantes qui sont payées, j’ai des normes de sécurité imposées sur mon lieu de travail, qui doivent être respectées (et c’est tant mieux) pour que chacun soit en bonne santé en travaillent, mais que ça coute, que ma société a des taxes à payer sur tout, même sur le PQ…. alors que ce soit pour une robe ou n’importe quel objet fabriqué en Chine et fabriqué en France, oui, la différence sera exorbitante….
      Après, on peut proposer aux salariés français d’être payés 1€/heure, pour concurrencer….c’est effectivement une idée…. on peut commencer à l’appliquer aux personnes qui pensent toujours que tout ce qui est fait en France ‘est trop cher’…que ce soit les voitures, les fringues, les sacs, les peintures, les aliments, l’electroménager….
      Là où je rejoins Coline, c’est qu’il y aura toujours des gens qui peuvent se le payer, d’autres non… c’est un problème de moyen, mais de prix du produit. C’est une question de choix aussi, certains préfèrent un iPhone 6 made in china que des beaux habits éthiques.
      La vraie arnaque reste, comme le soulignait Coline, des marques (je pense très fort à Jacadi) qui vend hors de prix des choses made in China…. je trouve que c’est le comble de l’hypocrisie.

    2. Ah mais comme dit moi je m’en fiche des choix des gens, je n’en veux à personne tu sais ^^ Je suis juste peinée de voir à quel point on peut se faire manipuler par la fast-fashion et à quel point on a pu perdre la valeur des choses :( Pour les fautes, roh flûte, c’est pas faute de m’être relue 800 fois… >_< Désolée, je vais lancer une 801ème relecture ;)

  60. Merci beaucoup pour cet article Coline ! Il est super complet et j’espère qu’il ouvrira les yeux à un grand nombre de personne. Moi même je suis créatrice de bijoux (donc créé à la main et en France) j’ai fais le choix d’utiliser des perles naturelles et de très belles perles mais aussi celui de mettre des prix accessibles (et alignés sur les magasins tels que Zara et tous les autres). Même si je ne m’y retrouve pas forcément toujours. (Je fais aussi du tissage mural en laine qui n’est pas forcément pour le moment reconnu en France.) Pourtant je me sens obligée de me baser sur ces prix là car les gens n’achètent pas forcément sinon… Je fais beaucoup de marchés artisanaux et souvent on a le droit aux mêmes remarques « c’est trop cher » alors que non ça pourrait l’être encore plus. Les gens oublient (ou ignorent je ne sais pas) que derrière ce travail il y a des personnes qui réfléchissent sur les modèles, investissent pour le matériel, prennent du temps à concevoir le produit, sans compter tout le travail de communication et tout ça qu’il y a derrière. Et qui sont loin d’être payer à l’heure comme ceux qui sont salariés. D’où le fait que en temps qu’artisan moi meme je préfère acheter à des collègues quitte à payer plus cher. Je m’écarte sûrement un peu de sujet de base mais voilà je trouve que le fait main n’est pas assez reconnu à sa juste valeur et c’est bien dommage…
    Encore merci pour ton article qui permet de rétablir les bases et de mieux comprendre cette société de consommation et ses dérivés par rapport au textile.
    Je ne sais pas si tu lira ce commentaire mais je connais une jeune créatrice très talentueuse et assez avant gardiste par rapport aux choses que l’ont trouve ici en France. Je suis presque sûre que ce qu’elle fait te plairait beaucoup ! Je te met son lien ici si ça t’intéresse : https://m.facebook.com/nomadein.creations/

  61. Vraiment super article. En plus, je pense que la fast-fashion a tendance à détruire notre capacité à prendre de bonnes décisions en achetant des fringues. Si je pense à Zara ou Mango, je ne vais pas pouvoir juger de la qualité d’un article ni du tombé qu’il a sur moi, la majorité du temps ce sera nul, de toute façon: fils qui dépassent, coutures baclées, tissus vraiment pas terribles. Même si de temps en temps, comme tu le notes, il y a des articles de qualité qui tiennent des années. Mais c’est un peu au pif. J’ai aussi remarqué autre chose, particulièrement chez H&M et Uniqlo: je peux essayer deux T-shirts identiques sauf pour la couleur, de la même taille, et ils m’iront totalement différemment.

    Du coup, j’ai beaucoup plus tendance à penser qu’un T-shirt à 9,99€ chez H&M, c’est de l’arnaque, quand on pense au prix de la production, et à ce qu’on reçoit pour le prix: quelque chose, souvent, sur lequel on se rabat parce qu’on a besoin d’un T-shirt dans l’immédiat, et qui aura une sale gueule au bout de trois mois, ou six avec un peu de chance. Alors qu’en achetant par exemple du Petit Bateau ou du Agnès B, j’aurai un T-shirt, qui va correctement, qui tient la route, enfin un T-shirt quoi, sur lequel je pourrai compter pour qu’il se ressemble, et ressemble à un T-shirt, pendant quelques années. D’ailleurs, pour moi la question ne se pose même pas, puisque j’achète tout d’occase, c’est-à-dire qu’au prix du H&M j’ai du Comptoir des Cotonniers ou du Ekyog. Enfin, on apprend assez vite, quand on achète d’occase, dans quelles marques ça vaut la peine d’investir. Je sais que je paierais aisément 35€ pour un top Comptoir des Cotonniers « occasion très bon état », mais payer 5€ ou 3€ pour de la fast-fashion, c’est jeter de l’argent par la fenêtre.

    Il faut savoir aussi que pour les gens qui font la majorité du boulot (c’est bien de le voir relever), c’est pas juste qu’ils sont très mal payés, ni même que leurs conditions de travail sont mauvaises, même si c’est effectivement le cas. Souvent, les usines se situent dans des zones économiques totalement libéralisées, sur lesquelles l’essor économique de la Corée, par exemple, a reposé, et où les ouvriers, souvent des femmes car elles sont une main d’œuvre très exploitable – et on peut les payer moins – ont zéro recours contre quoique ce soit. Les employeurs peuvent faire ce qu’ils veulent. Donc au-delà des heures de travail débiles et du pas de pause pipi, c’est aussi très, très difficile de se sortir de cette situation. Quand on pense à ce prix-là des vêtements fast-fashion (et certaines marques tendance aussi), en fait ils reviennent vachement cher.

  62. Super Article enfin un blog où les choses sont mise au point et de façon clair sur le prix des chose :)
    Pareil j’ai du mal a mettre 10 euros dans une pièce mais en même temps quand je le fais en général ça les vaux largement! Ma mère m’avait habitué plus jeune à renouveler ma garde robe très très souvent en achetant beaucoup et pas cher. Je mes suis retrouvé avec des placard rempli de vêtements / chaussures / accessoires que je ne portais pas. Lorsque j’ai déménager j’ai jeter / donner une bonne partie de mes affaire et depuis j’essaie d’acheter moins ais mieux. Ce qui me chagrine par contre ces toute ces marques qui vendent cher pour une qualité nullissime. Combien de fois j’ai commandé sur des sites qui regroupe aussi des petit créateurs et une fois l’article reçu je regarde la compo et la je vois polyester 100% mais WTF!! je trouve dommage qu’il n’y est pas plus de marque qui fasse l’effort d’une consommation éthique et de qualité autant pour nous que pour les créateurs / travailleurs, je me fous que mon pull vienne du Bangladesh ou de je ne sais où mais j’aimerais que la personne en bout de chaîne est un salaire décent et ne manipule pas de produit dangereux pour a santé!

    Du coup, est ce que tu pourrais nous partager des bonne adresses /sites que tu connais pour consommé éthique ?

    1. Il y a des tonnes de super marques, respectueuses ! Mais malheureusement on n’en parle que trop peu et, comme dit, petite marque dit peu voire pas de budget pour la com’. Je note dans un coin l’idée de faire une belle récap’ de mes favorites :)

  63. ah je suis bien d’accord avec toi. Mais comme dans les entreprises, le patron ne voit que le chiffre en bas de la feuille excel, plus il est élevé mieux c’est, peu importe si les employés bossent ou galèrent plus, le consommateur ne voit que le prix sur l’étiquette. Et comme dans la société de consommation actuelle, c’est le « fast fashion » qui l’emporte, on est pas pret de changer le systeme….
    Ca fonctionne exactement pareil au niveau de l’alimentation, on dit que le bio c’est cher, mais a coté de ca on ressort d’auchan avec un caddie de 200€ blindé de graisses trans et de sucres:)
    je plaide coupable car j’achète aussi chez H&M, surtout pour les enfants, mais deja j’essaie de me raisonner énormément au niveau des achats de fringues… fini les commandes de folie de 300€ chez zalando un apres midi d’ennui qui me mettaient dans le rouge… j’ai fait une folie récemment, j’avais trouvé un super tshirt chez Urban outfitters à NY l’an dernier, et il est tellement bien que je voulais en commander plusieurs.. malheureusement dispo qu’aux USA. bref, l’import de la marchandise a fait un peu mal, mais je me retrouve avec 3 tshirts, qui je sais ne bougeront pas pendant un certain temps!
    bonne journée à toi!

    1. La comparaison avec la bouffe est excellente ! C’est tout à fait ça ! Je suis d’accord avec toi mais par contre je pense que ça peut changer (et si on est un peu extrême: il le FAUT) petit à petit. Même les marques de fast fashion commencent à intégrer + de « green » si je puis dire, à leurs produits et leur image. H&M avec Conscious, Mango et je ne sais plus quelle certif’ qui ne change pas la face du monde, certes, mais qui assure un « minimum syndical » quant à tout le côté respect humain etc.

  64. Alors comme ça tu portes des culottes trouées… ?! 😂 Je suis complètement d’accord avec toi sur le sujet… Je me suis d’ailleurs jamais dit pour les créateurs dont tu nous parles que leurs produits étaient trop chers juste que je n’avais pour le moment pas les moyens de me le payer et puis que de toute façon ce n’était pas grave parce que des pulls j’en ai. (Ok à ce moment là imagine moi arrêter d’écrire et courir après mon chien parti dehors avec un rouleau de papier toilette dans la gueule 😅) Bref je suis pas une frustrée les gens vivent bien comme ils le veulent, avec leur valeurs. C’est juste très mauvais d’envier, alors cool !
    Sur ce bonne journée j’ai un chiot à surveiller ! 😘

  65. Super cet article!
    Je pense qu’au fond chacun de nous sait qu’il y a des différences entre un petit créateur et une grande enseigne, mais c’est bien d’avoir mis des chiffres concrets sur ces différences pour que chacun en prenne réellement conscience.
    Il ne faudrait donc pas dire « c’est trop cher » mais plutôt « je n’ai pas les moyens de me l’acheter ». Car je suis totalement d’accord avec toi, les articles de petits créateurs éthiques, qui ne font que peu de marges, ce n’est pas cher. Pourtant parfois je louche sur de magnifiques bijoux faits mains mais je ne peux pas forcement tous me les offrir! Mais quand tu te fais de temps en temps un petit plaisir en achetant une belle piéce qui va durer dans le temps et que ça fait 6mois que tu l’as repéré, he ben c’est la danse de la joie! (et en plus je trouve une certaine satisfaction d’avoir contribué à aider un petit créateur!)
    Et je préfère 100fois ce sentiment, plutôt que d’aller acheter un collier à 5 balles chez H&M que sur le coup tu vas trouver sympa mais qu’au bout de 2 jours le truc à changer de couleur ou perdre toutes ces perles…
    Achetons moins, mais mieux…
    Continue comme ça, tes articles sont toujours trés intéressant!
    bisous

  66. merci Coline pour cet article bien construit et très enrichissant! moi ce que je trouve difficile c’est de « faire le tri » entre de vraies marques éthiques où le prix est justifié, et des marques comme tu as cité telles que Sandro, ba&sh etc qui ont juste des prix chers sans aucune justification… est ce que tu juges cela uniquement grâce aux informations fournies sur les étiquettes des vêtements / matériaux utilisés?

    je me suis toujours posé pas mal de questions par rapport à Sandro en particulier, à une époque j’achetais beaucoup chez eux et puis petit à petit je me suis rendu compte que la qualité ne suivait pas forcément… mais je trouve ça hyper dur de tracer un vêtement, dans le fond on a aucun moyen de connaître les conditions de productions de telle ou telle marque..

    bref, merci encore une fois pour cet article et une belle journée à toi!

    tiphaine

  67. Je vais certainement dire comme beaucoup ici mais, super article ! Ayant un Bac ES et du coup, étudier cela, je confirme tout ce que tu as pu dire, citer et même si certains produits ont un prix élevé, leur fabrication et leur production restent respectueuse aussi bien de l’environnement que de l’être humain, éthiquement parlant ! ;) ! J’adhère <3

  68. Ca fait un peu peur d’investir beaucoup d’argent dans une pièce qui va peut-être s’abîmer très vite (alors que certains articles meilleurs marchés sont increvables).

    Du coup ça serait top si tu faisais des retour sur expériences de ce que tu achètes (par ex. un « haul six mois plus tard » ou tu juges de l’évolution des pièces que tu as achetées et portées !)

    :)

    1. Han mais c’est une bonne idée ça ! Plutôt qu’un haul un petit « j’ai détesté pour vous » de la fringue pourrait être intéressant :)

  69. Je te dis tout simplement MERCI, Coline! L’article est très agréable à lire et on apprend pleins de choses très importantes. On se rend plus compte des coûts des petites entreprises et vraiment, merci! Je fais partie des gens qui essaient de faire attention à ce qu’ils achètent, mais qui craquent parfois aussi dans les grandes enseignes.
    Je suis particulièrement fan de la phrase partagée par une de tes lectrices  » Je n’ai pas les moyens d’acheter bon marché ». C’est tellement vrai, tellement fort, tellement…. tout! Je vais la ressortir celle-ci, j’en suis sûre!
    Ce qui est particulièrement agréable, quand on achète chez les petits créateurs, c’est qu’il y a peu de chances qu’on croise quelqu’un avec le même habit. Parce que je trouve tellement nul de se retrouver à une soirée, avec six nanas qui portent le même t-shirt que toi! Alors vive les petites entreprises, et vive les petits créateurs!

  70. Coline, je te KIFF ! Voilà, il fallait que je le dise depuis le temps ;P !

    Plus sérieusement, à travers tes articles j’apprends et je découvre beaucoup de choses. Je pense que tu as joué un grand rôle dans ma prise de conscience de pas mal de choses concernant les cosmétiques et les vêtements/les accessoires/la mode en général. Tes articles sur des sujets « green »/éthiques/nature friendly et tout ça me font prendre plus conscience (même si j’en suis pour la plupart du temps déjà un minimum consciente), m’apprennent encore plus de choses sur ces sujets et m’ouvrent encore plus les yeux.
    Je pense que c’est grâce à toi entre autre que je suis passée du côté green avec les produits de beauté/maquillage (tu m’aies d’une grande aide pour découvrir des produits et des marques bio/cruelty-free etc.;) ) et que j’essaie d’avoir une démarche beaucoup plus éco-friendly pour tout dans la vie de tous les jours.

    Revenant sur cet article particulièrement, étant encore étudiante (mais plus pour longtemps youpiii) concernant les vêtements, je me tourne effectivement plus sur des marques mass-market, lorgnant sur la boutique Ekyog entre autre et me disant que plus tard, quand j’aurais un vrai salaire et une vie plus stable je pourrais me faire plaisir tout en respectant plus la nature. Pour le moment je me console en me disant que de toute façon je ne suis pas une grosse consommatrice fashion et que prenant soin de mes affaires en règle générale, j’arrive à garder mes vêtements, venant de grandes chaines, un bon bout de temps.

    Je suis désolée, j’ai vraiment l’impression que je me répète dans ce commentaire et que je suis un peu fouillie mais j’ai du mal à bien écrire et à trouver mes mots. En tout cas voilà, je tenais à te dire merci de me faire rire avec tes textes ou tes vidéos mais surtout merci pour tous ses articles informatifs/bio/écofriendly etc.

    Te lire est également une bouffée d’air, n’ayant pas grand monde à qui parler de toutes ces démarches éco-friendly/cosméto bio/cruelty-free etc. (même si sur internet je me rends compte que beaucoup de gens essaient de se tourner vers une meilleure façon de consommer en général, autour de moi je ne le ressens pas vraiment et même si j’essaie de ne pas juger, entendre une amie me dire qu’elle n’en a vraiment rien à cirer des tests sur les animaux concernant les cosmétos m’attriste réellement, entre pas mal d’autres choses…).

    Enfin bon, je vais m’arrêter là ;) !

    Mais juste merci !

  71. Super article, merci !
    Perso ce que j’aimerais savoir pour aller vraiment au fond des choses, c’est le tissu pour toutes ces marques éthiques, il vient d’où ? la matière première est-elle vraiment fabriquée dans de bonnes conditions et sans polluer ?
    Parce que finalement ça revient quasi au même, le tshirt peut être made in France, réalisé par une petite marque bien sous tous rapports, mais vu que toutes les matières premières ne le sont pas… bah du coup c’est complètement biaisé !

    1. Ah ça ça dépend :) Si tu prends Ekyog, par exemple, ils ont des tas de certifications ou je ne sais comment on appelle ça qui attestent de « l’éthique/propreté » de leurs matières… Pour le reste quand on achète du Made in France on n’achète pas du bio… On achète un savoir faire, on achète local, on soutient des conditions de travail respectueuses etc. C’est très différent :)

  72. Merci et bravo pour ce résumé de ce qui est dans ma tête !!
    Je suis une fan inconditionnelle d’Ekyog et je trouve toujours moyen de m’offrir une petite pièce sympa au moment des soldes (car oui, « c’est chhheeeer » ! et étant toute jeune chef d’entreprise d’une marque de mode éthique pour les cavalières, je ne roule pas sur l’or !!). Je trouve injuste que cette marque soit régulièrement critiquée pour ses prix alors que d’autres, que tu cites dans ton article (et celles que tu ne cites pas mais que j’exècre littéralement !), pratiquent des prix absolument exorbitants et pas du tout justifiés !
    remettons les choses dans leur contexte, c’est un peu comme pour les tomates quoi ! oui les tomates bio sont plus chères, mais oui, quand on les mange, on a l’impression de vraiment manger une tomate et en plus, on ne s’intoxique pas…
    Comme tu le dis, chacun fait en fonction de ses moyens. Mais « les autres », arrêtez de nous faire passer pour des illuminées, nous qui essayons juste de ne pas nous voiler la face et qui avons un intime espoir qu’en agissant sur notre consommation, on pourra faire changer les choses… pas la peine de nous dire « quoi ??? 120€ le gilet chez Ekyog ??? à ce prix là, j’en ai 3 chez zara »… ouais. Certes. Mais globalement, quand je m’habille, je ne mets qu’un gilet sur moi, pas besoin d’en avoir 3, j’aurais trop chaud.
    Et puis le mien, l’année prochaine, il sera encore mettable, aussi bien d’un point de vue qualité que d’un point de vue style. Parce que ton bombers à fleur façon tapisserie de chez zara, je suis pas sûre qu’il soit très longtemps tendance…
    voilà mon avis !
    merci et merci de nous laisser nous exprimer aussi !!!

  73. J’aimerais bien penser comme ça, mais je n’y arrive pas. Je fais partie des frustrées consommatrices !
    Je voudrais m’acheter des « affaires » (que ce soit vêtements, meubles, bijoux etc) en général de qualité, mais je voudrais m’en acheter plein… et je n’en ai pas les moyens.

    Alors je préfères avoir 3 maillots de bain à 20€ qu’un seul banana Moon. Le cheminement psychologique est trop compliqué, m’acheter un truc cher en début de mois et ne plus pouvoir faire les magasins le reste du mois avec mes copines car je ne pourrais rien me prendre ne me convient pas.

    Je reste persuadée que pour avoir ce raisonnement (auquel j’adhère tout à fait), il faut (très très) bien gagner sa vie. (-> et pouvoir revendre ses vêtements à la vitesse de la lumière grâce à son lectorat ! sur ce point je suis tellement jalouse.)

    Mais cela dit, chacun fait comme il veut, a le droit de dépenser ce qu’il veut et de profiter ce de ce qu’il a durement acquis. (ou pas d’ailleurs)
    Tu es la seule blogueuse que je suis, je n’ai pas tes moyens, mais ça ne m’empêche pas de te trouver cool, modeste et super classe :)

    1. Bonjour Caroline
      Je pense que c’est plus une question de choix que de moyens. Je connais pas mal de personnes qui s’habillent en grande partie éthique sans être riches.
      Leurs secrets :
      * souvent elles achètent des vêtements de seconde main, ce qui permet de recycler des vêtements et aussi de faire de bonnes affaires
      * elles achètent seulement ce dont elles ont besoin. Est-ce qu’on a vraiment besoin de 3 maillots de bain? après tout on ne peut en porter qu’un seul à la fois
      * elles privilégient la qualité et prennent soin de leurs vêtements pour les garder longtemps
      Pas besoin d’être riche pour suivre ces conseils et ça peut te faire faire des économies.
      Sur le moment acheter des vêtements c’est gratifiant mais une fois que tu les as dans ton armoire, ça ne suffit pas à faire ton bonheur. Le jour où tu comprends ça, ça élimine pas mal de frustrations.

      1. Gros +1 à Apolliner.

        Je suis actuellement au chomage (rémunéré, mais chomage) et je préfère acheter moins mais mieux, je n’ai pas les moyens de m’acheter 3 tshirt à 10e par mois.

        « Less is more »

      2. je suis comme Caroline, et acheter de seconde main , c’est pas facile dans une petite ville, pas d’Emmaus ici, et Apolliner, tu dis acheter que ce dont on a besoin, c’est bien dans l’idéal mais plutot tristounet, déjà c’est pas facile de voir les vitrines quand on n’a pas les moyens!!

    2. Je me permets une petite intrusion, je n’ai pas de « lectorat » et je revends mes vêtements :-) Il suffit d’un peu de patience. Mais Ebay et Leboncoin sont top pour ça.
      Et ça me permet de m’acheter de jolies pièces ( souvent d’occas ) et de les revendre . Je « perds » un peu d’argent mais je vois ça comme une location en fait…

  74. Salut Coline,

    J’ai bien lu ton article jusqu’au bout. Et je pense qu’il est utile. C’est indéniable, pour la bonne connaissance du marché.
    Mais avec tout le respect que j’ai, je dois avouer que j’ai parfois eu l’impression en tant que lectrice d’être un peu prise pour, disons, une « naïve ». Je vais essayer d’expliquer pourquoi ;)

    Certes, il y a des personnes , qui comme tu le dis, ne comprennent pas les pourquoi du comment des différences de prix entre un pull zara et un pull Zadig. Et je suis comme toi : je suivais ces marques depuis leur début (bien souvent juste en regardant la vitrine), et depuis maintenant trois ans, j’ai totalement arrêté d’acheter chez eux ( ça ne m’arrivait pas souvent), car c’est juste du foutage de gueule, clairement. Les prix, comparés à la qualité du produit, c’est juste abusé. Les prix de ces marques, qui sont devenues de plus en plus en vogue ces dernières années se sont en bien envolés, et on a vraiment l’impression pour le coup d’être prises pour des connes. Faudrait toujours être « tendance », on n’entend plus que ce mot « tendance ».

    Une marque qui me déçoit beaucoup par exemple c’est Des Petits Hauts. Il y a 8 ans en arrière, tu pouvais acheter un débardeur pour 35 euros dans une belle matière. Aujourd’hui, certes la marque a énormément évoluée, la D.A est beaucoup plus appréciable et agréable, mais les prix ? Mon dieu, c’est devenu inadmissible. Le prix des pulls, des blouses…Tout a augmenté de façon fulgurante. J’en ai parlé aux vendeuses plusieurs fois, dans des boutiques différentes, et je connais bien la marque car j’ai bossé il y a quelques années pour elle, et je leur ai franchement dit ce que j’en pensais : et pour justifier tout cela, elles te disent toutes la même réponse : que les matières ont changé, qu’elles sont plus nobles, que la D.A a changé, etc… Oui mais voilà, pour mon anniversaire, je me suis autorisée à acheter cette année un pull chez eux avec l’argent que j’avais récolté. Quelle déception! Bouloches, bouloches, bouloches… 200 euros, et … fabriqué en Chine. Quelle déception. En cela, je te rejoins donc complètement.

    Ce qui me frustre moi, ce sont ces petites marques, comme des Petits Hauts, sur lesquelles tu flaches, dès qu’elles débutent, qui font plaisir parce qu’elles se situent niveau rapport qualité/prix dans un milieu raisonnable, tu peux te permettre un petit plaisir de temps en temps, et puis, dès que ça décolle, alors là, bonjour l’augmentation des prix. En tant que cliente fidèle, c’est vraiment décevant.
    Quand on gagne sa vie « normalement », et qu’on bosse durement (j’insiste) pour un salaire juste raisonnable, c’est sympa de pouvoir trouver des marques qui se situent entre deux. Genre entre Zara et Comptoir des Cotonniers par exemple. Puis voilà qu’un jour elles finissent par rejoindre le clan des Sandro, Maje, Iro, Bash…C’est comme un peu Sessun, qui a également pas mal augmenté ses prix comparé à ses débuts. Et là, ben, tu déchantes…parce que de nouveau, tu n’as plus les moyens de te permettre ton petit plaisir habituel chez cette marque. Alors où acheter ?

    Là où j’ai plus de mal avec ce que tu écris, et pourtant je sais ce que tu veux exprimer, c’est lorsque que tu dis qu’il vaut mieux acheter un pull français à 150 euros chez une petite marque française, fabriqué en France, plutôt qu’un pull à 150 euros chez disons Des Petits Hauts, fabriqué en Chine, pour revenir à mon exemple et erreur.
    Oui je suis d’accord avec toi, il faut faire un effort pour acheter français, oui chacun fait ce qu’il veut. Je te suis absolument là dessus.
    Mais je suis désolée, mon conjoint et moi avons travaillé dans la fringue, et même si on continue à m’expliquer pourquoi tel prix sur un sweat fabriqué en France chez une marque française, je ne peux pas m’empêcher de penser que les prix sont abusés. Ou du moins, que les petites marques qui veulent émerger, vendent cash trop cher.
    J’adore fouiner et découvrir des marques nouvelles, made in France, mais la plupart du temps, je reste bouche bée devant les prix qu’elles proposent. Et ce n’est pas tout le monde qui peut se le permettre. Je pense que nous sommes nombreuses à vouloir soutenir les petits ateliers ou petites marques françaises qui débutent, mais le problème est souvent le même : soit c’est bien souvent très cher, dès le départ (parce qu’aujourd’hui on se dit que c’est ainsi qu’il faut penser dans le business : il faut proposer des produits chers car plus c’est cher, plus les clientes vont penser que c’est tendance, cool, de bonne qualité, et elles vont acheter), soit ça démarre doucement, et avec le succès les prix s’envolent. D’où la frustration je pense. En tout cas, la mienne se trouve là, et c’est plus de la déception que de la frustration en plus je pense.

    Et pour en revenir au début de mon post, là où en tant que lectrice je me sens un peu jugée, c’est lorsque tu parles des possibles frustrations des tes lectrices. Oui certes, certaines n’y comprennent rien et il était bon d’expliquer tout ce que tu as développé, mais attention, à ne pas « vexer » tes lectrices. On peut se sentir frustrée sans que cela soit une tare, injustifié, ou dû à une « jalousie ». C’est en cela que je disais qu’on pouvait se sentir être prises pour des « naïves ». Je pense que beaucoup d’entre nous comprennent le processus du marché, etc…mais que malheureusement, nous n’avons pas toujours ou toutes les moyens d’acheter français, de se diriger vers des petites marques françaises. Car certaines abusent. Comme je le disais plus haut. Je pense qu’il faut trouver un juste milieu, et il est difficile, quand une marque se lance, de savoir si les prix sont REELLEMENT mérités, ou bien si c’est juste du foutage de gueule, pour faire du fric, et juste pour faire « tendance quoi « .
    Pour ma part, justement, en tant que cliente parfois « frustrée », je pense que nous n’avons pas perdu la valeur des choses. Nous pouvons être consciente et au courant de tout ce que tu écris, et avoir le droit de ressentir un peu de frustration. Parce qu’on a aussi le droit de ne pas vouloir s’habiller chez Zara ou H&M et en même temps ne pas pouvoir se permettre d’acheter ailleurs, des produits qui nous ferait pour le coup, vraiment, réellement, envie, sur lesquels on a vraiment un coup de coeur. Du moins quand on a un salaire normal, ou qu’on est au chômage. Alors c’est peut-être plus simple pour celles qui sont aisées, et encore, je pense (et j’y crois) qu’il y existent des personnes avec du fric qui ont encore la valeur des choses, et qui ne vont pas forcément aller direct chez les grandes marques pour s’habiller, parce qu’elles comprennent la valeur des choses. Ce qui n’empêchent pas, comme tu le dis, de pouvoir se faire un petit plaisir de temps en temps.
    Des phrases comme  » N’oubliez pas que en ce qui me concerne, le fait que vous achetiez tous vos vêtements chez H&M ou qu’ils soient tous fabriqués en France/bio/ou que sais-je n’a aucun impact sur ma vie.  » ou « d’éviter des débats stériles et de la frustration inutile. » peuvent être vexantes pour tes lectrices.
    Car comme je le disais plus haut, nous avons le droit d’être frustrées, et ce n’est pas toujours un mauvais mot. Quand tu bosses dur et que tu n’arrives toujours pas à te faire plaisir car il y a d’autres priorités, je ne trouve pas cela malsain, de se sentir UN PEU frustrée, de temps en temps.
    Bref, c’est un peu long, mais tout cela pour dire qu’on peut être au courant de ce que tu nous expliques, le comprendre, mais que les sentiments restent libres à chacune ;)
    Et je trouve au contraire, que le débat peut être intéressant. Il n’y a qu’à voir les commentaires :)
    Bonne continuation Coline!

    1. Les sentiments restent libres à chacun, tu as entièrement raison :) C’est pourquoi je me permets de dire que, de mon point de vue, que « mon sentiment à moi » c’est que rien ne sert d’être frustré pour une fringue. Je trouve que la frustration est un sentiment hyper négatif mais bien entendu nous sommes tous un peu ou beaucoup frustrés, à un moment ou un autre. C’est tout simplement…humain ^^ Je ne pense pas (ou tout du moins j’espère très fort ^^) que qui que ce soit soit vexé par mes propos. Ce n’est que la réalité et la vérité, je n’ai pas à juger les choix de mes lectrices et leurs choix n’ont pas d’impact sur ma vie comme les leurs n’en ont pas sur la mienne :) Après je ne suis pas à l’abris d’éventuelles projections ou interprétations douteuses mais c’est le risque ^^

      Pour le reste je comprends ton sentiment… J’ai aussi vu le prix de certaines marques littéralement exploser (genre les prix de IRO c’est du délire pur et dur ! C’est quasi 2 fois + cher que du Maje alors qu’à une époque les tarifs étaient très similaires !)
      Des marques (made in France, bio, éthique ou pas) qui gonflent leurs prix, pour se donner une image « quali » ou de « prestige » il y en a et il y en aura toujours et c’est pour ça que je dis que la qualité est hyper subjective et, qu’au final, nous les consommateurs sommes perdus et ne savons plus à quoi nous en tenir… D’où l’intérêt, de mon point de vue, de demander plus de transparence aux marques et de leur dire si on a acheté un article pourri chez eux. De se faire entendre, en gros :)

      1. Merci d’avoir répondu, je trouve le débat intéressant ;)
        Et une fois encore, je suis totalement d’accord avec toi sur le fait qu’il devrait y avoir un peu plus de transparence. Et comme tu le dis aussi, alors là, je n’hésite plus à leur dit non plus que leurs prix sont nettement gonflés ou abusés. La « frustration » dont nous parlions en fait, je le comprends peut-être maintenant, vient de là. Plus que du reste. C’est leur besoin de nous prendre pour des pigeons, qui certainement nous met un peu en colère. Et comme le débat le prouve ici, nous ne sommes pas dupes du tout. Merci de prendre aussi l’exemple de IRO! Non mais allô quoi ;)
        La marque qui me fait quand même le plus rire c’est Zadig. Perso, je me suis offert une fois à Londres lors de grosses soldes plusieurs pièces…laisse tomber la qualité du pull, qui même lavé délicatement à la main, a tant rétrécit que je n’ai pu le mettre qu’une fois!
        Enfin bref, je ne vais pas repartir dans un long discours.
        Je pense que ton article était très intéressant et nécessaire pour qui ne connaît pas le processus.
        Belle continuation Coline :)

      2. se faire entendre … excellente idée ! et si on lancait un hashtag #vetementpourri (ou autre) associé au nom des marques en question? Sur instagram avec une photo du fautif je me permets d’espérer que ça pourrait faire le buzz et peut-être faire un peu bouger les choses?? Tu te lances? Chiche? :)

  75. D’accord sur toute la ligne ! Le seul petit bémol que je vois c’est le paradoxe entre ce que tu dis et ton métier. Tu vends une façon de consommer différente en achetant moins (et tu as bien raison), mais bien souvent tu alimentes l’envie d’acheter plus par le contenu de ton blog et de tes réseaux sociaux. Maintenant bien sûr on est grands et c’est à nous de nous raisonner et une façon de le faire et justement de moins regarder les blogs mode et beauté afin de se reconnecter à la réalité de nos vies. Je pense que nous devons consommer ces médias différemment, pas de façon quotidienne comme quelqu’un à qui on s’attache mais plutôt comme endroit où on va trouver des bons plans ou bonnes idées quand on a besoin de quelque chose. Or votre fonctionnement (et le système actuel) force l’addiction quotidienne. Voilà ! Sinon je te souhaite une très belle continuation et tu restes une des seules que je suis régulièrement.

    1. Ah mais tu as entièrement raison ! Je viens de le donner à l’instant en réponse à un commentaire mais j’avais écris un post à ce sujet il y a quelques années ( si jamais -> http://www.etpourquoipascoline.fr/2014/03/impact-les-sapes/). Est-ce que les choses ont évoluées depuis 2 ans ? Sûrement un peu oui, même si par rapport à une « consommatrice lambda » j’ai sûrement 10 fois plus de nouveautés par mois. Comme je le disais à Lucie juste avant je fais de mon mieux pour essayer de faire cohabiter tout ça et essayer d’évoluer et de m’améliorer :)

      1. Merci pour ta réponse ! J’avais en effet déjà lu cet article et je me rends bien compte de la dualité dans laquelle tu dois te trouver. de mon point de vu ce n’est pas tant ton impact écologique que je trouve compliqué, premièrement parce que ça te regarde ! Je ne vais pas commenter ce que je ne sais pas. Apparement tu as trouvé des subterfuges pour outre passer ce point et tant mieux pour toi ;-). C’est plus le côté « créer des envies chez le lecteur » et comme tu dis si bien le côté « pousse au crime », et la ca ne concerne plus seulement toi. Mais je crois pas qu’il y ait de vraie solution… Comme je te disais cest à nous lecteurs de nous responsabiliser et de suivre ou non certains blogs susceptibles de faire naître en nous des envies qui n’auraient jamais été là si on n’avait pas vu telle ou telle vidéo. Bref je fais pas beaucoup avancer le schmilblick :-) juste je m’interroge sur le fait d’avoir un métier qui correspond difficilement à ses convictions.

