Révolutionnez vos paniers

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L’image de la ménagère comblée poussant son caddie de supermaché s’est ternie avec les années : tournicoter en jupe midi entre le cassoulet en promo et le rayon surgelés ne fait plus vraiment rêver…

Le libre service dans les grandes surfaces, qui apparaissait comme un progrès il y a 50 ans, a finalement conduit à une déconnexion totale entre le producteur et le consommateur : en d’autres termes, on ne sait absolument pas ce qu’on se glisse dans le gosier.  

On jette une barquette de pâtes au boeuf dans notre caddie et on découvre avec effroi que ce sont d’adorables canassons qui ont servi à fourrer nos raviolis.

On croit acheter une soupe patates-brocoli, puis en lisant la mention écrite en typo Petitesouris, on se rend compte qu’elle “peut contenir des traces de crustacés, œuf, poisson, mollusques…” (ah tiens, et pourquoi pas du mouton dans mon jus de cranberry?).

Et je ne parle pas du miel sans miel, de la confiture de fraise sans fraises, de la moutarde de Dijon roumaine, des légumes bio suremballés…

Alors oui, le supermarché, c’est bougrement pratique.
Oui, les prix sont souvent très attractifs.
Non, je ne jette pas de tomates bio à ceux qui y font leurs courses.

MAIS, sachez qu’il existe quelques alternatives, pas forcément plus coûteuses, et que ça vaut le coup d’y faire un saut, même une fois de temps en temps.

Image LRQDO

Les circuits courts

>>> Le principe : passer commande directement auprès du producteur ou par le biais d’un seul intermédiaire. Facile quand on habite dans la brousse et qu’on est copain comme cochon avec le fermier du coin, moins évident quand on est citadin.
Heureusement, depuis quelques années, les solutions pour consommer des produits frais,  locaux et de saison se sont multipliées.

>>> Le plus : souvent, le producteur est présent pour discuter avec le client.

>>> Les bonnes adresses :

  • La Ruche qui dit Oui, la solution plus flexible : il suffit de s’inscrire à la Ruche la plus proche de chez soi, de commander les produits de son choix quand on le souhaite et d’aller les récupérer aux horaires indiqués. Ce sont uniquement des produits locaux mais seule une partie est bio.
  • Les Amap, la solution plus engagée : 100% associatives, les Amap ont pour objectif de sauvegarder l’agriculture paysanne. Les adhérents payent un abonnement semestriel qui assurent un revenu de sécurité aux agriculteurs, puis reçoivent un panier garni en fonction de la production de la ferme une fois par semaine. Ils peuvent aussi être amenés à participer aux activités de l’association. Tous les produits proviennent d’une agriculture écologique. 

Image La Recharge

Les magasins sans emballages

>>> Le principe : des épiceries qui ne proposent que des produits en vrac. Des pots en verres, en tissu ou en carton réutilisables sont à disposition pour emporter ce que vous achetez, puis vous les ramenez la fois suivante.

>>> Les plus : on n’achète que ce dont on a besoin, on ne paye que le produit brut et pas son contenant, et bien sûr, on limite les affreux déchets qui sont en train de former un septième continent (hashtag Toutvabien).

>>> Les bonnes adresses : le tout premier magasin, La Recharge, a fait son apparition à Bordeaux en 2014, les épiceries Day by Day fleurissent dans toute la France et Biocoop a ouvert un magasin 100% vrac à Paris.

Image Mon Potager

Les courses bio en ligne

>>> Le principe : pour les urbains pressés et les geeks engagés, il est possible de commander directement ses produits bio, locaux et équitables sur internet.  

>>> Le plus : on peut utiliser le temps gagné pour recycler ses rouleaux de papier toilettes en range-câbles ;-).

>>> Les bonnes adresses :

  • Mon-marche.com, le plus complet : une grande sélection de produits bio & locaux provenant directement du marché de Rungis
  • Monpotager.com, pour devenir ageekculteurs : en quelques clics, vous plantez vos fruits et légumes, suivez leur croissance à distance et dès qu’ils sont arrivés à maturité, vous recevez votre panier directement chez vous
  • Pâtisson.com, pour les parisiens en manque d’imagination : un panier contenant les ingrédients pour cinq repas et cinq petits déjeuners. Le tout 100% végétarien, de saison et bio, pour seulement 30 euros. 

