Haul made in Copenhague

✘ JE PORTE ✘

• Sweat Wood Wood

✘ DANS CETTE VIDÉO ✘

• Main en bois HAY

• Allumettes HAY

• Stylo HAY

• Chaussettes Sneaky Fox

• Combinaison Gestuz

• Pyjama Love Stories

• Veste COS

• Sweat Wood Wood

• Tableau Urban Outfitters

• Affiches Urban Outfitters

• Superstar Adidas

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S’habiller éthique… sans y laisser un smic

Voilà, on est en 2017 : c’est le futur.
Ces dernières années, un certain nombre de trucs cools ont fait leur apparition dans nos vies : la lampe torche sur l’Iphone, les vidéos Youtube et les saucisses végétariennes en sont quelques exemples.
Pourtant, alors qu’on devrait se détendre les neurones dans nos canapés devant Les Anges de la Téléréalité, on ne peut pas s’empêcher de penser à deux ou trois petits détails qui gâchent la fête.

Des pesticides dans nos assiettes, des perturbateurs endocriniens dans nos produits de toilette… Des vêtements qui bousillent la planète et ses habitants. C’est un fait : au 21ème siècle, des ouvriers du textile risquent leur vie dans des usines, des enfants travaillent pour 10 dollars par mois et la mode est le deuxième secteur le plus polluant juste après l’industrie pétrolière.
Happy new yeeeaaar !

La bonne nouvelle, c’est que des alternatives existent ; le bémol, c’est qu’elles sont souvent plus chères. Le prix est évidemment justifié, mais il faut se rendre à l’évidence : on n’a pas tous le compte en banque au vert ni les étrennes de Lagardère.

Je pourrais conclure cet article ici, en clamant qu’il suffit de n’acheter que ce dont on a strictement besoin : un panta-short (celui à zip, qui se transforme en fonction des saisons), un sweat à capuche et une paire de chaussures imperméables.
Oui. On aurait des maisons en rondins de bois et on vivrait grâce à la vente de sculptures en pomme de pain.

Mais avant de s’enterrer dans la forêt, nous pouvons déjà avancer pas à pas vers un quotidien plus vert.
Et dans le domaine de la mode éthique, il y a de la matière : composition et entretien des vêtements, seconde-main, labels équitables et vegan, fabrication locale, location et troc, minimalisme…

Je vous propose ici une petite batterie de solutions pour bien se vêtir sans racler le fond de sa tirelire !

Photo : H&M Conscious


Si un jean vendu au prix d’un paquet de cacahuètes est hautement suspect, un vêtement fabriqué de façon un peu plus responsable ne vaut pas forcément un lingot.

Selon une étude de Science Po et l’Atelier de couture : sur un tee-shirt à 29 euros, seuls 18 centimes sont liés à la confection. En rognant sur leur marge, les grandes enseignes peuvent offrir des prix bas tout en garantissant des conditions sociales et environnementales acceptables : “Respecter les règles ne coûte pas plus cher, à condition d’investir dans la formation des salariés, de réduire les coûts liés à une rotation excessive du personnel et d’obtenir des gains de productivité. Ces gains permettent de financer les augmentations de rémunérations et d’assurer des salaires décents. »  

Certaines marques ont aussi compris l’intérêt économique et écologique du recyclage et proposent des programmes de dépôt d’anciens vêtements dans les magasins en vue d’en fabriquer de nouveaux ou de les redistribuer à des personnes dans le besoin.

Pour éclairer le consommateur amateur de monde meilleur, le collectif Fashion Revolution a établi en avril 2016 un Fashion Transparency Index : le document classe les grandes marques en fonction des informations qu’elles partagent sur leur chaîne d’approvisionnement et des efforts qu’elles mettent en place pour améliorer leurs pratiques. En bas du tableau : Chanel, Hermes, Claire’s, Forever 21. En haut : H&M, Zara et Levi’s.

Certains hurleront au green washing en s’enchaînant aux grilles du magasin avec une paire de legging : je concède que c’est loin d’être parfait, mais ça avance dans le bon sens.

Par ici, la compagnie eco-friendly :

  • Galeries Lafayette – collection Fashion Integrity : des basiques équitables en coton bio
  • La Redoute – collection Made in France : une gamme de vêtements designés et fabriqués dans l’hexagone
  • H&M – collection Conscious : des vêtements confectionnés à partir de fibre recyclée, coton bio et lyocell ainsi que des cosmétiques certifiées ecocert
  • Asos – section Eco-friendly : une sélection de marques écolo, vintage et issues du commerce équitable à prix raisonnables
  • Urban Outfitters – section Urban Renewal Vintage : des pièces d’époque version originale ou retaillées
  • American Apparel : dommage, le site de vente en ligne a fermé, mais les boutiques physiques restent une très bonne option pour acheter des vêtements made in USA qui traversent les années

savoir apprécier la chine

 

Bureau des Évidences, bonjour ! Le vêtement le plus responsable est celui qui n’est pas (re)fabriqué : certes, mais comme dirait tante Josette, “ça va mieux en le disant”. La conception d’un jean, au hasard (l’un des produits les plus polluants au monde) nécessite à lui seul 10 000 litres d’eau, des pesticides, des colorants, des détergents et des millions de kilomètres de transport.
Ca tombe bien, le bon vieux jean de maman, le 501, a retrouvé ses lettres de noblesse sur nos fesses, à l’instar de toutes les tenues du siècle précédent.   