  76. Le « problème » c’est la surconsommation…
    Moi des fois, j’me dis que tu dois quand même avoir le c** entre 2 chaises, quand je vois toutes ces nouveautés que tu nous présentes, j’me dis mais mon dieu elle achète des trucs tous les jours ?! Et pourtant quand tu parles d’essayer de moins ou mieux consommer, ça ne sonne pas faux. Je crois qu’on est tous dans le même cas, l’envie de dépenser de façon plus étique et en même temps, le chemin est semé d’embuches. Déjà, j’achète peu, j’essaye d’être raisonnable parce qu’avoir 20 jeans ça ne m »intéresse pas. Mais mon gros soucis, c’est de savoir quelle marque acheter pour avoir de la qualité ! Je veux bien y mettre le prix mais en échange, j’aimerais pouvoir garder des années le vêtement sans que les coutures ressortent toute tordues ou que le coton se troue… Et quand on ne se trouve pas dans les grandes villes et que l’on ne commande pas de fringues sur internet, ben pas facile de trouver des marques françaises (et pas que) chouettes…

    Il était vraiment intéressant cet article !

    Belle journée !

    1. Le cul entre deux chaises, c’est le moins qu’on puisse dire, ahah ! ^^ J’avais d’ailleurs écris un article à ce sujet il y a 2 ans… (http://www.etpourquoipascoline.fr/2014/03/impact-les-sapes/) et c’est toujours plutôt d’actualité. À la différence qu’aujourd’hui j’achète réellement très peu. J’ai toujours mon partenariat avec Monshowroom et Brand Bazar et à côté on m’envoie des trucs, régulièrement… En toute franchise, beaucoup, beaucoup trop et je n’ai pas encore réussi à résoudre le « problème » mis à part en donnant, donnant, et donnant encore à qui le veux bien. J’essaie d’éviter les virées H&M/Zara et compagnie où on repart avec 1000 trucs et je trie, je trie, tout le temps… Honnêtement ce n’est pas DU TOUT idéal de mon point de vue mais j’essaie de faire de mon mieux pour faire cohabiter mes «  » »convictions » » », mon boulot, mes envies et tout ce bordel. Un peu comme tout le monde, finalement ^^
      Quant à cette histoire de qualité ben oui, c’est la merde… :( Perso j’ai un peu l’impression que c’est la loterie au final ! Il faudrait que tout soit testé comme les fauteuils Ikea, ahah ! ^^

      1. Je me rappelle bien de cet article ! Je suis quand même agréablement surprise par les commentaires, je m’attendais à plus de remarque du genre « es-tu légitime pour parler de ça »…Mais si on est honnête envers soi-même, si moi aussi j’étais bloggueuse comme toi, je me verrais mal renvoyer les cadeaux que l’on m’envoie haha faut pas déconner non plus ;)
        Pour la qualité, je crois que mes meilleurs achats ont été en dépot vente car mine de rien, il y a beaucoup de pull, blazers, chemisier made in France…qui datent de quelques années certes mais la mode est un éternellement recommencement n’est-ce pas ?
        Puis tout cela soulève un autre problème, la modernisation ultra rapide de nos villes…Elles sont où les boutiques françaises du temps de nos parents ? C’est souvent avec nostalgie que ma mère( et elle n’a que 50 ans) fait du shopping et me dit « non mais c’est plus pareil… ». Les centre-ville au final sont les même de partout, envahis par les grosses enseignes… c’est dommage…

  77. (Je suis restée plantée devant mon clavier bien 5 minutes avant de savoir par quoi j’allais commencer …)
    Du coup je vais commencer par un mot tout simple : MERCI, je pense que comme pas mal de tes lectrices cela fait du bien de lire des articles de ce genre car on a toutes plus ou moins vécu la situation du « oh mais tu as acheté un manteau qui valait 350 €, mais c’est super cher… » (même si au final je l’ai payé 100…) chez EKYOG justement et que 4 ans après il est toujours aussi beau et que la copine en question a déjà acheté 4 manteaux depuis… Et forcément dans ces moments on se sent coupable [enfin c’était mon cas au début, ça l’est beaucoup moins maintenant]…
    Ca m’a fait du bien aussi pcq j’ai monté une boite de production dans l’alimentaire avec pour ligne directrice de choisir de meilleurs ingrédients, de ne pas utiliser d’additifs ni d’aides technologiques et de les formuler du mieux possible en limitant le gras et le sel…
    Le prix de vente était calculé sur une production un minimum industrialisée et donc autant dire que pendant ces 1 ans et demi nous n’avons pas gagné un copec. Le prix de vente était dans une fourchette correcte (2% plus cher que des Belin par exemple) : on nous a fait des réflexions sur le fait que c’était trop cher car produit à proximité des lieux de vente et donc moins de transport = moins cher normalement et ça a été un peu dur à digérer.
    Tout ça pour dire que finalement c’est dur de faire bouger les choses et de sensibiliser les gens à « autre chose », même avec la meilleure volonté du monde. Leur proposer une nouvelle façon de voir les choses, de consommer et de prendre soin de son corps et de l’environnement ce n’est pas si évident que ça, d’autant plus que malheureusement la plupart des réflexions et décisions se prennent par rapport à l’argent dépensé dans l’immédiat et pas dans une réflexion sur le long terme. Je pense que ce réflexe va finir par changer mais pour le moment on n’y est pas encore =/
    Bref moi aussi j’aime les bons gros pavés et je n’ai pas ton talent pour l’écriture, alors chapeau à celles qui auront lu le commentaire en entier ^^
    Tout ça pour dire que ça fait du bien de remettre les choses en perspective avec du bon contenu, documenté et que ça porte pas mal à réfléchir =) Alors encore merci pour ce bel article !

  78. Waouh ça c’est de l’article!! Le genre d’article qui je l’espère va être partagé car il mérite d’être lu!

    Cet article me touche car en temps que créatrice de bijoux mais aussi consommatrice, je suis des 2 côtés. Besoin de gagner ma vie avec la vente mes bijoux, et pas trop dépenser mais me faire plaisir…
    Le point fort de mes collections depuis le début est que je marge peu. Alors oui c’est bien, c’est attractif, je vends mais il faut que je vende beaucoup pour rentabiliser, et donc ça prend du temps, beaucoup de temps et d’investissement. Parfois je me sens même décrédibilisée en vendant à un prix « accessible » qui n’est pas toujours un prix « créateur ». Mais je pense tellement à mes clientes et j’ai peur de cette phrase « c’est trop cher ».
    Alors j’en suis à un point ou j’ai atteint la limite, où je vais devoir revoir mes marges pour les prochaines collections sinon je vais devoir tout arrêter… Et ça, ça me fait vraiment peur.
    Donc merci pour ton article qui me parle vraiment, m’éclaire et me donne un bon coup de boost pour continuer de faire ce que j’aime. Merci Coline.

    1. C’est super joli ce que tu fais! Est-ce que ce serait possible de monter les marges progressivement? Bon courage à toi, j’espère que tu y arriveras!

  79. Waw Coline..I’m so impressed !!! :D tu y as mis tout ton cœur lol je comprends ton ras le bol des  » trop cher », comme tu le dis si bien dans cet article (qui est d’ailleurs réalisé à la perfection: quoique à un moment je t’avoue j ‘ai cru que j’allais m’évanouir tant il y avait d’infos ahah) tout dépend des moyens qu’ont les gens et leurs valeurs des choses…moi qui ai travaillé pour des marques « luxe accessible » ,comme ils disent, il est vrai que niveau qualité ils abusent, ils le savent, les clients aussi… mais ils continuent à acheter dans ces boutiques car les campagnes de communication font très bien le travail! moi personnellement je suis ravie qu’il y ai de plus en plus de créateurs français qui produisent en France. même si actuellement je suis sans… BREF dans la merde lol je peux difficilement participer à la croissance de mon pays avec cette éthique mais j’espère qu’un jour je pourrais m’offrir un article de qualité et 100 %français ( d’ailleurs moi j’ ai travaillé pour une marque qui se dit être française ..MAIS qui produit en europe de l’est ou même en chine, les prix étaient assez exorbitant pour certains articles et on nous sortait un tas d’excuses ( arguments pour eux) afin de convaincre les clients que c’était un produit de qualité … alors que non! alors c ‘est vrai que payer un pull 150 balles et qui devient une serpillère au bout du 1er lavage ba..la pauvre dame tu dois lui dire que c’est normal  » c’est une matière naturelle la laine , si ça fait ça c ‘est un gage de qualité ».. grand LOL! surtout une fois où ils m’ont envoyé un communiqué de presse pour que j’informe mes clientes que les petits lapinous dont on en retirait la dite fourrure étaient très bien traité et qu’ils attendaient leurs maturité pour…faire leur travail quoi.. moi ça m’a plutôt refroidis! c’est comme si on enlevé tous les poils de tes chats!! comment on peut dire qu’ils sont bien traités alors qu’à la fin on enlève leurs poils!
    Bref super article et tu as fermé le claper de certaines personnes qui n’ont absolument pas d’ouverture d’esprit , ni assez d’informations.

  80. Bonjour Coline,
    Je travaille pour le Collectif Ethique sur l’étiquette auquel tu fais référence dans ton article. Pour information nous avons lancer hier, à quelques jours de l’Euro, notre nouvelle campagne « Anti-jeu. les sponsors laissent les travailleurs sur la touche ». Une campagne fondée sur un rapport qui met en lumière les impacts des modèles de production des 3 équipementiers sportifs Nike, Puma et Adidas sur les ouvriers qui travaillent le long des chaînes d’approvisionnement. http://www.ethique-sur-etiquette.org/antijeu
    Si tu es intéressée pour obtenir plus d’informations. N’hésite pas à me contacter !! Merci encore pour ton article.
    Emmanuelle

  81. Merci Coline! Pour ce post, pour donner à voir et découvrir quelques unes de ces marques éthiques/bio, merci d’être aussi équilibrée dans tes propos et d’éclairer régulièrement ma lanterne sur sujets que je ne prends que trop rarement le temps d’approfondir!

    Excellente journée à toi!
    Ju’

  82. Merci Coline pour ce long article.
    Oui dernièrement j’ai regardé le prix des débardeurs chez Juste et j’ai eu un peu un crise cardique. Bien sûr que je comprends le prix, mais nous n’avons plus l’habitude!
    J’ai pas mal de pièces Ekyog, la plupart achetées en soldes.
    Dernièrement je souhaitais me racheter des vêtements, et j’ai finalement choisi la Redoute qui avait des super promos … Il y a toujours une part de contradiction interne quand on sait ce qu’on aimerait choisir de consommer, et ce qu’on choisi parfois de consommer. Mais tu as raison quand tu conclues sur la bienveillance. Chacun ne révolutionnera pas le monde, il vaut mieux en parler autour de soi et que chacun fasse ses pas vers une consommation plus juste.

    J’ai commencé la « saison 2 » d’un documentaire Norvégien qui parle des conditions de vies dans les Sweatshop : http://www.aftenposten.no/webtv/#!/video/111655/ep-1-the-dispair (c’est sous-titré!)

  83. Très intéressant, facile à comprendre, et sans mauvais jugement (d’après moi).
    Après, il y a sans doute des petites marques qui se font de plus grandes marges que d’autres évidemment, et donc pratiquent des prix moins « justifiables » que d’autres, même si encore une fois, tout le monde essaie plus ou moins de gagner sa vie du mieux qu’il peut. On n’aime simplement pas être pris pour des idiots.
    Et je vais conclure avec une généralité: chacun fait ce qu’il veut avec son argent.
    Je ne trouve pas ça super de culpabiliser les blogueuses parce qu’elles achètent des vêtements plus coûteux à mesure qu’elles réussissent, c’est contre-productif. Ce serait super qu’on arrive se sentir inspiré de la « réussite » toute subjective des autres sans se sentir frustré. Et je trouverais ça hypocrite que les blogueuses s’adaptent au porte-monnaie supposé de leur lectorat, pour ne pas se le mettre à dos.
    Moi aussi je trouve dommage qu’en se professionnalisant les blogs aient un peu perdu leur côté « girls next door », mais voilà, la révolution Internet a fait que maintenant vous vivez bien de votre blog, nous on y trouve encore notre compte, alors soyons tous content !

  84. Bonjour Coline,

    Article très intéressant merci ! Blasée par mes placards trop pleins, je suis en phase « je n’ai besoin et envie de rien « ; et si je dois craquer c’est en vide-grenier , emmaus ….ou pour mon grand bonheur on trouve du made in france , vintage bien sûr , et quelle qualité !

  85. Coucou! Merci pour cet article, ça fait du bien, je suis bien d’accord: les choses ont un prix.

    Après je nuancerais juste en disant qu’on a pas tous le choix. Parce que comme tu le disais, la vie de façon générale est de plus en plus cher. Je connais des gens qui vont s’acheter un pull H et M par hiver, parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en acheter d’autres. Même si ce pull finit par boulocher, se ternir, tant pis, il est toujours porté. Ils ont pas l’air plus malheureux que ça d’ailleurs en général, ils semblent remettre les choses à leur juste place.

    Après, bien sûr, beaucoup de gens achètent sans se rendre compte, et j’en ai fait partie. La mass market s’est développé comme ça bien sûr. Aujourd’hui je pense souvent à l’expérience Dead Fleurette, mais c’est difficile, quand on a pas de sous, que le placard est vide et qu’on aime les fringues, de ne s’acheter qu’un tee shirt pour l’été. Je pense que le processus d’acheter mieux est quelque chose qui prend du temps. Déjà de savoir ce qui nous plait et nous va vraiment. D’avoir un vivier qu’on remplace et améliore au fil des années.

    Donc aujourd’hui, j’ai encore du mal à payer 90E un tee-shirt pour des raisons financières. Je vais claquer 80E chez Zara, et avoir de quoi me rhabiller un peu. Mais ma façon de me dire que je fais pas (trop) n’importe quoi, c’est me demander si je me vois porter cette pièce encore pendant deux ou trois ans (si ça se trouve ce sera une loque, mais dans le doute…). Je privilégie au maximum le coton et les basiques. J’achète plutôt en ligne aussi: ça me permet d’ouvrir mon armoire et de me demander ce que j’ai déjà, pour ne pas faire trop de doublons et pour que ça aille avec ce que j’ai déjà. Et j’apprends à me tricoter des pulls (lol, la marge de progression est infinie). En attendant d’avoir un vrai salaire et de m’acheter (aussi) des pièces vraiment éthiques. C’est pas encore génial, mais je me dis que c’est ma façon à moi de ne pas me laisser (trop) déborder.

    J’espère que tu vas pas t’essuyer trop de remarques négatives, je trouve ton article très juste, et super bien documenté, j’imagine qu’il a dû te demander du temps. Le problème c’est bien la frustration permanente que l’on peut subir quand on est une femme, à travers tout un tas de paramètres. La frustration, est-ce que ce n’est pas l’essence du marketing du mass market?

    1. Bravo Coline! Merci bcp pour cet article. Cela fait quelques années que je me pose beaucoup de questions sur les marques et sur mon rapport aux fringues. J’ai beaucoup, beaucoup consommé de de pièces Sandro, Claudie Pierlot même Carven et Zadig & Voltaire (qui là pour le coup sont encore plus chères…) et quasiment à chaque fois, la déception, ça ne tient pas dans le temps… J’ai toujours le sentiment d’être le dindon de la farce… Du coup, je suis dans une remise en question globale de mon look. J’avoue ne plus trop savoir quoi acheter, qu’est-ce qui me correspond le mieux… Un peu le vide sidéral quoi (j’exagère mais pas trop quand même). Je serai également preneuse d’adresses de créateurs responsables car je suis un peu perdue. Instagram m’aide à trouver de nouvelles marques (comme Hircus que tu connais déjà :) mais c’est vraiment pas facile. J’en profite pour parler de la marque Flolove, http://flolove.com/, qui réalise de très belles créations made in France ou de Maison Guillemette, http://www.maisonguillemette.com/fr/, qui fait de très beaux accessoires… Voilà ! A nouveau merci car c’est ce type d’article qui m’a donné envie de te suivre!

  86. Super article Coline merci!!! Hyper pédago, hyper instructif, vraiment bravo! On a régulièrement cette discussion avec mes amies et ma famille et clairement ça fait réfléchir. Moi qui ai décidé d’adopter un mode de vie beaucoup plus écolo, éthique et sain, toute cette façon de consommer rentre largement en ligne de compte et es quelque chose sur lequel je travaille beaucoup. J’essaie par exemple de m’interdir d’acheter la moindre fringue tant que je continu à laisser des vêtement à peine porter dans mon dressing. Je ne suis pas à l’abri d’un craquage, mais j’essaie de m’auto discipliner car même si ce petit haut noir est tout simplement ravissant, j’en ai 4 autres que je porte à peine et je finis par un peu culpabiliser!
    Bref merci pour ce super article, je le partage avec mes copines!
    Bises!
    http://www.sevenlivesandmore.com/

  87. Mais bordel MERCI quoi !!!
    J’ai eu EXACTEMENT la même réflexion cette semaine en faisant un petit tour dans plusieurs magasins.

    Entrer dans les chaînes de vêtements qui vendent leur jeans 25€ et sentir l’odeur chimique (pétrole) des fringues neuves -> peux plus. Les essayer et sentir sa peau gratter, rougir, démanger -> peux plus non plus.

    Après un tour dans un magasin plus respectueux de l’environnement, avec des supers matières utilisés pr les fringues, certes un peu cher, j’ai décidé d’envoyer valser la surconsommatrice que j’étais et d’investir dans de vrais et beaux produits ! En espérant que la qualité sera au rendez-vous. Et sans m’empêcher de craquer sur des fringues à 10€ si j’en ai envie. Le luxe, c’est d’avoir le choix !!!

    Bravo pr cet article qui résume entièrement le fond de ma pensée ! Ça fait du bien 👍

  88. Salut Coline, salut tout les monde,

    C’est intéressant cet article (bravo pour avoir osé le publié, parceque .. bonjour le sujet glissant !)

    Ce que j’en ressort, c’est que c’est surtout une question de QUALITE. Oui je peux acheter un pull à 150euros plutôt que deux-trois moyens. Hein, c’est logique, et d’ailleurs c’est ce qui m’arrive parfois.

    Le PROBLEME c’est de ne pas être certain de la qualité. Et donc quand on claque son BUDGET du mois dans 5 articles et qu’au bout du compte l’un ne tient pas le coup, bon et bien on s’en remet vite. J’ai même l’impression que ça fait partie du process, cette loterie.

    Par contre quand tu as dépensé ton budget fringues du mois dans un pull de qualité, bon bin comment te dire …. t’as plus qu’à attendre l’année suivante en priant pour tomber sur le bon, sinon tu vas vraiment te cailler !!
    J’exagère à peine, regarde :
    Chaque saison c’est 3 mois. En hiver, je peux avoir besoin de m’acheter .. disons
    1. un bon pull (décembre)
    2. de nouvelles bottines (janvier)
    3. un nouveau jean (février)
    Bref si mon pull est de mauvaise qualité, y’a plus qu’à attendre l’an prochain ! outch !

    Quand tu parle qualité Coline, que tu précise quels produits ont bien tenu, je trouve que c’est intéressant, ça répond à ce besoin de savoir quelles marques font de « bons » produits .. ou pas.

    Et ça permet de nous aiguiller sur ces fameux produits quali et respectueux. Après, ça reste compliqué parcequ’au sein du même marque, soi-disant de qualité tu peux trouver des produit géniaux et d’autres franchement pas top. Mais gageons que les mentalités et process de fabrications évoluent aussi !

    Bonne après-midi !

  89. Salut Coline !

    Je commente ton blog à peu près tous les 3 ans mais vraiment, aujourd’hui je tiens à te laisser un message après ce très bon article. J’ai tout à fait le même état d’esprit que toi sur la question du prix des choses. Je me sens frustrée quand je vois toutes ces blogueuses acheter des vêtements « chers », c’est vrai. Mais comme tu l’as très bien dit, cher ça revêt différents aspects. Alors j’ai pas trop les moyens non plus de m’acheter des trucs de petits créateurs. Je m’offre un beau produit de temps en temps pour l’instant. Et même si ça frustre un peu, je trouve ça génial toutes ces blogueuses qui se tourne vers des trucs plus éthiques et c’est aussi grâce à elles que j’ai pu découvrir des marques un peu chers mais quand même abordables pour mon budget.

    Et merci de m’avoir fait découvrir la BD de Loom, elle est super: très instructive et pédagogique ! J’envoie le lien à ma maman qui n’a pas le temps de lire des choses très détaillées sur le fast-fashion. ;)

  90. Merci Coline pour ce très beau/long article je crois que tout est dit !
    C’est en quelque sorte ce que j’ai essayé de raconter en anglais (avec des mimes bien-sûr ;)) lors de mon oral il y a deux semaines sur les petites choses que l’on peut faire pour être plus « éthiquement responsable ».
    J’ai enfin l’impression que ces petites galères n’arrivent pas qu’à moi, merci ! Ce pull coup de cœur qui bouloche au deuxième lavage, ce tee-shirt tellement mal tissé que mon doigt est passé au travers alors que je l’avais acheté il y a quelques semaines…
    A 14ans j’avais vu la jupe que je cherchais partout, sur un défilé haute couture… Aucun magasin n’avait la même. J’ai acheté le tissu et je me suis mise derrière la machine. Depuis, je coud presque tous mes vêtements, mon père m’appelle « le petit chinois » mais c’est tellement mieux de se sentir bien dans les pièces dont on sait comment elles ont étaient faites !
    C’est aussi la solution pour une mode plus éthique, responsable, qui nous ressemble et surtout qui ne coûte pas cher.
    En t’envoyant le soleil ! Belle journée.

  91. Merci Coline pour cet article et pour la qualité de ta reflexion !

    Je suis en plein dedans en ce moment, mais je me focalise plus sur la bouffe. Je me dis maintenant qu’il faut simplement considérer que le prix de la bouffe a augmenté de 20% (par rapport aux prix qu’on a l’habitude de voir en grande surface), et accepter que la quote-part « bouffe » de mon budget mensuel soit un peu plus grosse qu’avant, pour acheter de la qualité (bio, local, et bla bla bla).
    On nous a tellement habitué à acheter des pommes à 1,50€ le kilos… mais ça n’est PAS le prix juste d’une pomme de qualité !

    Evidemment, facile à dire quand on peut se le permettre… Mon collègue stagiaire qui gagne 400 balles par mois aimerait bien aussi manger bien et bio… pas possible pour lui pour l’instant.

  92. Un grand merci pour cet article Coline, bien éclairé, sur ce sujet bien épineux!
    J
    e m’appelle Lucie est j’ai initié un projet il y a quelques mois de création de marque de vêtements et accessoires « made-in-savoir-faire » pour bébés et enfants.
    Ce projet à été poussé par cette même prise de conscience. Oui il est possible de proposer au gens des produits de qualité, mais surtout transparents, respectueux (des hommes et de notre planète) et honnêtes!
    En tant que créatrice, je me suis évidemment heurtée et me heurte actuellement avec toutes les problématiques que tu cite dans ton article, et je ne suis pas sure d’y survivre…Mais ce qui me « chagrine » le plus dans tout cela, ce sont les commentaires de ((certaines) évitons les généralités comme tu dis) personnes qui ne juge que le prix, sans se poser la question de ce que celui-ci représente….
    J’ai adoré la conclusion de l’infographie de Loom que tu as partagé, alors je me permet de la remettre ici:
    On fait tous partie du problème mais on peut aussi tous faire partie de la solution. C’est ce que je vais continuer de faire moi, en tous cas, dans la faible mesure de mes moyens.

    Merci de m’avoir donné la possibilité au travers de ton article de m’exprimer sur le sujet… :)

    Très belle journée,
    Lucie

  93. Super article Coline ! (Que je me suis empressée de partager bien sûr étant moi-même créatrice). C’est vraiment chouette que tu utilises ton « influence » pour promouvoir une vision éthique (maintenant et depuis de nombreuses années), j’applaudis bien fort et te fais une mini hola toute seule ^_^ . Il faudrait lancer une « confédération de la blogueuse éthique qui parraine un créateur et une bonne cause  » :-) pour effectivement squizzer les circuits tradi de comm et de marketing onéreux pour pousser la démarche et avoir un bel écho ;-) Moi aussi ça m’intéresse que tu parles des autres petites marques éthiques de mode que tu pratiques ou que tu aimes.
    Merci Coline, c’est cool ♡
    Bisou.
    elise

  94. Salut Coline, salut tout les monde,

    C’est intéressant cet article (bravo pour avoir osé le publier, parceque .. bonjour le sujet glissant !)

    Ce que j’en ressort, c’est que c’est surtout une question de QUALITE. Oui je peux acheter un pull à 150euros plutôt que deux-trois moyens. Hein, c’est logique, et d’ailleurs c’est ce qui m’arrive parfois.

    Le PROBLEME c’est de ne pas être certain de la qualité. Et donc quand on claque son BUDGET du mois dans 5 articles et qu’au bout du compte l’un ne tient pas le coup, bon et bien on s’en remet vite. J’ai même l’impression que ça fait partie du process, cette loterie.

    Par contre quand tu as dépensé ton budget fringues du mois dans un pull de qualité, bon bin comment te dire …. t’as plus qu’à attendre l’année suivante en priant pour tomber sur le bon, sinon tu vas vraiment te cailler !!
    J’exagère à peine, regarde :
    Chaque saison c’est 3 mois. En hiver, je peux avoir besoin de m’acheter .. disons
    1. un bon pull (décembre)
    2. de nouvelles bottines (janvier)
    3. un nouveau jean (février)
    Bref si mon pull est de mauvaise qualité, y’a plus qu’à attendre l’an prochain ! outch !

    Quand tu parle qualité Coline, que tu précise quels produits ont bien tenu, je trouve que c’est intéressant, ça répond à ce besoin de savoir quelles marques font de « bons » produits .. ou pas.

    Et ça permet de nous aiguiller sur ces fameux produits quali et respectueux. Après, ça reste compliqué parcequ’au sein du même marque, soi-disant de qualité tu peux trouver des produit géniaux et d’autres franchement pas top. Mais gageons que les mentalités et process de fabrications évoluent aussi !

    Bonne après-midi !

    1. La loterie, c’est exactement ça ! J’en parlais ce matin, j’ai 1 veste en cuir Maje que je porte depuis des années, qui a hyper bien vieillie, qui est magnifique et d’une qualité dingue (et tout ça sans en prendre soin, même pas un peu de crème ou quoi que ce soit)…et j’ai une autre veste en cuir Maje (une bordeaux) que j’ai porté, sans mentir, 6 fois et qui est déjà en train de se décomposer : coutures qui lâchent, cuir qui craquèle… Une veste à 500 balles. WTF ?! Même si je l’ai reçue pour une opé je pense clairement écrire à la marque pour leur en parler parce que je trouve ça scandaleux ! D’autant plus que la plupart l’ont sûrement achetée et non pas reçue gratuitement…
      Donc oui, c’est hyper dur de pouvoir se fier réellement à une marque et p*tain, ça m’énerve ! Car comme tu dis ce n’est pas parce qu’on a une mauvaise expérience avec une marque que tout est à jeter mais…comment faire la différence ? On ne peut tout simplement pas :(

  95. Ha Coline si tu savais comme ton post fait du bien ! Je comprends tout à fait ton raisonnement, tes arguments. Ma vidéo préférée (avec tes routines) a sans aucun doute été la première no mass market ! J’ai fais tellement de jolies découvertes ! Je préfère avoir peu mais de qualités surtout pour les chaussures et certaines pièces basiques dans mon dressing. Ta collection Ekyog est tout simplement magnifique, et je vais m’offrir certaines pièces dont j’aurais envie de prendre soin parce que justement elles sont de qualité et ça sera ma récompense car crotte je travaille et j’ai le droit de mettre mes sous où je veux sans avoir à me justifier. C’est triste de ne plus oser partagé ses coups de coeur sans craindre des remarques genre ben « t’es riche toi ! »
    Tu es ma découverte coup de coeur avec les doigts de cette année . Je t’embrasse !

  96. Merci Coline pour cet article, ce sont des voix comme les tiennes qui donnent l’impulsion du changement!

    Je n’ai jamais consommé éthique. Pas par désintérêt, car je suis sensible aux enjeux que tu soulèves, mais plus par « flemme » je pense, et j’imagine que l’on est surement bcp dans ce cas.

    Je m’explique : A la base je n’aime pas le shopping (cad la « recherche » de vetements), je n’aime pas passer du temps en boutique ou sur les eshop, ca n’empeche que j’aime la mode et etre bien habillee. Et la mode ethique ajd demande encore un effort de recherche, car justement il n’y a pas tant d’offre que ca, surement moins de choix dans les styles aussi. Moins de budget de communication, ce qui sous entend que les consommateurs doivent faire des recherches approfondies par eux-meme pour trouver ces marques. Bref c’est presque un acte militant.

    Par csq, je consomme presque uniquement du Maje, Sandro, APC, Bash, Princesse Tam Tam… Car je sais que je vais trouver chez eux qqch en 10min qui me plaira.

    Du coup, la solution qui s’est imposee a moi depuis quelques annees est d’acheter tres (tres) peu de vetements, et donc de porter ceux que j’achete de nombreuses annees (4-5-6 ans). Mais j’ai hate que la mode ethique prenne plus de place et soit plus accessible (pas en prix, mais en part de marché plutot). J’en serai une consommatrice assidue!

    Une autre reflexion qui me vient aussi est le sujet de la tentation dans la surconsommation :

    Je suis parisienne mais je vis depuis 6 ans a Shanghai en Chine. Ici il n’y a RIEN (et c’est en train de changer), en tout cas par rapport a Paris (ou NY, Londres, Milan…), ville qui regorge de beaux produits desirables, tendances, dans des concepts store stylés a tous les coins de rue dans certains quartiers.

    C’est cette profusion d’offre qui cree la demande, cree le manque, l’envie, la frustration autour de choses que, sans tentation, spontanement nous ne desirons PAS! A Shanghai je n’achete presque jamais rien, car je ne suis pas tentee et qu’au fond franchement je n’ai pas besoin de produits de consommation pour me faire plaisir. En tout cas je n’ai pas besoin de cette petite bougie a la mode pour me sentir contente. Alors qu’a Paris je vais etre frustree si je ne l’achete pas cette bougie! C’est vraiment un cercle vicieux sans fin… Comment passer a un autre mode de conso sachant que tous ces produits « inutiles » creent de la richesse (des emplois!) au final. Je ne sais pas trop quoi en penser…

  97. Merci Coline pour ce bel article ! J’ai appris plein de choses, et ça fait réfléchir et remettre en perspective tout ce débat. Merci beaucoup :)

  98. Bravo Coline !! Un super article qui fait du bien à lire !!
    C’est un débat que j’ai bien trop souvent avec certaines amies .. Mais comme tu dis il en faut pour tout le monde et chacun est libre de ses choix !

    En tant que créatrice je ne peux que soutenir les petits créateurs !

    Alexandra – nalexthings

    1. « le jour où tu ne possèdes plus rien » HAHAHAHAHAHAHAHA
      Eh bien, si seules les personnes qui ne possèdent plus rien peuvent s’exprimer…je prends la porte. Je suis outrée, je suis MORTE DE RIRE face à la bêtise humaine

  99. L’autre jour j’ai apporté des fringues chez Emmaus et j’ai dit à ma fille que le mec sur la photo c’était l’abbé pierre.
    Le soir quand son père lui a demandé ce qu’elle avait fait de sa journée, elle a dit qu’elle était allé poser ses vêtements trop petits chez Jean Pierre.
    ben moi ça me fait super rire. J’espère que cette anecdote, que j’ai trouvé dans le thème te fera sourire, afin de te remercier pour ce très complet article-docu. J’aurai pu en lire encore des lignes, tu n’es pas du tout moralisatrice, c’est très instructif. Merci Colline-Jamie (si tu as connu « c’est pas sorcier » :-) )

  100. Trop top cet article et hyper utile :) J’ai l’impression d’avoir appris pleiiin de choses ! Merci beaucoup ;)

  101. Super article, très complet et vraiment très très intéressant (comme tous tes articles « green », je me suis régalée à le lire !)

    Merci Coline !

  102. dejà merci de te poser les bonnes questions et de les partager avec tous
    merci de dire que tu n’es pas parfaite :-)
    juste pas d’accord avec un point sur la frustration, c’est tout l’enjeu de la vie : Arriver a dépasser ses frustrations et savoir se contenter de moins ou de mieux ou de moins cher ou de plus cher(enfin bref tu as compris) . se dire que si on est frustré c pas grave surtout si c’est pour des fringues, ca permet de voir ou sont ses priorités :-)

  103. Je suis étudiante, avec les moyens qui vont avec évidemment, et je survis très bien en me débrouillant pour acheter des vêtements de bonne qualité qui forment une garde-robe cohérente (c’est très important)… à coups de soldes et de vide-dressing du coup. Mais je peux assurer à toutes/tous les inquiet(e)s qu’on vit très bien ainsi. Et jamais je ne me dis « mais quoi mais c’est du foutage de gueule mais c’est bien trop cher mais on nous prend vraiment pour des bouffons c’est scandaleux » quand tu nous présentes des articles/marques « éthiques ». Au contraire, ça me réjouit, je me dis que les choses vont dans le bon sens, et que moi aussi, un jour j’espère, je pourrai apporter mon soutien à ces gens-là.

    Enfin bref, merci Coline pour ton intelligence, comme toujours ❤️ ❤️

  104. Merci beaucoup pour cet article! Tu as su éclairer de nombreuses choses, dont je n’étais pas forcément au courant. J’essaie de plus en plus d’acheter pour les marques Made in France, c’est toujours un peu complexe, comme tu dis suivant les prix. J’ai beaucoup pris sur moi en évitant d’acheter beaucoup trop de vêtement dans les grandes surfaces comme Zara, H&M etc. Bien que des fois j’ai quelque craquage pour le produit. Mais il est vrai qu’elles se sont énormément de bénéfice ce qui est assez scandaleux…

    En bref, j’ai réussi à lire tout ton article (je suis fière de moi, car j’ai pas beaucoup de concentration^^) et je suis vraiment d’accord avec tout ce que tu as dis. J’ai aussi apprécier le fait que tu te sois servis d’exemple :)

    Bisouuus :)

  105. A la lecture de ton article, j’ai envie de dire plusieurs choses… Bon déjà, bravo car c’est du boulot :)

    Ensuite, les gens me font marrer en fait, ça s’plaint que tout est cher, ça veut plein de chose de super quali, mais ça râle sans cesse ! Mais surtout, j’pige pas pourquoi suivre des gens qui te donnent envie d’acheter des trucs si t’as pas les moyens ou si c’est cher… Pourquoi se faire du mal, bah passes ton chemin, suit des gens qui te montrent ce que tu peux acheter, ya pas de mal hein !
    Je sais pas moi, mais perso, j’vais pas suivre une meuf qui poste des fringues (ou autres) que je ne peux pas me payer, ou alors je regarde mais je ferme ma bouche, je rêvasse devant mais j’vais pas lui balancer « c’est cher HEIN » !
    J’aime pas cette non pudeur sur le fait de ne pas pouvoir acheter ceci ou cela ! Bah ouais ça arrive, c’est pas une tare et c’est pas la honte, mais punaise si tu ne peux pas te permettre de payer le prix des choses, bah ok c’est ton droit et c’est pas un reproche, mais ne suis pas des gens qui te montrent des choses que tu ne peux pas avoir !
    Je sais pas si c’est clair tout ce que je dis, ça l’était plus dans ma tête ! (huhuhuh)
    On ouvre bien trop nos bouches, ou plutôt devrais-je dire on a trop le tapotement du clavier facile, derrière nos écrans, on est fort !