Image La Louve

Les supermachés collaboratifs

>>> Le principe : des supermachés à but non lucratif qui proposent des produits bio, équitables et locaux à des prix très attractifs. Le système repose sur un fonctionnement coopératif où chaque client devient membre et s’engage à travailler 3 heures par mois.

>>> Les plus : les produits sont vendus entre 15 et 40% moins chers que dans les autres commerces, et les producteurs perçoivent une rémunération juste

>>> Les bonnes adresses : La Louve, le premier supermarché collaboratif, ouvrira à Paris à l’été 2016. Des initiatives similaires sont en train de germer dans d’autres villes de France.
…Prêt(e)s à renverser vos caddies ?

38 commentaires sur Révolutionnez vos paniers

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  1. Merci pour cet article. :)
    Pour celles et ceux qui vivent en région parisienne « Les plaisirs du Jardin » est une ferme bio à Cergy (95) qui propose différentes tailles de paniers bio et qui propose une livraison en point relais dans pas mal de villes du 95, mais aussi dans différents arrondissements de Paris (pour un minimum de 16 €).
    Étant Parisienne, j’en avais un peu marre que mon épicerie bio me propose des fruits et légumes pas de saison et/ou venant de l’autre bout de la planète, j’achète donc depuis plusieurs mois mes légumes sur leur site internet (ce qui fait qu’il n’y a aucun intermédiaire) et je vais le chercher dans un café qui fait point relais. Ce système a l’avantage d’être flexible (je commande quand j’ai besoin de légumes uniquement) et pas engageant.
    J’imagine qu’il y a d’autres initiatives de ce type ailleurs en France si l’on fouille Internet. Je mets le lien en bas pour celles et ceux que ça intéresse.

    http://www.panierbiocergy.com/boutique/liste_rayons.cfm

  2. J’habite à Bordeaux et e suis déjà passée à La Recharge, je trouve la boutique top et le concept génial mais je ne vais jamais y faire mes courses, pourtant c’est à 5 min de chez moi… j’ai toujours peur qu’il n’y ait pas ce dont j’ai besoin en légumes/fruits et que je sois obligée de faire plusieurs magasins.
    De plus ça a un côté intimidant je trouve, j’ai peur de ne pas savoir m’y retrouver et de passer pour la cruche de service (ce qui est complètement idiot, je sais^^)
    Du coup je préfère aller en magasin bio « classique » et acheter en vrac là bas !

    1. Oui je comprends ton point de vue ! C’est vrai que les supermarchés nous ont habitués à faire toutes nos courses en un seul coup, ce qui fait gagner beaucoup de temps. Mais finalement ça peut être un plaisir de parcourir plusieurs boutiques, un étal de marché, une fromagerie… De ralentir :-) ! Après, le vrac des magasins bio est aussi très bien et (il est vrai) très pratique ! C’est juste dommage qu’ils n’aient pas de liquides en vrac (vin, huile…) comme c’est le cas à La Recharge par exemple.

  3. Bonjour

    merci pour cette revue complète et fort intéressante;
    Tu as raison, quant on veut, on peut, et ce, même sans vivre en plein campagne. ça demande juste un peu d’effort, d’organisation peut-être, ou plus surement un changement d’habitude. Mais on y gagne tellement !
    Perso, j’ai abandonné La ruche qui dit oui, dont pourtant j’apprécie vraiment l’esprit, car pour ce qui est de celle près de chez moi, j’ai été déçue de ne pas y retrouver le côté humain et contact que je pensais y trouver. ça me faisait plus penser à un drive du bon. Tu commandes sur le net, tu imprimes ta liste et tu passes prendre tes sacs mais rien de plus. Dommage. Je sais que ce n’est pas pareil partout, loin de là.
    Du coup, je navigue entre ma biocoop et mon marché très convivial et plein de maraichers et producteurs.

  4. Tout çà c’est bien quand on habite une grande ville! Moi perso, j’habite une petite ville, ouvrière de qui plus est! Donc les magasins Bio, n’existe pas ! Les agriculteurs ne font pas du bio, puisque trop cher, personne ne les achètent. Je pourrais aller sur Lille, j’habite à +- 20 min de là, mais quand je finis mon boulot j’ai pas envie de me taper la route jusque là – bas et traîner dans les bouchons…Alors le bio, les coopératives et tous çà c’est bien mais pour les gens qui habitent dans les grandes villes, qui n’ont pas une grande famille (on est 4) et qui ont un bon portefeuille et malheureusement c’est pas donné pour tout le monde…

    1. Mais justement Milou, elle nous propose des pistes pour se pencher sur le local, la réduction d’emaballages et pas seulement sur le bio =) Et ça dans une petite ville ouvrière c’est justement La solution intelligente puisque ça évite de payer des charges aux intermédiaires et soutient les producteurs.