Pour dénicher des perles vintage, plus besoin de fouiner dans les greniers poussiéreux de nos aïeux : l’offre est pléthorique en ligne et en boutique. Rien qu’à Paris, il y a plus de 200 friperies.

Allez viens, je te donne un coup de (seconde) main :

prêter à son prochain

 

Lundi matin, mèche collée sur le front et teint blafard, on ouvre notre placards et on est envahies par une désagréable sensation : la pile de vêtements qui gît sous nos yeux nous file le cafard.
Pourtant, il y a à peine deux mois, l’achat de ce chemisier en soie nous avait excitée comme notre toute première barbe-à-papa.

Au lieu de se jeter dans le premier centre commercial à proximité, considérons une nouvelle façon de non-consommer : le partage (ouvrez vos bibles page 32).

Depuis quelques années, des plateformes de location de vêtements ont fait leur apparition. Leur fonctionnement est très simple : l’utilisatrice s’abonne puis choisit des tenues qu’elle gardera quelques semaines avant de les renvoyer, et ainsi de suite. Une solution eco-friendly pour changer de look à l’envi, tester des pièces funky ET faire des économies.

Le coeur sur la main, je partage mes bonnes adresses :

  • Hylla Penderie : une sélection de pièces uniques, neuves ou vintage, à louer lors d’événements et bientôt directement sur le site web
  • Tale me : une plateforme de location de vêtements éthiques spéciale enfants et  femmes enceintes, à partir de 19€ par mois pour ne pas dépenser des fortunes dans des tenues éphémères (une mention spéciale pour la formule location de manteau pour les petiots)

se prendre pour une grand-mère

 

Il y a fort longtemps, bien avant les gilets acrylique Jenyfer et les joggings à pressions, les vêtements étaient fabriqués par des artisans et portés jusqu’à leur dernier souffle. On les cousait, raccommodait, rapiéçait, remaillait et leur collait des coudières en attendant qu’ils ne ressemblent plus qu’à une vieille serpillière.  

Aujourd’hui, dégainer ses aiguilles pour réparer une chaussette trouée est quasi une hérésie : pourquoi perdre 15 minutes à coudre quand 5 secondes suffisent pour en glisser une nouvelle paire dans son panier Amazon ?

Pourquoi, je vous le demande ? Personne, au fond de la salle, au lieu d’échanger des petits mots avec votre camarade ?!
Eh bien : parce que ça évite de générer de nouveaux déchets vestimentaires dont seuls 25% sont recyclés, parce que ça permet de garder quelques piécettes dans son porte-monnaie, parce que ça détend et c’est grisant de faire quelque chose de ses dix doigts (surtout un dimanche soir devant une série avec un plaid et une tisane : #jesuismamie).

► A défaut d’être mamie-gâteau, je donne de bons tuyaux :

  • Le guide Couture Récup pour fabriquer de nouveaux vêtements avec les anciens
  • Un super article de Made in Utopie sur l’éloge du reprisage
  • Les blogs Coupe Couture et Heartsun qui donnent toutes les techniques pour réparer, repriser, remailler un vêtement
  • Le site Ma Petite Mercerie qui propose toute la panoplie de la parfaite couturière

faire tenir ses tenues

 

La mode éthique est protéiforme. Non, je ne reviens pas avec mes histoires de pantalon zippé qui devient short l’été : je veux parler des différentes façons d’appliquer cette mode qui respecte l’humain et son environnement.
Si le respect des droits des travailleurs est l’un de ses principes fondateurs, la mode éthique cherche aussi à diminuer son impact environnemental tout au long du cycle de vie des produits.

Forcément, plus il dure longtemps, moins le vêtement ne générera de pollution. Pour schématiser : il vaut mieux acheter un jean classique qui durera 10 ans que 10 jeans en coton bio qui dureront un an (on peut tromper une fois 1000 personnes… enfin vous avez compris).

Ça commence donc dans le rayon en choisissant des coupes et motifs intemporelles (par exemple, le sweat Bob l’éponge n’est pas VRAIMENT une option durable) et des matières de qualité : le coton, le lin, le chanvre, le lyocell issu de la pulpe de bois…

Ensuite, la clé de la durabilité, c’est l’entretien : espacer les machines, laver à basse température, sécher naturellement, repasser le moins possible.

► Par ici les combines green :

aiguiser son flair pour les bonnes affaires

Photo : Juste, la révolution textile


Dans l’ombre des grands magasins qui, façon Odile Deray au milieu de l’aéroport, clignotent, gigotent, assènent des slogans du soir au matin, une flopée de marques plus confidentielles ont déjà adopté une démarche responsable.
Fabrication en France ou en Europe, artisanat, petites séries, matières durables, certification équitable… Chacune a développé sa spécificité et oeuvre à son niveau pour une mode moins éphémères et plus respectueuse des hommes et de l’environnement.

Alors évidemment, payer des artisans avec du véritable argent, produire en quantité limitée et choisir des matériaux de qualité finit par peser sur l’addition.
Quand on n’a pas les biftons, on peut faire une wishlist sur Pinterest et attendre patiemment les promotions.

D’ailleurs, ce principe de wishlist est une très bonne façon de ne pas céder à l’achat d’impulsion : parfois, en revenant sur l’article quelques semaines plus tard, on se rend compte que le désir est retombé comme un soufflé. 

► La truffe au vent pour les bons plans :