    J’trouve ça très bien de proposer des alternatives de stuff de qualités, même si perso tout ne me convient pas, j’aime savoir qu’il existe encore des petites marques qui tentent de se faire un chemin dans cette jungle du « pas cher, jetable » (même si j’achète ces marques hein).

    La qualité ça se paye et je me demande si les personnes qui crient au « c’est cher » aimeraient voir leur travail bradé à pas cher… Hum pas sur que ça soit la même chanson tout à coup !

    Nice day Coline :)

  106. Punaise, Coline, je suis mais GRAVE admirative de ta PATIENCE :D
    J’avoue, j’ai pas tout lu jusqu’au bout, mais j’avoue aussi que je n’ai pas du tout de patience par rapport à ce type de commentaire quand ça me parait tellement évident que du fait-main/qualitatif/petit producteur local sera forcément plus cher que du « fabriqué en chine ». Et ça me gonfle TELLEMENT quand je partage des produits de créateurs, on commente que c’est trop cher avec un lien vers la copie conforme sur Ali Express -_-« 

    1. Ahahah ! ^^ Être patiente ça fait parfois partie de mon job, tu sais ;) Plus sérieusement je pense que beaucoup de personnes ne réalisent pas et ne se posent pas de questions. Enfin, je sais pas, je me dis qu’à une époque moi aussi je me posais peu de questions sur plein de choses… Et au delà de ça on est quand même ultra formatés par la société et le mass-market. Je pense qu’à force de voir des trucs à 1/2/5/10 balles on fini, consciemment ou pas, par se dire que c’est la norme. Comme, par exemple, manger de la viande ou porter du cuir. Et c’est difficile (enfin je trouve) de reconstruire tout ça quand on a fonctionné totalement différemment pendant si longtemps… ^^

      1. Tu as complètement raison sur ce point. Malgré tout de même une prise de conscience dans les médias et sur le net à ce propos, je me rends compte en effet à quel point ce n’est pas gagné du tout, même si ça bouge, et ce notamment grâce à des articles comme le tiens. (merci <3)

        Tiens, j'en profite pour rebondir (et parce que j'ai lu tout ton article pour le coup aha), comme tu le mentionne:
        – des marques qui a une époque pouvait être super top ne valent plus rien maintenant, et je prend l'exemple qui me désole notamment des Converse. Elles ne tiennent même plus une saison sans prendre l'eau maintenant, quand je compare avec une autre paire qui date d'il y a plus de 8 ans ! (Ouin.)
        – tu parlais de budget et pour rejoindre des commentaires: j'ai vachement remis en cause mes achats: je préfères acheter un peu plus cher pour du vrai quali, et surtout intelligemment (fini le ptit top à 3 euros que je vais porter 3 fois et trainer dans le placard 6 ans), et surtout je privilégie les vide dressing (ça prends moins de place dans les placards et en plus on se fait des copines héhé).
        – attention aussi aux "ventes privées", cf un reportage Arte (si je me souviens bien), quand on sait que maintenant des marques haut de gamme produisent de la qualité pourrie exprès pour les ventes privées (sur base du même modèle), ça laisse rêveur ;)

  107. Merci Coline pour cet article vraiment intéressant et qui fourmille d’informations utiles !
    Déjà, il s’ouvre sur une référence au film « Nos jours heureux » qui est cultissime donc ça part bien dès le départ ;)
    Après avoir lu l’article, j’ai essayé de répertorier du coup les marques « green » ou « made in france » que tu abordes dans différents articles de ton blog mais j’ai peur d’en avoir laissé passer. Du coup, je me demandais si tu prévoyais éventuellement de faire un article « catalogue » avec un listing de tes marques favorites sur ces thématiques (permettant aussi d’avoir peut-être un éventail de prix plus « large »…) ?
    Très bonne journée à toi !

  108. Merci Coline pour cet article !
    J’essaie de plus en plus de privilégier le made in France, mais le fait qu’il n’y ai pas beaucoup de tailles proposées ne facilite pas les choses ! Je suis tombée raide dingue du pantalon tartan de Carrousel (celui de la photo de ton billet), mais malheureusement, même le L était trop juste pour moi :/

    Sinon, je viens de tomber aussi sur cette vidéo de Fashion Revolution (The 2 euros tshirt – a social experiment) https://www.youtube.com/watch?time_continue=94&v=KfANs2y_frk, c’est la journée !!!

  109. Ton article est juste parfait ! Documenté, et très instructif

    Je me retrouve dans la problématique suivante : je voudrais acheter « moins mais mieux » mais… parfois, on a besoin d’un tshirt blanc tout simple, et on a pas envie de mettre 60 balles dedans. Ou juste on loose sur le site de Zara et on tombe sur une robe trop mignonne à 39€ et on ferme un peu les yeux sur l’étiquette.

    Le plus frustrant reste les marques « intermédiaires » qui vendent cher des choses d’une qualité par top, pour lesquelles on paye plus le marketing et la magnifique campagne de pub (placement de produits inclus).

  110. Merci pour cet article!! J’essaye tant bien que mal de vivre de ma passion, en commercialisant mes creations (mode/accessoires couture/tricot) et la question du trop cher revenant souvent j’avais dans l’idée d’expliquer ma demarche et mes prix dans un article mais le tien est tellement bien que je vais juste le partager. J’ai coutume de dire que lorsque on achete a un createur, on achete un produit mais aussi le monde dans lequel on veut vivre, malheureusement on a pas toujours les moyens de le faire mais en avoir conscience c’est deja un premier pas dans le bon sens! Merci encore de cet article.

  111. Article utile, pertinent et qui j’espère contribuera à nous ouvrir les yeux! Il m’a fait réfléchir et je pense que je ne suis pas la seule… Merci merci merci!

  112. Chère Coline,

    Je tiens juste à te dire MERCI pour ce long et bel article. Ça fait écho à beaucoup de réflexions que je partage à fond avec toi. Sauf que contrairement à moi, tu as pris le temps d’écrire sur le sujet : sacré bon travail !!

    Alors si tu permets, je viens à toi comme disciple, à ton service pour partager tes bonnes paroles le plus possible ;)
    Même si tu as déjà une belle visibilité, c’est un peu une goutte d’eau … on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, c’est l’idée de ce post.

    On ne se connaît pas, mais peu importe : depuis 9 ans que je suis tes aventures sur la toile, tu es une fille super, je t’AIME ♡
    #coeuraveclesdoigts #cavaleschevilles? … joliment tatouées d’ailleurs =D

  113. Bonjour Coline,

    Et bravo pour cet article intéressant. Pour ma part je préfère consommer moins mais mieux (plus éthique, plus écologique). Cela paraît un peu plus cher au moment de passer en caisse mais c’est souvent vitre rentabilisé par la durée de vie des choses….
    Et puis cela me fait penser à une discussion avec des collègues qui s’étonnaient que j’achète des livres 80 ou 90 euros. A quoi j’ai répondu que finalement c’était la somme dépensée tous les mois dans leurs abonnements téléphonie divers et que cela ne leur semblait pas « cher » pour autant au final ils n’ont rien de matériel…
    Donc voilà, il y a le prix réel des choses, compte tenu des coûts, du mode de distribution, etc. mais aussi le prix que l’on veut bien mettre dans telle ou telle chose et qui dépend beaucoup des individus…
    Après je peux comprendre ceux et celles qui comptent ce qui leur reste en fin de mois… rapporté au SMIC 80 euros pour un livre ou un T-Shirt c’est beaucoup. Et les achats sont parfois plus utilitaires et urgents que plaisir (pour lesquels on peut économiser).
    Comme tu le dis, à tous d’essayer de comprendre, analyser et ne pas tomber dans les extrêmes, d’un côté comme de l’autre.
    Très belle journée à tous et toutes.

  114. Super article, merci!!!
    Moi depuis quelques mois je fais le choix de la qualité et, quand c’est possible, du « made in France ». Certes du coup j’achète 10 fois moins de fringues parce que mes revenus, eux, n’ont pas augmenté, mais je retrouve la saveur et la fierté de porter qqch pour lequel j’ai économisé chaque centime, que je porterai tellement qu’il va faire partie de moi, de mon identité, et surtout j’ai donné mon argent à un artisan en échange de son travail, ce n’est pas noyé dans la masse des bénéfices d’une multinationale et ça, ça me plait.
    Et puis soyons honnêtes, cher ou pas cher, Chine ou France, on met au final toujours les 2-3 mêmes fringues non?! Alors autant se limiter à celles ci et les choisir avec conscience :))

  115. Bonjour Coline, Excellent article, très clair!

    Un jour, j’ai été marquée par un copain parlant de son beau-père : « il est très riche, mais il reste simple, il achète tout pas cher, chez Leclerc et les vêtements chez Kiabi ». Sympa, sauf que ce beau-papa là est plutôt côté Extrême droite, à gueuler que les usines françaises ferment. J’ai trouvé que le discours était très contradictoire.
    J’ai commencé moi-même à réflechir sur ces choses, et j’en suis arrivée au même point: Il n’est pas question de blamer qui que ce soit, et qu’il faut faire avec ses moyens. Mais je trouve dommage d’avoir les moyens de ses convictions / idées et de faire le contraire.
    Personnellement, je crois que le bon mix et à la croisée de tout : un peu de fast fashion (our les basiques, il faut avouer que c’est intéressant), un peu de créateurs, et beaucoup d’occasion.
    Je pense que l’on est nombreuses à avoir commencé avec la mode d’occasion, qui, il faut le dire, permet de débourser moins pour de la meilleure qualité. Cela laisse plus de sous pour acheter des choses de meilleure qualité, même neuves. Et pour acheter chez des créateurs.
    J’ai également un conseil : si vous ne connaissez pas une marque, achetez un article d’occasion ou lors d’une braderie du créateur, pour tester. Vous saurez ensuite si cela vous convient ou non niveau rapport qualité/prix

  116. Bravo !!! Je vous embrasse en tant que « petite créatrice Made in France  » , je vous adore !!!! Vous êtes mon héroïne et si tout le monde pouvais lire cet article ( et le comprendre ) , ce serait un joli pas pour l’humanité !

  117. Alors là……!! Ca c’est de l’article!!! Bravo Coline! ( et petite parenthèse, c’est vrai que Ekyog c’est très cher, mais la qualité est top!!! j’ai acheté plusieurs vêtements chez eux et ils sont toujours nickel après plusieurs années! Alors j’ai craqué sur ta collection évidemment lol).
    C’est un super article! Good Job!

  118. (J’ai déjà commenté sous un commentaire mais tant pis j’en rajoute une couche). Je trouve aussi qu’il faut penser à la pérennité d’une pièce quand on l’achète, la mode même si elle est un éternellement recommencement, reste temproraire et ce que l’on aime aujourd’hui sera peut être dans deux ans importable. Les achats compulsifs sont rarement des bons basiques (quand j’entends basiques c’est à la Ballibule, en gros une pièce qui te suivra quoiqu’il arrive, que tu adores et que tu as tjs envie de porter même si elle est verte motif pithon 😉😉).

    On me dit souvent « tu as beaucoup de fringues » oui c’est vrai MAIS j’ai des pièces qui ont 10 ans que je porte tjs avec autant d’amour (big up à mon levis qui a 13-14 ans, j’ai 27ans pr dire…. bon ok c’était plus un « baggy » à l’époque et auj il est plutôt moulant).
    Alors acheter pour se remonter le moral c’est bien, on l’a tous fait, mais au final je ne pense pas que ca résolve quoique ce soit… En plus de la démarche éthique et l’impact sur notre très chère planète, il fait se demander pourquoi on achète telle ou telle chose pour se faire plaisir, pr rentrer dans un moule, pr se sentir belle, pr compenser….
    J’ai eu une longue réflexion sur le sujet quand je vivais en van à l’autre bout du monde (NZ) où je n’avais qu’un (gros) sac de rando pr un an dc peu de fringues choisis avec amour et soin. J’avais hâte de retrouver ma garde robe (et surtout la BOUFFE FRANCAISE) mais je me suis aussi rendue compte que je navais pas porté certains habits que j’avais emmené…alors que javais quoi 4 teeshirt, 3 futs, 3 robes….
    Je pense qu’on se créer des besoins, des envies c’est notre société de consommation qui le veut et qui nous le souffle ts les jours insinueusement…

    Bien sûr en vivant ds un van on a pas grand chose de matériel mais on est tellement heureux et on a des grandes théories sur ce qu’on fera en rentrant et tout et bien sûr la vie reprends très vite son court et beaucoup de ces théories sont mises au placard… mais il me reste que beaucoup de personne se créent des besoins inutiles qui sont souvent plus nocifs qu’autre chose (je ne juge personne mais une société une façon de penser). J’adore moi-même être « bien habillée » (à mon goût bien sûr) mais au final il suffit parfois d’une nouvelle pièce bien choisie par saison pour tout twister….

    Je sais pas trop si mon commentaire sans queue ni tête éclairera quelqu’un mais voilà c’était ma touche 😉

    1. Je te rassure, ton commentaire à une queue…et même une tête et il est super intéressant ! ^^ Je pense que tout le monde sera d’accord sur le fait qu’on se créé des besoins inutiles… Est-ce qu’on a besoin d’avoir 4/10/50 sacs à main ? 30 jeans alors qu’on sait qu’on porte toujours les même ? Dans la globalité je pense que non… Alors évidemment il ne faut pas mettre totalement de côté tout le penchant « plaisir »… Parce que oui, on a aussi le droit de se faire plaisir avec la « mode » et si on achète un truc hyper « tendance » qu’on est quasi sûr de ne pas reporter l’année prochaine…bon… Comme on dit y a pas mort d’homme ^^ Mais revoir tout ça à la baisse et se concentrer sur des choses moins matérielles ben c’est cool aussi. Même si ça reste hyper difficile et qu’on vit dans une société qui pousse constamment à la consommation… Je trouve qu’on a beau être éveillé sur le sujet, c’est difficile de résister, difficile de toujours faire les bons choix, ça peut pousser à la culpabilisation aussi… Enfin bref c’est compliqué mais comme on dit « petit à petit… » ^^

    2. Ps: ce que j’entends par se créer des besoins c’est (en matière de mode) qu’on a pas forcément besoin des 10 dernières pièces à la mode pour avoir du style: il faut se connaître, savoir ce qui nous va, ce que l’on veut qui ressorte par notre façon de nous habiller, savoir ce qui va ensemble ou pas,….
      Je suis sûre que si tu arrêterais d’acheter/recevoir des fringues pendant un an tu aurais toujours autant de style et tu susciterais toujours autant « d’envie » parmis nous tes lectrices 😉 bon évidemment le fond de ton commerce veut que cela ne se passe pas ainsi et tu ne pourrais plus en vivre j’imagine ^^
      Bref, je suis assez loin du sujet « le prix des choses » mais je pense qu’en partie le fait de se connaître et d’avoir une réflexion sur son style joue dans sa consommation !

    3. whaaaat tu as pu garder un Levi’s aussi longtemps ? Chanceuse, les miens se sont troués au bout de 2 ans………..

  119. Super cet article, vraiment passionnant! Je suis tout à fait d’accord avec le fait d’acheter des vêtements éthiques (j’ai d’ailleurs sauté sur les t shirts EKYOG) et je pense que tout est une question de priorité…tu veux acheter beaucoup de vêtements bon marché ou tu es prêt à avoir une armoire moins fournie mais avec des vêtements plus green? perso, mon choix est fait.

  120. Hello,

    Ici au Brésil, je suis très contente car malgré la crise économique et politique, l’importation des fringues reste très difficile. En bref, il n’y a toujours pas par exemple de H&M ici à Rio de Janeiro. Et vous savez quoi ? Et bien, on achète local et c’est pas plus mal !!!

    Je suis toujours surprise de lire sur les étiquettes dans les magasins, un  » Made in Brasil « , c’est un très joli sentiment.

    Keep this in France : Made in France <3

    Très belle journée à vous ;-)

    Perrine du blog : " Une Parisienne au Brésil " http://www.detailsofperrine.com

  121. 1000 MERCI Coline!!!!, Pour ce super post, que je me permets de partager sur mon compte Facebook perso et également pro

    Je suis moi-même créatrice de bijoux, et concernée par plusieurs axes lors de la fabrication de ceux-là : une partie de la collection est fabriquée par me petites mimines et l’autre partie est réalisée par un fabricant en France.
    Du coup bien évidemment, comme tu l’a parfaitement expliqué, fabriquer en France, n’a pas le même que coût que faire fabriquer en Chine ou en Inde. Donc forcément mes bijoux sont vendus à un certains prix, et pourtant comme tu le dis beaucoup de petits créateurs ne se paient pas ou peu.

    Depuis cette saison je commence à travailler avec des boutiques multimarques ( en plus de la vente en ligne sur mon site). Mes bijoux sont du coup exposés avec des bijoux d’autres marques, connues, et parfois vendus moins cher que les miens.
    Certaines de ces marques jouent encore le côté «  créateur » alors qu’ils font fabriqués leurs produits en Inde. Du coup, dur pour le consommateur et même parfois pour le commerçant qui achète ma marque de comprendre et de situer les choses.
    Aujourd’hui beaucoup de personnes sont complètement perdues et les grosses marques en profitent.
    Je me souviens à une époque où j’étais vendeuse chez Sandro aux GL, en plus de mon métier de créatrice, avoir entendu un groupe de femmes passer devant un corner Maje et dire, «  Oh ! J’adore cette petite marque de créateurs « Maje » …
    Heureusement de plus en plus de personnes se posent des questions sur leur acte d’achat, la provenance des choses, la façon dont les choses sont fabriquées… je trouve que depuis 5, 7 ans, les choses se disent de plus en plus,( il suffit de voir dans un autre domaine, de plus en plus de gens mangent bio, local…) et on commence à comprendre que le fait d’acheter est aussi un geste presque « politique » et militant.

    Pour autant je vais moi-même acheter des vêtements chez Zara, mais en pleine conscience et surtout en ayant conscience du prix des choses. Pour acheter un pull 100 euros, je préfère l’acheter chez Carousel ( super d’avoir parlé d’Elisa, je la connais bien étant moi aussi d’Annecy ^^ ) plutôt que chez Bash. Au moins mes 100 euros je sais pourquoi et à qui je les donne, je donne du sens à ces 100 euros.

    Je suis complètement d’accord avec toi dans la dernière partie de ton post dans lequel tu parles des différentes façons de faire évoluer les choses en signalant aux marques les problèmes et en leur demandant de changer les choses. J’ai découvert il y a quelque temps par la page Facebook de Cyril Dion ( Demain le film) cette application qui consiste à « i-boycotter » une marque. Une fois un certain nombre de i-boycotte effectués, le site en informe la marque… Bref une autre façon d’essayer de changer les choses ou en tout cas d’en prendre conscience. ;-)
    Dans ma vie perso, je prends également ce chemin : du moins, mais mieux. :-)

    1. C’est marrant (enfin marrant… On se comprend ;)) que tu parles de ça parce que ma copine (celle qui vendait aussi en multi-marques) me faisait part de la même problématique que toi, à savoir ses articles à côté de trucs moins chers et, du coup, une sorte de décalage qui faisait que les ventes ne décollaient pas… Et sinon je ne connaissais pas i-boycott, c’est super ! Merci tout plein ! :)

    2. Je me suis permise d’aller voir ce que vous faisiez, j’aime beaucoup beaucoup ! Et e trouve vos prix en cohérence avec les matières utilisées. Je pense bien me laisser tenter. J’aime aussi venir ici pour découvrir de jolies marques comme la vôtre.

  122. Bravo! Et merci pour cette excellente analyse, Coline! Tout est dit justement et hélas, tristement pour les « jeunes créateurs » espèrent de changer le monde. Bonne continuation! Et vive le « slow fashion »!

  123. Très bel article qui remet bien les choses en place !
    Grâce à toi j’ai commencé à aller vers des créateurs de bijoux sur Etsy qui produisent local (pour moi local c’est Canadien).

    De mon côté j’achète quasi-uniquement mes vêtements dans des friperies de vêtement actuels (pantalons 5$, t-shirts 4$, etc.) La plupart des vêtements que j’y achète viennent d’enseignes comme Gap ou Old Navy, ou encore Simons ou le Château (des marques québécoises de bonne qualité quand même). Ma fille est exclusivement habillée avec du linge qui provient de la friperie. Hier j’ai fait un « haul » à la friperie suite à un arrivage de baby-gap en taille 9 mois.

    La difficulté parfois est que l’on aime magasiner: ainsi entre dépenser 100$ pour 5 t-shirts peut revenir à être aller faire les magasins 5 fois. Acheter un seul morceau à 100$ réduit d’autant les sorties shopping!

    Je crois qu’acheter « conscient » peut aussi se faire par le biais de la récup et de la seconde main: ce que j’achète n’accentue pas mon empreinte sur la planète dans la mesure ou mes vêtements viennent de friperies, ils ont été produits et ont déjà été achetés. Par contre ces vêtements ne sont pas produits localement ou dans le respect des personnes.

    C’est un vaste problème et j’apprécie à la fois ton honnêteté et l’effort de conscientisation contenu dans ton article :) Merci Coline!

  124. Super article ! Je suis étudiante (j’ai 23 ans), je n’ai donc pas de revenu cependant ce côté éthique et humain me touche.
    Je m’organise donc pour consommer moins (garde robe minimaliste mais qui me correspond et qui me fait plaisir), consommer juste ce dont j’ai besoin en fringues pour éviter la fast-fashion. & puis j’essaye de me diriger vers des marques un peu éthiques et qui restent abordables (style Bonobo) ou alors des vides dressings (il y en a des très chouettes sur instagram!).
    Je pense que le problème ce n’est pas le prix des articles éthiques mais bien notre façon de consommer & notre frustration si on a l’impression de ne pas pouvoir s’acheter une tonne de nouveaux habits. Il faut juste apprendre à se détacher de tout ça :)

  125. Bonjour Coline,
    Super article, qui a approfondi mon opinion sur la question et mis en évidence certains points.
    Ne fais pas attention à ceux qui te rentre dedans sur cet article (il doit y en avoir), ils ne t’ont probablement pas comprise (malgré la clarté).

  126. J’ai beaucoup aimé cet article. C’est réel, assez dérangeant mais foutrement honnête.
    Je suis étudiante, enfin je suis surtout étudiante FAUCHéE. Mais j’ai trouvé deux alternatives supers : les friperies (Bien évidemment il faut en trouver des cool et des « vraies » !) et je fais quelques trucs moi même (notamment la lingerie, parce qu’au moins c’est à ma taille et parce que ça me revient moins cher). C’est sûr que tout faire sois même nous pousse vers une question : n’allons nous pas détruire le commerce d’autrui !? C’est pour ça que je balance avec les friperies (et puis aussi parce que je ne suis pas très douée en couture. CHUT!). Il existe moult possibilités, mais évidemment si on n’essaye sans cesse d’imiter les autres sans réfléchir à ce que nous convient et bien on est foutu !

    Alors, soyons stylées et à l’aise dans nos pompes.

    Paix et Carotte !

  127. Oh saperlipopette, j’ai fait une terrible faute dans mon commentaire précédent ! Je vous laisse trouver cette coquine ! Soyez indulgent avec mon âme peuple vivant sur internet !

  128. Coline MERCI !
    Cet article est très clair et souligne pas mal de points qu’on a trop tendance à oublier.
    Je suis la première à dire « punaize c’est trop cher ! » mais aussi à ne plus être allée chez zara pendant 1 an 1/2. J’ai craqué pour une robe longue il y a 2 semaine, shame on me ! Après c’est vrai que lorsque comme moi, tu aimes avoir du renouvellement dans ton dressing, difficile de n’acheter que du made in france et de l’éthique niveau budget.Mais de fait, je ne fais pas dormir mes vêtements et ils vont vivre une second vie via mes vide dressing.. Ce que je retiens surtout c’est le salaire scandaleux des ouvriers qui fabriquent ça :(

  129. Merci pour cet article ! et de detailler autant les Prix, moi je rentre d’un séjour en thailande et sur place j’ai un peu plus pris conscience des choses notamment pendant mon sejour a Bangkok, ou justement tu trouves des tonnes de vetements « NoName » a des Prix totalement derisoires, cela m’a vraiment choqué ! puis en rentrant tu retrouves exactement le même vetement a Zara, Mango, Mon Showroom et j’en passe, je travaille dans le Transport donc le connais un peu les Prix du Fret Maritime, et la on voit bien que les enseignes se font de jolies marges au passage.
    Je trouve que Globalement notre facon de consommer a totalement changé depuis 2008 la crise etc… bizarement, on achète plus… moins cher evidement mais plus en quantité. Il en resulte une espèce de course au moins cher et a qui aura l’armoire la plus remplie, peut etre une facon de decharger sa Frustration de ne plus pouvoir acheter comme avant ou ce que l’on pouvait se permettre avant. Alors que en Effet si on achetait en quantité moindres on pourrait sans doutes se permettre de temps en temps l’une ou l’autre marque / createur qu’on affectionne particulièrment.
    Enfin c’est le constat auqel je suis arrivée il y a quelques années et j’essaye un peu d’inverser la tendance.
    bravo pour cet article et bisou

  130. Je me retrouve totalement dans ce que tu dis à propos de la frustration et malheureusement on a toujours des envies et des envies et des envies et on se contente rarement de ce qu’on a.

    Moi ce n’est pas le prix des pièces de marques bio/ éthique parce que je me doute bien que Made In France est un label qui veut aussi dire « impôts de foudingue qui va te faire regretter d’être née » . Non je suis plutôt dégoutée les prix des enseignes que tu sites genre Maje, Sandro, ect … Parce que finalement la différence éthique et qualitative avec les marques les moins chères au même procédé de fabrication sont souvent infimes et finalement tout se résulte à l’ostentation et au culte qu’on poste à ces marques parce qu’on pense qu’elles nous donnent accès à un statut social particulier…

    Et le pire c’est qu’on ne pense à notre consommation. On s’en fout royal, dommage.

    En tout cas j’ai adoré ton article Coline comme d’hab, merci ❤

  131. Bonjour Coline,

    Oui le « c’est trop cher » revient très souvent…
    Pour moi le vrai problème vient dans la société dans laquelle on vit, tout est nivelé par le bas.
    Petits salaires = petits moyens=achats à bas prix (bouffe, fringues….)= cercle vicieux
    Si l’on rajoute les charges en tout genre qui elles augmentent, je ne sais pas comment on va s’en sortir.
    C’est sûr, le consommateur doit faire le choix de moins acheter et surtout d’acheter de la meilleure qualité mais cela ne réglera malheureusement pas tous les problèmes.

  132. Tres informatif merci Coline pour cet article tres detaille!
    Comme tu le dis, le choix revient au consommateur. Mais en essayant de consommer dans ce sens la, je me suis rendue compte que c’etait aussi tres limite. Prenons par exemple une personne qui n’a pas acces a un large choix de boutiques/marques dans sa ville et ne peut consommer que via internet. Combien de eshop precisent sur chaque fiche produit la provenance de leur produit? En magasin je peux le voir directement sur le produit mais sur internet je n’ai pas la possibilite de verifier cette info. Et ca fait clairement tache d’indiquer un « made in Tres-Loin » a cote d’une robe a 350 balles…

  133. J’apporte ma contribution : Maison Standard

    Ils sont hyper transparents, ne font pas de « collections » (donc pas de gaspi) et c’est plein de basics très chouette (donc indémodable).
    Si mon budget me le permettait je ne m’habillerai que là bas, mais #jesuisétudiantedoncpauvre

    P.S: J’ai pas lu tous les commentaires donc mille excuses si cette marque a déjà été mentionnée.

    1. Oh merci, je viens de voir votre commentaire et de voir ça sur internet : depuis le temps que je cherche une maison du genre, avec ces prix (pas excessifs du tout!). Niveau qualité c’est comment?

  134. Bonjour Coline
    Merci pour cet article très intéressant. J’ai lu que tu allais écrire un article sur tes marques éthiques préférées, c’est une super idée.
    En attendant j’ai quelques suggestions de liens pour tes lectrices qui aimeraient plus d’infos sur les marques de mode éthiques :
    * le blog The New Wardrobe http://wardrobe.fr/ répertorie pas mal de marques éthiques en expliquant en quoi elles sont éthiques
    * le blog Happy New Green http://www.happynewgreen.com/ réalise des guides d’achats éthiques (par exemple où trouver un jean éthique ou un pull éthique)
    * et bien en fouinant sûr dans les archives de la catégorie Go Green de ce blog http://www.etpourquoipascoline.fr/category/go-green/ on peut déjà trouver pas mal de marques éthiques

  135. Merci pour cet article qui remet les choses en place pour celles qui pensent que tu passes ton temps à te fringuer, manger et vivre dans le luxe sans arrière-pensée.
    Perso je t’avoue que j’ai très peu les moyens de faire pareil que toi mais ça m’est égal. J’ai le même art de vivre que toi, et je consomme local autant que je peux (marché, produits Franco-français sans verser dans l’aspect extrémiste-tu-sais-de-je-parles ;) )
    Le but est de ne pas céder à la tentation d’acheter pour acheter, pour posséder, pour « être »(comme je le lisais aussi dans le commentaire très juste d’une autre nana)
    L’éducation a fait de moi celle que je suis actuellement. Curieuse du monde mais éco-consommatrice.

    Et un chaleureux et sincère merci à toi de remettre de l’ordre dans les idées de certains qui pourraient penser que la vie et la consommation sont tellement plus faciles pour toi (mille pardon de ne revenir sans cesse à ta vie, je ne te connais que par le blog).

    Continues ainsi, j’ai découvert des tas de petites marques bio grâce à toi, belle Coline !
    Bises, la rockeuse !

  136. Merci pour cet article très instructif !
    C’est important de rappeler que les petits fabricants ne nous arnaquent pas et galèrent eux même du fait du coût élevé des matières premières, entre autres.
    Par contre, c’est dommage je trouve de s’en tenir à « difficile de changer le système », « il y a toujours eu des inégalités, c’est comme ça malheureusement »… Le fait que ni les travailleurs du Bangladesh, ni les ouvriers textiles européens, ni même la grande majorité de tous les autres travailleurs en France ne puissent se payer ces produits (ou alors un par an), et parfois ne puissent pas non plus se payer certains produits Zara, Mango etc, ça pose de grandes questions ! Ca veut dire que les personnes qui produisent cette valeur, qui permettent aux intermédiaires et aux grandes firmes de s’en richir, sont exploités et dépouillés d’une partie de cette valeur, une plus value qui finit dans d’autres poches. De la même façon, ce sont les économies d’échelle qui expliquent que les grandes firmes achètent ces produits moins chers, mais est-ce que c’est normal que des petits producteurs aient des coûts d’achat de matière première aussi élevés ? A-t-on cherché à décomposer de la même façon qu’un t-shirt le coût de ces matières premières (= combien revient aux ouvriers, combien à la firme qui produit etc) ?! C’est bien ce fameux système si difficile à remettre en cause qui explique de telles asymétries, à la fois dans le pouvoir d’achat et dans l’inégalité face au coût de production… Quand on achète un produit de qualité comme celui là, on fait un geste pour soutenir les petits producteurs et c’est très bien, par contre, est-ce qu’on dit merde au système ? Pas sûr !

  137. Bonjour Coline,

    Je passe de temps en temps sur ton blog, mais je n’avais jamais laissé de commentaires jusqu’à présent.
    Je viens de terminer de lire cet article (ce roman plutôt ;)) que j’ai trouvé très intéressant : à la fois documenté et percutant, ce qui m’a donné envie de te laisser un petit mot.
    Le sujet de la mode éthique est un sujet à la fois d’actualité et difficile à aborder je trouve, car comme tu le dis si bien, il s’accessoirise souvent de « c’est trop cher », « on ne vit pas dans le monde » et autres commentaires sympathiques.
    Bien que je comprenne et reconnaisse la problématique économique de ce sujet, car en effet, tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir des produits « made in France » ou fait par des petites mains locales, je trouve qu’il est important de soutenir les petites entreprises et artisans français.
    Sans aller jusqu’à ne se fournir que chez eux, car malheureusement cela n’est pas possible pour tout le monde, soutenir leur façon de travailler et lutter en même temps contre l’esclavagisme légalisé dans les pays « pauvres » en achetant un produit éthique une fois de temps, cela reste à la portée de tous.
    Je partage donc ton article sur ma page Facebook, en espérant qu’il fasse écho chez certaines personnes de mon entourage.

    Je te remercie pour cet article et te souhaite une belle soirée.

    Margot

  138. Merci beaucoup pour cet article !!!
    Je commente rarement un article mais le tiens est tellement bon que j’ai pris des notes (oui oui) ! Des chiffres + de quoi réfléchir + le discours qui rappelle qu’être extrémiste, c’est pas le but = <3
    Dis, je peux ajouter des trucs et être longue ?

    Depuis que je travaille pour une entreprise qui essaie (à son échelle) de proposer des objets de qualité ET fabriqués pas loin ET dans des matières sympa ET par des gens sympas… et avec tout ça d'avoir quand même quelque chose de pas (trop) cher, j'ai énormément revu ma notion de "cher". Je pense qu'on a tous tendance à considérer que le prix "normal", c'est le prix de la marque connue la moins cher (H&M pour les fringues, IKEA pour la déco etc). Et même si ça doit être un truc naturel de l'être humain qui n'aime pas être arnaqué, c'est pas cool pour ceux qui font des choses "normales"
    Un ami qui se bat aussi contre les "c'est trop cher" a une réponse qui tue : "ça n'est pas trop cher, c'est plus d'argent que d'habitude". La tête des gens en face est souvent marrante (entre le "ben oui, plus d'argent c'est cher, ié con lui" et le "ah tiens, intéressant"). J'aime bien sa réponse parce qu'elle montre que le "cher", c'est une question de moyens et de perception (en fonction de tes moyens, y'a des choses que tu trouves chères… ou pas), et ça remet la question sur du "qualité-prix", qui est LA vraie question à se poser (à mon avis) (mais parfois j'oublie de me la poser^^).
    En parlant de ça, un truc "marrant" est de diviser le prix du vêtement par le nombre de fois qu'on le mettra (ou qu'on l'a mis). Un truc qui coute un bras mais que tu mets tous les jours ou presque revient bcp moins cher à l'usage qu'une robe pas trop cher que tu n'a mise qu'une fois.