    2. Je comprends ton point de vue … Mais personnellement, je préfère acheter du non-bio mais du local, chez les producteurs près de chez moi plutôt que du bio en supermarché ou boutique bio. Aucun producteur à proximité près de chez toi vu que tu n’habites pas en ville ?

  5. Franchement il est vraiment bien cet article !
    Il y a aussi les épiceries paysannes, j’habite Marseille et il y en a 2! Celle des 5Avenue et Adéle boulevard Chave. Il existe aussi les marchés paysans, à Marseille nous avons la chance d’en avoir un =)
    Désolée je donne mes adresses sur Marseille, mais si ça peut aider des personnes !

    1. Aaaah merci pour ton com ! Bien sûr, c’est top que tu partages tes adresses à Marseille : ça pourra donner des idées aux lecteurs qui habitent la région !
      Bonne journée :-)

  6. Ces nouveaux mode de consommations (enfin nouveau…un retours aux basiques dirons-nous) sont tellement nécessaire.
    Mon grand combat actuellement est le sur-emballage et le fait que la majorité de ces emballages ne soit pas recyclable. Je suis choquée et triste de voir qu’en France, malgré les grands discours sur le climat lors de la COP 21 n’ont pas abouti à des solutions concrètes et quotidiennes.
    Y a des jours où je m’envolerais bien vers Sans Francisco pour m’inspirer de leurs solutions.

    Ces articles Go Green sont une source d’info importante. Merci ne nous les partager :)

    1. Je suis bien d’accord avec toi, on est plutôt à la ramasse en France… Quand je regarde du côté des pays scandinaves, je bave ;-) !
      Sur la question du zéro déchet, c’est fou à quel point ce n’est pas encore ancré. Déjà chez les industriels qui n’en tiennent absolument pas compte, et du côté des consommateurs qui sont encore peu sensibilisés. C’est marrant, quand je vais dans mon magasin bio avec mes sacs à vrac en tissus, les gens me regardent un peu comme une dingo… Le caissier m’a dit que j’étais seulement la 2ème ou 3ème cliente qui venait avec ses propres sacs : j’étais vraiment surprise !
      Il y a encore du chemin à parcourir… Mais ça avance dans le bon sens (enfin je crois…) !

  7. J’ai survolé l’article en attendant de pouvoir le lire correctement, mais je voulais ajouter une petite info que je n’ai pas vue et qui peut servie

    Il existe une appli qui référence les magasins qui vendent en vrac, ça s’appelle Bulk!

    voilà pour ma contribution, super article qui motive!

    Belle journée

  8. J’aime beaucoup cet article. En voyant chaque semaine mon sac jaune de tri rempli et le nombre de fois où je change la poubelle je prend de plus en plus conscience du nombre astronomique de déchet que l’on produit à seulement deux personnes (3 une semaine sur deux…).
    J’ai la chance énormissime d’habiter en campagne, en pleine brousse héhé.
    J’ai un magasin bio pas loin de chez moi. Quelques produits abordables mais pour y faire ses courses chaque semaine c’est impossible financièrement. Alors je fais au mieux, j’essai d’alterner et de faire d eplus en plus de cuisine maison. Nous avons un grand jardin et pour objectifs de nous créer notre potager bio, notre petit jardin d’aromates et d’avoir quelques poules avec de l’espace où elles puissent courir et vivre leur vie de poulettes tranquilos…
    Et surtout on va je pense investir dans un composteur.
    Chez nous pas encore de magasin en vrac et c’est dommage) mais de petits producteurs. J’attache pas mal d’importance au local.
    J’ai un boulot très prenant, mais j’essaie de m’enlever ça comme excuse. Je ne me met pas la pression et j’essaie de faire au mieux dans mon budget!

    1. C’est clair qu’il faut essayer de faire au mieux et de trouver des compromis entre la qualité, les moyens, la praticité… Mais ma devise, c’est que si chacun faisait « un peu », ce serait déjà ENORME ! C’est génial si tu as la possibilité d’avoir un potager… Là c’est carrément le summum du bio, local et zéro déchet :-) !