    Un jour où j'avais plein de trucs à faire, j'ai décidé qu'il était beaucoup plus important d'évaluer le coût réel d'un débardeur JUSTE en lin (oui, j'adore cette marque) VS. un débardeur fast fashion en coton fabriqué dans des conditions pas sympas.
    Muhahaha, ça m'a pris toute l'aprem, mais j'ai bien rigolé (genre, il faut x litres d'eau pour 1kg de coton donc combien de bouteille d'Evian dois-je acheter pour faire mon débardeur en coton ?). Oui c'est absurde. Mais ça permet de réaliser des trucs. Notamment que si les marques répercutaient sur les prix le vrai coût environnemental de la fabrication, ça serait plus si bon marché que ça (le coût, je parle plutôt en dégradation des sols, assèchement de la mer d'Aral, nettoyage des eaux polluées, pas en bouteilles d'Evian !).

    Pour connaître un peu l'envers du décor de l'éthique-local-green-qualité, je confirme que c'est pas facile tous les jours pour les fabricants. Quand je sais que le mec qui fabrique nos matelas bosse plus de 70h par semaine, sa femme pareil, qu'il a un coeur gros comme la tour Eiffel, qu'il gagne juste assez pour vivre… et qu'au téléphone on nous dit que le matelas est bien mais TROP CHER, j'ai envie de pleurer… Pareil pour les paniers en osier (ouais, on vend des paniers à 100€ en osier de France, fabriqués en France)… Sauf que faut expliquer que le monsieur il doit cultiver l'osier, le récolter, le stocker, le conserver, fabriquer le panier (4h par panier hein), qu'il fait ça tout seul parce que s'il embauche quelqu'un, il s'en sort pas à cause des charges et puis dans tous les cas, vu qu'on a des paniers chinois tout pareil à 20€, il se demande s'il va avoir du travail jusqu'à la retraite et que s'il s'arrête ben, lui est déprimé et nous, on perd du savoir faire ! Bref, tous ces gens qui se battent pour leur métiers, c'est tellement motivant… et tellement triste en même temps…

    Ah oui, "Made in France", ça veut pas dire toujours "qualité"… Tout comme "Made in China" ne veut pas dire forcément "merde esclavagiste". Effectivement, les probabilités ne sont pas les mêmes, mais c'est pas obligatoire, surtout depuis que la Chine devient un marché à part entier et que les chinois aussi en ont marre d'avoir de la merde… surtout aussi depuis que l'argument "Made in France" fait vendre tout et n'importe quoi.
    Pour essayer de faire grossièrement le tri entre créateurs (je parle pas de grosses enseignes), un truc sympa est de contacter la marque et de poser 2-3 questions faciles (d'où vient le tissu/le cuir ? comment entretenir ? est-ce que ça va bouger dans le temps ?). Si la personne est au courant de ça, c'est qu'elle a choisi ses matières (et a priori quand on lance une marque et qu'on choisit des choses, on essaie de faire bien…) et si elle a une idée de l'entretien/la vie du produit, c'est qu'elle en porte (ben oui… c'est un signe !) et qu'elle a déjà une visibilité sur la qualité. Et puis vous voyez assez vite à qui vous parlez, c'est agréable et ça donne une idée. Et puis en fait, on ne sait jamais vraiment… Parfois, on est "juste" tombé sur le lot raté depuis le début mais que personne le sait parce que ça se voit pas. C'est pas cool mais ça peut arriver… L'intérêt d'une marque avec qui vous pouvez discuter, c'est que vous pouvez être remboursé s'il y a erreur. Mais les grandes enseignes, c'est pas forcément le mal non plus, faut juste avoir bac+10 en analyse de qualité de vêtement pour pas se faire avoir, ou alors faire au hasard/coup de coeur ^^

    Je peux encore ajouter un mini truc ?
    Bon, je le mets quand même :-)
    Un label, c'est super cher et y'a des méthodes d'attribution qui sont parfois opaques, donc ça ne fait pas tout. Je dis ça parce que le "Made in France" (encore) a tout plein de labels payants qui sont pas super clairs et parfois, il vaut mieux croire ce que dit la marque… et ne pas acheter forcément que des marques avec label. Idem pour le bio et tout le reste en fait.

    Et là je m'arrête parce que c'est trop.
    Merci encore !

    1. Merci pour ton commentaire ! J’adore l’histoire avec les bouteilles d’Evian, ahah ! ^^ Et à côté de ça tout ce que tu dis est tellement juste et hyper instructif ! <3

  139. Très bon article, merci ! Quand j’habitais à Paris, je crois que j’achetais des vetements toutes les semaines, par habitude peut etre mais surtout parce qu’il était impossible d’ignorer tous les Zara et compagnie, et tous les vetements des gens dans la rue… Evidemment je ne portais pas tout, j’achetais sans réfléchir, je me ruinais, j’étais frustrée, et quand j’avais vraiment besoin de quelquechose je n’avais plus assez d’argent pour investir dans quelquechose de qualité. Alors j’achetais quelquechose pas top qui ne durerait pas… Alors que ma soeur est tout le contraire, elle achète peu, elle réfléchit, et du coup elle peut s’offrir de belles pièces qui tiennent, elle peut soutenir (et surtout kiffer) les petits créateurs, etc. Je vis maintenant au Mexique depuis quasiment deux ans, la mode y est beaucoup moins « fast fashion » qu’en France et du coup je n’achète quasiment pas de vetements… Et j’ai appris à mieux choisir, quand j’ai besoin de quelquechose je vais pouvoir vraiment investir, je peux me craquer sur des belles pièces éthiques, j’ai l’impression d’avoir un rapport beaucoup plus sain avec les fringues! Je ne sais pas combien de temps ca va durer, dès que je rentre à Paris en général je craque totalement en voyant toutes les options disponibles à bas cout… Bref :)
    Autre question, tu parles de Monshowroon, je me demandais si Etsy fonctionne sur le meme principe? J’adore Etsy j’y passe des heures chaque semaine, et j’ai l’impression d’avoir une consommation à peu près éthique, mais au final je ne sais pas si mon argent va vraiment dans les poches du petit créateur que je viens de trouver?
    Encore merci pour cet article!
    Louise

    1. Etsy est une SUPER plateforme, hyper éthique ! (enfin, je trouve.. ^^) Le système est très simple, n’importe qui peut ouvrir sa boutique et y vendre ses créations. Etsy prend juste un % (j’ai eu un shop à une époque, je ne me souviens plus exactement du % mais c’était vraiment raisonnable) et c’est tout. C’est un peu comme une boutique Tictail (genre les vide-dressings des blogueuses, tu vois ?) sauf que là tu bénéficies de la visibilité d’Etsy (ce qui est super cool) ! Donc un grand OUI, c’est hyper éthique d’acheter sur Etsy car tu achètes directement aux créateurs :)

      1. Si tu aimes Etsy ça tombe bien je suis capitaine de la Team Nancy Lorraine! :) Je t’ai envoyé un mail à ce sujet. On travaille au quotidien justement pour mettre en avant les créateurs locaux et leur production française faite main. Il y a des teams dans toute la France qui font un boulot énorme et de manière bénévole et qui créent des événements autour du fait main, du local et de la mise en avant de ces créateurs.
        N’hésitez pas à nous rejoindre https://www.facebook.com/etsyteamnancy/ou les autres Team de votre région! https://www.etsy.com/fr/teams :)

  140. Merci Coline pour cet article.
    Je suis tout à fait dans le même état d’esprit que toi. À essayer de changer les choses, sans être extrémiste !
    J’espère que les retours seront positifs ! Merci de mettre en lumière ce problème.
    Au plaisir de te lire de nouveau sur ce sujet !

  141. Hey !

    C’est ce que j’appelle un post d’utilité publique ^^

    Tu as le chic pour nous pondre ce genre d’articles de temps en temps, COMPLETEMENT en dehors de la zone de confort des blogueuses mode (je me souviens d’une réflexion autour du make up, il y a un an ou deux), et vraiment : J’ADORE :)

  142. MERCI, MERCI, bravo et re-mercie pour cette article Coline! très bien mené, c’est tout à fait ça. je connais le sujet, (artisan bijoutière indépendante se débattant nuit et jour pour vivre du métier que j’ai choisi et j’y arrive pas ^^)
    je parlais justement de tout ça aujourd’hui avec un de mes fournisseurs, j’aimerais ajouter une toute minuscule petite chose de rien du tout, que je disais cet après midi justement, quand vous achetez à un artisan vous ne vous doutez peut être pas qu’il y a des heures de réflexions sur la création, des heures d’expérimentations, d’échecs,(que tout ça bien sûre on inclus pas dans le prix final) des grands moments de joie, de nombreux moment de frustration, l’univers du créateur, en gros le client achète un petit morceau du coeur du créateur, c’est un peu gnan-gnan dit comme ça mais c’est la vérité. je n’ai rien contre les enseignes comme « six » « histoire d’or »…etc comme je dis toujours il en faut pour tous les goûts, et pour toutes les bourses ;) encore merci Coline pour cet article ça mettra un petit peu de soleil chez les créateurs en ce temps tout pourri :)

  143. j’ai partagé ton article sur le facebook de ma marque. Je te remercie Coline d’avoir pris le temps de publier ce post pour faire comprendre aux gens que non, les petits créateurs on ne se fout pas du monde, et qu’il faut commencer à penser notre manière de s’habiller pour le bien de la planète.
    MERCI MERCI MERCI!

  144. Article très intéressant, ça c’est sur !

    Mais (eh oui, il y a un « mais ») quand tu parles des 40% de charges sociales, cela concerne uniquement les marques qui fabriquent en France … Et Ekyog ne fabrique pas en France, et n’est donc pas concerné par ce point.
    Je trouve qu’il y a un mélange entre le « made in France » qui est cher justement à cause des charges sociales (qui donne accès à l’école gratuite, à la sécurité sociale, à l’hôpital, aux indemnités chômage, à la retraite, etc …) et le « bio » ou équitable fabriqué à l’étranger (madagascar, inde, etc …) et là les marques ne cotisent pas, mais il n’y a pas l’école, les soins, la retraite, etc …
    Bref, je trouve que ton article est très intéressant, mais il mélange deux choses qui n’ont rien à voir, et c’est dommage de faire un amalgame.
    Bonne journée

    1. Je vois ce que tu veux dire mais je ne crois pas que parce que je parle de deux choses différentes je fasse un « amalgame » pour autant… Quand je parle de charges/cotisations tu noteras que j’en parle pour des marques/personnes basées en France, qui sont donc soumises à ces cotisations. Ekyog ne fait pas fabriquer en France certes mais il me semble que leur société est basée en France… Ils paient donc des charges au même titre que n’importe quelle marque/entrepreneur basé en France, non ? En toute franchise je ne connais pas toutes les ficelles de ce genre de choses, je tente déjà de m’en sortir avec les miennes, ah ah, mais ça me semble logique. Boîte basée en France = « charges »/impôts etc. Mis à part la taille de la structure Ekyog n’est pas très différent de l’entreprise d’Elisa de Carrousel, par exemple… J’espère que tu vois où je veux en venir… J’ai un peu de mal en ce vendredi matin ! ^^

      1. Merci d’avoir pris le temps de répondre, mais je crois qu’il y a une confusion.
        Les « charges sociales » touchent les salaires en France, d’accord ? donc les personnes qui fabriquent les vêtements à l’étranger ne sont pas soumis aux cotisation françaises.
        Une société domiciliée ne France ne cotisera que pour les salariés qui travaillent en France.
        Donc toute la production d’une marque comme Ekyog (c’est un exemple bien sur) coute la même chose qu’une production genre H&M ou Zara, la seule différence sera le prix de la matière première et le transport.
        D’autre part, je suis entièrement d’accord pour dire que le RSI c’est du grand n’importe quoi, genre foutage de gueule, mais cela ne concerne pas les société dont on parle.

        Bonne journée

        1. Hmmm ok, je vois ! Bon, comme dit j’ai beau être dedans depuis des années, ça me dépasse toujours un peu tant c’est compliqué >_< Donc oui, effectivement, charges sociales / cotisations patronales (c'est bien la même chose, hein ?), c'est uniquement pour les salariés français, on est entièrement d'accord (elle comprend vite mais faut lui expliquer longtemps, ah ah ! ^^). Du coup ce dont je parle (et sûrement de travers ou avec les mauvais termes --') c'est ce que j'appellerais l'impôt sur les sociétés, le RSI etc. ce truc où on te prend peu ou prou 40% de ton bénéfice et qui s'applique à toutes les sociétés (enfin ça dépend des sociétés mais aux SARL tout du moins, professions libérales aussi il me semble, les autres je ne sais pas...) qui sont domiciliées en France. Donc du coup si je ne raconte pas trop de bêtises je pense qu'on sera d'accord pour dire que ces "environ 40%" s'appliquent aussi bien à Ekyog qu'aux marques qui fabriquent en France ?

        2. Bonjour Chris
          Si on met de côté les charges sociales, on ne peut pas comparer les coups de production de H&M et Ekyog.
          Je te donne quelques exemples :
          * H&M fait fabriquer ses vêtements dans les pays où la main d’oeuvre est la moins chère du monde comme Le Bangladesh ou maintenant l’Ethiope
          * Ekyog verse un salaire vital à ses ouvriers. Ce n’est pas le cas d’H&M qui verse à ses ouvriers un salaire insuffisant pour vivre
          * H&M n’assure pas la sécurité dans ses usines (cf http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/10/01/97002-20151001FILWWW00249-bangladesh-hm-epingle-sur-la-securite.php ). Mettre ses usines aux normes anti-incendie, ça a un coût. Je rappelle par ailleurs que c’est le non respect des normes de sécurité qui a entraîné l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013 qui a causé la mort de plus de 1100 travailleurs et travailleuses du textile
          * Ekyog utilise des matières écologiques comme le coton certifié bio qui ont un coût plus important
          * H&M est une entreprise multinationale. Ca veut dire qu’elle achète de grandes quantité de vêtements à ses fournisseurs et peut négocier les prix de manière très importante
          Tu peux lire les engagements d’Ekyog sur leur site : http://eshop.ekyog.com/la-marque/notre-engagement.html

  145. Hello Coline,

    Ton article est très juste et intéressant. Merci pour toutes les références et le contenu quasi ;)

    Je pense que l’important est d’éveiller les consciences et qu’ensuite, chacun fasse son choix en fonction de ses moyens, convictions, etc.
    Perso, je suis dans une phase de réflexion sur plein de sujets et la question de mon dressing s’est posé car j’ai déménagé – je suis passée d’un appart à une chambre et j’ai constaté que j’avais l’armoire de la chambre blindée! Et pourtant, je n’achète pas des masses…généralement, pendant les soldes. Certaines pièces ont eu un coût plus élevée mais m’ont duré depuis un moment et finalement, le vêtement a été amorti qu’il soit éthique ou non finalement. Quoique, j’ai tendance à privilégier la qualité sur des grosses pièces comme le manteau d’hiver, une paire de bottines, etc.
    Le dernier achat quali que j’ai fait est une chemise Anne Fontaine. Certes payée une centaine d’euros – bon plan à la vallée village. La dernière belle chemise blanche que j’avais acheté m’ a fait plus de 10 ans et si elle n’était pas grisée (lol) et usée, je la mettrai encore avec plaisir!

    Je pense que l’achat peut se faire de manière un peu réfléchie quelque soit la marque vers laquelle on se tourne. En tout cas, c’est ce que j’essaie de faire.
    Un truc que j’aimerais beaucoup faire, c’est la « Capsule Wardrobe », c’est à dire, réduire son dressing à une trentaine/quarantaine de pièce en incluant tout : vêtements, accessoires, chaussures, etc. Et choisir des pièces qu’on aime vraiment et essayer de miser sur le qualitatif… Après, je ne peux pas encore le mettre en application car je suis en perte de poids, doucement mais sûrement et en même temps, je ne souhaite pas « trop investir ».

    BREF!
    Des bises

  146. Voilà le jour de mon 1er commentaire sur ce blog arrivé car ce sujet m’interpelle beaucoup. Je n’ai lu que le 1er pavé, je reviendrais sur le reste plus tard, mais je voulais déjà dire que justement le prix des choses, cette frustration de ne pas pouvoir, est une raison pour laquelle je frequentais ce blog vers 2007/2008. Il y avait beaucoup de Jennyfer, Pimkie, et autres enseignes abordables pour le commun des mortels. Tu utilisais ces enseignes pour des allures sympas ! Mais ça, c’était avant…

  147. Bonjour Coline, je lis ton blog depuis bien longtemps mais je n’ai jamais laissé de commentaire, je me permets de le faire aujourd’hui pour compléter un peu « la remise en perspective » que tu proposes dans ton article … au sujet des « charges sociales » ou plutôt les cotisations patronales. Je ne sais pas si tu connais les conférences gesticulées, l’éducation populaire, scop le pavé ou Franck Lepage, mais si tu as trois minutes : regarde cette vidéo et peut-être que ça pourrait faire évoluer ton opinion sur les « charges sociales » : https://www.youtube.com/watch?v=eCe1ZLT-ax8

    1. Yes je connais Franck Lepage mais je n’avais jamais vu cette vidéo (qui est top… 3 minutes pour expliquer tout ce merdier, je tire mon chapeau ^^) ! Je vois bien où tu veux en venir et j’ai laissé une longue réponse à ce sujet ce matin que tu peux lire juste ici : http://www.etpourquoipascoline.fr/2016/06/le-prix-des-choses/#comment-527249 :) Evidemment ce n’est que mon point de vue de petite entrepreneuse sur le fait que oui, les cotisations c’est bien, que je suis ravie de pouvoir « aider mon prochain » grâce à mon job mais que…quand même…Parfois ça fait grincer des dents ;)

  148. Hello Coline,
    milles merci pour ton article !!
    Pour ma part, je suis ravie à chaque fois que je vois un de tes articles parler d’un petit créateur que je ne connais pas, ou d’un vêtement de qualité.
    Je pense que ton article résume parfaitement la situation : nous avons du mal à mettre le prix quand il le faut, et au final nous étalons la même somme sur des petits achats pas forcément pertinents…
    Le fait est qu’on est tellement attirées, tout le temps, par les tenues des magasines, des blogueuses, des vitrines, que le besoin d’achat se fait ressentir au même titre que craquer pour une gourmandise. Alors se mettre au régime « shopping » – acheter mieux et moins, bahhh mine de rien…c’est dur !
    Mais ton article est vraiment nécessaire et m’encourage à continuer dans cette voie :)
    Un passage m’a particulièrement intéressé : Tu pointes du doigt des marques dont le prix n’est pas justifié comme Sandro ou Ba&sh. Aurais-tu d’autres exemples ou aurais-tu envie d’y consacrer un article ? J’ai conscience que ce serait délicat. A défaut si tu connais des articles/sites/forums qui parlent de ça je suis plus que preneuse :)

    Bonne continuation à toi !!

    1. Je suis entièrement d’accord avec toi ! On a beau être conscient de tout ça, comme je le disais je ne sais plus quand on reste malgré tout hyyyyper formatés et influencés, qu’on le veuille ou non, et se détacher de tout ça… Ben c’est difficile. D’autant que dans l’idéal s’habiller c’est un peu un petit plaisir de la vie :/ Pour ce qui est des marques je ne me vois pas trop faire un post à ce sujet mais disons que toutes les marques du genre, Maje, Claudie Pierlot, Sandro, The Kooples, Zadig&Voltaire etc. Le genre de marques que tu trouves dans les grands magasins et qui ont explosées ces dernières années, pour moi c’est un peu de l’arnaque, ça joue sur une image « cool », les fringues sont canons, c’est toujours « tendance », ça coûte une blinde donc tu te dis que tu achètes « quali » mais au final je me demande sincèrement si ça vaut mieux que Zara… Je n’ai aucune info sur le sujet et je doute qu’on puisse en trouver mais je ne serais pas du tout étonnée si on apprenait un jour que Zara et Maje font fabriquer dans la même usine, avec les même matériaux etc. !
      Bon après ce n’est pas pour autant qu’il faut boycotter, franchement on a encore le droit d’acheter un truc chez Maje si on en a envie mais par contre je pense qu’il faut essayer de garder à l’esprit que c’est cher payé et, comme toujours, acheter en pleine conscience. Elles ont un tel succès et sont tellement désirables que la demande explose. Du coup ils augmentent les prix, les gens achètent toujours… Pourquoi s’en priver ? (on ne peut pas vraiment leur en vouloir au final… Business is business ;))

  149. Hello,
    Milles mercis de démocratiser ce point de vue, ou en tout cas de profiter de ta notoriété pour t’exprimer sur ce sujet, il est trèèèès très important que les gens se rendent compte de tout ce que tu expliques dans ton article. J’ai fait mes études dans la mode et crois-moi, même dans ce milieu qui est supposé se tenir au courant de tout ça, la grande majorité des étudiant(e)s que j’ai côtoyé sans contre-balançaient de tout ça (à mon plus grand désespoir car ça fait des années que je m’habille bio/d’occaz, que je répare mes vêtements et que je crée des vêtements écolos)..
    Je suis en train de lancer ma marque écolo et éthique, et malheureusement, si ça ne marche pas, je serai obligée de laisser tomber la mode (à moins de trouver une marque écolo et éthique chez qui travailler) car je ne peux pas travailler pour des marques de fast fashion, ni pour des marques qui certes sont ultra stylées, mais n’ont aucune éthique.

    Voilà, je vais commencer à te suivre, et qui sait, un jour peut-être porteras-tu une de mes créations! ;)

    Merci encore,
    Amalia

  150. « allez donc claquer 100 balles en une fois chez Ekyog plutôt que 100 balles en 5 fois chez H&M » << Les prolos qui s'habillent chez H&M n'y vont pas forcément tous les week-ends comme on pourrait se l'imaginer. Il y a des gens – et ils sont nombreux – qui sont incapables d'acheter un vêtement 100 euros quand bien même ils le voudraient. Ca n'est pas une question de volonté, pour les pauvres, le "choix" n'existe absolument pas. Les plus pauvres des plus pauvres, d'ailleurs, ne s'habillent que dans les friperies : il suffit d'aller faire un tour dans des pays comme la Roumanie pour voir qu'il y a des friperies à tous les coins de rues car les gens n'ont pas les moyens d'acheter du neuf, même du H&M neuf. Il faut vraiment vivre sur une autre planète pour penser que les millions de Français dans la dèche ont le "choix" : ils font surtout comme ils peuvent, ils s'échangent leurs fringues, les achètent / les revendent sur Le Bon Coin etc…. Ce qui d'ailleurs est beaucoup plus écolo que d'acheter du neuf (et tous les créateurs de l'Hexagone ne disent pas où ils achètent leurs tissus…. or comme niveau textile c'est une catastrophe en France depuis plusieurs décennies, on est en droit de se méfier). Auparavant, les pauvres étaient pauvres aussi, c'est vrai, mais avant la mondialisation on ne laissait pas des encore plus pauvres que soi travailler dans des conditions indignes : le textile faisait partie de l'industrie française, et c'est peut-être déjà là que réside le problème. Là et dans la pauvreté d'un bon paquet de gens que certains ne semblent pas voir.

    1. Puis malheureusement il y a beaucoup de gens de chez nous qui font de la daube, aussi, et c’est difficile de franchir le pas, de dépenser une grosse somme quand on ne connaît pas vraiment le travail de la personne, ça peut faire peur. Récemment, j’ai par exemple acheté un chapeau fabriqué à la main par une femme de chez moi : il a rendu l’âme à la seconde même où il a pris la pluie, vu le prix j’étais ravie…. Et j’hésite souvent à me tourner vers les « créateurs » indépendants maintenant.

    2. C’est peut-être l’heure encore un peu matinale mais je sens une pointe de colère et de mauvaise interprétation dans ce commentaire… ;) Evidemment si on sort la phrase de son contexte c’est WTF. Je pense que l’intégralité de cet article explique bien que, petit 1 chacun fait comme il veut et comme il PEUT et petit 2 qu’acheter « éthique », comme tu le dis si bien, peut parfaitement se faire en friperies/de seconde main (et pas forcément chez Ekyog ;)) et que c’est une super façon de consommer. Je pense que je l’ai assez dit mais je vais le répéter, je ne juge rien ni personne. Nous avons tous un rapport à l’achat différent et perso j’ai connu des gens qui ne roulaient vraiment, vraiment pas sur l’or mais qui malgré tout s’achetaient des tonnes de fringues et de merdouilles à 2 balles alors qu’ils auraient pu consommer différemment et plus durable avec leurs très faibles moyens. C’est en ce sens que je parle de « choix » mais je pense que tout le monde a compris que ça n’a rien d’universel. Les meufs qui montent les tee-shirts d’H&M au Bangladesh n’ont pas le choix, par exemple. Ou une personne seule avec le salaire mininum et 4 enfants n’a pas le choix non plus.

      1. « allez donc claquer 100 balles en une fois chez Ekyog plutôt que 100 balles en 5 fois chez H&M »
        ah en fait tout ça c’était juste pour faire la promo de ta collec’ ! c’est futé mais faut quand même avoir une sacré capacité à lire entre les lignes tu sais… perso moi j’avais pas compris… #humour #seconddegré

  151. Bonjour Coline,

    Merci pour cet article, écrit respectueusement et avec de belles explications quant au prix des choses.

    En cherchant un petit peu plus d’info sur l’éthique des vêtements et le respect des matières je suis tombée sur une vidéo au sujet de la (sur)production de laine et donc le mauvais traitement que peuvent subir les animaux. Personnellement, en plus de l’éthique humaine je m’intéresse aussi à l’éthique animale, ce qui influe mon choix dans la sélection de vêtements… Je n’étais pas au courant de cette industrie de la laine très cruelle et cette vidéo m’a beaucoup remué (d’ailleurs, la youtubeuse a fait une vidéo sur le lait relayé par L214, c’est comme ça que je suis tombée dessus, attention les contenus sont super graphiques et difficiles – https://www.youtube.com/watch?v=siTvjWE2aVw)
    Alors comme toi, je ne suis pas parfaite, il m’arrive encore de profiter des soldes h&m pour m’acheter des chaussettes ou un t-shirt, mais je fais attention. J’y vais moins, j’économise, je vais dans une super friperie du coin aussi etc etc. Ce n’est pas pour autant que je deviens une ayatollah du mieux vivre que les autres.
    A chacun de faire ses petits pas et de s’entre-aider aussi :-)

    1. Ça c’est encore un autre vaaaaaaste débat ! Avant l’hiver dernier je ne savais pas non plus la cruauté qui pouvait se cacher derrière la laine et j’avoue que je me demandais pourquoi les vegans n’en portent pas alors que bon, tu vois le genre, « faut bien les tondre les pauvres moutons »… #naïveté :( La cause animale est un sujet qui me tient de plus en plus à coeur (alors que franchement il y a 3 ou 4 ans je n’en avais rien à b*ttre… Sûrement parce que j’étais aussi un peu mal informée j’imagine…) et c’est vrai que dans le domaine la mode en tient une bonne couche ! :S Là où je trouve ça difficile c’est qu’on a été tellement « formaté », depuis toujours, à porter du cuir, de la laine et à rejeter toutes les matières dites synthétiques en bloc que c’est compliqué de changer ces habitudes, comme en alimentation ou avec « le prix des choses » finalement. Ça reste un chemin qui peut s’avérer parfois long…et semé d’embuches ^^ Mais comme tu dis, à chacun de faire ses petits pas :)

      1. Merci pour cette video, je connaissais déjà Erin suite a sa video sur le lait de vache mais là j’ai appris pleins de choses.
        Les vidéos sont impossibles a regarder jusqu’au bout pour moi parce que je suis très sensible a ce type d’image mais je soutiens absolument tout ce qu’elle fait et trouve que beaucoup de gens n’ont aucune idée de tout ça et devraient être informés de ce a quoi ils contribuent… !

  152. Coline ton article est génial ! Moi qui suis autoentrepreneur et qui fait des vêtements c’est exactement ce que j’essaie d’expliquer pour justifier mes prix élevés ! Merci

  153. alors ça c’est un super article, fouillé, prècis et qui met les points sur les i ! on en a besoin.
    Je le relirai surement un peu plus tard et les coms aussi.
    Dommage qu’en achetant des vetements chers on ne puisse pas forcement compter sur de la qualité. J’essaye d’acheter moins de vetements et plus quali en principe à voir sur la durée. Il y aussi des marques comme isabel marant qui vendent des trucs qui ressemblent à rien à des prix incroyables.

  154. Chère Coline,
    Tu t’es parfaitement fait comprendre rassure-toi! Et je partage tout à fait ton point de vue. Il m’arrive d’acheter des trucs bon marché, parce que ça me plait, et quand je peux mettre le prix pour de la qualité, et bien je le fais. Ma nouvelle lubie, faire moi-même mes robes/ me tricoter des gilets et des accessoires. Au moins, je sais comment c’est fait, et qui l’a fait!!
    Bises et très bonne fin de semaine!!

  155. m.e.r.c.i

    pour ma part, j’ai opté pour une nouvelle philosophie : mets de l’argent dans des fringues si tu veux, Gabrielle, mais préfère la binouse et le vin blanc! (avec modération)(of course)

    et bip up à mon jean Tommy Hillfinger payé 90boules qui a tenu 3 mois ! (en même temps, la meuf dans l’abus, j’ai que deux jeans et ce dit jeans était celui pour le lundi/mardi/mercredi)(oupsi)

  156. Merci Coline pour ce très bon article ! J’aime beaucoup tes vidéos non-mass market et tous les créateurs / boutiques que tu nous fais découvrir et j’attends la prochaine avec beaucoup d’impatience.

  157. Plus j’ai grandi plus j’ai compris tout ce que tu viens d’énoncer. Au début de mes études, je me sapais chez les chinois pour avoir plein de trucs à me mettre pour pas cher. L’horreur ! Mais peu de moyens… Cinq ans après je suis toujours dans les études, donc toujours peu de moyens, mais fini tout ça ! Je recherche des pièces originales et de qualité, finie toute cette surconsommation de made in China.

    Merci pour tous ces exemples venant illustrer tes propos.
    Bisous Bisous Coline ♡

  158. OMG!! Je pense que ton article est d’utilité publique mais visiblement certains ont tellement d’œillères qu’ils utilisent des non arguments pour te contrer bref … c’est bien pour ça que notre monde n’avance pas, la remise en question c’est pas leur truc… j’admire toujours autant ta démarche, ta façon d’expliquer les choses. Et c’est marrant, on a tous l’exemple d’un truc qu’on a payé 10 balles et qui ont duré une éternité: pour ma part une paire de tongs à 10 e justement que j’ai trainé pendant 10ans!!! (je les portais tout l’été pas seulement 2 fois) comme quoi…

    1. Et sinon y’a pas moyens que les types qui dirigent nos vies taxent plus les produits qui sont fabriqués à l’étranger et BEAUCOUP moins ceux qui sont sur place…? Et après soit disant ça veut privilégier le Made in France…

  159. Ca rejoint un peu le débat sur la différence entre le prix et la valeur d’une chose, non ? Les deux n’étant pas forcément liés et n’ayant pas forcément de relation linéaire… Euh… je me fais comprendre, là ?

  160. Des années que j’essaie d’expliquer ça, mais les gens sont tellement conditionnés dans le quasi jetable, les collections qui changent tout le temps, qu’il est très difficile de faire comprendre qu’on peut consommer peu mais bien. Parce que le système endoctrine les gens à consommer de plus en plus…Et comme la plupart des gens n’ont pas les moyens d’acheter beaucoup et cher, ils achètent beaucoup et pas cher. Bref, un cercle vicieux lié au problème plus profond de vivre pour consommer.

  161. Super article, vraiment très bien écrit et hyper intéressant à lire . Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis sur IRO, Maje, Bash et compagnie : beaucoup trop cher pour ce que c’est. Malheureusement pour moi, je craque sur le style de ces vêtements, leurs coupes, leurs imprimés alors je note la référence de l’article, j’attends 6 mois ou 1 an et je me mets en quête sur les sites de revente d’occasion …J’aimerais bien connaître des petits créateurs français qui font des vêtements du même style donc si tu as des noms à me conseiller, je suis preneuse !

  162. J’ai juste envie de dire (non pas « c’est trop cher » mais) c’est trop long :) J’déconne ! J’adhère, surtout sur le point fondamental : on achète trop ! Achetons moins, mieux…j’y travaille. Cette année je n’achète pas de fringues d’été…ok, facile v le temps ! Bravo pour ces rappels.

  163. Non mais MERDE quoi ! J’ai commencé à lire tout cela, c’était très intéressant…et là tu nous écrit : « payer les charges sociales (soit plus de 40% du bénéfice)(bienvenue en France \o/) », j’ai vu ça et j’ai dit NON, stop, je n’ai pas pu continuer à lire, il faut que je lui écrive.
    Coline : Il ne s’agit pas de « charges » sociales, mais de COTISATIONS sociales (appellation légale). Ces cotisations servent à payer l’école de ton enfant, l’assurance maladie, le chômage… etc…Alors non ce ne sont pas des « charges », ça fait tourner le pays, pour information!! Et pour information (bis), c’est le MEDEF qui a répandu le détournement sémantique de « charge sociale », car forcément « charge » c’est chiant, c’est négatif et on en veut pas, alors qu’en fait, tu seras bien contente d’avoir payé des « charges » sociales si toute ta petite entreprise s’arrête un jour, tu diras pas non à quelques aides sociales. A ce moment là, penses y, souviens toi que c’est grâce aux « charges » que tu ne te retrouveras pas à la rue au moindre pépin.
    C’est très étrange de trouver ce relent de discours néo-libéral décomplexé qui est totalement celui des multinationales que tu fustiges justement dans cet article. Je dirais même que c’est absolument incohérent.
    On ne peut pas, à mon sens, défendre un système éthique et raisonnable, et en même temps tenir des propos capitalistes libéraux. Ça m’intrigue à vrai dire. J’aimerais comprendre ce positionnement étrange, si tu veux bien l’expliquer.
    Bonne soirée!
    Marion

    1. Ouh la la, zeeeeeen ^^ Charges ou cotisations pour moi c’est pareil même si je suis d’accord, « charge » a effectivement une connotation plus négative…mais au final c’est la même chose. Je suis au courant que ça fait « tourner le pays » et que c’est nécessaire, au même titre que les impôts sur le revenu, la taxe d’habitation ou la redevance tv :) Mais sans vouloir rentrer trop loin dans le débat le RSI c’est quand même hmmm…spécial, on va dire ! Je ne sais pas ce que tu fais dans la vie mais je pense que n’importe quel gérant de petite entreprise (comme la mienne où finalement je suis seule) te diras que lorsque tu dois donner près de la moitié de tes revenus au RSI et ben..ça fait mal. Et au delà de ça le RSI c’est un système assez bancal qui fout dans la merde beaucoup de petits entrepreneurs (tu as sûrement du voir passer la vidéo de ce mec qui a déclaré genre 13 000€ de bénéfice et qui doit en filer 15 000 au RSI ? Exemple extrême certes mais malgré tout assez représentatif de ce système, je trouve…), qui se battent pour s’en sortir et qui se font tout simplement enfoncer par ce genre de « cotisations ». Donc oui, des cotisations pour payer l’école de ma fille tant mieux mais en attendant si un jour mon activité s’arrête, je n’ai pas le droit au chômage à moins d’avoir, en plus de tout ça, souscrit à une assurance. Pareil pour l’arrêt maladie et les indemnités journalières, si tu veux avoir quelque chose de correct tu dois, une fois de plus, souscrire à une assurance…
      Donc pour répondre à ton interrogation je ne me considère pas une capitaliste, je suis contente de payer mes impôts, contente que mon boulot et mes revenus puissent « servir ailleurs » mais crois-moi, certains trucs c’est du foutage de gueule et ce n’est pas parce qu’on est pour un système éthique qu’on a forcément envie de se faire « saigner ».
      Pour finir perso je n’ai pas à me plaindre mais malgré tout ça me met en colère d’entendre des petits entrepreneurs galérer comme pas possible et devoir parfois fermer leur boîte parce qu’ils ne s’en sortent pas, écrasés par les « cotisations ». Alors qu’ils bossent comme des dingues, bien plus de 35h par semaine et qu’à côté de ça on nous fait des trous dans la tête avec le chômage. Je trouve que la création d’entreprise n’est pas assez soutenue en France (en plus d’être extrêmement compliquée >_<) alors que des gens motivés, plein d'idées il y en a à la pelle et ça pourrait, j'en suis sûre, créer de l'emploi.

      1. Merci Coline pour ce chouette article et pour cette mise au point sur le RSI que je partage vraiment. Nous sommes nombreux à travailler de manière indépendante, sans compter nos heures, heureux de créer de l’emploi, de payer nos impôts et de travailler de façon éthique (petite librairie de quartier dans mon cas). Il y a en effet une énorme différence entre le RSI et le régime de sécurité sociale dont je bénéficiais lorsque j’étais salariée. Les gens l’ignorent mais le RSI est une entreprise privée, dont les dysfonctionnements sont aberrants. Congés maternité et maladie inexistants, paiement des cotisations en fonction d’une « estimation » mais jamais au réel ce qui implique une avance de trésorerie énorme (qui peut faire couler une boite) pour un remboursement qui met parfois plus de 18 mois à arriver… En gros on cotise pour n’avoir AUCUNE couverture sociale, pour un organisme qui n’appartient même pas à l’état (organisme privé)… Je vais pour ma part passer en SAS pour ne plus subir racket et revenir au régime général…

      2. Tellement d’accord avec ta vision sur la création d’entreprise en France qui est une galère innommable, très peu encouragée, et pour le créateur souvent très peu rémunératrice, Après, on vient nous poser des chiffres de ouf sur le chômage en mode « regardez, les gens n’ont pas envie de travailler!!! ». Rectification: les gens n’ont pas tous envie d’être salariés, et préfèrent peut-être bosser 60 heures par semaines au lieu de 35h mais à leur compte, avec leurs idées, leurs créations, etc !!

  164. Hello,
    Très très bon article, félicitations !
    Honnêtement je fais partie des filles qui ont dit que c’était cher le débardeur, mais je suis à fond d’accord avec presque tout dans cette article!
    Il y a aussi, la question de ou on achète dans le monde, il faut savoir que certaines grandes marques ce permettent de revendre leurs produits qui ne passent pas le contrôle qualité en Europe ou aux US .. maintenant je vis au Mexique et je vois bien la différence. Des produits déjà pas top à la base vendus le double du prix qu’en France et qui en plus sont troués et j’en passe.. #triste

  165. Merci! Merci Coline pour cet article plein de bon sens. Je suis moi même la créatrice d’une jeune marque, Walleriana, et j’entends souvent au sein même de mon entourage, ce commentaire tellement vexant: « ben ça va, tu dois bien marger avec tes prix » ou encore « c’est vraiment trop cher »… Mais savent-ils seulement combien me coute le développement d’une collection? Le temps passé à tenter de percer? Et le fait qu’à ce jour, je ne me verse pas encore de salaire, préférant développer de nouveaux produits, et investir dans des salons de créateurs pour y rencontrer directement mes clientes, échanger avec elles? Alors merci pour cette petite remise à plat, ça fait du bien de le voir écrit, et ça remonte le moral!

  166. Coline je te tire mon chapeau pour avoir su exprimer le fond de ta pensée de manière aussi claire ! A mon avis t’as du mettre un paquet de temps avant de le pondre cet article… Je suis totalement d’accord avec toi sur le sujet et pour ma part l’essentiel est de savoir à quoi m’en tenir avant d’acheter. Sur ce je m’en vais dépenser des sous! Bise

  167. Cet article est extrêmement, extrêmement intéressant ! Bravo Coline, je suis d’accord sur tout cet article ! Ça fait du bien de lire ca !

  168. Merci pour ce bel article très intéressant et explicite.
    Je découvre ton site grâce à cet article et étant artisan couturière je me reconnais parfaitement dans ce que tu décris.
    Bravo pour cet éclairage et pour le fait de ne pas donner de leçons ;)

  169. Bonjour à tous,
    Je rejoins la lectrice (je retrouve pas le nom du commentaire) qui a été déçue par l évolution de la marque des petits hauts. J ai remarqué que les t shirts étaient de moins en moins bonne qualité et de plus en plus chers alors que j adorais cette marque.
    Mais la ou j ai été le plus déçue c est concernant la marque blune. Je me rappelle avoir acheté 3 t shirt l année de création de l marque après avoir lu un article sur les créatrices qui m avait touché. J ai toujours ces hauts ils ont vécus mais sont toujours beaux. J en ai acheté d autres les années suivantes de plus en plus chers mais qui n ont eux passés qu une saison.
    Je trouve cela dommage.

    Heureusement il existe d autres marques sympas made in France, notamment mamouchka ou opullence a des prix abordables pour toutes.
    Merci pour cet article

  170. Merci pour cet article. Chacun voit midi à sa porte et ce qui paraît cher pour l’un ne l’est pas pour l’autre qui prend en compte d’autres critères que juste un prix. C’est une question de priorité aussi et de ce qu’on souhaite mettre en avant, de paraître, dans quoi tu souhaites mettre ton argent… Ça me fait penser aux reportages que tu peux voir à la télé par ex d’une maman qui galère avec 400€ par mois pour nourrir ses enfants mais qui a un méga écran plat de la mort qui tue derrière elle pendant son interview… Moi je trouve l’écran plat cher ;-)

  171. Excellent article !
    Moi qui suis (petite) créatrice de bijoux uniques, faits à la main, avec des produits de grande qualité, j’en ai marre d’entendre « c’est trop cher » asséné par des nanas qui se ruinent en breloques chinoises moches et de mauvaise qualité.
    Merci, Coline, de remettre un peu les choses dans l’ordre !

  172. Merciiiiiiii!

    Ton honnêteté et ta clarté font (entre autres qualités) de cet article une investigation digne d’une vraie journaliste! Service public et éducation sont aussi les maitres mots bref quel plaisir!

    <3

  173. Excellent article !
    Moi qui suis (petite) créatrice de bijoux uniques, faits à la main avec des matériaux de grande qualité, j’en ai marre d’entendre « c’est trop cher », de la part de nanas qui se ruinent en breloques chinoises moches et de mauvaise qualité…
    Merci, Coline, d’avoir remis un peu les pendules à l’heure !

  174. Excellent article! Je n’ai pas les moyens d’acheter des marques made in France, et mes achats mass market se limitent pour le moment aux lots de culottes H&M et aux chaussures. J’ai appris à m’habiller dans les frippes et à coudre mes propres vêtements avec du tissu de seconde main. Les résultats ne sont pas toujours concluants mais je suis contente d’avoir trouvé plus ou moins un équilibre dans ma manière de consommer/acheter.

  175. Merci Coline pour cette mise au point, tes explications sont très claires et j’apprécie beaucoup que tu cites tes sources.

    En effet, je connais la petite histoire du gilet en cachemire payé une blinde et qui bouloche dès la première journée …. hum comment te dire … les boulles.

  176. Bon bah…. Vivement les soldes alors! 😁
    Je fais de l’humour mais j’ai bien, et bien repris, conscience de ce que tu dis.
    Et cette explication des coûts de production d’un sweat Artisan, est très intéressante.
    Et comme dit un célèbre philosophe  » Le shopping à ses raisons que mon banquier ignore » …. Ou pas ! 😆

    Belle journée

  177. Bonjour Coline , si un jour tu en as l’envie et le projet je pense qu’écrire un livre piur nous parler de sujets tout aussi intéressant serait une tres bonnes idée. Te lire est assez captivant !

  178. Hello Douce Coline,
    Ce billet me fait penser à un autre billet que j’ai lu ce matin, dans Féminin Bio. Il ne débat pas précisément de fringue et de prix des choses, mais d’une certaine vision de la vie, qui rejoint un peu ce fameux mot « juste » et surtout une réflexion que l’on doit engager sur sa consommation.
    http://www.femininbio.com/sante-bien-etre/conseils-astuces/zen-organisee-si-moderation-etait-cle-84366

    Et puis dans un second temps, j’ai découvert cette marque éthique, et surtout de qualité pas-mal-du-tout-que-c-est-pas-mal-du-tout.
    Alors je te fais profiter au cas où.
    http://www.bibico.co.uk/

    Bien des bises.
    Nini

  179. Bonjour Coline,

    Bravo pour ton article documenté et argumenté.

    Si je devais résumer mon point de vue ; 2 crédo :

    -Ne JAMAIS jeter 1 euro par la fenêtre (l’argent est bien trop précieux pour ça!!) mais savoir dépenser 100 euros (f)utilement, 100 euros qui ont du SENS et non par SIGNE. (Pourrais écrire 3 pages sur le monde du sens et le monde du signe!!). Les achats qui répondent à notre besoin de signe, pourrissent notre société, nous font consommer des objets qui ne nous procurent au fond que de la réassurance narcissique… tout est là. Nous devenons des égos sur pattes qui ne jouissent de rien sauf d’eux mêmes…

    – Rester intègre mais jamais intégriste… la limite est ténue, le bon sens n’a rien à voir avec les idéologies qui finissent le plus souvent par être très dangereuses…

    Un achat c’est un vote, c’est politique…

    Le sujet est vraiment très intéressant! Merci! Merci!!!!

    1. Alors moi j’attends tes trois pages sur cette histoire de sens et de signe ! Même si je crois bien comprendre de quoi il s’agit ! ^^

      1. Bonjour Coline,

        Le sujet est tellement passionnant, je ne peux pas m’empêcher de commenter. Parce que c’est un sujet qui m’exaspère « le prix des choses ».

        Le « trop cher » comme signe de raison, raisonnable, bonne conscience, misérabilisme rassurant… Cela n’a pas plus de sens que le « pas assez cher » la réassurance narcissique d’un objet chic et cher qui nous donnerait, à nous, de la valeur, bien plus qu’une garantie de qualité c’est évident! Au fond le raisonnement « trop, ou pas assez » ben le plus souvent c’est le même… Rien à voir avec « je ne peux pas me le payer ». « Peux pas me le payer » ça positionne le coût dans nos possibilités subjectives, les réalités matérielles. Et hop, après avoir dit ça, ben on peut penser, dire et agir, sur un autre registre (m’agace le mélange des registres!): celui de l’objet dans sa finalité, sa beauté, sa fonction… celui de l’objet dans ses conséquences, sur l’environnement, les créations d’emploi…etc etc… J’entends des gens qui crient au scandale devant le prix d’une paire de chaussures ou d’une voiture, mais pas sur le coût d’un voyage. Ou le contraire! Quel impact pour ces objets sur l’humain, pour l’environnement? Une paire de chaussure? Une voiture? Un voyage? Tous peuvent avoir un impact négatif… Je crois, comme tous, que le problème est la consommation de masse… Mais parler de consommer mieux peut difficilement se faire sans évoquer nos désirs, nos pulsions et leurs satisfactions. Non satisfaits, nous détournons, réitérons, déplaçons notre quête vers d’autres consommations… Et là, c’est l’inondation, l’incontinence de consommation, aussi dangereuse que l’extrême rétention, l’occlusion terminale!! Une fois qu’on a pu (librement, débarrassé de la possibilité subjective) penser l’objet dans ses conséquences et sa finalité, ben parfois… voire souvent… cela modifie nos « possibles », « je peux » ou « je ne peux pas »… (point d’achoppement!)
        Ce qui nous coûte le plus, c’est l’effort… de réflexion, de patience… d’humilité devant nos besoins et notre satisfaction (Mick si tu m’entends!!)…

        Ce que je « veux » pour avoir une bonne image de moi parasite absolument ce que je « peux »…

        Ce coût, ce goût de l’effort (qui n’est pas nécessairement de la souffrance… et même plutôt pourvoyeur de jouissance), ben c’est ça qui m’agace le plus, parce que je crois que c’est ce coût que l’on ne veut plus payer…

        Merci encore pour ton article, j’y ai appris plein de choses gratuitement, seul coût, mon attention! Le prix de ton article? Le temps passé pour toi? Hein? On en parle?
        Très bon dimanche à toi!

  180. Merci !! Merci pour nous !!
    A la tête d’une marque de papeterie et bijoux depuis 5 ans 1/2 j’ai mis 4 ans avant que celle-ci ne devienne rentable de genre 300€ par an (haha oui exposer son travail coûte tellement cher pour espérer quoi ? Rembourser son corner ?) et miraculeusement grâce à un concours de circonstances, en plus de mes produits que j’améliore au fil des ans, j’ai eu la chance d’entrer dans un réseau qui fait que depuis 6 mois j’en vis. Bon j’ai encore besoin de mon taf en freelance mais c’est sur la bonne voie. Et clairement j’en ai chialé de réussir enfin à me payer.

  181. Merci pour cet article très intéressant. J’ai appris plein de choses et cela donne à réfléchir.
    Malgré tout, ces petits fabricants devraient étendre leurs gammes à des tailles au moins jusqu’au 46, il y a un potentiel non négligeable.

  182. Su-per article, d’une grande richesse pour le coup! Merci Coline de ne pas te perdre dans le consensuel pour le plaisir malsain et faux de plaire à tout le monde.

  183. Merci Coline d’avoir remis les choses en perspective et de « défendre » les petites marques comme nous et les marques qui se lancent en faisant du Made In France. <3

  184. hello Coline

    tu ne m’en voudras pas j’espère mais j’ai la flemme de lire les 274 commentaires…

    je suis entièrement d’accord avec ton article, je valide à 100%!! je suis dans une démarche similaire, pour preuve hier soir j’aurais pu aller à la VP Bash et bein je n’y suis pas allée!!! explication données à mon chéri (et c’est vrai) « j’ai assez de vêtements »

    en revanche j’ai un problème avec tout ça. c’est que je n’ai pas les moyens de me tromper. j’ai un budget fringues de 100e par mois. donc si je veux une pièce de qualité qui va me coûter disons 200 e, c’est 2 mois de budget. pour UNE pièce. du coup tu imagines mon angoisse de claquer 200e pour un vêtement supposé de qualité mais sans savoir s’il va me durer 1 ou 10 ans? du coup j’achète du pas cher (genre conscious d’H&M) au moins si ça ne dure pas je ne suis pas déçue.

    j’en viens donc à ma question: quelles sont les marques que tu pourrais nous recommander selon ton expérience à toi?

    merci
    Géraldine

  185. Merci beaucoup pour cet article ! En tant que créatrice Made in France je suis souvent confrontée au « c’est trop cher » et à devoir défendre ce prix « élevé ». Je vais partager sur ma page pro :)
    Bonne journée !

  186. Bonjour Coline,

    Merci pour cet article complet et clair!
    Je suis responsable de la production d’une marque de prêt à porter qui est qualifiée par beaucoup de monde de trop cher. Pourtant nous essayons au quotidien de proposer des produits les plus qualitatifs possibles à nos clients.
    Ce n’est pas simple car au delà de la fabrication, des couts de transports et des charges de nos entreprises, il faut également tenir compte des problèmes que nous avons à trouver des matières premières de qualité.
    Cela rejoint le débat actuel sur l’agriculture et la course au rendement que connait la planète.
    Quelle que soit la matière (coton, laine, soie,..) les fabricants de tissu ont de plus en plus de mal à s’approvisionner, la qualité baisse et les prix grimpent.
    Malgré toute notre bonne volonté, il arrive que nos produits ne soient pas aussi qualitatif que nous l’aurions voulu au prix affiché.

    On ne baisse pas les bras et on continue a essayer de proposer de belles créations au prix le plus juste.

    Bonne journée

    1. Merci pour ton témoignage Tilly :) Par hasard tu ne voudrais pas nous dire pour quelle marque tu travailles ? Je peux comprendre que non mais dans le cas contraire ce serait intéressant ! Même si, évidemment, sans connaître la marque en question c’est déjà très intéressant ces histoires de matières premières ! Encore un truc que je ne soupçonnais pas !

  187. Tout à fait d’accord, il faut soutenir les petits créateurs ! Bravo !

    Ceux qui fabriquent en France peuvent justifier de vendre à un prix élevés, on sait que ça coute cher de faire fabriquer en France, et il faut les soutenir à fond.

    Par contre, je ne vois pas de différence entre une marque qui se dit « éthique » comme Ekyog et une marque grande distribution (maje, zara et Cie)
    Pardon, mais Ekyog qui fait fabriquer à l’autre bout du monde, et qui respecte une charte de ne pas faire travailler les enfants !!! mais faut leur donner une médaille parce qu’ils respectent la loi ???
    Et le transport ! Ah oui, ils utilisent le bateau plutôt que l’avion !! bravo !! et le bateau il fonctionne à voiles ? ben non, c’est du pétrole !
    Alors qu’une marque comme ça, qui se permet d’appliquer des prix comme s’ils fabriquaient en France, je ne dis pas que c’est de l’arnaque … (on sait qu’on va acheter un produit fabriqué dans un pays ou les ouvriers sont payés une misère), mais de là à dire que whaouh c’est formidable, on achète du coton cousu par des adultes !!

    1. Je te trouve un peu virulente au sujet d’Ekyog (et je ne dis pas ça à cause de notre récent partenariat, je soutiens cette marque depuis quasiment son lancement ;)). Ekyog c’est quand même un poil plus que du Zara avec marqué « éthique » dessus… J’ai du mal à comprendre comment on peut dire ça à moins de ne pas avoir prêté attention à la marque et/ou d’être agacé parce que c’est « cher ».
      Déjà ils n’utilisent quasiment que des matières écologiques ou éco-friendly comme on dit : du coton bio, du lyocell, du modal, du lin, de la laine, du cuir tanné végétalement donc que du naturel, biologique ou recyclé, ils refusent l’utilisation de tous produits toxiques au moment de la confection, ils sont en partenariat très étroit avec tous leurs fournisseurs, leur assure des salaires décents, ont une traçabilité totale du début à la fin de la chaîne et…j’en passe et des meilleurs. Bref, je ne comprends pas trop ta remarque et surtout je trouve ça triste de juger de la sorte alors que, de toute évidence, tu ne connais pas énormément de choses sur la marque…

  188. Article passionnant écrit finement avec justesse et vérité ! Merci Coline ! Même si je continue à m’habiller en massmaket, je suis de plus en plus tentée par les marques 100% françaises, de créatrices passionnées. Alors oui la pièce coûte un certain prix mais on n’est pas obligée de s’acheter la boutique entière ! ;-) Sur mon dernier article, si ça t’intéresse, je parle de ces petites marques qui me font de l’oeil ! hihihi

  189. Merci Coline pour cet article clair et complet. En tant que créatrice je me suis vraiment reconnu dans tes paroles et ça fait un bien fou qu’une personne de ton « influence » explique simplement et respectueusement la réalité cachée que nous vivons au quotidien.
    En tant que créatrice, je fais le « juste prix » même si certains createurs trouvent que je vends « pas cher » je suis scandalisé de voir le prix de vente dautres que ni la qualité, ni le made in France ne peux justifier. Mais ce n’est heureusement pas la majorité.
    Juste Merci pour cet article que je vais faire tourner 😉

  190. Merci pour cet article!
    j’espère qu’il permettra à tes lecteur(-rices) de comprendre ce que vit un jeune créateur français, et tout le travail « d’éducation » que l’on a à faire pour que les gens comprennent que nos prix ne sont pas élevés.

    Tu l’expliques très bien dans cet article. Et bien entendu il n’est pas question de juger, je suis la première préférer acheter pour moins cher, mais depuis que je suis dans le domaine de la création j’ai pris conscience de la valeur des choses (et pas seulemnt dans la création, même dans le quotidien: manger moins de viande mais de meilleur qualité etc…) et qu’il s’agit de consommer bien.

    Je crée des bijoux, certains que je fabrique des mes mains, pas d’assemblage mais je coupe et façonne le métal, d’autres moins car il faut payer ses facture aussi hein… Et lorsque je fais des ventes de créateurs, parfois les gens me dise ouvertement que ce que je fais est cher. Et après les premières fois où j’ai pu être choquée, je me suis dis que mon travail « d’éducation » est aussi primordial. Du coup je prends le temps (et c’est fatigant dans ts les sens du terme) pour expliquer aux gens que ça n’a rien à voir avec des bijoux H&M et autre! que ce qu’ils ont devant eux a été produit ici, avec la main d’oeuvre et les charges que ça implique… certains comprennent et d’autres pas.
    Puis aussi d’ajouter que lorsque je dépose dans des boutiques, la marge est de 2,5! Soit sur un produit qui coûte 50€ en boutique je n’en récupère que 20 (auxquels j’enlève prix de la matière première charges, main d’oeuvre, frais de packaging etc…)!

    C’est tellement important que les consommateurs comprennent qu’on n’essaie pas de les plumer, on essaye de vivre de notre passion, de transmettre notre savoir-faire.

  191. Hello Coline,

    Je ne commente pas souvent bien que je jette régulièrement un oeil a ton blog depuis ses débuts.

    Je suis une de celles qui a pu dire par moments que les produits que tu présentais était trop chers. Lorsque c’était le cas, il s’agissait justement de l’exemple de la robe ou du pull a 200 balles fabriqués en Chine par des gens sous-payés et exploités et comme tu le dis, et que selon moi cela ne correspond pas au « juste prix ».

    Pour un truc de qualité pourrie et fabriqué dans les mêmes conditions de masse que du « H&merde » et j’en passe, sous prétexte que c’est une marque fashion (Bash, the Kooples, Kookai etc.), dont la qualité est souvent la même que les grands groupes Zara, F21, Primark etc.), c’est effectivement trop cher et de la grosse arnaque.

    En revanche, je suis entièrement d’accord avec le fait que quand les conditions de fabrication et la qualité suit, le prix est alors justifié.

    J’apprécie que les blagueuses se saisissent de ces questions et se renseignent un peu sur la provenance de ce qu’elles portent (puisqu’elles en font – directement ou indirectement – de la pub).

    Bref, ce n’est pas une histoire de prix mais de juste prix qui correspond a la qualité de l’article en question. Donc merci de ton post, qui j’espère va sensibiliser beaucoup de gens a cette question, qui n’est pas moralisateur pour celles qui consomment en masse (en connaissance de cause. ou pas) mais qui permet de se poser la question de notre mode de consommation et qui rend chacun responsable a son niveau.

  192. Merci ! Cette démarche pédagogique fait du bien ! (je l’ai eu également sur ma page facebook pro à plusieurs reprises, lassée d’entendre toujours « c’est trop cher » « vous vous en mettez pleins les poches » pour des produits sur lesquels on ne fait quasiment pas de marges et au regard de tous les sacrifices qu’on a pu faire..). A ajouter aussi : il ne faut pas perdre de vue que le créateur qui produit une collection (donc il paye 100% de ses produits à son usine) sait d’avance qu’il ne vendra pas tout : il vendra 50% de sa collection à plein pot, 35 % en solde (donc plus de marge) et aura 15% d’invendus sur les bras. Ca aussi c’est à prendre en compte dans le calcul de la marge.

  193. Merci pour cet article Coline,

    Je pourrais bien sûr ajouter quelques autres arguments, vécus au quotidien via ma marque de vêtements… Marque éthique et participative, made in France à la main à partir de tissus de haute couture, en éditions limitées.

    Par exemple :
    Le dépôt en boutique physique (on laisse des vêtements, les invendus reviennent en fin de saison) : les boutiques prennent 40% du prix du vêtements. Ouch ! Pour des vêtements dont le prix est calculé pour être juste, pas de marge, juste de quoi payer son travail, il ne reste plus grand chose… Pour autant, il est normal de payer une boutique qui a des charges, et même avec 40% cela ne leur fait pas grand chose dans la poche avec ces petits sous, donc personne n’est gagnant.
    L’achat par des boutiques multi-marques : chaque boutique revendeur divise le prix des marques par 2,5 voir 3 => histoire qu’ils gagnent des sous. par contre, le créateur ne gagne pour ainsi dire « rien », il travaille gratuitement…
    Faire des salons, grosses expos => plusieurs milliers d’euros le stand pour le weekend, pour des ventes incertaines, avec les frais de déplacement etc. Un vrai gouffre.

    Aussi, je reviens sur la partie liée à la création des vêtements de la marque Carrousel, dont je connais la créatrice :
    En ce qui concerne les frais de création d’un vêtement, à coté de l’achat de matière, la coupe et le montage du vêtement, je dirais qu’il y a une grosse partie invisible : le stylisme (imaginer le vêtement) et le modélisme, la création des patrons, leur gradation (faire différentes tailles de vêtements…) => cela peut prendre entre 1 et 2 semaines selon le vêtement. Du coup, c’est aussi ce temps passé qu’il convient de payer.

    En effet, lorsque l’on me dit que le vêtement est cher, je réponds : 2 semaines de travail (je ne peux pas me payer 20 cts de l’heure, le feriez vous à ma place ?), du tissu de haute couture (donc cher), un vêtement durable (et non-jetable), de la qualité, de l’éthique, made in France, encouragement de l’emploi en France…
    Et au final, sur un vêtement vendu, il ne reste pas grand chose dans la poche du créateur, surtout après les charges imposées par l’Etat… Il est indispensable de vendre beaucoup de vêtements pour « survivre ».

    Pour ma part, acheter « responsable » n’est pas un acte réservé aux personnes « riches », mais de personnes conscientes / possédant des valeurs humaines, environnementales, sociales => il est possible de consommer mieux mais moins, 1 superbe veste coup de cœur qui va durer 10 ans et que l’on aura plaisir à reporter, au lieu de 3 vestes H&M dans un tissu médiocre fait par des enfants sous-payés, qui durera une saison, jusqu’au prochain achat…
    Aaaah je pourrais encore en parler des heures, mais il est temps de déjeuner :)

    Voilà voilà, merci en tout cas d’avoir étudié la chose, cela me fait plaisir :)

    1. Pfff mais oui évidemment ! J’ai eu beau mettre 3 mois pour écrire ce post je n’ai même pas pensé à tout l’aspect développement ! Franchement les petits créateurs sont quand même hyper courageux (et passionnés !) parce que mon dieu, là comme ça, ça fait pas rêver :(

  194. J’adore cet article. Tu exposes les faits de manière détachée et sans apporter de jugement, c’est très agréable à lire. Merci Coline !

  195. Je ne commente pour ainsi dire jamais, mais là, j’ai juste envie de te dire MERCI ! MERCI MILLE FOIS ! Je suis moi même une petite créatrice de bijoux et de maroquinerie, et j’ai l’impression de passer mon temps à justifier le prix de mes articles ! Alors merci de prêcher la bonne parole sur ton blog, ça fait du bien de lire ce genre d’article !

  196. Très intéressant cet article notamment le schéma avec la part des marques que tu cites… J’adhère totalement, il y a un prix aux choses… J’essaie d’acheter moins mais mieux… D’ailleurs je viens d’acheter une chemise ( garantie usure 10 ans! ) sur le site Loom dont tu parlais pour l’anniversaire de mon chéri… :)

  197. Super article, merci beaucoup !
    Toi qui a de l’audience, et qui ouvre le débat avec ce sujet, n’hésite pas à faire des focus très réguliers (un rdv mensuel ?) sur les petites marques Made in France ou Europe, qui te plaisent, quali et réglo justement, comme tu le dis, elles ont du mal à se faire entendre !… Merci !

  198. et au fait j’ai lu que La Redoute allait lancer une gamme « made in France »… comme quoi oui, les choses bougent!

  199. Merci Coline! Ton article tombe à pic pour moi.
    Depuis quelques mois, je réfléchis à ma façon de consommer; pour les vêtements principalement. J’ai commencé par faire un énorme tri me rendant compte que des fringues dormaient dans mon placard depuis des lustres. Je m’en suis lassée. Les ai achetés sur un coups de tête, en soldes en pensant faire l’affaire du siècle… Au final, des tonnes de « trucs » non portés. Et d’un coups, en râlant car je ne trouvais plus de place dans mon armoire, j’ai tout vidé, réfléchi à ce que j’aimais, ce que je portais et les achats INUTILES! Trop nombreux!
    Je pense que ça y est, je peux le dire…depuis quelques temps j’ai «  » »enfin trouvé mon style » » » et faire du tri ma aussi fait du bien moralement parlant. C’est vraiment top d’avoir la sensation de s’être trouvée!
    Je ne souhaitais pas jeter. Habituellement je donne tout, mais là, il y avait énormément de valeur et j’ai souhaité profiter de « ma connerie ». J’ai tout mis sur Vinted. C’est incroyable! mon cabas se vide à vu d’œil! Cela me permet de renouveler ma garde robe tranquillement. Petit à petit en faisant des achats raisonnables et bien plus réfléchis. J’achète tout sur internet. J’évite ainsi le coups de coeur en boutique qui fini au fond du placard ou les vendeuses trop « bonnes vendeuses ».
    J’achète beaucoup moins déjà depuis quelques années mais là j’ai vraiment fait encore plus attention à la qualité, et le lieu de fabrication. Ayant un commerce (je suis fleuriste) je vends moi même à mes clients des végétaux et vases de qualité. Et le prône haut et fort. Expliquant ma démarche, les prix parfois plus élevés… A défaut de pouvoir proposer essentiellement du made in france à la boutique, je me suis dis que je pouvais faire cette démarche personnellement, dans ma vie, dans ma penderie.
    J’ai donc ma petite collection de marques françaises….plus « saines »et quand j’ouvre mon placard le matin c’est une toute autre histoire; des jolies matières, des tissus de qualité, de belles coupes qui me vont,…et le sentiment de m’être fait plaisir tout en faisant une « bonne action ». Bien évidement, j’ai toujours deux trois chemises zara kids qui me feront une saison mais de bons basiques, maintenant.
    J’ai beaucoup appris grâce à ton article. Je te suis à 100% dans ta démarche et comprends complètement ton raisonnement. Mais il est parfois dure de se raisonner. Acheter plus chère lorsque l’on a des petits revenus n’est quand même pas toujours simple et parfois frustrant comme tu le dis si bien dans ton texte. Ex: Ma belle soeur travaille chez camaieu (nous avons plus ou moins les même revenus), achète 10 000 trucs par semaine, à vraiment pas chère… Je vais faire du shopping avec elle et reviens avec une veste en jeans (la parfaite, pile la bonne couleur, coupe top…celle dont je rêve depuis des années), 55 euros (à mes yeux pas chère pour une veste de « marque » surtout sachant que j’aurai été prête à mettre une centaine d’euros)……….la tête lorsque’elle à vu l’étiquette. Si elle avait su le prix de mon t shirt Des petits hauts que je portais ce jour même….!
    nous avons vraiment tous une façon différente de consommer. Je le vois au sein de mon entreprise. Mais ce que je retiens c’est qu’on ma donné ma change, moi, petite fleuriste vendant des fleurs certes un peu plus chère que chez le concurrent mais de bien meilleur qualité! Les gens sont satisfait et heureux de garder leurs bouquets plus d’une semaine à la maison……poussons la démarche jusqu’au bout. Sans être non plus bornée et extrémiste Quand après 10 000 lavage, ton pull préféré ressort comme neuf…..y’a pas photo!
    Encore une fois bravo pour ton article, il est très abouti, écrit intelligemment… Et venant d’une blogueuse mode, ton discours est encore plus beau. On a une image de « vous » comme des filles qui achètes compulsivement, des tonnes de fringues, qui «  » » »gaspilles » » » » (entre 10 000 «  » » » » » » » » ») .
    Merci Coline car je lis tous tes articles (même les plus green, alimentairement parlant, alors que je n’en suis pas à ce stade dans ma démarche) et c’est toujours un plaisir de te lire.
    PS: Et pour le coup tu n’es pas Jean Michel raconte mal ;-)

    1. Bonjour !
      J’ai adoré te lire et je suis moi aussi à la recherche d’un dressing qui reflète l’idée de « consommer mieux ».
      Est-ce que tu pourrais me donner des exemples de marques vers lesquelles tu te diriges?
      Merci !
      Jessica

  200. Bravo Coline, super article, bien expliqué, et je suis contente qu’une « Blogueuse / Youtubeuse » comme toi prennes les devant et ose parler de ces choses là.
    Tout est très bien expliqué, et tes propos sont clairs et compréhensibles pour tout le monde.

    J’ai moi même changé ma façon de consommer il y a de ça 3 ans, en consommant, local, made in france, et en mettant le prix dans des choses de qualité (de la vraie qualité j’entends).
    De cette vision, j’ai pris le chemin de l’entrepreunariat et lancé en mai 2015 une marque de prêt à porter pour femmes qui prône cette vision de « consommer moins mais mieux » : ATODE « attention aux détails » http://www.atode.fr.
    Finalement on repars juste de la base du vêtement de nos grands mères : des matières naturelles, une fabrication française, un prix juste et justifié. Car oui, aujourd’hui on parle de « bio »…. mais pour moi ce ne sont que des mots inventés par le marketing pour faire plus vendre. Mes grands parents, et même nos ancêtres ont TOUJOURS consommer BIO !!!
    Et ils ont toujours achetés des vêtements en laine, en coton, en soie et non pas dans des matières toxiques, à base de pétroles…

    Je suis tout à fait d’accord avec la marque Juste, qui prône une transparence des prix, car je fais exactement la même chose, je dévoile tous mes coûts de production, et je m’amuse également à expliquer à mes clientes qu’une robe qu’elles achèteraient chez Bash ou autre à 200€ (fabriquée en Chine, 100% polyester …), elles peuvent l’avoir chez moi mais dans une matière 100% naturelle : de la laine, de la soie, fabriquée en France …

    Je pense que c’est aux pouvoirs publics, aux stars, aux blogueuses, à toutes les personnes influentes de faire connaître nos marques, de prôner ce mode de consommation, et d’arrêter d’accepter 1000€ pour poster une photo sur instagram … mais ou va t-on… ?
    Alors oui le système est compliqué et tout le monde doit vivre, mais je pense qu’à partir du moment où l’on dispose d’une certaine notoriété, il faut l’utiliser à bon escient : faire connaître des marques responsables, des associations, prôner les dons pour les associations de malades….