  9. Hello !
    j’ai lu l’article (trèèèès bon !) et les commentaires… et c’est surtout aux commentaires que je voudrais réagir.
    Je me bats depuis plusieurs années pour montrer que le bio n’est pas réservé qu’aux riches. qu’en modifiant ses modes de consommation, on peut y accéder. J’ai moi même cru pendant très longtemps que je ne pourrais pas y avoir acceès et pourtant…. nous sommes 4, je dépense 75 euros par personne et par mois pour les courses, en 100% bio.

    et on mange très bien.
    et on mange à notre faim.

    je milite pour informer et pour apprendre aux personnes, et spécialement les personnes qui sont dans le besoin et la précarité (parce que pour eux, c’est double peine : alimentation pleine de pesticides, problèmes de santé et mauvaise couverture médicale, espérance de vie plus courte), à modifier leur consommation pour manger et vivre sans mettre en danger leur santé (et accessoirement celle de la planète).

    Voilà voilà. juste pour dire que c’est possible… je me suis d’abord engagée à travers mon blog, et depuis récemment, avec une autre copine blogueuse, on a ouvert un groupe FB dédié à cette autre façon de consommer. Ce groupe grossit très rapidement. les gens viennent pour le côté budgétaire/économies en premier, et découvrent une autre façon de penser les choses.
    Et je peux le dire, les progrès, en matière de budget et surtout, en matière d’alimentation, sont justes spectaculaires. c’est vraiment très chouette et très motivant de voir que tout cela est contagieux, dans le bon sens.

    Donc, ne baissez pas les bras devant ce qui vous semble une évidence. :)

    1. Je ne suis pas tout à fait d’accord : quand tu regardes la carte des Amap, le réseau couvre tout le territoire : http://www.reseau-amap.org/recherche-amap.php.
      Côté Ruches, il y en a plus de 630 dans toute la France… Et il y a aussi les sites internet qui livrent partout.
      Et puis, en dehors de Paris, il y a plein de producteurs locaux et de fermes que je rêverais d’avoir à proximité !
      L’idée c’est surtout de savoir qu’il existe des alternatives, ou qu’elles sont à créer ;-) !

  10. Ce genre de choses est la seule raison qui pourrait me faire regretter la France. Dans la petite ville anglaise où j’habite, il n’y a pas ce genre de service et sans voiture, difficile d’aller bien loin. Je regrette sincèrement qu’on ait pas de bio-coop, où on pourrait acheter en vrac, histoire de réduire les emballages ! xx

  11. Il y a aussi dans le 19e/20e à Paris, Kelbongoo, qui ressemble à La ruche qui dit oui mais en version plus solidaire, qui paye ses impôts en France etc. Produits bios ou raisonnés qui viennent de Picardie, contrairement à la ruche c’est l’équipe Kelbongoo qui fait la tournée des producteurs en une fois (gros gain point de vue essence, pollution…) et c’est bien moins cher !

  12. Pour les parisiens, il y a « Le campanier » pour 8€ vous avez 2 à 3 kg de fruits et légumes bio. C’est toute les semaines, les légumes et fruits sont imposés mais cela permet de belles découvertes.
    -> http://www.lecampanier.com/

    Ou encore au bout du champs, c’est des petits caissons de fruits et légumes frais produits et récoltés localement. On peut commander ces légumes sur Internet et aller les chercher dès qu’ils sont disponibles. C’est très ludique néanmoins je les trouve onéreux.
    -> http://www.auboutduchamp.com/

  13. super article. j’ai sauté le pas il y a un an pour amas légumes et pain et je reviendrai en arrière pour rien au monde.
    C’est l’une des meilleurs décision que j’ai prise même si j’avais peur des contraintes que cela pouvait engendrer (panier à retirer à une heure fixe par exemple, est ce que je ne vais pas avoir de trop? est ce que je vais avoir toujours les mêmes légumes?).
    Au final que du positif, de bonnes rencontres car les gens ont beaucoup de points communs avec moi et des moment très conviviaux et les paniers sont bien variés.
    d’ailleurs si vous cherchez une AMAP en Franche Comté (Besancon), c’est encore le moment de s’inscrire pour la nouvelle année. Vous serez les bienvenus ;-)
    http://pachamamap.simplesite.com/418541745

    1. C’est vrai qu’on a souvent peur des contraintes que ça peut représenter : au final, il faut juste repenser un peu sa façon de faire les courses. Le supermarché nous a habitués a avoir tout, tout de suite, avec un choix qui rend complètement chèvre… L’Amap, c’est le respect du produit, du temps qu’il prend naturellement pour croître, et le respect du producteur et des aléas auxquels ils est confronté !
      Nous, consommateurs, on a la possibilité de s’adapter assez facilement finalement…

  14. Merci pour cet article! Cela doit faire maintenant 2 ans que je n’ai pas mis les pieds dans un supermarché a part pour acheter de l’eau! Je fais toutes mes courses chez biocoop et surtout au marché des producteurs/bio. Pour les Toulousaines, il a lieu place Arnaud Bernard tous les samedis matins!

  15. Hello ! Ceci est mon tout premier commentaire, je te suis surtout sur Youtube, moins sur le blog (mais je me retrouve davantage sur SHASQ… les goûts et les couleurs… ;-) ).

    Bref.

    J’ai bien lu l’article, j’ai pas complètement détaillé les commentaires mais je crois qu’il y a une solution qui a été un peu rapidement évoquée : les MARCHES !

    Pour moi, c’est vraiment le bon compromis entre tout à disposition au même endroit/circuit court/pas de suremballage. J’habite en région parisienne (à la limite avec la cambrousse, par contre). J’ai plusieurs marchés dans mes environs, chacun ayant au moins un maraîcher (=producteur) pour les légumes. Certains sont bios, d’autres non, d’autres travaillent façon bio mais ne souhaitent pas payer la certification (4000€/ an en même temps…). Et les légumes sont DELICIEUX ! Alors par contre, on suit les saisons, donc en ce moment y a en gros des épinards, des salades et des choux. Même plus de courges…
    J’ai discuté hier avec le charcutier de mon marché. Il m’a parlé avec fierté de l’éleveur chez qui il achète ses porcs (« ah oui mais pas ailleurs, après c’est du breton c’est d’la ***** »)’, de son labo, le tout situé à moins de 50 km de chez moi…
    Mon poissonier vend les produits de son cousin, qui pêche en Normandie…

    Bref, l’avantage des marchés, c’est bien évidemment les circuits courts, mais aussi le côté très humain. Alors il faut aimer échanger avec les commerçants (ce n’est pas le cas de mon mec, par exemple, philanthrope dans l’âme…) pour apprendre davantage des produits que l’on achète. Mais le jeu en vaut la chandelle, et généralement la qualité des produits est au dessus pour des tarifs pas forcément plus chers*.

    Après, il faut quand même faire le tri, surtout en IDF, où hélas beaucoup de marchés sont des revendeurs de Rungis… Mais ça vaut le coup de s’attarder sur cette option.

    * pour les petites bourses, préférer les fins de marché. Moins de choix mais des prix vraiment plus bas.

  16. Super article, merci Coline ! Je pense que je testerais la ruche qui dit oui. J’ai jamais fais ce genre de courses mais tous ces produits ont l’air carrément meilleurs que dans la grande distrib. Affaire à suivre… :)

  17. Bonjour à tous,

    Vous pouvez aussi vous réunir à plusieurs familles et rechercher/contacter des producteurs locaux et bio de préférence.
    Nous avons commencer ainsi en 2009 à 6 familles. Nous sommes maintenant une centaine de familles, avons créé une association et nous travaillons avec plus de trente producteurs (dont une bonne moitié est devenue membres au passage). Nous sommes sur et autour de Perpignan. Les prix sont plus que correct et les producteurs et membres continuent et l’aventure. Par contre nous fonctionnons sur le mode participatif (chacun s’engage à venir aider trois fois dans l’année) et cela créé un lien social en prime.
    Nous avons fonctionné pendant sept ans avec de simples tableaux en ligne partagés sur Google Drive. Je peux les transmettre à ceux qui veulent se lancer dans une telle aventure.
    Par contre depuis un trimestre nous utilisons un site panierlocal qui nous facilite le travail (par rapport aux tableaux).
    Nous nous sommes inspirés des Groupements d’achats locaux (très fréquents en Belgique) et j’ai appris que nos aïeux au début du XXème siècle fonctionnaient de la même manière avec des coopératives d’achats.
    J’espère ne pas avoir trop confus.
    Fins aviat comme on dit chez nous
    Roberto