    Bref… voici un peu mon point de vue, et je te remercie d’en avoir parlé, car beaucoup de personnes sont dans cette mouvance de consommer différemment.

    Bonne journée !
    Caroline

    1. Merci pour ton commentaire :) Plusieurs choses :
      – Si tu as la solution pour déceler la vraie qualité je pense que moi comme beaucoup ici seraient ravies d’avoir quelques conseils ! C’est un truc qui est pas mal revenu dans les commentaires (et que j’ai, je pense, bien démontré avec mon histoire de culottes ^^) la « vraie qualité » devient tellement difficile à trouver ! Dans le sens ou le prix n’est plus gage de qualité, la fabrication française non plus et comme beaucoup l’ont dit, oui acheter moins mais mieux c’est une super idée mais si tout un budget sapes passe dans 1 article et qu’au final il s’avère pourri… #lesboules :(
      – Ensuite, ta marque est super jolie ! Bravo ! :D
      – le mot « bio », crois-moi ou non mais il me hérisse le poil plus qu’autre chose ! Il y a 50 ou 60 ça n’existait pas le « bio », je suis entièrement d’accord avec toi. Ca a été, ou plutôt ça DU être inventé parce qu’on a commencé à nous empoisonner à tous les niveaux et que les gens qui ont continué à faire les choses normalement et proprement ont du trouver un moyen de se démarquer. Franchement quelle tristesse de devoir préciser que « si vous ne lavez pas ces pommes et n’enlevez pas 1 mm de peau vous ne risquez pas de finir avec un cancer du c*l » (pardon pour les termes un peu extrêmes mais bon… Ça m’énerve tellement… >_<) Et malheureusement aujourd'hui il est aussi nécessaire de le préciser en habillement. De préciser que porter un tee-shirt ne nous fait courir aucun risque sanitaire et que le coton utilisé n'a pas été cultivé de façon écologiquement épouvantable... - Par contre je ne te suis pas sur le fait que tous les "influenceurs" devraient user de leur notoriété pour faire passer des messages du genre... On ne peut pas demander et attendre de tout le monde qu'il soit touché par cette cause (ou n'importe quelle autre). Des gens qui n'en ont rien à carrer il y en aura toujours... On ne peut pas les forcer, c'est leur droit au final... Mais je te suis à 200% sur le fait de parler autant que possible des chouettes petites marques, des choses de qualité et essayer de promouvoir autant que possible une conso différente, même si ce n'est pas toujours évident :)

  201. Superbe article ! Je suis totalement d’accord avec tes idées bien que j’ai véritablement boycotté toutes enseignes de masse depuis 1 an (bon ok je fais une exception quand les fringues de Mango viennent de Turquie). Je voulais faire un article sur mon blog pour expliquer le prix des savons bio que j’achète (et tout ce que j’achète de manière générale. Je vais grandement m’en inspirer pour mon blog (en citant bien entendu) ;) Merci encore !

  202. Oh et j’oubliais ! Est-ce que tu as fait ou tu vas faire une liste de tous les petits créateurs français (ou européens) que tu connais. Je serai hyper intéressée de faire de nouvelles le découvertes. Merci :)

  203. Bonjour Coline
    J’ai beaucoup aimé ton article, à la fois pour la jolie prose mais surtout pour le contenu. Comme tu le dis aujourd’hui tout va très vite, on n’a le temps de rien, on entre dans un magasin, on achète, on re-sort, et on ne se pose pas de questions. Tu as raison de rappeler que derrière le prix que l’on paie in fine, il y a tout un processus, et surtout des personnes, et que cela a un coût.
    Ce n’est pas toujours simple, dans le tourbillon de la vie, de réfléchir à ce que l’on achète/consomme, on n’a pas toujours le temps de se renseigner.

    Merci donc de l’avoir fait pour nous et de nous avoir éclairés sur le sujet. Personnellement j’ai très bien compris ton point de vue, à la fois juste, pragmatique, et nuancé. Je le partage.
    Ce qui pourrait être super, ce serait de nous faire un petit guide pour savoir comment reconnaitre une pièce de vraie bonne qualité (quelle que soit la marque) ;-)
    C’est toujours un plaisir de te lire.
    Amitiés :)

  204. Amen (merci)
    Quand je vois le nombre de petits créateurs/entrepreneurs qui ne se versent pas un centime de salaire… et qui font vivre autour d’eux de petits ateliers de couture/photographe… ce n’est pas juste.

  205. Il y a aussi des marques qui reviennent à un commerce de « base ». Je prends l’exemple de BELAIR qui avait des prix exorbitant à une époque. Depuis 1 an et demi ils ont tout revu. Ils ont baissés leurs prix de 30 à 40 % en supprimant les VP (et tant mieux , si tout le monde pouvait faire pareil…) et leur production est quasi passée à 50% made in France et le reste en europe.
    Alors certes, les pulls sont souvent aux alentours de 100 – 150€

  206. Juste : MERCI pour ce bel article et pour avoir réussi à exprimer tout ça sans impliquer un ton moralisateur.
    Je me sens souvent dans l’incompréhension quand on me moralise (« tu achètes tes vêtements chez Ekyog, faut avoir le compte en banque……. »); ben ouais, je m’achète un beau/de qualité vêtement de temps en temps, mais en attendant je ne vais pas à acheter un teeshirt blanc Sandro qui coûte 200€ juste parce que « Sandro c’est hype ».
    En tout cas : félicitations pour ce bel article!!

  207. J’adhère tellement à cet article !
    mon cheval de bataille c’est plus l’alimentation que les fringues, mais on peut exposer les mêmes arguments pour l’un que pour l’autre.

     » cher n’est pas forcément égal à qualité et pas cher n’est pas forcément égal à merdique  »
    Cette phrase fonctionne pour les grandes marques dans plusieurs domaines : alimentation, fringues, cosmétiques qui te vendent super cher de l’emballage et un pseudo prestige alors que ça reste de la m°rde.

    Je suis juste choquée par les 40% de cotisations sociales.. et pendant ce temps là tu as des grands groupes qui ne paient pas d’impôts dans les pays où ils se font pourtant du bénéfice. Et après on vient dire que les Français n’ont pas l’esprit entrepreneuriat..

  208. Coline,
    merci pour tes efforts de pédagogie pour bien détailler comment fonctionne le marché de la mode c’est très clair et bien sourcé.
    Cependant une phrase m’a choquée « Certains ne peuvent pas se le permettre et, malheureusement, ça a toujours été ainsi. Il y a des inégalités, des personnes qui gagnent extrêmement bien leur vie et d’autres qui galèrent comme des perdus pour un SMIC et d’autres qui essaient désespérément de trouver du travail. On peut difficilement refaire le système… »

    C’est dommage que même si tu es blogueuse et non engagée politiquement tu acceptes comme une donnée irrémédiable les inégalités inadmissibles de notre société, car si, je pense, et je suis loin d’être la seule, que l’on peut refaire ou défaire le système, mais encore faut il croire que cela est possible au moins en tant qu’idée. Partir du fait que c’est acquis ; il y aura toujours des crève la dalle moi ça me fait un peu mal … à quoi bon alors prendre soin de cette planète ??? quel est le sens de tout cela ?
    Je me doute bien que tu ne souhaite pas faire de ton blog une plateforme d’idées politiques mais derrière toute prise de conscience green il doit y avoir du politique, j’ai envie de dire une fois qu’on met le doigt de dedans on est obligée de réfléchir à tout le reste, car tout est lié.
    Voilà, il ne s’agit pas d’un coup de gueule, juste d’apporter mon point de vue à cet article avec lequel je suis plutôt très d’accord.
    Bonne soirée.

    1. Je comprends ce que tu veux dire :) J’ai pris des exemples extrêmes pour tenter d’exprimer ma pensée mais ce que je veux dire au fond par « inégalités » (je me rends compte que le mot est mal choisi ^^) c’est que nous n’aurons jamais tous les même moyens. :)

      1. Bonjour Coline,

        Moi je ne trouve pas que le terme inégalité soit mal choisi.

        L’égalité serait-elle toujours le bien? Et les différences sont toujours le mal??

        Tous avec les mêmes talents, gaulés pareils, les mêmes goûts, les mêmes fringues, les mêmes origines, la même culture??
        Humm joli monde que cela présagerait… Est-ce possible? Est-ce souhaitable?? Nos différences, sont-elles devenues inacceptables… parce qu’injustes?
        Qui nous DOIT l’égalité?? Le gouvernement? Nos parents? YouTube? Dieu? Dame nature (désolée, mais à toute évidence elle est contre!)??
        « Inégalités inadmissibles », ben oui, certaines bien sûr!!! Mais lesquelles? De quel registre parle t-on? Biologique? Sociologique? En terme de droit social, très probablement… Mais après… nos différences vont irrémédiablement nous faire utiliser ces droits différemment… et nous n’y sommes pas toujours pour grand chose! Inutile de culpabiliser, faisons avec ce que nous sommes et ce que l’on peut devenir… La vie n’est pas plus dure qu’avant, c’est nous qui sommes plus dures et plus infantiles.

        Il me semble pourtant que ton article est clair, et qu’il ne condamne absolument pas les objets « bon marché » (jolie expression non? qui ne dit pas : trop cher ou pas assez cher finalement, mais le bon!! ), encore moins la misère, ni la vraie galère financière, il condamne (encore que ça c’est moi qui le dit!) la sur consommation ou la DYS-CONSOMMATION (dysfonctionnement dans la consommation)! Quand on est vraiment en galère, on répond à nos besoins de survie!! On ne « dys-consomme » pas et on ne »sur consomme » pas. Les grandes enseignes « pas chères qui nous sont chères »qui créent la fin programmée de leur produit, et le besoin de nouveauté, ben elles font leur beurre sur les classes moyennes et élevées. Les personnes en vraie galère ni ne polluent ni ne sur consomment!!! IMPOSSIBLE!! Alors qu’est ce qu’on fait? On ne pense pas la question de la consommation? On n’en parle pas? Parce qu’elle ne concerne pas tout le monde? Alors que peut-être, parfois, souvent… ces problèmes de « consommation » ont à voir avec la misère…?

        Finalement, tout ce qui n’est pas de l’ordre de la survie n’est-il pas une forme de luxe…?
        Paraît même que c’est ce « luxe » qui nous civilise, dans ce qu’il est en dehors de la notion de survie (les besoins, la loi du plus fort etc…), trop précieux alors pour ne pas en prendre soin, y réfléchir, en parler et agir en conséquence…

  209. C’est bien dit Coline ! Mais un autre moyen de sortir de ce système de surconsommation, c’est aussi d’essayer (je dis bien essayer, plus facile à dire qu’à faire !) d’arrêter d’acheter tout ce qui nous fait envie. Acheter aussi des objets et des vêtements d’occasion, c’est se plaisir à moindre prix, et dire merde à tout ça. Il faut bien se dire, que plus on achète neuf, plus on fabrique, plus on utilise des produits chimiques pour le faire, et plus on participe à la pollution et au dérèglement du climat. Si ce n’est pas réjouissant de faire un peu moins de « virées shopping », je trouve tout aussi triste de se contenter de moments de bonheur qui passent uniquement par l’achat de choses neuves. Retrouver le goût des choses simples, ce n’est parfois pas si compliqué – à commencer par une bonne vieille saucisse Herta, donc ;p.

  210. Bonjour Coline !
    Tout d’abord merci ! Ton article est certes long (j’ai du le lire en plusieurs fois mais j’y suis arrivée !), mais tellement intéressant et juste ! J’aime déjà ce genre d’articles, comme celui aussi « A demi-bio », je l’avais aussi trouvé très juste !
    J’ai fais des études dans le textile en tant que styliste/modéliste, il y a 3/4ans. Pour ma première année de BTS, j’ai dû faire un stage. J’ai choisi avec quatre autres filles de ma classe de le faire en Chine. Et mon dieu, que j’en ai appris des choses. C’est à partir de ce moment-là je crois que j’ai compris notre impact sur l’environnement et en particulier l’impact du textile sur l’environnement.
    J’étais dans une entreprise de vêtements homewear et sportswear, qui produisait sa propre marque pour la Chine mais qui était aussi le sous-traitant de grandes marques tels que Disney, Auchan, Carrefour, Naf-Naf, Morgan et j’en passe. J’étais dans le bureau des études, et un jour on m’a donné pour mission de créer un pyjama pour leur marque en polaire très kitch (oui les chinois aiment bien ça ^^). Créer de A à Z c’est à dire : le dessin, patron mais aussi les calculs de revient … Arrivée à la partie chiffre, je commence à calculer et je me rends compte que mon pyjama (un bas et un haut avec une poche ventrale en polaire) avait un coût de 2€ ( cela comprends, les salaires des ouvriers, le transport, l’électricité bref tous les coûts). Je vais voir mon maître de stage et là je lui dis que je comprends pas pourquoi j’arrive à un chiffre aussi bas. Et là il rigole et me dis que « si si c’est bien dans la norme ! ». J’étais choquée. Pace que sais-tu à combien ils le vendaient aux chinois ? A 20€ (oui j’ai fais la conversion ;)). Et il fallait voir les conditions de travail des ouvriers (bien que j’étais dans une entreprise sino-américaine, et ce n’était pas « les plus à plaindre »).
    Donc oui j’achète toujours du H&M, Mango … Mais plus raisonnablement. Avec le salaire que j’ai il est vrai que je peux encore difficilement me payer une pièce de créateur mais j’espère un jour y arriver ! En attendant je consomme un maximum bio et je prends note de tous tes conseils zéro déchets !
    Et puis pour la question du « C’est trop cher », une chemise à 40€ chez Zara, oui je trouve ça cher, par contre une chemise à 100€ chez un créateur (et encore mieux si c’est fait avec des matières premières respectant l’environnement), c’est loin d’être cher !

    Sur ce, désolé de ce long roman vu le nombre de commentaires que tu as (mais bon tu les mérites !)

    Bonne soirée,

    Justine

  211. C’est chouette de lire un article sur ce sujet, je trouve aussi qu’il est important de choisir librement en toute conscience ce que l’on consomme.
    Plus de transparence sur les prix (par le fait, sur toute la chaîne de fabrication et livraison) nous permet d’en savoir plus sur le produit que l’on va acheter. Aussi bien la qualité du tissu, son assemblage, le respect humain, son impact écologique et tout.
    Evidement, ce n’est pas évident.
    Quand j’ai la possibilité d’acheter éthique je le fais, faisant confiance au créateur/vendeur, et aussi par l’envie de soutenir des petits entrepreneurs.
    Enfin voilà. On pourrait longuement discuter sur ce sujet.
    Bravo pour cet article :)

  212. Très bon article, pédagogue sans être méprisant.

    Pour les marques The Kooples, SMCP et pratiquement toute les marques du sentier, oui la qualité est cacaboudin. Les usines de fabrications sont parfois les mêmes que pour des marques moins « prestigieuse », tout est dans l’image, ils doivent avoir de très bon dir’ com’.
    Elles sont arrivées au bon moment en fait : elles comblent le fossé entre le mass-market et le luxe, et en période de « crise » beaucoup de gens veulent se rassurer, acheter du « quali », et ces marques renvoient une image quali… Et il est plus simple d’acheter du SMCP quand tu n’as pas beaucoup de temps pour faire les magasins que de chercher le petit créateur.

    J’ai travaillé en siège et boutique pour des marques de ce segment, ils vendent du vent..
    Mais bon, changer ses habitudes de consommation et surtout se défaire du marketing bourain que nous imposent les marques de pap, ça ne ce fait pas du jour au lendemain, pour beaucoup le cheminement est long, car faire face à sa frustration est difficile.

  213. MERCI Coline, si tout le monde pouvait réfléchir comme vous 😊 Après n’oublions pas que les vêtements à prix plus faibles font également « vivre » des nombreuses familles, le point majeur est d’améliorer leurs conditions et que les entreprises y participent, ce qu’il faut c’est de la transparence, que les consommateurs s’intéressent à ce qu’il y a derrière l’étiquette. Et bravo pour cet engagement auprès des marques responsables et créateurs.

  214. Bonjour Coline,

    J’aime particulièrement le côté green de ta force. Ancienne sur-consommatrice, j’ai déserté les blogs mis à part le tient. Bien sur, tu tiens un blog mode, qui pousse donc à consommer mais la présence récurrente de ce genre d’articles me fait bien plaisir.
    J’adhère à 100% à ce que tu dis (mais quelle tartine ! lol, tes lectrices te le font payer par plus de 300 commentaires à te farcir d’ailleurs ;) )
    Je suis couturière, je fais beaucoup de retouche, et j’avoue que c’est plutôt agaçant les gens qui te disent c’est trop cher pour changer une fermeture ou reprendre une couture parce qu’ils ont choisi d’acheter un jean 20 balles. J’ai envie de dire c’est pas la retouche qui est chère c’est votre vêtement qui était au rabais. D’ailleurs ils refuseraient catégoriquement de travailler autant que des artisans comme nous, surtout si tu ramènes au nombre d’heures.
    Perso je ne roule pas sur l’or, mais je préfère m’acheter un jean neuf tout les 2 ans (entre temps un peu de vêtements d’occasion) et me permettre de prendre du qualitatif, un jean que justement je pourrai mettre 2 jours chaque semaine et qui tienne le choc des années durant.
    C’est comme pour le sur-mesure, il y en a qui se doutent du prix, et d’autres surpris. En même temps c’est pas plus cher qu’une robe de marque, nous ne sommes pas en asie, on ne va pas travailler pour 30 centimes…
    Et effectivement, un vêtement cher n’est pas un vêtement qualitatif, exemple un jean enduit ikks acheté sur vide dressing, en un hiver après les lavages on pouvait voir à travers si on le mettait face à la lumière… craignos.

    Passe une belle journée,
    Bisous,
    Marie.

  215. Coline,
    Certes certains des commentaires sur ta collection Ekyog ou autres viennent de personnes qui ne comprennent pas la valeur des choses et/ou qui pensent simplement que les marques veulent s’en mettre plein les poches. Ce n’est pas mon cas. Je te rejoins complètement. Moi, je ne suis pas une étudiante qui en chie, ni une critiqueuse pour le plaisir, je suis une maman de 42 ans qui a 2 enfants. Et quand l’un de nous a besoin d’un pull ou d’une paire de chaussures, je n’ai pas le choix que de me tourner vers le mass-market. Et crois-moi ce n’est pas par plaisir parce que la qualité n’est pas forcément là et que tout le monde porte la même chose. Mais voilà, on fait en fonction de ses moyens. Son éthique on la laisse de côté et on se dit que si un jour on hérite d’une vieille tante blindée on arrêtera de porter des fringues fabriquées par des petits chinois qui ont encore moins de choix que nous. Et alors on aura les moyens de ses idées. même chose pour la nourriture bio, d’ailleurs. Une évidence pour moi, dont je n’ai pas les moyens. Pour revenir à ta collection, elle est très jolie et les prix semblent raisonnables mais je dois passer mon chemin….

    1. Evidemment :) Après comme je le dit en fin d’article, pour moi consommer « plus éthique » ce n’est pas obligatoirement aller se saper en made in France ou chez Ekyog… Acheter d’occasion, par exemple, c’est vraiment génial ! Ça coûte souvent 10 fois moins cher que si on avait acheté la même chose en neuf, ça donne une seconde chance aux choses et franchement moi j’ai toujours l’impression de faire l’affaire de l’année, ahah ! ^^ Après pour les enfants, je pense qu’on sera d’accord… Les saper entièrement en seconde main, oui c’est possible mais plus compliqué parce qu’il faut renouveler tellement régulièrement ! Et alors les habiller made in France/bio euh…à moins comme tu dis d’hériter d’une vieille tante blindée… ^^

      1. On est bien d’accord. J’avoue que je ne suis pas une adepte de la seconde main, un tort probablement… Je devrais m’y mettre. Merci Coline.

  216. Merci pour cet article hyper détaillé et très bien informé. Cela permet de remettre un peu les idées en place, surtout sur les marques type Sandro, Maje chez qui j’ai beaucoup acheté il y a quelques années. Mais j’en reviens de plus en plus. Avant ils vendaient des hauts en vraie soie et maintenant effectivement c’est du 100% acrylique. Il faut trouver des compromis entre les marques made in France et les marques plus grand public qui, il faut l’avouer, nous permettent de nous faire plaisir sans se ruiner !

  217. Hello,
    Juste une petite question concernant cet article, fort cool au demeurant, d’où proviennent tes chiffres concernant la consommation d’eau, car je pensais que l’agriculture était la première consommatrice d’eau. (C’est une vraie question, point d’ironie, mais une vraie envie de savoir).

    Merciiii :)

    1. Les chiffres sont issues de l’infographie (euh…pas sûre que ça s’appelle comme ça ^^) de Loom ! Le petit passage où je parle de ça est en fait une petite récap’ de ce que l’on trouve sur ce doc :)

  218. Salut Coline ! Merci beaucoup pour cet article, je suis vraiment d’accord avec toi sur plein de points et je trouve géniale qu’une blogueuse avec ta visibilité se donne la peine de réfléchir à ces sujets et de promouvoir des marques et des créateurs français, un peu cher, moins accessibles… Tu dois vraiment te donner du mal pour dénicher tout ça et le mettre en valeur, et le sérieux de cet article fouillé montre que tu fais un vrai travail pour éviter la facilité, et être en accord avec tes principes. J’admire beaucoup ton travail, et je t’en remercie.
    Personnellement je suis étudiante, et, comme tu le soulignes, ça ne me permet pas de m’acheter des vêtements de qualité faits en France. Le vrai problème ne vient pas du prix des vêtements, mais du pouvoir d’achat de tes lectrices (et lecteurs ?). Ce n’est pas normal qu’on ne puisse pas se payer des fringues de qualité avec un salaire moyen. Dans tous les cas, merci pour tout, continue et persévère.

    1. Merci :) Et oui, ce n’est pas normal qu’on ne puisse pas (ou difficilement ? Ou qu’on soit obligé de compter sur la chance ?) avoir des produits de qualité, quels que soit nos moyens ! :(

  219. Formidable billet.
    J’aime beaucoup l’idée de n’avoir pas « les moyens » d’acheter bon marché.
    J’essaye de m’appliquer cette maxime mais j’avoue que c’est compliqué, pour des raisons d’image je crois :

    au boulot (je suis avocat) tout le monde est méga sapé. Je bosse à Hôtel de Ville à Paris, tu sors dans la rue tout le monde est méga looké, les associés du cab sont méga lookés, belles fringues, super coupes, couleurs superbes, bref, le message est clair : non seulement il faut investir dans sa garde robe mais surtout il faut qu’elle soit variée. Impensable de tourner sur un « uniforme », à la Steve Jobs ou Zuckerberg (pull/tee shirt gris, tatanes et jean dégueu).

    Je recherche les matières naturelles, les coupes soignées, les textiles durables, mais je ne sais plus où regarder. Les belles marques de prêt à porter type Darel ne font pas mieux que les H&M en termes de prévisibilité : un top sur deux s’effrondre sur lui même aux premiers lavages, les autres pour des raisons qui m’échappent durent une éternité. Bien sûr Darel n’est pas éthique, la marque a été rachetée par un fonds d’investissement, mais c’est bien coupé, top dans mon cadre pro, pas mémère et dans l’ensemble assez désirable (dans le genre avocat hein).

    C’est juste un exemple hein mais on peut décliner à l’infini. Qu’est-ce que la qualité ? Me suis achetée une paire de Church’s : en une semaine la semelle se décollait sur le devent (véridique, j’ai cru que j’allais défoncer le service com’ de la marque, mais à quoi bon…).

    Et puis le pull à 150 €, bien sur je comprends mais quand on doit en avoir 5, pour en changer tous les jours (en admettant qu’on en ait QUE 5, et qu’on les fasse tourner toutes les semaine, comme un uniforme mais porté 1 jour sur 7 au travail). Idem pour les pantalons. On ne s’en sort pas, d’autant que la qualité est une denrée introuvable, en réalité.

    Bref, on est perdus… Mais oui, tu as raison sur le coup de gueule. Je crois que colelctivement on préfère ne pas s’interroger sur les conditions de fabrication des produits. Quant aux substances toxiques dans les fringues, tout le monde s’en tape, en général, c’est comme pour l’alimentation. Essaye d’expliquer à tes coains qu’il faut arrêter d’aller au supermarché acheter des plats tout prêts, tu entendras invariablement : oui mais moi le soir j’ai pas envie de cuisiner.

    Ben ok vas-y, attrape le cancer et les perturbateurs endocriniens, empoisonne ton enfant.
    Culpabilisant et pas sympa comme discours, mais bon…

    1. Question alimentation on te répond « j’ai pas le temps » aussi, « toi tu peux pas comprendre, t’as pas d’enfants » ou alors « oh arrête avec tes histoires, si on écoute tout ça on mange plus rien hein, puis faut mourir de quelque chose ». Sauf que j’ai vu ma maman mourir d’un cancer. Elle a toujours mangé sainement, mais on habitait à la campagne à côté de champs cultivés et arrosés de pesticides et je ne peux pas m’empêcher de faire un lien (peut être suis-je à côté de la plaque complet hein, mais je me pose des questions).

      Faire ses produits d’entretien soi même? « ouh là pas le temps, j’ai pas que ça à faire moi  »

      Bref chacun fait ses choix, sauf que beaucoup de personnes prétendent qu’elles n’ont pas le choix de faire autrement…

  220. Bonjour, je découvre ton blog avec cet article, très bien écrit, qui pose et explique les choses sans porter de jugement. Chacun fait effectivement ce qu’il veut et ne devrait pas faire se faire dénigrer pour ses choix. Je crois que le plus important, c’est d’avoir conscience, de savoir ce qu’on fait. Trop de gens achètent malheureusement sans se poser de questions ou les bonnes questions.

  221. Merci pour cet article. J’espère que tout le monde comprend que ton but n’est pas d’édicter une marche à suivre et encore moins de juger mais seulement d’informer et de remettre les choses en perspective. Tu m’as beaucoup fait penser à moi (!!!) qui suis gérante d’une entreprise de maintien à domicile pour personnes âgées et handicapées. Régulièrement, mes salariées mais aussi certains clients me disent « vous facturez 21€ par heure la prestation d’aide à domicile et vous ne payez vos salariées que 9,80€/heure. C’est pas un peu de l’esclavage ? » Outre le coté blessant de ces remarques, elles révèlent une méconnaissance du cout de l’entreprenariat. Car une salariée payée 9,80€/heure, me coute après charges et frais de déplacement, 15€/heure. Après paiement du loyer de l’agence, des factures, du crédit….etc, il reste 2€ de marge net que je prend quand je peux en salaire. Car NON, les entrepreneurs ne bossent pas pour la beauté du geste. Ca peut paraitre fou, mais ils espèrent gagner un peu d’argent même si parfois ça prend du temps. Pour conclure ce commentaire à rallonge (désolé !), il y a un aspect Coline, que tu n’abordes pas dans ton article mais qui est lié, c’est la mauvaise réputation des entrepreneurs en France. Quand tu montes ta boite, beaucoup de gens pensent que ça y est, tu es riche, tu t’en mets plein les poches, prêt à exploiter tout le monde. Et bien non, au risque de décevoir certain, tout les patrons ne sont pas des voyous, et la majorité des petits patrons qui débutent ne se versent même pas de salaire. Et se dépatouillent comme ils peuvent des frais qui leur tombent dessus. Donc pour revenir au sujet, je comprend que certains ne peuvent/veulent pas mettre 80€ dans un sweat. Mais s’il vous plait, faites attention d’avoir toutes les infos avant de jeter des pierres à l’entrepreneur, le plus souvent honnête, qui à souvent trimé, passé des nuits blanches, douté et parfois perdu de l’argent pour en arriver la !! Merci :)

    1. Absolument ! Et oui, c’est vrai que si on généralise on associe trop facilement « chef d’entreprise » à « coucou je suis blindé » ! C’est bizarre quand même… Dans tous les cas c’est de toute évidence un manque d’information ! Quand on n’a pas le pied (ou les pieds ^^) dedans je pense que c’est normal, au fond, de ne pas se lancer dans des recherches approfondies, d’essayer de savoir le pourquoi du comment… On a forcément tendance à s’arrêter au prix et à « est-ce que c’est dans mon budget: oui ? non ? » et basta. D’où l’intérêt d’un peu plus de transparence et d’expliquer les choses. Parce que je suis certaine que si tu imprimais ce commentaire et le distribuais à toutes les personnes qui t’emm*rdent elles reviendraient bien vite sur leurs paroles… ^^

  222. Bravo pour ton article, tu as tellement raison !

    C’est tellement bien écrit que je n’ai lu aucun commentaire pour te critiquer, belle performance !

  223. Nan, j’avoue, ça fait des années que je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas 1 million d’abonnés…
    Merci pour tout ton travail derrière ton article. Sincèrement.

  224. J’ai aimé cet article – vraiment ! Sans accabler tu nous ammene a reflechir !!! Continue de ns faire decouvrir tes petites marques qu’on adore

  225. Excellent article, bien documenté, informe de manière approfondie ceux qui ne connaissent pas ou peu, fait réfléchir ceux qui connaissent déjà et ce n’est jamais de trop. Ces questions sont fondamentales, se les reposer de manière théorique et pratique à chaque achat et même en amont est une lutte de tous les jours entre les idéaux si on en a sur ce sujet, et les contradictions de nos pratiques. Ce rappel piqure à fait que du coup j’ai arrêté de lorgner les sacs bandoulière dont j’ai besoin au quotidien pour avoir les petits trucs rapidement sous la main car pour le gros ( iPad Pro, docs de travail nomade, parapluie au cas où) j’ai un petit sac à dos Longchamp mi toile mi cuir acheté en second hand il y a 10 ans. Incassable, indémodable, lorsque la toile est un peu sale je le balance avec la lessive et hop…comme neuf. Mais pour vite sortir mes lunettes ou le portable ou le portefeuille bonjour ! Alors je complète avec un sac badoulière en diagonale sur l’épaule. Le chou chou grosse toile bio blanc cassé commence à me lasser, puis des qu’il est sale je le lave et les fermoirs pression dégagent un peu de rouille. Il m’en faut un en cuir. Avec ton post, j’ai arrêté de lorgner sur le web pour en trouver un pas trop cher venu d’on sais où, j’en ai vu un dans une boutique de ma ville, super cuir un peu doré mais forme classique pas girly, d’une douceur et qualité, fabriqué par une styliste anglaise qui passe elle même poser ses sacs dans la boutique. 250 €, trop cher pour mon budget. Puis j’ai réfléchi. Puis je suis sortie de la boutique regarder sa couleur à la lumière naturelle, j’ai admiré sa simplicité, retâté la qualité du cuir, pensé aux gestes pour le fabriquer, de la teinture du cuir à la coupe aux coutures ( j’ai zappé la partie origine animale en l’occurrence du bison car je commence à avoir de la,peine mais pas jusqu’à me priver de cuir que j’adore). Me suis dit qu’au bas mot je vais le porter 10 ans, 25 € par an.Hop, acheté. Je fais la même chose avec des vêtements une deux fois par an, mais la pression sociétale est intense sur nous toutes et je continue à acheter du futile chouette pas cher à droite à gauche, des achats compensateurs de frustrations, de trop de boulot, de il pleut fait chier, de j’ai encore fait les heures supplémentaires et personne pour dire merci, et puis et puis j’adore la mode, les fringues, l’histoire de la mode, la sémiologie de la mode, ça dit tellement de choses sur la société, la place des femmes, même l’histoire des maillots de foot m’intéresse, c’est de l’architecture pour le corp humain, puis certaines pièces qui nous vont à ravir, qui nous donnent de la confiance, qui nous illuminent d’immensité, la sécurité sociale devrait nous les rembourser car en les portant avec joie, on économise sur le psy et les anxiolytiques, que bah voilà…mes armoires regorgent de fringues et mes pratiques de contradictions. Je lutte, et j’assume tout. Avec joie et détermination. Un peu comme ton blog que j’adore.

  226. Euh….. Où tu vois qu’elle donne une leçon ? Elle dit très clairement que « chacun fait comme il veut », que son article à un but explicatif sur le prix de certains produits éthiques. Faut pas se sentir agressé…

  227. Très bon article et arguments, les mêmes arguments que je sors à mon compagnon quand je veux acheter un superbe vêtement made in france (pour lui les fringues n’ont aucune utilité)(oui, il passe sa vie presque nu et ça même en hiver) hum…

    Mais je reviens la dessus pour mon propre métier. J’élève des chiens (oui c’est maaal)(je suis le diable). Tout le monde pense que nous gagnons un argent monstre. Parce que dans la tête des gens, un chiot à 1000 euros, est 1000 euros dans la poche des éleveurs ! Et c’est tellement faux !!

    Déjà je fais une race rare, donc très peu de vente en France (pour la majorité des français, comme pour les fringues et la bouffe, préfèrent mettre moins cher dans l’achat d’un chiot et ils se retrouvent avec de nombreux problèmes)… maladie, et autres problèmes qui leur couterons très cher en véto !) Donc je vends beaucoup à l’étranger.

    Mais sur le prix de mes chiots (800 euros), 20% de TVA, frais véto (puces, vaccins, rage, passeports européen), éducation (jouets pour chiens qui éveillent leur intelligence) nourriture (de qualité evidemment, pas de céréales), autres frais (produits contre les puces, vermifuges), paiement à la société centrale canine (tout papiers est payant), paiement d’une saillie pour un mâle (800 euros environ), césarienne parfois (ma dernière) et prix des expos françaises et étrangères. Bref, tout ça nous coutent un bras, certes on peut renier sur certaines choses, comme certains le font, mais nous avons decider de faire des chiots de qualités et nous en payons le prix.
    Tout ça pour dire que sur le prix de 800 euros, nous gardons quoi… 200 euros. (et encore je ne vous parle pas des impots en fin d’année). Sur une portée de 6 chiots, nous gardons environ le prix de deux (et encore).

    Bref, c’est bien d’expliquer le pourquoi et comment de ce prix. Quand je vivrais de mon métier, j’espère pouvoir acheter un peu plus français et de meilleure qualité ! Merci Coline ;)

    1. Je suis l’heureuse maîtresse d’un chien pas très courant (eurasier) et amie de son éleveuse (que j’ai rencontrée lorsque je me suis décidée à adopter un chien de cette race, chien que j’ai dû attendre plus d’un an parce qu’elle a un petit élevage et qu’elle respecte ses mamans, et c’est grâce à cette période d’attente que nous avons pu tisser des liens et devenir amies). Je ne peux que plussoyer ton commentaire, elle vend ses chiens 1300€ (c’est le prix qui est pratiqué par tous les éleveurs de cette race) et elle est très loin d’équilibrer ses comptes… Ben oui y’a toujours des imprévus de santé quand on a 6 chiens, et puis elle leur donne de la nourriture de qualité, fait suivre sérieusement les gestations par son véto, investit aussi dans du matos de qualité pour les chiens etc…etc… Même remarque avec une éleveuse de chats que je connais bien aussi. La plupart des éleveurs sont avant tout des passionnés (oui y’a aussi des gros gros gros pourris qui exploitent leurs animaux et les maltraitent mais j’ai envie de dire que dans tous les secteurs d’activité tu rencontres ce genre d’individus malhonnêtes). Tu fais quelle race (juste par curiosité parce que j »adore les chiens)?

  228. Merci pour cet article éclairant. Je m’y connais peu en mode éthique, mais cet article m’a aidé à en apprendre plus !
    Moi, mon truc, c’est la BOUFFE :) Et finalement, tout ce que tu dis, je le pense au niveau de l’alimentation. Les gens crient au scandale quand ils paient un blanc de poulet 6 euros/pièce mais ce n’est pas de l’arnaque, c’est juste le prix correct, de la valeur de ce petit poulet, qui a eu le temps d’un peu grandir en liberté, de recevoir une alimentation correcte et non dans un m2, piqué aux antibios et aux hormones, nourri aux résidus d’os de poulet (pour lequel tu paies 1,50 euros). Donc à choisir : payer 1,50 pour de la merde, ou 6 euros pour quelque chose de sain, à mon sens le choix est vite fait.
    Et pour moi, c’est une notion de respect. Finalement, on se disperse, en achetant un tas de petite merdes qui nous rendent malades, au propre comme au figuré. Mais là je m’emballe, et l’idée n’est pas de juger. Plutôt d’éclairer…
    Moi je suis pour le « Consommer mieux » à tous niveaux
    Merci de pour ces découvertes de belles marques, originales.

  229. Merci Coline,
    C’est aussi mon premier commentaire ( j’ai lu un certain nombre de commentaires parce que j’étais curieuse de savoir ce qu’en pensait les gens en général, je trouve ça plutôt encourageant :) ).
    J’avais envie de commenter parce que, je suis quelqu’un de plutôt engagé mais j’aime bien la mode. J’essaie de sortir du  » consumérisme » ( en général, pas seulement pour les vêtements) et du coup ça me parle vraiment même si on continuera parfois à acheter des choses chez Zara ou autre. Je pense qu’en agissant tous un peu sur nos mode de consommation et de pensee, on peut faire bouger les choses. Même si ça devra sûrement aussi passer par des changements au delà de nos seuls comportements du quotidien, c’est un bon début et c’est super que tu puisses le faire à ton niveau. Après je pense que pour que les petit créateurs soient à égalité il faudra agir sur d’autres facteurs … C’est un autre sujet. En tout cas super article

  230. et si on pouvait juste aller chez Zara ou mango sans forcément en avoir honte. Et si je dois m’acheter plusieurs articles (car tu sais j’ai moins de 40 ans mais j’ai besoin parfois de m’acheter plusieurs articles, et j’ai besoin d’en acheter plusieurs pour mes enfants aussi) dois-je en acheter un tous les 4 mois pour pouvoir acheter français et bio ? et si ça m’arrange moi de pouvoir acheter 5 articles parce que je vais pouvoir habiller mes deux garçons et moi pour 69euros soit le prix que j’aurais mis dans ce tee shirt.Et si ça permet à une personne du Bangladesh de nourrir sa famille c’est encore mieux Dans quel monde vis tu Coline?
    Stop arrêtons de toujours culpabiliser ou de faire culpabiliser les autres. Cela fait 1 ou 2 ans que je regarde ton blog et tes vidéos qui m’ont fait passer de bons moments. Tu as du talents pour tout ça . continue comme ça mais moi j’arrête de regarder des choses que je ne peux pas m’offrir et qui me font plus mal qu’autre chose. bonne route
    stephanie

    1. Dans quel monde je vis ? Le même que le tien ;) C’est vraiment dommage de faire des interprétations de mes propos et, de toute évidence, de ne pas lire l’intégralité de mon article… Ce que je peux comprendre, c’est très long mais dans ce cas je pense qu’il est préférable de s’abstenir de commenter, d’autant plus pour me faire des « reproches » injustifiés. Bref, de toute évidence si tu avais poussé au moins jusqu’au paragraphe « rester cool » tu aurais eu un point de vue et une interprétation différente :)

  231. Ôh Coline ! Moi qui décroche très souvent devant une longue lecture (Jean-Michel Absences), j’ai dévoré celui-ci). J’ai déjà un petit pieds dans cette grande réflexion. Je fais ma grosse bougonne quand je vois un vêtement hors de prix alors que ce prix n’est pas justifié un tout petit peu par qualité/matière du vêtement. Je me sens super bien quand j’achète un vêtement qui me parait faire attention à la question, et un peu nulle quand je ressors de chez Zara. Mon gros frein au déjà du prix c’est le choix. Je suis assez difficile, je cherche des choses originales, colorées et c’est pas toujours évident. Au moins ça me permets d’aller de plus en plus vers une consommation où je prends bien le temps de choisir des pièces qui me plairont longtemps, et j’en achète moins. Et les vides dressing sont effectivement géniaux pour se refaire une garde robe stylée pour pas grand chose. Bref c’est une problématique qui me trotte dans la tête sans que je mette l’énergie pour faire les choses mieux, et là tu me donnes une super impulsion pour être beaucoup plus actrice de tout ça et trouver des moyens de contourner les faciles et « mauvaises » habitudes que j’ai laissé s’installer.

    J’aime beaucoup Ekyog et si jamais toi, ou les autres lectrices, vous avez d’autres enseignes de ce type à me recommander je suis tout à fait preneuse ! Peut être qu’il y aurait de quoi faire une vidéo/un article.

    Merci beaucoup pour toute ces précisions amenée comme toujours avec un ton très juste, ni accusateur ni réprimandeur (n’existe pas) !

    La grosse bisette,
    Lucie.

  232. Bonjour Coline,
    Merci pour cette petite remise en place d’idées. Après avoir dévalisé lorsque j’étais plus jeune toutes sortes d’enseignes de fringues que je ne mettais qu’une saison. J’ai moi même pris le chemin de la raison et investi dans des pièces de qualité… Mais tu as raison pas facile quelquefois de trouver la marque qui allie éthique, qualité et branchitude car faut bien le dire, le pull en poils de chèvre et ou la pompe avec une semelle en copeaux de bois…mmmmm pas mon truc…
    Alors je dis oui Coline fais nous partager et connaître pleins de petits créateurs sympatoches!!!!
    A très bientôt.
    PS : et si t’as des adresses sur Metz…que je viens visiter cet été… Merci :)

  233. Article instructif. J’adore Zara surtout c’est vrai, mais de plus en plus, j’essaye de me poser les bonnes questions sur mes vêtements, j’ai tendance à vouloir des vêtements « moins chers » pour pouvoir acheter des sacs high end (hum je sais, ça craint) et j’essaye d’investir dans de meilleures chaussures et aussi les bijoux, je n’achète plus qu’en petites boutiques et je louche sur ton collier Dream Collective, certes cher, mais je sais que ça vaut le coup. Niveau qualité, on se sais jamais sur quoi on va tomber, je n’aime plus trop Sandro par exemple, la qualité n’est pas top et on paye la blinde, ça c’est de l’arnaque! Par contre mon jean Topshop que j’ai payé 50 balles à peine tient hyper bien la route, et ça fait 4 ans qu’il me supporte, alors que j’ai déjà acheté des robes qui se craquaient en 5min, comme quoi, ça ne veut rien dire! Moi j’adore tes fringues et ton style, à chaque fois, j’ai envie de tout acheter, parce que c’est beau et que ça a l’air d’être de la bonne qualité, je me fiche pas mal d’être « in » ou « has been », tant que ça me plait!

    Merci à toi pour cet article très complet! Gros bisous
    http://paulynagore.blogspot.fr/

  234. Je ne laisse jamais de commentaires sur les quelques blogs que je suit. C’est donc une grande première. Mais là j’avais juste envie de dire merci.
    Un grand merci donc pour cet article et tous les liens hyper intéressants et super enrichissants qu’il contient. Ça ma même donner envie de le partager, ce qui ne m’arrive pas souvent non plus.

    Merci! Merci!

  235. Tout un programme ! se poser la question du « juste prix » (télé années 80 bonjour!), de la rémunération juste du travailleur à toutes les échelles, des taxes à intégrer (car si elles sont toujours critiquées c’est aussi parce qu’on paie des taxes qu’on a une couverture sociale et donc que la rémunération du travailleur est juste) est un vaste sujet dans lequel beaucoup naviguent à vue.

    Personnellement j’ai en premier lieu réduit mes achats : une 10aine de pièce par an max (chaussures comprises). Pour moi c’est un point essentiel : même parfait, éthique, bio et bidulle c’est tout de même un produit manufacturé et donc avec un impact écologique (fabrication, transport, matières …). J’ai appris à me sentir mieux avec moins.
    Ensuite j’achète d’occas, vintage, dépôt vente mais ça prend du temps et on n’est jamais sûre de trouver la bonne taille dans cette jolie robe 70’s.
    Enfin j’achète parfois (très rarement) chez Zara : un t-shirt basique cette année et un sweat, une jupe en jean et un débardeur l’année dernière. Parce que c’est pratique, rapide, en ligne (bad), parce que j’aime le style (bad bad), parce que je l’ai vu quelque part (la bloggeuse m’a eu :!), parce que j’ai besoin d’1 t-shirt blanc tout simple (que je bousille sous les bras en le jaunissant en 1 ou 2 ans) ou très envie du truc mode de la saison (le teddy à fleurs….BAD BAD BAD).
    Des explications à la noix qui me convainquent à moitié. mais je le fais encore…

    Enfin, comme tu le soulignes, la question de la qualité est très préoccupante : comme toi j’ai des culottes de moins d’1 an qui se sont trouées (au niveau des dentelles notamment) hyper vite alors que le même modèle m’a duré 3-4 ans la dernière fois (monoprix)….
    J’habite aux usa et ici la qualité des fringues est encore plus déplorables (Urban Outfitter est une véritable CATA !). je crois que les fibres sont plus fines et que donc les gens sont habitués à jeter leurs fringues tous les 6 mois (genre mes connaissances d’ici roulent des yeux de ouf quand je leur dis que mon jean a 5 ans, ma robe 7, et mes talons 10 (bon je les mets très rarement)….).

    Je me pose aussi la question de certaines marques dont je n’arrive pas à connaitre leur politique et leur fabrication :
    Des petits hauts (dont j’aime le style par ailleurs) / Sézane (la perle plus secrète du tout du moment) / Anthropologie (aux usa)….

    Toute une histoire quoi :)

  236. Merci Coline! Cet article était plus que complet! Si vous voulez prendre une claque et pleurer toutes les larmes de votre corps je vous conseille de regarder le reportage « The real cost » en complément de cet article. Ca fait froid dans le dos mais ça nous concerne directement en tant que riches occidentaux qui avons un réel pouvoir sur l’avenir de l’industrie textile!!

  237. Bel article, moi même ayant fait des études dans le textile, j’ avais pendant très longtemps la tête dans
    ‘les étoiles’. Je travaille actuellement pour une marque de prêt à porter plus tôt banale mais qui encore une fois mise tout sur.. Le prix, le manque d’ éthique, quelle tristesse.
    Amoureuse des matières de qualité, je pense que rien n’ est plus beau qu’un article ayant une histoire, un savoir-faire, tout simplement, un mérite.. Mais malheureusement nous sommes pour la plus part concerné par le mass market car manque de moyen ou autre.. Ou encore par une ‘image’ qui reflète bien la société actuelle .. Rebellion : GO :)

  238. Merci Coline pour cet article tellement intéressant !
    Depuis quelques temps, je me dis qu’il faut que j’achète moins mais mieux. Ton article tombe à pic en ce qui me concerne. Je ne serais pas contre une liste (évidemment non exhaustive) de marques responsables. Avec un bébé à la maison, le temps me manque pour parcourir le net et trouver de jolies perles même si avec un bébé à la maison, justement, parfois, il est préférable d’opter pour des vêtements de moins bonne qualité (projection de nourriture…).
    Sinon, tu as mentionné Monshowroom et ça m’a fait penser à un bout de reportage que j’avais vu sur Vente Privée, comme quoi les articles seraient de moins bonne qualité qu’en magasin sur Vente Privée, Monshowroomprivé ou autres. Je serais très intéressée par un article sur ces ventes privées si tu as bien entendu l’envie d’en parler.
    En tout cas, merci 1000 fois pour cet article. Il remet bien les choses en place.

  239. Coucou !

    Ton article c est un peu ma vie lol : suis pas assez riche pour m’acheter de la merde (desole pour le gros mot). Comme tout le monde j ai écumé les zara, zadig&voltaire (merci le cachemire qui fait dès trou), maje, Sandro, et compagnie…. Très cher et qualité médiocre. J’ai fait le deuil et c était pas grave, des erreurs d achats c est pour tout le monde!

    Aujourd hi je ne dis pas que j achete que du petit créateur mais je fais pas mal de mes « gros  » achats de cuir chez un artisan au mans… Alors ok la ceinture est à plus de 200 euros mais elle est fait main, avec un cuir de qualité et un savoir faire dont personne ne pourra rivaliser, pareil pour mon iPad qui a une protection en cuir de dingue faite chez le meme artisan!
    Dans le même ordre d’idée, j ai fait un chapeau chez une artisan en plus d être contente de sa qualité je participe à sauvegarder le savoir faire…
    Oui c est cher mais ma ceinture je l utilise et elle n a pas bougé juste une patine magnifique !!!

    Je préfère acheter moins mais acheter mieux : alors le c est trop cher je sais pas si c est vraiment mesurée : on trouve normal de claquer 50 euros chez h&m pour des trucs qu on mettra deux fois et qui seront mis dans un placard sans fond ? ( j’ai rien contre h&m j ai des articles qui ont bien une dizaine d années et qui n ont pas bougés notamment une jupe en jeans que je suis contente de ressortir) oui qui finiront à la poubelle parce que qualité bof bof?
    Le soucis c est aussi la baisse de qualité en général… Enfin là on rentre dans un autre débat ;-))

  240. Merci Coline. J’aime bien trouvé des gens qui pensent comme moi, j’ai l’impression d’avoir raison #modestie.
    Plus sérieusement, j’ajouterai que certes les marques éthiques sont « chères » mais alors quand je compare aux marques tout court… Ben, je vois pas souvent de grandes différences de prix. Et ça, c’est un argument qui me convainc !!

  241. Autant je trouve l’article super intéressant, autant je suis « partiellement » d’accord avec la demoiselle en colère. Je dis partiellement car je trouve qu’il faut nuancer les choses. C’est vrai que Coline, comme tu l’as dit plein de fois, un boulot de blogueuse mode est difficile à concilier avec une mode éthique. Car déjà, tu achètes/reçois « trop », donc surconsomme pour les besoins de ton blog. Ensuite, autant le prix des articles de petits artisans ne me choquent mais vraiment PAS (je suis artisan, donc hum ;-) et je suis toujours contente de découvrir de petites marques, je trouve ça génial que les mettes en avant. Mais (malheureusement) on ne trouve pas que ça, et autant les pompes et les sapes à ouate mille pétrodollars made in china que tu présentes, les marques pseudo de ‘luxe », Maje, Zadig et Voltaire, the Kooples, tout le bazar, là ça coince pour moi. Parce que, pour ma part, c’est du foutage de gueule de leur part (mon point de vue), et comme tu le dis dans ton article, on n’est même pas sûre que la qualité soit au rendez-vous…Donc comme on dit vulgairement chez nous, je trouve qu’ils se tripotent un peu (beaucoup^^). Donc oui à des looks qui font vivre des petites mains, moins oui à des looks qui viennent engraisser les entreprises qui expatrient en Chine et te vendent leur came comme si c’était du caviar ;-). C’est juste mon avis, hein, pas plus ;-))

    1. Ah je ne suis pas d’accord ! Il y a quand même une différence entre la demoiselle qui s’excite pour euh…rien ? et ton commentaire parfaitement intelligent :) On est d’accord sur le fait que ce genre de marques c’est un peu l’arnaque et que tu paies plus le budget com’/les égéries/etc. que la qualité (bon après faut quand même reconnaître que ces marques proposent de jolies pièces, pas toujours d’une qualité dingue ok, mais chouettes quand même ! On va pas tout leur enlever non plus, ahah ! ^^). Après je pense qu’il ne faut pas oublier qu’on est tous libres de nos choix et que dans tous les cas on a aussi le droit d’avoir envie de ces marques et d’y dépenser son argent.Ça ne fait de tort à personne ^^ Je crois qu’il faut juste le faire en « pleine conscience », si je puis dire, et savoir qu’on n’achète pas forcément la + belle des qualités, le + éthique des produits etc. Et puis ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain non plus. On peut aussi avoir de la très bonne qualité chez ces marques, j’en veux pour preuve certaines pièces Zadig et Maje que je traîne depuis des années et qui sont encore comme neuves :) En bref, la nuance, toujours la nuance ^^

  242. Bonjour Coline

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt ton article… pour moi cette réflexion a commencé en 2009. En juin 2009 j’ai fait mon premier trek, dans les montagnes du Haut Atlas marocain. Quand tu marches pendant 15 jours, que même pas tu peux te doucher, que tu vis à la roots, les choses finissent par se remettre en place toutes seules. J’ai pris conscience de la beauté et de la fragilité de la planète et j’ai compris qu’on était juste invités à y passer un moment, mais qu’on en est pas propriétaires et qu’on en est juste les garants.

    Dans le même temps je suis tombée sur un documentaire sur Arte sur l’industrie du coton et je me suis sentie très mal (au point limite d’en pleurer) à l’idée que mon envie de posséder un 15e jean avait des conséquences sur la planète et sur des humains qui, pour pouvoir fabriquer nos 15e jeans dont on a nullement besoin, vivent dans des conditions inhumaines.

    Alors j’ai réfléchi, encore, encore, encore… J’aime les vêtements, j’aime en avoir assez pour pouvoir m’amuser avec. Je ne suis pas prête pas y renoncer, mais je n’ai pas les moyens non plus de m’habiller exclusivement avec des marques éthiques. Comment faire alors? Ben c’est simple, je m’autorise parfois à craquer chez Zara, Mango, Comptoir parce que se faire plaisir est important aussi, mais 90% de mes achats proviennent des puces, vides dressings, vides greniers etc… J’ai une garde robe qui me plaît et, je pense me ressemble mais je me sens relativement en accord avec mes convictions, car je n’ai pas (trop) la sensation que pour que mes caprices vestimentaires puissent se réaliser, des personnes ont dû subir des conditions de travail et de travail inhumaines. Alors comme tu le dis, rien n’est parfait, surtout pas moi donc je contribue aussi, à mon échelle, à cette société de consommation cynique que je désapprouve, mais j’ai quand même la sensation de réduire pas mal mon empreinte en consommant autrement.

    Je fais pareil pour la nourriture, et même si pas grand monde me croit, mon budget bouffe n’a pas explosé depuis que je mange presque tout en bio, j’ai juste appris à faire autrement, à me passer de choses qui me semblaient essentielles auparavant, à réduire ma consommation de viande, à augmenter celle de légumineuses etc… Pareil pour les produits de beauté (là pour le coup RAS niveau budget).

    Ca fait plaisir de voir que des blogs à large audience comme le tien abordent ce genre de sujets sans pour autant tomber dans la moralisation à outrance et c’est (entre autre) pour cela que j’aime beaucoup te lire depuis bien longtemps.

  243. Merci pour cet article Coline. Tout n’est en effet pas blanc ou noir et comme d’habitude tu le fais très bien remarquer. Je pense qu’on est tous capable de faire des petits gestes sans avoir un gros salaire et sans tomber dans l’excessif du « c’est pas made in france? Je n’en veux pas! ». Ce weekend je suis allée à un marché d’artisans potiers, j’ai craqué sur un pichet puis j’ai vu le prix à 38€. Première réaction : c’est trop cher, surtout si je le casse ! J’ai continué mon tours, observé tous ces artisans, réfléchi à tous ces objets qu’on peut accumuler dans une vie, à tout ce que j’avais pu acheter à 38€ ou plus. Un pull Zara? Une robe Mango? Des chaussures made in China? etc. Ce pichet fait-main dans le sud est de la France, unique, humain m’a soudain paru tellement plus abordable.

    J’ai 23 ans, cela fait 5 ans que je me perfectionne dans la chaussure et la maroquinerie, cela fait un an que je galère car l’intérêt pour les savoirs dans ce domaine disparaît peu à peu à cause d’un coup de main d’oeuvre « trop cher ». Alors j’essaie de me créer mon propre travail pour pérenniser ce savoir, et tu sais ce qui est le plus dur? Ce n’est pas de travailler toute seule ou de ne pas compter ses heures, ce n’est pas de passer par des moments de découragements et de remise en doute, non, c’est pour moi ce qu’on appelle « le prix d’acceptabilité ». J’ai fait un sondage la dessus, pour un sac en cuir fait-main personnalisable plus de 22% n’estimait pas à plus de 50€ et 36% se situait entre 50 et 74€. A ce prix je ne gagnerai aucun argent et j’en perdrai surement. Ce que les gens oublis parfois c’est qu’à contrario d’une grosse machine industrielle, le SAV d’un petit créateur est aussi beaucoup plus important. La discussion est possible et essentielle.

    Acheter à un « petit » c’est faire apparaître des étoiles dans des yeux, pas des gros billets dans des poches inconnues.
    Je suis fière de mon pichet et je suis très touchée par ton article, MERCI.

  244. ca doit etre la premiere fois que je poste ici alors que je lis regulierement ton blog, donc mea culpa, et surtout merci pour cet article super interessant, et vraiment bien construit!

  245. C’est un peu long je trouve, mais c’est extrêmement bien écrit, clair et tellement juste ! Bravo !
    Aujourd’hui avec les productions à bas couts qui envahissent les magasins, on ne sait plus combien coute vraiment les choses, avec ton article c’est chose faite ! Je connais bien le sujet, et j’ai trouvé ça très instructif. Merci

  246. Je suis totalement d’accord avec ton article ! Et si je le pouvais, d’ailleurs, je n’achèterais que made in France et éthique. Mais comme j’ai un salaire plus que limité et que ma priorité numéro 1 est de me nourrir bio et local, et de n’acheter que des cosmétiques bio, la mode étant quelque chose dont je me fous un peu ^^, pour l’instant j’achète des vêtements uniquement quand j’en ai vraiment besoin, mais du coup principalement à des marques type Camaïeu ou H&M.
    En tout cas, merci de remettre les choses à leur place, je fais souvent ce genre de comparaisons à mon copain par rapport au prix de la nourriture, quand il critique mes petits producteurs « trop chers » par comparaison à du Lidl ou autre de ce type…

  247. Oh mais MERCI !!!!!!!! Que ça fait du bien de lire cela….. J’ai crée ma marque de sacs et accessoires Made in France il y a deux ans et cet article résume TELLEMENT ce à quoi je suis confrontée au quotidien !! Merci Coline !

  248. Coline! Je trouvais ton article super…et tu vas me dire que je mélange tout, mais quand 2 jours plus tard, je te vois faire de la pub pour Carrefour, j’ai un hoquet. Alors, j’ai lu les débats le bio en supermarché c’est génial/le bio en supermarché c’est le mal. Mais moi, ce qui m’a gêné, c’est le fait que le temps passant (notoriété ?) tu deviennes de plus en plus un encart publicitaire Twingo, ,Nivéa, c’était déjà bien bof, là Carrefour, c’est (pour moi) re-bof… Autant les collabs Ekyog, je poucenlairise x 1000 car ça te ressemble, on sent que tu y as mis du cœur et pris du plaisir. Autant là, après avoir mis en avant l’artisanat, faire de la pub pour Carrefour qui, soit dit en passant, bio ou pas, est l’une des pires entreprises de la grande distribution en terme de respect de son salariat, je tique beaucoup. Et j’ai peur si ça continue de te retrouver en train de faire de la pub pour de la lessive, du dentifrice, bref, du téléshopping de TF1. Bien sûr les marques font partie de ton job, j’en ai bien conscience. Mais certaines collabs pour moi sont « de trop ». Mais des bisous quand même, hein ;-)

    1. Je ne sais pas si je peux te dire que « tu mélanges tout » mais je commence à me demander si moi je ne suis pas un peu gogola sur les bords 😂 Autant je peux comprendre ce qu’il s’est passé pour Nivea (et on va dire que j’en ai tiré une «  » »leçon » » ») autant là… Je t’avoue que je me gratouille la tête en mode forte réflexion intense depuis hier ! Bien que je comprenne totalement le fond du débat je reste malgré tout pantoise face au fait que les gens soient déçus de cette collaboration ! Me reprocher ça c’est comme me reprocher de continuer à porter du Mango, d’avoir un gel douche pas bio dans ma dernière vidéo empties, de faire mon plein chez Total… Je fais de la « pub » constamment pour tout ce dont je parle, pour tout ce que je montre, bio ou pas, éthique ou pas, des petites marques, des grandes, des « gentilles » et sans aucun doute des « méchantes » aussi. Carrefour m’a demandé de créer du contenu pour son compte instagram et de réaliser 3 vidéos (et apparemment c’est le même débat sous les vidéos…👍). Le bio de supermarché ce n’est sûrement pas le « meilleur », le plus « éthique » mais juste mince à la fin j’ai l’impression d’être face à une sorte d’élitisme, de discrimination du bio et ça me chafouine. Je n’ai jamais pensé que Carrefour était une entreprise éthiquement parfaite, tout comme tout un tas d’autres marques que je porte et dont je parle mais je pense qu’au bout d’un moment il faut peut-être arrêter de voir le mal partout, de monter au créneau (je ne parle pas forcément de toi, hein mais en généralité ^^) pour le moindre truc. Personnellement je fais mes courses aussi bien chez La Vie Claire que chez Cora, le tout en bio et même parfois (ok, rarement mais parfois ça arrive) en non-bio. Il y a des tas de problématiques à soulever avec le bio de supermarché, je suis entièrement d’accord mais est-ce qu’on peut arrêter de montrer du doigt les gens qui ne font pas tout à la perfection ? Au final ce n’est même pas le fait qu’on me taquine qui me dérange (j’ai envie de dire que j’ai l’habitude, ahah ! ^^) mais cette sorte d’intolérance. Tu parles de mon post sur le prix des choses (dont je suis assez fière et qui a mené à des échanges absolument passionnants <3 ) mais si tu le relis attentivement tu verras que ce que je prône avant tout c’est l’ouverture d’esprit et la tolérance. Que le message n’est en aucun cas d’aller vers un extrême mais d’être conscient, de faire de son mieux tout en conservant une totale liberté. Et ça rejoint aussi mon post « bio à demi ».
      Donc même si, une fois de plus, je comprends bien le fond, la forme, voilà ce qui, moi, me fait tiquer… Me reprocher 3 opés en 2 ans je trouve ça hyper intolérant (même si je sais que c’est n’est pas le but à la base, ne t’inquiète pas) et injuste. Et accessoirement c’est aussi foutre à la poubelle des jours et des jours de boulot et d’investissement mais bon, ça personne n’y pense…
      Les gens ont envie de me voir comme une ayatollah du green et me bourrent dans cette petite case alors que je ne cesse de répéter que je suis pour la diversité, la liberté, la tolérance, l’ouverture d’esprit, l’amélioration et le non-parfait mais perfectible.
      Enfin bref, je pourrais disserter des heures sur ce sujet (qui est très intéressant, dans tous les cas ^^), je pourrais écrire mille articles mais ça ne servirait à rien. Les gens aiment les polémiques et ne voir que le négatif dès qu’il y en a. Tu sais il y a aussi des personnes qui voient le mal chez Ekyog donc partant de là, je range mes espoirs au placard et je les garde pour une autre vie, ahah ! ^^
      Anyway, des bisous à toi aussi, au plaisir de disserter avec toi ! ;)

      1. Je n’avais pas l’intention de réagir sur tout cela à la base, vu le nombre de commentaires que ça a engendré. Mais ça me chiffonne alors je me lance ^^
        Moi je te suis depuis plusieurs années maintenant car justement j’aime ta spontanéité, ton naturel et aussi le fait que tu sembles être quelqu’un de tout à fait « normal » en définitive.
        Oui bien sur nivéa, je n’adhère pas, Carrefour n’est pas non plus une icône du marché éthique, etc.
        Mais voilà tu nous fais découvrir des choses qui nous plaisent beaucoup, d’autres qui plaisent moins, mais en fait je salue ton courage d’oser faire les choses, d’ouvrir de nouveaux horizons plutôt que, par crainte des critiques et réactions négatives, tu décides de rester dans ce que certaines personnes attendent de toi.
        Personnellement je ne t’ai jamais considérée comme une icône du bio ou que sais-je, mais je salue chaque effort que tu fais pour conscientiser les personnes qui passeraient régulièrement ou par hasard sur ton blog, insta, youtube, etc.
        Et ça c’est déjà tout à fait honorable car cela doit représenter un travaille énorme de faire ce tri (car j’imagine que tu es régulièrement sollicité par des marques 0 éthique, 0 bio, 0… bref). C’est vrai qu’on ne se rend pas toujours compte, je pense, du temps que tu investis à nous présenter du contenu de qualité, de nouvelles choses,…
        Enfin j’ai abordé, en gros, les choses qui semblaient, selon moi, utiles de préciser.
        Moi je tiens, simplement, à te remercier pour le travail que tu fournis. C’est toujours un plaisir de te suivre car on peut justement s’identifier à toi dans ce que tu penses, dans ce que tu consommes, dans ce que tu vis.
        Bref, merci Coline et bonne journée :)

        1. Et d’ailleurs, merci Saskia, car même si ma remarque n’était pas très positive, je l’avoue, je me dois de nuancer grandement les choses et donc je ne peux pas ne pas trouver ton commentaire très très juste, et je le plussoie à 1000 % ! Dire ce qui me dérange c’est bien, dire ce que j’ apprécie ici, cad 98% des choses, c’est encore mieux ! Plein de bises à toi aussi du coup!

      2. Ouh lala, je te lis et je me dis que j’ai mal exprimé mon ressenti ;-) En fait, déjà je comprends que ça doit être une sacrée prise de tête entre le « c’est pas bio », « c’est bio mais pas assez bio » , moi ce n’était pas mon discours. Je ne trouve pas que tu « vendes ton âme » en vantant Carrefour bio, et les opés que j’ai cité, si je les ai citées, et remarquées c’est parce que, au delà des discours c’est bien/c’est mal, j’ai trouvé (de manière forcément subjective puisque je ne te connais pas ) qu’elles ne te ressemblaient pas. Rectification : elles ne correspondent pas à l’image, forcément un peu érronnée que je me fais de toi en tant que lectrice, image dont j’ai du mal à me départir puisque qu’à force de te suivre, pardonne moi, hein, mais j’ai l’impression de « te connaître ». Et je pense que peut-être je ne suis pas la seule à avoir sa propre image de toi, et que quand tu fais quelque chose qui nous semble t’en faire sortir, on est toute chamboulée, haha ! Non, je plaisante mais pas tant que ça. En tous cas, mon message n’avait pas pour but, à l’origine, de remettre 10 balles dans la machine, pas de bol,je connais l’univers Carrefour donc j’en parle, tu aurais fait la même chose pour Auchan bio, je t’aurais dit de même que je trouvais que ça te correspondait pas, point, sans remarque sur les pratiques de l’entreprise que je ne connais pas. Après, je te fais juste part d’un ressenti, qui n’a pas vocation à blesser, et je me rends compte en te lisant à quel point ça doit être « compliqué » (doux euphémisme) 1) de choisir ses partenariats 2) de les justifier et de les défendre auprès de chaque personne qui émet un argument négatif (au mieux), voire devient hystérique (au pire). Voilà, j’espère que j’ai mieux étayer mon discours, encore une fois, c’est vraiment une question de ressenti et non de jugement sur le bien/le mal/le bio/les choix, etc et du coup, empathie oblige, je te souhaite PLEIN mais PLEIN de courage pour affronter les tempêtes. Plein de bises

      3. Ouh lala, je te lis et je me dis que j’ai mal exprimé mon ressenti ;-) En fait, déjà je comprends que ça doit être une sacrée prise de tête entre le « c’est pas bio », « c’est bio mais pas assez bio » , moi ce n’était pas mon discours. Je ne trouve pas que tu « vendes ton âme » en vantant Carrefour bio, et les opés que j’ai cité, si je les ai citées, et remarquées c’est parce que, au delà des discours c’est bien/c’est mal, j’ai trouvé (de manière forcément subjective puisque je ne te connais pas ) qu’elles ne te ressemblaient pas. Rectification : elles ne correspondent pas à l’image, forcément un peu érronnée que je me fais de toi en tant que lectrice, image dont j’ai du mal à me départir puisque qu’à force de te suivre, pardonne moi, hein, mais j’ai l’impression de « te connaître ». Et je pense que peut-être je ne suis pas la seule à avoir sa propre image de toi, et que quand tu fais quelque chose qui nous semble t’en faire sortir, on est toute chamboulée, haha ! Non, je plaisante mais pas tant que ça. En tous cas, mon message n’avait pas pour but, à l’origine, de remettre 10 balles dans la machine, pas de bol,je connais l’univers Carrefour donc j’en parle, tu aurais fait la même chose pour Auchan bio, je t’aurais dit de même que je trouvais que ça te correspondait pas, point, sans remarque sur les pratiques de l’entreprise que je ne connais pas. Après, je te fais juste part d’un ressenti, qui n’a pas vocation à blesser, et je me rends compte en te lisant à quel point ça doit être « compliqué » (doux euphémisme) 1) de choisir ses partenariats 2) de les justifier et de les défendre auprès de chaque personne qui émet un argument négatif (au mieux), voire devient hystérique (au pire). Voilà, j’espère que j’ai mieux étayer mon discours, encore une fois, c’est vraiment une question de ressenti et non de jugement sur le bien/le mal/le bio/les choix, etc et du coup, empathie oblige, je te souhaite PLEIN mais PLEIN de courage pour affronter les tempêtes. Plein de bises

      4. Bonjour Coline,

        Pff… je m’étais dit de ne plus commenter… de quoi j’me mêle… mais là encore j’aime trop le sujet!
        L’éthique et la perfection, ben je crois que c’est antinomique. L’idée de perfection se rapproche plus de la notion de morale. L’éthique et la morale, ce n’est pas la même chose. Beaucoup d’articles à ce sujet sur le net! On peut faire la morale à quelqu’un mais pas l’éthique. Et nos tournures de langage sont très révélatrices. Au bout du compte « la morale », qui dépend de systèmes de valeur « écrits à l’avance », peut nous empêcher d’agir au mieux ou « le moins mal possible », elle peut nous paralyser tant elle est rigide, parce qu’elle se veut objective… objectivement on veut ménager la chèvre et le chou, ben oui je comprends, pourquoi sauver la chèvre plutôt que le chou?? Et là c’est le drame! Le conflit intra psychique majeur! Le surmoi qui bataille avec le ça et le moi! L’idéal du moi épileptique!! La paralysie qui nécrose l’individu et la société! Le fantasme qui se cogne au réel!! Le bug inter sidéral!!!
        L’éthique serait plus subjective, pour un individu, une institution, une société, un groupe… elle permet d’agir au mieux ou le moins mal possible, parce qu’elle dit, là, maintenant, compte tenu des tenants et des aboutissants, le moins mal, c’est d’agir comme cela, pour ce propos là… Plus tard, ailleurs, pour un autre propos, ce serait agir autrement…
        Ethique et perfection : ça ne marche pas!
        Si je devais reprendre des études, je ferais de la philo ou des études linguistiques, je trouve que les concepts de philo, sont, à nos comportements et nos discours, ce que l’atome est à la physique, à la matière…
        Chacun ici, dans ce débat, me semble bienveillant, c’est chouette ça! Pouvoir parler sans malveillance!!
        Bonne journée!

  249. Une vraie enquête journalistique ce post! Merci Coline, ta vision non manichéenne fait du bien.

    Bossant moi meme depuis plusieurs années pour une grande enseigne mass market mais me posant de plus en plus de question sur cette sur consommation, de tout et de rien, je me dis que je ne suis pas la seule à vivre dans cette contradiction permanente.
    J’aime ma boite, elle me fait vivre, bien, tres bien meme et a des valeurs fortes auxquelles je crois. Grace a elle, j’ai des projets, un toit sur la tete, et mon salaire me permet d’avoir le choix sur les produits que je veux consommer.

    A côté de ça, j’ai conscience que tout n’est pas beau et rose dans le monde des bisounours, et que tout cela a un prix: parfois le prix de l’ecologie, meme si ma boite est precurseur dans pas mal de choses dans ce domaine….

    Alors MERCI COLINE, grave a toi je me dis que tout n’est pas perdu :) que de plus en plus de gens en France, et ailleurs prennent conscience que consommer differemment c’est possible, chacun a son niveau, avec ses moyens. Il n’y a pas les gentils d’un coté et les mechants de l’autre.

    A quand un article sur ces createurs, sur du made in france?

    Bonne journée :)

  250. Bravo pour ce bel article si bien écrit! Je vends de la décoration sous forme de café-déco (à la maison avec les copines), et dans cette industrie là aussi, il y a du mass market; de grandes enseignes qui plagient littéralement les objets à la mode, et les font fabriquer en Chine. Le fauteuil bouloche au bout de 6 mois, et au final la différence de prix sur un fauteuil à 900€ est de… 250€. Alors oui, 250€, c’est une somme énorme. Mais acheter un fauteuil près de 500€, produit dans des conditions déplorables et qui devient tout moche au bout de quelques mois…. Il aurait fallu être mieux informée/moins pressée/plus curieuse avant de sortir sa CB… Et oui, tout est une question de point de vue. En fait, tu l’as très bien dit, ce n’est jamais TROP CHER. C’est trop cher « POUR MOI ». Car je fais le choix de ne pas mettre cette somme dans cet article, car j’ai d’autres priorités. (et sinon, mon grand père, italien et primeur, disait « quand c’est pas bon, si c’est pas cher, c’est toujours trop cher! » j’adore cette phrase…

  251. Bravo Coline!! Ce texte est très bien écrit. Il est clair et ce n’est pas moralisateur.
    Moi aussi, j’ai pris conscience que j’achetais trop, tout et n’importe quoi. Du coup, dans mes armoires, il y a pleins de vêtements qui ne sont pas à ma taille ou le textile est de très mauvaise qualité. Parfois, j’achetais et je portais le vêtement une ou deux fois et puis je m’en lassais.
    Tout cet argent jeté par les fenêtres! Finalement, j’essayé d’acheter moins et d’être moins impulsive.
    La technique, c’est de faire du lèche vitrine sans carte de banque. Si j’essaye quelque chose, je regarde la qualité du tissus, la coupe, la couleur, je me demande si j’en ai pas déjà dans mon armoire. Si c’est un coup de cœur, j’y penserai pendant quelque jours. Je retournerai avec ma carte et j’essaye encore une fois le vêtement. La plus part du temps , je me rend compte que ça ne va pas du tout et je repars sans.
    J’essaye aussi d’acheter en seconde main, local ou chez des petits artisans.

    Ton article est une vraie prise de conscience: consommons moins mais mieux et encourageons aussi les petits artisans!

  252. juste merci d’avoir pris le temps d’écrire tout ça…ça en vaut la peine selon moi. C’est un raisonnement essentiel mais dur dur parfois de prendre du recul sur sa consommation quand les grandes marques visent des achats impulsifs. ;-)

  253. Hello Coline,
    J’ai lu ton article lorsque tu l’as publié et j’ai aussi lu pas mal de commentaires laissés par tes lectrices donc je n’ai pas trouvé « nécessaire » de laisser mon avis qui rejoignait beaucoup d’autres ici :)
    Mais ce soir, je viens de regarder la vidéo de Sammi (Samantha Maria sur Youtube), je ne sais pas si tu connais, c’est une youtubeuse anglaise que j’aime vraiment beaucoup, toujours très simple et naturelle. Dans cette vidéo elle parle de la marque de vêtements qu’elle a créé avec son fiancé il y a tout juste un an et j’ai trouvé qu’elle allait vraiment très bien avec ton article et qu’elle lui faisait un peu écho (ils parlent des difficultés à se lancer dans ce milieu, du choix des textiles, des prix etc). Pour la voir c’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=eX8zChxxOHU
    Et leur marque se nomme Novem&Knight : http://novemknight.com
    Voilà, j’avais juste envie de partager ça ici, ça a résonné en moi comme un petit clin d’oeil ;)

    Bisous !

  254. 👏🏻👏🏻👏🏻 joli article très bien ecrit!
    Suis tout à fait d’accord avec toi et merci de partager avec nous tes trouvailles dans toutes ces petites marques quali! 😉
    Bonne journée Coline!

  255. Bonjour bonjour ! Alors moi je suis on ne peut plus d’accord avec cet article que je trouve très bien foutu et qui m’a appris plein de choses. Cependant, la faible que je suis ne peut vraiment pas dire non à H&M… donc je voulais savoir ce que vous pensiez de leur collection H&M Conscious et leur système de recyclage de vêtements (on ramène 3 vieux habits tous pourris, ils les recyclent et on repart avec un bon d’achat de 5 euros). Green Washing, fausse bonne intention ou vrai bonne action ?

  256. Merci Coline pour cet article super instructif, j’ai appris plein de choses.
    Je fais souvent la distinction entre « cher » et « beaucoup d’argent ».
    Ce qui coûte « beaucoup d’argent » n’est pas forcément « cher » :)

  257. très bel article , Je suis entièrement d’accord avec toi sur ce sujet , mais moi je fonctionne autrement . Et oui je fais parti des personnes qui n’ont pas les moyens d’acheter étique , car oui c’est un coup que mon budget ne peux pas encore assumer mais j’y crois et un jour je pourrais …donc en attendant je n’achète qu’en brocante , vide-dressing ou Emmaus aussi . On y trouve de jolies choses , ce n’est peut-être pas moral , ou éthique pour certaines personnes mais je me culpabilise moins que d’acheter chez HetM ou Zara …mais crois-moi je préférerai acheter 100% français …par contre pour les bijoux je privilégie les petits créateurs sur les marchés artisanaux ( et vraiment il faut avoir l’oeil car même là il y a parfois des arnaques !!) et mon rêve ultime ce serait de m’offrir un jean , un vrai adapté à ma tailles chez « 1083 » , très joli concept à suivre de très prêt ….Merci encore pour tous tes articles qui nous font prendre conscience de beaucoup de choses …

  258. Merci Coline pour ce superbe article, j’essaie tant bien que mal de ne plus acheter de fringues (j’en ai suffisamment pour l’instant et pas les moyens d’acheter 50 balles ni même 30 balles un t-shirt « éthique »), mais je craque encore un peu et je devrais relire ton article avant d’entrer dans un magasin !! :)
    Par contre quand tu dis « Je me dis toujours que si tout le monde arrêtait d’acheter chez Zara et Primark, que deviendraient toutes les personnes, d’un bout à l’autre de la loooooongue chaine, qui travaillent pour ces marques ?  » … en fait je pense que si plus personne n’achetait ces marques pour des raisons éthiques, ils seraient obligés de traiter plus décemment les personnes qui travaillent pour eux, pour ne pas fermer la boutique. Je pense que notre laxisme est coupable. Que le fait qu’on achète quand même en fermant les yeux est coupable. Ca se passe loin, pas en France, on ne le voit pas, on ne le ressent pas ces gens qui se tuent au travail pour quelques centimes par jour, du coup c’est facile de faire comme si de rien était et d’acheter sans se sentir trop coupable. Après c’est sur qu’on est tous pris au piège du système et ces industriels le savent. Car en Occidentaux on se serre la ceinture aussi et qu’on préfère avec 10 t shirt a 5 euros qu’un seul à 50. On dit aussi souvent, à quoi ca sert même si tu achètes pas, tu es la seule à faire ça donc ça va pas changer le système, à quoi bon ? C’est vrai, mais je pense que c’est juste une question d’éthique et de prise de décision. Même si je suis seule à le faire, ça va rien changer mais au moins je ne participerais pas à l’esclavage. Bref merci pour ton article, je vais essayer de m’en souvenir à chaque fois que je voudrais craquer :)

  259. Waw!! Quel article dans la forme comme dans le contenu, les illustrations tout… Tu nous montres chaque jour qu’une blogueuse peut aussi ecrire des articles qui demandent de l’investigation, de la recherche, de la documentation et bcp de bon sens. MERCI.

    Je partage ta vision sur plein de choses, même si je suis loin d’être un consommatrice responsable. Parce qu’on se rend compte que la démarche de la consommation responsable est très ardue; nous vivons dans un monde ou tout pousse à la consommation, ou faire du shopping est une activité de divertissement et ou la mode prend de plus en plus de place.
    je ne me dédouane pas en énumérant ces raisons, bien au contraire, j’ai ma part de responsabilité dans ce système et espère un jour consommer telle que je devrais (dans mon idéal)

    Bizarrement, je consomme bcp « mieux » en matière d’alimentaire. Peut être parce que venant de Tunisie, j’ai été élevée avec des produits locaux, plus sains, moins industriels… Je cherche dons perpétuellement à retrouver le vrai gout des choses et n’ai pas cet attachement culturels aux produits de grande consommation (Nutella, chips, biscuits, chocolats, coca,…)que je n’ai en fin de compte connus que sur le tard.

    En écrivant cela je me rends compte que bien ou mal consommer(chacun définit ces critères comme il l’entend) en matière de mode doit être culturel, c’est quelque choses qui dépend de l’éducation que l’on a eue, du contexte social dans lequel on évolue et de son vécu… et c’est donc quelque chose que l’on peut apprendre ou améliorer comme tu essaies de faire.

    Pour finir j’ai instauré une petite regle pour essayer de décrypter la qualité des vêtements.

    Vêtement synthétique–>matière première pas trop chère–>Doit être acheté bon marché ou cher et made in France.
    Vêtement matière naturelle–>matière première chère–>Ne s’achète pas bon marché car on a beau baisser le prix de la main d’oeuvre, pour que ce soit peu cher, il faut marger sur la matière première
    –>s’achète plus cher forcément mais ça ne garantit pas le résultat car l’enseigne peut décider de faire plus de marge sur la matière première.(dans cette catégorie c’est un peu le loto)
    Vêtement matière noble(soie, laine, cuir,…)–>matière première très chère–>s’achète chez les spécialistes et donc forcément plus cher ou en 2eme main car c’est la que l’on fait les meilleurs affaires

    Cette méthode ne me permet pas de m’assurer à 100% de la qualité des vêtements mais au moins d’acheter au prix « le plus juste » car mois aussi je trouve vraiment que c’est du vol de payer une robe en polyster à 200euros aussi belle soit elle.

    voila j’ai fini mon pavé.

    PS: je te lis depuis au moins 5ans et ce doit être mon premier commentaire, c’est dire à quel point j’ai apprécié ton article et qu’il m’a touchée.

  260. J’ai adoré cet article, il est vraiment très instructif et fait réfléchir. C’est vrai qu’au premier abord, on ne pense pas à toutes les charges que peuvent avoir les « petites » marques et qui justifient le prix plus élevé que chez Zara ou autre. Personnellement ton article m’a aidé à ouvrir les yeux là dessus et j’essaierai d’y faire plus attention à l’avenir. En tout cas je trouve ça génial que tu soutiennes ces petits créateurs plus éthiques! Merci beaucoup pour cet article :)

  261. Ah ! Coline !!!

    Tu es trop mignonne :)
    Après avoir fait tout un article sur les « petits créateurs » … tu viens avec un partenariat avec Carrefour !

    Je suis curieuse de voir comment tu vas justifier ça :) , tu m’amuses trop !

    Qui va l’emporter ?? tes idées, tes « convictions » ? ou un bon contrat ?

    Bises

    1. Ben justement ! Un contrat Carrefour, ça te permet à la fois de choisir du made in France sans avoir à n’acheter qu’une pièce. Soit 10 pièces made in France à 500 balles ! C’est comme Robin des bois en fait, prendre aux riches entreprises pour donner aux petits créateurs. Tout cela n’est qu’altruisme, voyons !! ahaha

      1. Ha ! Ha ! Carrefour c’est un petit créateur ?? excellent !! Et tu crois que Carrefour fabrique en France ? Ha! Ha! j’adore ton humour !

        1. Heu NON, relis bien , je disais que du coup, Coline peut acheter encore plus de made in France avec les sous gagnés grâce à son contrat avec Carrefour.Donc oui, c’est de l’humour ou disons du second degré pour dédramatiser le truc, c’est bien que tu ais ris, par contre, dommage que tu n’ais pas compris le contenu de ce à quoi tu as ri -oO

    2. Ben c’est tout simple en fait, le truc c’est que…ah ! mais attends… Mais en fait je n’ai pas à me justifier, c’est vrai ! J’avais oublié, pffff, quelle nouille ! Je suis vraiment trop tête en l’air ! 😂 Allez, tu vas t’en remettre , ne t’inquiète pas 😊

      1. Pas de soucis, je ne m’inquiète pas ! en tout cas pas pour ça :)
        Tu me fais rigoler, c’est trop mignon tes petites colères :)

  262. Bonjour, je suis créatrice de bijoux française et indépendante (auto-entrepreneur) et je tenais à te remercier pour cet article, certes un peu long, mais vraiment complet, précis et surtout : très clair ! Tu remets les pendules à l’heure en donnant des explications que la majorité des gens ne connaissent absolument pas. C’est ludique, pédagogique, et j’espère que cela ouvrira les yeux aux personnes qui ne comprennent pas la différence entre la fabrication française (petit créateur) et fabrication de masse (grandes chaines, boîtes, etc).

    Après le choix revient à chacun d’acheter où il le souhaite, en fonction de ses moyens et de son éthique et mode de vie. Contre le gaspillage, j’achète personnellement de plus en plus de la qualité (savoir faire, matière) quitte à y mettre le prix pour que cela dure dans le temps. De jolies finitions sont invisibles aux yeux de ceux qui ne regardent que l’étiquette, et c’est bien dommage. C’est aussi cela qui fait la différence pourtant.

    Bonne continuation et merci à ceux qui font l’effort de comprendre et d’aller au delà de leur a-priori :)

  263. Bonjour Coline,

    Je suis Séphora, social media manager et digital PR des salons Who’s Next et Premiere Classe.

    Vous mentionnez nos salons dans cet article sur « le prix des choses » qui aborde le thème passionnant et méconnu du client final.

    Voici quelques précisions sur nos actions d’aide aux jeunes créateurs :

    – Nous proposons des tarifs de stands préférentiels pour les jeunes créateurs de – de 3 ans présentant leurs premières collections

    – Nous mettons en avant ces jeunes créateurs de mode féminine, urbaine et d’accessoires au sein de zones dédiées dans chaque hall des salons et promus via nos outils de communication print, online, notamment réseaux sociaux
    – Nous organisons des formations gratuites chaque saison conduites par des professionnels du secteur à une vingtaine de marques pour les préparer aux salons et réussir leur commercialisation

    – Nous lançons la 3ème édition de The Future of Fashion Program, un concours que nous co-organisons avec la plate-forme de référence de la promotion des jeunes créateurs dans le monde, Not Just A Label. Les 30 jeunes créateurs sélectionnés parmi 2000 candidatures sont invités sur nos salons de septembre. Les nominés sont à découvrir ici : http://bit.ly/KB25yT

    En dépit des bouleversements qui agitent le secteur de la mode et des difficultés que peuvent rencontrer les créateurs aujourd’hui, nous demeurons de fervents défenseurs de la jeune création.

    Coline : je vous invite dans nos bureaux et à nos salons de septembre si vous êtes intéressée par ces enjeux passionnants. Je serai ravie de vous rencontrer !

  264. Que de commentaires!
    Je suis tout à fait d’accord sur les questions de qualité, d’autant plus que j’aime piocher dans la garde-robe de ma mère et voit la différence entre ses vestes achetées il y a 30 ans et ce qu’on trouve en magasin… Bref, oui, il faut passer par les circuits alternatifs et je pense quand même qu’il est important d’acheter moins, tout simplement.

    1. Un deuxième point : comme l’appareil productif français est en lambeaux, il n’y a plus de grand chose à acheter en « made in France ». A quand des manteaux, des vestes, des robes, des pantalons, originaux et avec de beaux tissus (comme dans les années 90, quoi)?

  265. Il est vraiment top cet article, et correspond tout à fait à ma vision des choses en matière de mode, j’ai commencé à m’interroger sur toutes ces questions il y a quelques années et mes achats se sont bien modifiés depuis. J’avais évoqué certaines de ces questions en matière de mode et d’éthique dans un post :
    http://www.my-mixed-up-world.fr/r%C3%A9solutions-9-septembre-de-la-mode-et-de-l-%C3%A9thique

    Voilà, après on fait comme on peut, avec nos moyens, financiers et autres, mais c’est sûr qu’aujourd’hui je préfère soutenir des fabrications plus respectueuses des êtres humains et de la planète, que ce soit Made in France ou pas, qu’il s’agisse de créations ou de choses produites à une plus grande échelle tant qu’il y a de l’éthique derrière…
    Les prix ne sont pas toujours si inabordables en plus et les soldes peuvent vraiment être intéressantes. Je me demande si le vrai problème au fond n’est pas l’effort que cela demande au consommateur de se renseigner, de chercher, de se questionner… Personnellement, on ne m’a pas appris et conseillé en matière de mode éthique, j’ai passé et passe encore des heures sur internet (on a au moins cet outil là !) pour trouver des infos et découvrir les créateurs/marques…

    Les rares fois où j’entre au hasard dans un magasin maintenant (j’achète quasiment tout sur internet, ou dans des petites boutiques de créations), la quantité de toutes ces choses Made in China et autres me dégoûte en fait… Pourtant je peux trouver les habits jolis, mais il y a quelque de déshumanisé… J’ai toujours en tête l’image de cette surproduction, de toutes ces fringues et de ces stocks d’invendus qui finissent on sait pas trop où…

    Merci pour ce billet super bien construit !

  266. Merci pour ce bel article qui résume bien ce que je pense également ! ;-)

    Je me suis lancée à mon compte dans la fabrication, non pas de vêtements, mais de bougies artisanales que je voulais respectueuses de la planète et de l’humain, j’ai donc soigneusement sélectionné mes fournisseurs de cire (sans palme, ni paraffine) mais aussi de fragrances et d’huiles essentielles pour proposer des bougies les plus saines possibles. Autant dire que tout cela représente un certain coût, et que sur les marchés, je suis très souvent confrontée à la réflexion « je les trouve pour moins cher chez Ikéa » ou autre grosse enseigne dont les principes ne sont pas vraiment les mêmes que les miens. ;-)

    Mais je continue à croire que c’est en prenant le temps d’expliquer, comme tu l’as fait, que les mentalités changeront. Alors merci !

  267. Ah voilà un article plein de bon sens! Merci! J’ai créée ma marque et c’est vrai qu’il m’est arrivé (et d’autres amies créatrices) d’entendre certaines personnes dire « C’est trop cher » et quand tu fais tout toi meme et que t’as paye 500€ un stand (sans compter la fatigue, le stress, les 13h/jour de taf pour avoir assez de pieces pour ton salon) tu as du mal a entendre ce discours! Cependant comme tu l’as expliqué beaucoup de personnes n’imaginent pas ce que cela represente le prix d’un produit fabrique, je ne juge pas car moi meme je n’ai aucun pouvoir d’achat, mais je ne denigre pas le travail car je sais ce que cela represente. Un produit que je fabrique (croquis,patronage,prototype,retouche du prototype,coupe,fabrication,repassage,etiquetage,photos,retouches photos, fiche produit,mise en ligne sur le site, communication sur les reseaux pour faire connaitre ton produit etc… et que sur ce prix final (tu ne fais pas une marge x12 de Maje) on te preleve 23% de RSI et qu’une boutique en depot prend 40% =63% sur ton produit (plus de la moitie presque 70% part en fumee) sans compter que l’on te demande les soldes sur tes produits et que l’on rale que tu ne fasses que 10% a 20% de remise et pas 50% comme les autres grandes marques! Je te remercie pour cet article

  268. Bonjour Coline !
    Je suis un peu en retard , je viens de lire ton article aujourd’hui ! Je voulais te remercier pour l’avoir écrit car ça fait écho a notre société de consommation mais aussi a notre façon de voir notre avenir et il y a bien d’autre chose a faire en se qui concerne notre manière de consommer la mode car les exemples sont cela mais déclinable pour les cosmétique et j’en passe . C’est aussi un belle hommage que tu rend au petit entreprise du textile qui souffre beaucoup , on en parle bien assez au info ( chômage et j’en passe ….).
    Pour la petite histoire et pour aussi porter ma petite contribution a la planète et contre la surconsommation , je me suis lancer un défi ou plutôt mon chéri m’a lancer un défi ( lui qui hurle a chaque fois que je ramener une paire de chaussure ou autre sac a main … je te passe les détails ).
    Me plaignant ( de tant en tant bien sûr , de ne pas avoir assez de place pour ranger mes fringues , il m’a sorti , un peu genre « bime prend ça dans face  » t’a qu’a plus en acheter !!  » , gratos la réflexion !
    du coup je l’ai pris au mot ! Défi : 1 an sans acheter de sape !!!! oui oui !! Aujourd’hui ça fait 6 mois et je redécouvre ma garde robe .
    Voila , merci de m’avoir lu si c’est la cas ou pas :D
    bise

  269. Bravo Coline, tu éduques à ta manière tes lectrices, je trouve ça absolument génial. Peu de blogueuses le font malheureusement…

    Nous avons organisé une conférence à ce sujet il y a à peine 3 jours à Marseille, en présence de Li Edelkoort, du co-fondateur de Veja, du directeur Marketing de Freitag… Bref, pleins de beau monde.

    Voici l’article de la chairman: http://www.sophieabriat.com/2016/06/13/anti-fashion-a-marseille-trois-jours-de-reflexion-lavenir-de-mode-monde/ si tu veux un résumé de ces trois jours de conférence « Anti-Fashion », je pense que ça t’intéressera :-)

    Cordialement
    Lisa
    Etudiante en Master 1 des Métiers de la Mode et du Textile, Aix-Marseille Université

  270. bravo pour cet article fort intéressant et qui résonne vraiment avec mes réflexions actuelles nourries par deux documents que je te conseille si tu ne les connais pas :

    – the true cost un documentaire très instructif sur l’effet dévastateur de la fast fashion sur les êtres humains et la planète
    – et une téléréalité danoise ( je crois)

    http://www.aftenposten.no/webtv/#!/kategori/10514/sweatshop-deadly-fashion

    http://www.aftenposten.no/webtv/#!/video/21032/sweatshop-ep-1-how-many-will-die-here-every-year

    Depuis je ne peux plus acheter dans les grandes enseignes ce n’est tout simplement plus possible! malheureusement les prix de ces grandes enseignes sont l’aulne avec laquelle on compare tout le reste!
    merci de me faire découvrir des créateurs alternatifs parce que je vais finir par n’avoir plus rien à me mettre ;)

  271. je trouve ton article très pertinent et explicite, qui révèle l’envers du décor des grandes chaines où nous avons malheureusement trop l’habitude d’acheter. J’apprécie ton engagement tant au niveau éthique qu’humain ou encore environnemental.

    1. Bonjour,
      Bravo pour cet article qui permet de se poser les vraies bonnes questions. Acheter des vêtements, ce n’est pas seulement suivre la tendance, nos choix et nos achats se répercutent sur toute la chaine de l’industrie textile. Nous oublions souvent les ouvriers qui fabriquent nos vêtements et dans quelles conditions (produits toxiques, impact environnemental…)
      Quelques initiatives existent pour nous aider à consommer responsable dans le domaine de la mode sans oublier la dimension plaisir (on parle de mode!). Vous pouvez donner votre avis et soutenir l’une d’entre elle si vous le souhaitez : http://goo.gl/forms/guOGnqZIWdQNe0Uw1
      Merci beaucoup !

  272. vraiment top cet article! J’ai eu la même prise de conscience il y a quelques mois. Pas le fait de réaliser le mode de production des grandes chaines mais essayer de trouver un équilibre entre les deux. Ne pas culpabiliser si quelque chose chez H&M me plait ou que j’ai moins de sous ce mois ci mais ne pas sauter sur ma CB à chaque coup de coeur sur internet.
    Il faut juste faire preuve de bon sens. On vieillit… #sagesse#bientotledentier

  273. Super article ! Perso je suis depuis quelques mois addict au tricot, j’adore le fait de pouvoir choisir à 100% l’aspect de mon pull et m’amuser à faire du jacquard de ouf. Par contre j’avoue que je ne connais pas bien la provenance de ma laine, pour l’instant j’en achète de la pas trop chère, et si ça se trouve mes pulls vont durer aussi peu de temps que des pulls du commerce.

  274. Merci je suis micro entrepreneur dans la création accessoires et vêtements pour grands et petits ainsi que dans l’illustration ( à échelle humaine moi toute seule 😊) et vraiment dès fois tu entends ce genre de réflexion du  » c’est trop cher  » ou  » vous me faites un prix d’amis ?  » … Euh comment ma matière première et mon imagination je ne l’ai pas eu au prix d’amis loin de là … Très bel article qui explique très bien le travail de chacun et le coût que représente une créa en tant que prix , qualité , temps . Merci

  275. Je dis OUI OUI OUI à cet article !

    J’ai également un blog (beaucoup moins connu que le tien) et depuis peu j’ai décidé de me tourner de plus au plus au lifestyle « green ». J’utilise déjà depuis maintenant 2 ans des soins naturels pour ma peau et pour le maquillage j’ai arrêté depuis quelque mois d’acheter des choses non bio, non naturelles ou non cruelty-free. Et maintenant j’ai très envie de faire pareil avec la mode car cela m’attriste de savoir que dès personne travaillent dans de mauvaises conditions… Et en plus qu’on se le dise, c’est beaucoup mieux pour notre santé de porter du 100% coton que du 100% polyester qui correspond limite à porter un sac poubelle sur le dos comme dirait si bien mon petit copain !
    Il y a quelque mois j’ai acheté le livre « Trop fauchée pour m’habiller bon marché » de Marie Guérin qui est journaliste chez Elle Belgique et ce livre avait déjà titillé ma curiosité sur le fait de consommer mieux. Tu le connais peut être mais si ce n’est pas le cas je te le conseille vivement car il est vraiment chouette !

    Ton article est vraiment très bien écrit et je suis ravie d’être tombée dessus en cherchant les marques dont tu avais parlé dans tes vidéo HAUL NON MASS MARKET pour re-découvrir des marques plus respectueuses.

    Je te souhaite une bonne continuation, au plaisir de te lire encore !

    Bonne journée xxx

  276. je vais aussi te donner mon point de vue de commerçante, je tiens une petite boutique multimarques depuis 7 ans.
    Je vois les mentalités évoluer, au départ je proposais des petites marques créateurs, des marques moins connues mais en rapport qualité prix acceptables (la robe à 150-250 euros produite équitablement par exemple…)
    Au bout de deux ans, j’ai du arrêter, sinon je mettais la clé sous la porte. Les clientes ne voulaient pas payer ce prix là. Elles voulaient toujours un prix et moins cher. De mon côté, je ne pouvais pas me payer, mes charges mangeaient le peu de bénéfice.
    J’ai changé et j’ai trouvé des marques proposant les prix de chez zara, et je me suis mise à changer régulièrement mon offre. J’ai toujours refusé de brader mes prix, parce que je dépend d’eux, je suis toute seule. Aujourd’hui je me fais un salaire…. mais de pauvre. Je n’arrive pas à me payer un smic si je veux que ma boutique soit à l’équilibre. Je ne regrette rien de mon aventure, je vais voir si je peux reprendre une boutique mieux placée si j’arrive à vendre la mienne. Mais en aucun cas je ne récupère 29% pour moi dans la vente de mes produits. Cela est vraiment valable pour les grandes enseignes et nous les petites boutiques de quartier nous souffrons beaucoup plus de la crise. Quand j’étais styliste je gagnais bien ma vie, mais être entrepreneur n’est pas toujours une panacée. mes clientes cherchent un service et un conseil quand elles passent chez moi, parfois même une psy ;) pour moi le monde du prêt à porter est sinistré. c’est triste mais il y a de l’espoir si on se tourne à nouveau vers le commerce de proximité, vers l’autre.

  277. Bonjour,

    cet article est très intéressant et juste. Aimant moi même les produits de « qualité », je ne peux malheureusement pas n’acheter que ça. Je peux de temps en temps investir dans une belle pièce de qualité mais pour le reste, c’est les mass market. Et ça ne me plait pas forcément seulement il faut bien continuer à s’habiller non ? Je trouve ça bien d’expliquer le processus en détails. Je pense qu’on en est tous conscient. Mais pour la plupart au vu de notre budget shopping on préfère la quantité à la qualité. Je ne vais pas m’acheter un haut à 60 euros et ne pas porter de pantalon. Je préfère un haut à 20 euros et avoir les moyens de m’acheter une tenue complète…. Tout dépend du pouvoir d’achat.. Et pour beaucoup il est assez faible. Si j’ai la chance de pouvoir m’acheter une écharpe chez zara personnellement c’est la folie.

  278. Merci, merci, MERCI! pour cet article, je partage ta vision en tous points à ce sujet, et tu l’as développé à merveille.
    Moi-même affolée par mes placards qui dégueulent de vêtements « pas chers » à la limite du jetable, j’ai décidé il y a quelques temps de troquer la quantité contre la qualité et étonnamment mon compte en banque se porte mieux (ça alors??). J’ai trouvé l’équilibre entre mon besoin et mes coups de coeur (pas 2 pièces du même style/même couleur etc) et je préfère notamment casser ma tirelire-cochon pour un petit créateur que pour une grosse machine.
    Aussi (pour les motivés) depuis peu, je m’intéresse au recyclage textile, beaucoup de chaînes youtube y sont consacrées – cf « coolirpa » qui restylise des fripes – et donnent des tuyaux sympa (vu les économies ça vaut le coup de se mettre à la couture quand tu es short niveau budget).
    Encore bravo pour l’article, tu as une nouvelle fan :)

  279. Top !!! Vais le partager sur ma page LYTO cet été ! Bravoooo ! ça me parle à double titre : en tant que consommatrice ET en tant que … créatrice de ma jeune marque de bijoux que je conçois et assemble dans mon atelier lillois … Merci …

  280. Je découvre ton article (oui, j’arrive après la guerre…^^) et il m’apporte un réconfort incroyable ! Pour avoir eu ce type de conversation avec ma famille ou mes amis, c’est un sujet tellement complexe qu’il méritait bien que quelqu’un (une) se penche sur la question ;-) Merci pour cet article qui met bien en avant toute une problématique en éclaircissant certaines zones d’ombre et en incitant à prendre du recul. Et par dessus tout, ce que j’apprécie, c’est la modération, l’absence d' »extrémisme » qui rend ce billet si constructif. Bref je me retrouve bien dans ces propos, je me sens moins seule, MERCI !

  281. Merci pour cet article. Les créateurs made in France ont plus souvent l’habitude de se faire jeter des cailloux accompagnés de petits mots « acides » sur leurs soit disant prix et marges que d’avoir la chance de lire le genre d’article que tu as écrit et qui fait du bien. Ca fait du bien que pour une fois une personne comprenne que faire du made in France c’est pas pour « faire style c’est de la qualité » ( je cite), « pouvoir se gaver chez les bobos », mais que c’est un choix que les créateurs payent cher…. Si cher que bien souvent eux même finissent par ne pouvoir que consommer du low cost….
    Les salariés n’ont aucune idée du salaire horaire d’un créateur et quand on me demande de faire un effort sur mes prix parce que quand même je devrai m’estimer heureuse qu’on m’achète plusieurs articles, je leur expose quelque chose de simple: imaginons que votre patron vous dise » ah machin y un client qui nous fait l’honneur de nous commander 3 meubles différents en plus de celui qu’il voulait commander alors il va falloir que tu viennes bosser en heure supp mais tu comprends tu seras payé 10% de moins pour le remercier de te donner du taf. En général la personne s’excuse, parce que forcément le salarié lambda appellerait le syndicat et une grève serait organisée illico presto.
    Je reçois des stagiaires car je suis sur une minuscule ile et c’etait censé permettre à ces jeunes de voir qu’on peut tenter de faire quelque chose même ici, mais au vu du travail peu d’entres eux sont prêts à faire ce choix. Alors on va continuer à croire en nos rêves après tout les créatifs sont de grands rêveurs ; ).
    Encore merci pour cet article qui redonne le moral

  282. Bonjour Coline,
    Merci pour cet article looong mais nécessaire lol. Perso, j’ai connu la période dure où tout ce qui s’achetait se faisait en hypermarchés, puis la période je gagne bien ma vie alors on achète beaucoup moins et beaucoup mieux et là une période difficile où j’ai pris « conscience » du système que je veux combattre à ma façon, c’est à dire en pérennisant des savoir-faire ancestraux, en proposant des produits différents, équitables, beaux et de qualité. J’espère pouvoir en faire changer d’avis plus d’un sur le « on nous prend pour des c*ns » mdr!

  283. Bonjour, j’aimerais avoir quelques précisions concernant les prix du sweat « Artisan ». Tu dis qu’il faut 45 minutes pour le faire à 0,60 centimes. C’est plutôt 0,60 € ou 60 centimes, non ? Donc si ça fait 60 cts la minute, la main d’oeuvre (donc le travail de la couturière) est donc bien de 27€ HT pour 45 minutes ou 36€ HT pour une heure ? Merci.